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DESCRIPTION DES PIERRES PRÉCIEUSES ET DE LEURS VERTUS MAGIQUES, D'APKKS LK TRAITÉ" !>r CHEVALIER JEAN DE M AN DE VILLE, AVEC NOTES, COMMENTAIRES ET UN APPENDICE SUR LES CARACTÈRES PHYSIQUES DES PIERRES PRECIEUSES. À LTSAGE DES GENS DU MON Dfl PAR Is. del SOTTO. VIENNE. I.MHU.MliltlK IMPÉRIALE ET ROYALE IJE LA OOTJR ET DE L'ÉTAT 1862. i Digitized by Google « LE LAPIDAIRE DU QUATORZIÈME SIÈCLE. DESCRIPTION DES PIERRES PRÉCIEUSES ET DE LEURS VERTUS MAGIQUES, D'APRE* Lfc TRAITÉ m CHEVALIER JEAN DE M AN DE VILLE, AVE* I NOTES, COMMENTAIRES ET UN APPENDICE SUR LES CARACTERES PHYSIQUES OES PIERRES PRECIEUSES, À LTSAliE DES CENS DU MONDE PAR Js. del SOTTO. VIENNE. IMPRIMERIE IMPÉRIALE ET ROYALE 1»E LA COUB ET DE L'ÉTAT. 1862. Digitized by Google 783 MS LE LAPIDAIRE DU QUATORZIÈME SIÈCLE. DESCRIPTION DES PIERRES PRÉCIEUSES ET DE LEURS VERTUS MAGIQUES, D'APRÈS LE TRAITÉ DU CHEVALIER JEAN DE MANDEVILLE, AVEC NOTES, COMMENTAIRES ET UN APPENDICE SBR LES CARACTÈRES PHYSIQUES KS PIERRES PRECIEUSES, À L'USAGE DES GENS DU MONDE PAR Js. del SOTTO. VIENNE. IMPRIMERIE IMPÉRIALE ET ROYALE 1>E LA COUR ET DE L' ÉTAT. 1862. Digitized by Digitized by Googl CONTENU. Page Avant-propos VU Le grand Lapidaire 1 Liste des pierres précieuses d'après Mandeville 132 Liste des pierres précieuses d'après Mandeville avec leurs équivalents probables 133 Appendice des caractères physiques des pierres précieuses, qui servent à leur détermination 139 Introduction à la liste descriptive des pierres précieuses et semi-précieuses ^. .. 153 Tableaux des pierres précieuses 164 Liste descriptive des pierres semi-précieuses 182 Table alpbabéthique des matières 199 Digitized by Digitized by Google AVANT-PROPOS. Digitized by Digitized by Google VII AVANT-PROPOS. Les pierres précieuses ont attiré, de tout temps, l'attention des amateurs, par leur beauté, leur éclat et le prix qu'on y attache, en vertu de leur rareté. Déjà, aux époques les plus reculées de l'histoire, on les employait comme objets de parure, et on croyait, en. même temps, que des choses si rares et d'un prix si élevé, devaient avoir de grandes vertus médicales ou magiques, ce qui, alors, était presque synonyme. La science de la minéralogie était dans son enfance, et faute de renseignements précis sur la nature des pierres précieuses et sur les lieux où on les trouvait, l'imagination y suppléa, en créant les idées les plus fantastiques sur leur origine et sur leurs qualités. Les progrès de l'intelligence ont fait rejeter depuis longtemps toutes ces notions erronées; mais le préjugé est tenace, et il est probable que l'on trouve encore de nos jours des gens, qui, en niant hautement qu'ils puissent croire à de tels enfantillages, ont en secret, bien de la peine à s'empêcher de supposer, que des croyances aussi généralement répandues, n'aient quelque fondement. Jean Paul, en parlant du miraculeux, disait que rien Digitized by vm n'était plus miraculeux, que la foi qu'on y ajoute, malgré tous les démentis, malgré toutes les condamnations de la science. La secte des alchimistes est-elle entièrement éteinte? Ne s'occupe-t-on plus de nos jours de la recher- che du grand-œuvre? Nous ne voudrions pas l'affirmer positivement; mais, ce que certainement personne ne peut nier, c'est que l'on suit toujours avec un vif intérêt — ne fut-ce qu'un intérêt historique — tout ce qui s'attache aux sciences occultes, telles que l'alchimie, la nécromancie, la chiromancie etc. C'étaient les rêves creux de nos ancêtres, mais encore veut-on savoir en quoi ils consistaient. Le livre que nous présentons à nos lecteurs, est un traité sur les pierres précieuses connues vers la seconde moitié du quinzième siècle, transcrit d'après les ordres et à l'usage du roi Réné, dit le bon roi, par un auteur inconnu, d'après l'ouvrage du chevalier Jean de Mandeville. Celui-ci, né en 1300 à St. Alban, ou St. Albani Abbey, ville d'Angleterre dans le comté de Hart- ford, quitta son pays à 27 ans, parcourut la Terre Sainte, l'Egypte, l'Asie, séjourna plusieurs années en Chine et ne revint en Europe qu'après 33 ans d'absence. Sous le nom de Magnus Villanus il publia une relation de ses voyages remplie de merveilleux récits et mourut en 1372. Voici les notions que nous avons pu recueillir sur cet opuscule. D'après les indications de Brunet, Manuel du libraire III me volume, pages 252 à 255, il y a la pre- Digitized by IX mière édition, qui a pour titre: Le Lapidaire français, composé par Jehan de Mandeville chevalier. Venun- dantur, Lugdunij in ofjicina Ludovici Lanchard com- morantis ante intersegnum Magdalena (sans date); petit in-8° goth. de 24 feuilles. Puis vient le Lapidaire fran- çais, composé par Jean de Mandeville (sans nom de lieu et d'imprimeur et aussi sans date), in-16 goth. édition publiée avant 1580 et qui a 28 feuilles y-compris la dernière, sur laquelle sont deux petites vignettes en bois; ensuite une édition de Paris par Alain Lotrian, et enfin celle que nous avons entre les mains, publiée à Paris en mil cinq cent soixante et un par Jean Bon- fons, libraire, demeurant en la rue neuve Notre Dame à l'enseigne St. Nicolas. Inutile de dire que, comme méthode minéralogique, cette relation n'a aucune valeur; on pourrait, à plus juste titre, la nommer traité d'amulettes ; mais elle en a une pour les amateurs de pierres précieuses, celle de donner une nette appréciation des connaissances d'histoire naturelle et surtout des croyances de cette époque. Absurdités, si vous le voulez, mais absurdités pleines d'intérêt pour ceux qui veulent se former une juste idée de l'esprit du siècle. Cet ouvrage, écrit en vieux français., contient force mots inusités, rendus encore plus inintelligibles par une ortographe des plus bazardées et par un type suranné ; nous en offrons, à nos lecteurs, une espèce de repro- duction, en langage moderne, dans laquelle cependant la naïveté du style et de l'expression a été conservée chaque fois qu'elle ne portait pas trop atteinte à la compréhension. b Digitized by X Nous verrons qu'à cette époque, les pierres pré- cieuses avaient une valeur morale bien supérieure à celle que nous, enfants d'un siècle positif, pouvons leur accorder. En effet, que sont-elles pour nous? Des objets de parure, de curiosité, employés par-ci, par-là à un but scientifique ou industriel. Que semblaient-elles alors? De véritables trésors, des moyens magiques et irrési- stibles avec lesquels on pouvait arriver à tout. Voulez-vous garder tranquillement vos domaines et seigneuries ? Voulez-vous en acquérir d'autres ? Vou- lez-vous vivre en paix et concorde avec vos voisins, être assuré contre tout péril, maîtriser la vivacité de votre tempérament ou raffermir votre dévotion ? — Vite, mettez un rubis à la main gauche et vous obtiendrez tout cela sans peine ni effort. Etes-vous triste et mélancolique, craignez-vous quelque rencontre malencontreuse avec vos ennemis, craignez-vous les serpents et les vipères ? — Prenez vite un rubis balais, et joie et contentement rentreront dans votre cœur. Voulez-vous être fort et puissant, chasser les pensées sombres, être à l'abri du diable et des nécro- manciens, défier même le venin que vos ennemis pour- raient introduire. dans vos aliments? — Le diamant vous procure tout cela, surtout si vous ne l'avez pas acheté, s'il vous a été donné et si vous le portez du côté gauche, enchâssé dans une verge de fer. Si le sort adverse vous impose la triste position de prisonnier, pourvu que vous soyez muni d'un saphir, dites n'importe. Vous touchez de la pierre magique les Digitized by XI quatre parois et la serrure de votre cellule et, comme le Sésame de glorieuse mémoire, la porte s'ouvre et vous donne libre sortie. Le saphir vous guérit encore de force maladies, pourvu toutefois que le talisman soit porté chastement. L'émeraude vous préserve du mal d'yeux, vous garantit les jouissances de la paternité et force encore vos abeilles à vous fournir miel et cire en abondance. La topaze calme les tempéraments trop anacréontiques ; l'améthyste dissipe les fumées du vin; le grenat donne du courage; la pierre de lune vous permet de cheminer tranquillement sur mer, car elle vous garde de tempêtes et de périls ; avec l'hyacinthe vous ne courez aucun risque dans les endroits où régnent la peste et autres maladies contagieuses ; avec la perle vous êtes sûr de conserver la mémoire, et il n'y a de blessure saignante que vous puissiez craindre, quand vous possédez le jaspe qui empêche l'hémorragie et qui vous garantit de l'empoisonnement, constante terreur des princes et des notabilités de cette époque. L'alectoire, que l'on trouve dans le ventre du chapon, étanche ia soif et vous rend .encore bien d'autres services tant que vous la gardez dans la bouche. Etes- vous marchand? alors procurez-vous la cassidoine et vos fournisseurs ne pourront vous tromper et fut-ce le cas, tant que vous la posséderez, vous pouvez être sûr de gagner votre procès devant les juges. Vous pouvez plaider vous-même, car elle rend éloquent et beau par- leur. La sardoine détruit tout maléfice et la chrysolite en revanche, vous est indispensable si, à votre tour, vous b* XII voulez être nécromancien. L'onyx est dangereux à porter, car, si vous le mettez au cou, il vous fait voir les diables ; mais il vous donne en même temps la hardiesse de les combattre. La célidoine enfin vous rend invisible et réalise ce problème tant recherché au moyen âge. En posant l'aimant sur votre femme endormie, vous saurez si elle vous est restée fidèle et vous purifierez votre maison, fut-elle hantée par mille diables, avec l'odeur de la poudre d'aimant brûlée sur du charbon, car elle met Lucifer même en fuite. La gratice vous permet, si vous la mettez dans la bouche, de connaître les pensées les plus secrètes de vos ennemis et les force à se soumettre à votre volonté; elle vous garantit en outre, des piqûres d'insectes et possède maintes vertus. Malheureusement on ne sait plus bien ce que c'est que la gratice, pierre noire et trouble, comme dit Mandeville. La ligure, qui n'est autre chose qu'une pierre formée de l'urine coagulée du lynx, doit être mise dans de l'eau qu'elle change en médecine, guérissant toutes sortes de maux d'estomac, purgeant et détruisant la gravelle et la pierre et vous rendant les couleurs de la jeunesse; mais hélas, la recette en est perdue, les lynx en font aussi peu de nos jours, que l'aigle, pour que sa femelle couve facilement ses petits, ne porte à-présent dans son nid l'echite, pierre, qui si vous êtes allé la prendre dans l'aire pour la mettre dans le lit de votre femme, lui ôte les douleurs de l'enfantement. La silente remplit le même but et rétablit la paix quand il y a brouille dans le ménage, mais où trouver la silente qui croît et Digitized by XIII décroît avec la lune ? — C'est une pierre obscure tirant tantôt sur le noir, tantôt sur le vert, comme le jaspe et ressemblant fort au jade oriental que Ton trouve sans difficultés; nous ne voulons toutefois pas assurer qu'il possède les qualités sus-mentionnées. Enfin la gagatoine rend invincible et le céramon fait tomber les murailles de la ville assiégée, comme les trompettes de Jéricho. Comment les choses s'arrangent-elles si les assiégés possèdent la gagatoine et les assiégeants le céramon? Le traité de Mandeville nous laisse dans l'incertitude à cet égard. Continuez votre lecture et vous trouverez le miroir magique que Néron possédait déjà, le miroir formé d'une seule émeraude, propre aux conjurations, dans lequel vous voyez suivant vos désirs, le passé, le présent et l'avenir. Vous trouverez la pierre qui ouvre les portes fermées et vous donne partout libre accès, vous trouverez celle qui évoque le diable et en fait votre humble serviteur. Vous trouverez gloire, honneur, santé, amour, éloquence, sûreté en péril et surtout contre venin, pour peu que vous sachiez bien employer les pierres précieuses ou les pierres d'Israël, c'est-à-dire les camées et les gemmes. Si néanmoins le talisman n'opérait pas ? — Si le pri- sonnier, qui en touche les quatre murailles et les verrous de sa prison, ne voyait pas la porte s'ouvrir? — Si Charles le Téméraire, portant à Granson son grand diamant, est battu par les Suisses, s'il perd la bataille et la vie à Nancy, malgré un autre diamant encore plus grand qu'il met à son aigrette? — Donc, la théorie n'est pas XIV infaillible, et les Indiens et les sages chez lesquels notre docte chevalier a puisé ses notions, étaient dans Terreur? Du tout, nous ne sommes pas déconcertés pour si peu de chose. Suivez-bien son raisonnement. Par le péché originel, l'homme et toutes les choses terrestres ont perdu leur pureté primitive: partant, les pierres précieuses ont été dépouillées des vertus que Dieu leur octroya pour le bien des humains , ainsi qu'aux plantes et aux autres objets créés. L'homme se retrempe par le baptême; il en est de même des pierres précieuses. Si donc vous vous apercevez qu'elles ont perdu leur pouvoir, lavez-les, nettoyez-les, envelop- pez-les d'un linge fin, déposez-les sur l'autel et faites dire trois messes pour elles ; après la troisième messe, le prêtre qui a célébré la dernière, revêtu de ses habits sacerdotaux, doit prononcer la bénédiction qui forme la fin, la clef de voûte du traité et les pierres auront derechef toutes leurs vertus et qualités. Malgré le peu de foi que nous ajoutons à ces qua- lités, qui faisaient alors leur mérite principal, il nous a semblé qu'il serait intéressant de faire des recherches, pour savoir quelles sont les pierres précieuses que notre savant chevalier désigne sous des noms connus, mais qui ne représentent plus les variétés auxquelles il les applique, et sous des noms inconnus pour lesquels nous n'avons pas toujours trouvé des équivalents. Ensuite, nous avons voulu ajouter, en forme de notes, les carac- tères distinctifs que la science moderne assigne aux pierres précieuses et semi-précieuses, dont il est fait Digitized by XV mention dans le traité offert au roi Réné, et enfin nous avons pensé qu'un ouvrage contenant les moyens de déterminer le véritable nom des pierres précieuses, que les amateurs jugent dignes de leur attention, pourrait avoir de l'intérêt pour ceux qui ne possèdent pas des connaissances minéralogiques étendues. C'est ainsi que l'appendice a pris naissance. Saisissons cette occasion pour dire que rien n'est plus loin de nous que l'idée d'offrir à nos lecteurs un traité minéralogique des pierres précieuses; nous avouons franchement notre impuissance sous ce rapport, et nous allons au devant d'une critique sévère, espérant la désarmer, par le franc aveu que nous n'avons nulle- ment la prétention de posséder les connaissances néces- saires, pour tenter une pareille entreprise. En fait de botanique, par exemple, il y a des traités populaires qui mettent le promeneur en état de déter- miner les plantes qu'il rencontre sur son chemin, et qui forment pour lui une source de grand agrément, sans que pour cela il puisse s'imaginer être botaniste; c'est à peu près notre point de vue, et nous croyons qu'avec les notes et l'appendice dont nous avons accompagné l'ouvrage du chevalier de Mandeville, qu'avec quelques expériences, faciles à faire et que nous décrivons dans le dit appendice sur les qualités physiques des pierres pré- cieuses et semi-précieuses, chacun sera plus ou moins à même de classifier celles qui lui tomberont sous la main. Digitized by Google ou font *eeta*er 1rs noms îrte purrea onrntallra avertie le* vertu* et propriété* d'iceDe*. fHumx Ira taira rt papa ou *ll*a trotaa««t *t fcoi* on Ua aport*. JCompufr par /(Re**tre J\an fre ff&atiïevilU, iCIproaitrr. cr corrige par piutieur* mArclwn* Ayanr c*rc thâxcrj \*y* tx région*, wtvecque l'opinion de* lubiTAnt* d'iceux • outre: Ud frtttbctttta i«f rtddtond ; URtl , rmq-rrns, eoijrantf rt un. 0our le*n Bonfotts, iibrairr, fcrmrurant m la rur nrunr jftaetrr jfeamr, a i'rnerignr &amt jftirtiiaa. Digitized by Digitized by Googl l'fyonntur tt à la jloirt Ht la 4£amtt Irmitt! jft la rtquttr Hu trta^aut tt puissant tyomme JRtgnitr tn son muant JRoi Ht 4£inlt tt Ht ÏJtrusaltm, f'ai iroultt traHutrt Hu latin tn français aucun petit Imrt Hu iaptfcatrr, atlon la nrait opinion Hta îfiîHienô tt aussi otlon l'opinion Ht plusieurs pljdoso* pfyta, marttyanHa tt autres aortes Ht jtns, lesquels l'ont apprount tant Ht fois, qu'à peine tl tôt possible Ht les fcmnrfrtr* j£t prtmitrtmtnt }t uous Hfrlartrai Ht la prt* mtèrt tt Ht la plus preneuse pttrrt qui «oit dur tnutt* les autres. Notes. *) Réné d'Anjou, dit le bon Roi Réné, né au château d'Angers en 1408, était le second fils de Louis II, duc d'Anjou, comte de Provence et roi titu- laire de Naples. Il devint en 1431 duc de Lorraine, par suite de son mariage avec Isabelle, héritière du duché de Lorraine ; mais la possession lui en fut disputée par son neveu, Antoine de Vaudemont, neveu du dernier duc, qui le battit et le retint cinq ans prisonnier (1431 — 1436). Après la mort de son frère, Louis III Digitized by 2 d'Anjou , Réné hérita des biens de ce Prince (d'Anjou et de Provence) ainsi que de ses droits sur le trône de Naples, où il se rendit en 1438 et y fut reconnu par une partie de la nation; il y régna plusieurs années, mais trahi par ses généraux, il fut obligé de fuir devant Alphonse d'Aragon (1442). Il retourna alors en Lorraine, où il vécut quelque temps en paix, puis, après la mort de sa femme , il céda son duché à son fils aîné , Jean, et alla vivre en Anjou. H fut dépouillé de ce duché par Louis XI, roi de France, sous prétexte qu'un de ses fils était entré dans la ligue du bien public. H alla se fixer dans son comté de Provence (1473) et y acheva ses jours en 1480. Ce prince s'était fait chérir dans les pays qu'il avait successivement gouvernés, et, joignant à ses vertus le goût des arts, il savait peindre, chanter et faire des vers. (M. de Quatrebras a publié ses œuvres en 1844.) Char- les VII avait épousé sa sœur, Marie d'Anjou, et Henri VI, roi d'Angleterre, épousa sa fille Marguerite d'Anjou. Nous faisons observer à cette occasion, que l' ou- vrage que nous présentons à nos lecteurs, a été imprimé à Paris en 1561, il fut écrit, selon toute apparence, vers la seconde moitié du quatorzième siècle, ainsi avant la découverte de l'Amérique, de sorte qu'il ne peut y être question des pierres qui en proviennent. Digitized by 3 Ifararbourlf. X eararbourlr 1 ) tôt rouge, tn manière fte tfyarbon aillent, a généralement toutea les uertua lits ^itrrtô préneuaea tt rit ôôntîïttrmômamtrt&, la ymmtrt tôt apytltt antfyra? tn grtr, r'tôt à îïirt qu' tUt a rouleur entremêlée lit otrt tt îït rnugt 2 ) yar manière île fnu iTtttt yitrrt tôt trouuér tn partit Vîfnîït tt lit ïfbie; la aeronîie tôt appelée JRubia, tôt lit moindre pn? tt reluit peu; la tttrtt tôt appelée fBalaiô; Ittô quelles pierres ft orntô ïïérlarerai tn tref leura uertua tt propriétés tn la manière qui s'en suit Notes. *) L' escarboucle est le Carbunculus et t Anthrax de Pline ; c' est aussi le nom donné à une pierre que Y on supposait luire dans les ténèbres. Sous le nom de car- bunculus il en est souvent question dans la bible, cepen- dant elle ne figure pas parmi les douze pierres que Dieu nomma à Moïse et qui ornaient le „Urim et Thu- nim", le rational, que le Grand-Prêtre portait sur la poitrine. Quelques auteurs du dix-huitième siècle sont con- venus, nous ne savons pas pourquoi, d'appeler de ce 1* Digitized by Google 4 nom un rubis dont le poids dépasserait vingt carats, mais sans dire quel rubis. Si nous voulons attacher une idée nette à l' escarboucle , il faut dire que c'est une pierre d'un incarnat vif et brillant, et alors c'est le rubis oriental. 2 ) Pierre mêlée de vert et de rouge, d'un éclat si brillant, n' existe pas à notre connaissance, et en général, nous n'hésitons pas à placer l' escarboucle parmi les rêves des anciens. Au commencement du dix-neuvième siècle, un bour- geois de Vienne prétendait posséder l' escarboucle, et l'Empereur Napoléon, lors de son séjour dans cette capitale, lui en avait offert cent-mille francs, sans qu'il voulut la céder à ce prix. Cet homme mourut dans la misère et à moitié fou; plus tard son prétendu trésor, bien examiné, ne se trouva être qu'un grenat, que feu le conseiller Gersdorf acheta pour mille florins. Nous ne savons pas ce qui en advint après la mort de celui-ci. Digitized by 5 l!t rufcia 0l )P tat apprit ni jrtr if pttratr ; il tat roug*; rtglatiaaant tt reaplenHiaaant; il ment ^Hta partita HlfnHt, Ht Ipkit tt Ht ffourmtfyr (?) tt sont trouuéa tn rroagra Hta fleuuea Hu {Baraîna, liera jftltfanHrit, £tttt pitrrt a pluaitura ntrtua, rar tUt arquitrt tt garïtt Ira Hommationa tt angneurira, iflle prorure pat? tt ronrorHr, tUt fart rfyomme Htoot tnotra ifcttu, tUt apaïae roltrt tt jarfct Ht aéïmrtiona ; tUt fait la personne qui la porte aârt en tout péril tt ai on la frttr Hana l'eau bouillante, rtllt-n reaaera Ht bouillir tt ptut amomHnr tfyaleur, tt ai ttttt pierre tat au aoltil par un eapare Ht tempa 2 ), elle renHra ratta rougea tnmmt Hu feu; elle garHt Ita fruita Hta arbrra, Hta uignea tt Ht la terre, tilt garfct Ita maiaona Ht tempftea. Ctttt pitrrt utut rtre portée tn la aeneatre (gautfye) partie Ht rtyomme ou Ht la femme. ÏJl p a auaai Hta ruina H 1 jftltfanHnt tt Ht Ifyir, maia ila n'ont paa tant Ht uertua qut rtu? H 1 0ntnt Notes. *) La science moderne n'admet le nom de rubis oriental que pour une variété du corindon hyalin. Corindon (du mot indien korund) dit aussi spath Digitized by Google 6 adamantin, minéral vitreux ou pierreux, extrêmement dur, cristallisant en rhomboïdes et composé d'alumine presque pure. Hyalin vient d'un mot grec, qui désigne l'apparence vitreuse. On reconnaît le rubis oriental aux attributs suivants: a) Accidents de lumière: Rouge cramoisi, rouge de cochenille très-foncé, rouge de giroflée. Reflets laiteux dans certains morceaux. Ordinairement, en plaçant la pierre près de l'œil et en regardant à travers, elle offre une teinte très-sensible de violet; vue à la lumière d'une bougie, sa couleur ne s'altère pas. b) Pesanteur spécifique: 4,2. c) Dureté: Rayant fortement le cristal. d) Réfraction: Double à un degré moyen. e) Durée de l'électricité produite par le frottement: plus d'une heure. Ce rubis se trouve aussi au Pégu, province de l'Empire Birman, et dans les hautes montagnes de V île de Ceylan et de l'Inde Anglaise, et parmi les variétés de cette espèce, on en observe, dont la couleur offre soit le rouge du rubis, soit le bleu du saphir, soit enfin le jaune de la topaze, ou, plus rarement, une teinte verte bien différente du vert de l'émeraude ; cependant, comme dans le commerce on nomme le corindon bleu, saphir oriental, le corindon jaune, topaze orientale, il ne serait que juste de nommer le corindon vert, émeraude orien- tale; c'est aussi sous ce nom qu'il se trouve rangé dans la collection de M. l'abbé Haily, ainsi que l'astérie- rubis et l' astérie-saphir. Pour rester conséquent, il faut encore donner le nom d'améthyste orientale au rubis violacé, rappelant par sa couleur l'améthyste, et celui d'hyacinthe orientale à celui qui offre une teinte oran- gée et ainsi de suite. Digitized by Google 7 On prétend que les Indiens connaissaient l'identité de ces pierres, si différentes pour la couleur, mais, à notre connaissance, c'est le comte Bournon qui, le premier, dans les Philosopkical Transactions, Londres, 1803, réunit toutes ces pierres sous le nom indien de corindon. Nous ferons observer ici que les minéralogistes allemands donnent au corindon hyalin le nom géné- rique de saphir, et appellent le corindon bleu, orien- talischer blauer Sapphir, le rouge, orientalischer roiher Sapphir, le jaune, orientalischer gelber Sapphir, et ainsi de suite. 2 ) Trois-cents ans plus tard que notre docte che- valier Jean de Mandeville, M. Dutens, membre de la société royale de Londres et de l'Académie des Inscrip- tions et des Belles-Lettres de Paris, dit dans son ouvrage des pierres précieuses publié à Paris en 1776: „on peut rendre le rubis phosphorescent en l'exposant quelques heures aux rayons du soleil, ou après l'avoir rougi au creuset". H rapporte, en outre, en s'appuyant sur l'au- torité de Henckel (Jean Frédéric Henckel, chimiste et minéralogiste allemand, né en 1679 à Freyberg en Saxe, mort en 1744, conseiller des Mines du roi Auguste II, auteur de l'introduction à la minéralogie, publiée à Dresde en 1747), qu'un rubis fut amolli par les rayons solaires, au point de lui faire recevoir l'empreinte d'un cachet de jaspe. Nous n'avons pas été à même de vérifier ces obser- vations, ni d'examiner les phénomènes de la phospho- rescence; mais nous répétons, sur la foi d'autres auteurs, que le rubis réchauffé par le chalumeau, devient en se refroidissant, d'abord incolore, puis verdâtre et reprend ensuite sa couleur primitive; expérience que l'on peut Digitized by 8 faire sans aucun danger pour la pierre. Le chalumeau est une espèce de tuyau arqué au bout et dont le canal intérieur va en se rétrécissant jusqu'à ne former à l'ex- trémité qu'une ouverture grande comme le trou fait par une épingle, qu'on tient contre la flamme d'une lampe, dite lampe d'émailleur, tandis que l'on souffle par l'autre bout avec la bouche, dirigeant de cette façon la flamme avec une grande intensité sur un point donné. Digitized by Google 9 t balaia x ) a couleur plua pale que le fin ruina, rt il ne reglatit paa m ttllt manière; il tat trouut en pluaitura partiea ai comme tn îfnîït, tn Jftfytopie, tn Connue tt tn ïflnt, tt tat lit la titrrt partie îm rubia, tt tn aont lit fctu? mamèrra, rougea tt moleta ; lea una tt lea autrta nttnt lea uamea penaéea tt It* fantaïaiea, ila amomïiriaaent triateaae tt rendent lira tt }Uftuf rtu? qui Ira portent, tt rrfrotïnaaent luxure; lia procurent pai? tt concorde tt donnent aûr trépaa contre Ira ennemia tt tn autrta heu? ptrilltu?; ato penta tt autrta bêtea uemmeuaea n'approcheront fcu heu où ila aeront Notes. *) Rubis balais et rubis spinelle ne sont plus con- sidérés par les minéralogistes que comme deux variétés de la même pierre. Rubis spinelle serait donc le balais rouge, rubis balais, le balais violet de Mandeville. Dans le commerce on a donné, par abus, le nom de rubis à ces deux pierres, comme aussi celui de rubis balais de Brésil à une variété de la topaze du Brésil, que, natu- rellement, Mandeville n'a pas pu connaître. Digitized by Google 10 La différence du spinelle et du rubis oriental se manifeste clairement, en comparant ses signes distinc- tifs avec ceux du rubis oriental, donnés ci-dessus, cepen- dant, comme les joai 11ers et les amateurs continuent à se servir des désignations de rubis spinelle, rubis ba- lais et rubis balais du Brésil, nous leur conserverons ces noms pour meilleure entente. Rubis spinelle, rariété da Spinelle. a) Accidents de lumière: d'un rouge ponceau ou d'un rouge foncé, surtout sans reflets laiteux; la pierre, placée près de l'œil, n'offre souvent qu'une faible teinte de rouge lorsque l' on regarde à travers. b) Pesanteur spécifique: 3,7. c) Dureté: rayant fortement le cristal de roche, mais moins que le corindon. d) Réfraction: simple. Rubis balais, rariété da Spinelle. a) Accidents de lumière: d'un rouge de rose ou d'un rouge vinaigre, sans reflets laiteux. b) Pesanteur spécifique: 3,7. c) Dureté: rayant fortement le cristal de roche, mais moins que le corindon. d) Réfraction: simple. • Rubis balais da Brésil, fariété de la Ttpaie. a) Accidents de lumière: d'un rouge de rose ordi- nairement assez faible. b) Pesanteur spécifique : 3,5. c) Dureté: rayant fortement le cristal, mais moins, cependant que le spinelle. d) Réfraction : double, à un degré moyen. Digitized by 11 Nous ferons observer que l'examen du poids spéci- fique et surtout celui de la réfraction, sont décisifs pour la distinction du spinelle et de la topaze; la dernière donne en outre des signes d' électricité quand elle est réchauffée. Pour l'estimation, la différence entre le rubis orien- tal, le rubis spinelle ou balais et le rubis balais du Bré- sil, est notoire : ainsi, par exemple, un rubis oriental, parfait, de la plus belle couleur, pesant un carat, peut valoir 100 florins d'Autriche ou 250 francs; du poids de deux carats il vaudrait 400 florins d'Autriche, ou 1.000 francs; de trois carats, 1.200 florins d'Autriche, ou 3.000 francs; de quatre carats, 2.400 florins d'Autriche, ou 6.000 francs; au delà de ce poids, nous n'en avons jamais va d'irréprochable. Dans le catalogue de la col- lection de M. d'Augny se trouve mentionné un rubis de plus de six carats, de la plus belle couleur et sans au- cun défaut. Dutens, cité déjà plus haut, célèbre connais- seur de son époque, l'évalua à plus de 1.000 louisd'or. Le rubis spinelle ne vaudra, à grandeur et beauté égales, que le tiers du rubis oriental; le rubis balais du Brésil n'a qu'une bien moindre valeur, dépendant de la mode, qui adopte ou rejette, telle oii telle pierre de couleur. On trouve le rubis spinelle au Pégu, à l'île de Cey- lan, dans les sables d'une rivière qui vient des hautes montagnes de cette île, et à Badakchan, dans le sud de la Grande-Boucharie. 12 \ Xt diamant x ) tat V ttumt Veau, tt rroft tn partira ^Jife« w ?* ttt t nBn<| k* V^tilu, il tat fct roultur ftr ®^^^yoli; It plua gratté n'tat point plua granîï qu'une feue *)* lt damant croît auaai ïit la roatt îm nrl, m fciutrata montagnra tt m pluaitura partira lit la ttrrt 8 ) rommt tn /ftrabtr, tn £typprt, en /fHarrïmmt tt tn pluaitura autrta rontrrta* J\[ rroît auaai tn ïiroerara mon* tagnra lit rriatal, tt rru? dont lit blanttyt roultur rommt matai, mata ila aont troublra; Ira autrta rroîaarnt auaai aur rotfyta lit /fHarraaait tt aont lit roultur lit ftr; Ita autrta rrofaarnt aur tyautra tt mtmtilltuata montagnra fcana Ita* qurllra il p a ïira mmta V or tt rtu* aont lit faunr roultur ; auruna aont lit roultur V tau, Ita autrta lit roultur mo~ Itttt, Ita autrta pâlta, Ira autrta troublra tt blanra tn mamrrr Vîfnîrt tt aont Ita plua ttura tt Ita plua troublra, tt rtu? qui rroîaarnt autrt part aont Ita plua mou* tt Ita plua rlaira.îjla aont pluaitura îïiamanta qui onttroia rôtta, Ita autrta quatrt , Ita autrta rmq , Ita autrta m?* îf 1 y a moina îrt rtu? à quatrt qut fcta autrta, lia aont plua btau?, auaai aont ila plua tfytra, non paa qu 1 lia aitnt plua granîrta urrtua qut Ita autrta, rar Ita aagra ï|nïnwa ïnatnt Digitized by yGoogle 13 qut autant uaut la large jwrrt ou la rornur, tar la utrtu n f tôt paa tn la forait mais m son ttrt, m la nature tt raatnrt V tilt* Jout tttamant tnnm oirtoirr tt fait relui qui le porte fort et pumant contre ors tntmrna tt gadtt rntitro Ira mtmbrrs tt Ira 00 îm roqio. îfl uaut rontrt noiot tt ttta^ atnaion tt rontrt fantatoit tt uamtt lit aongta tt littruit rntfyantrmmt tt oorrrlltrtt; il gutnt Ira lunatiqur* tt rtu? qut Ira ïnablra traoaiUrnt, tt fuit otmn, rar 01 otnm tôt ym, il It fermontrr par outur tt ïionnr grârto à granîia tt prtrta. if t 0' il tôt toonnt V un ami à V autrt il a iiitn pluo granïïr forrr tt utrtu qut a 1 il ttait atfyttt, fLtttt pirrrr Itott rtrr portrr tn la arnratrt partit tt rnt^aaarr tn un anntau ou unt otrgr lit ftr ou antr, rar tilt at nourrit tt ot garïir (ot ronotrut). Notes. *) Voici une description du diamant, donnée par M. Dutens, trois-cents ans plus tard; on y voit les progrès faits par la science minéralogique, quoique, à cette époque, on ne fat pas encore sûr de la nature du diamant; laissons-le parler lui-même: „Le diamant est la pierre précieuse la plus dure, la plus pesante et la plus brillante de toutes les pierre- ries; il est sans couleur comme l'eau, quoique on en trouve quelquefois de colorés. H ne peut être poli qu'avec la poudre du diamant; il résiste à la lime et acquiert la propriété phosphorique, étant exposé quel- ques heures aux rayons du soleil, ou après avoir été rougi dans un creuset. H a aussi la propriété d' attirer à lui la paille, les plumes, les feuilles d' or, le poil des Digitized by 14 animaux, la soie et surtout le mastic, après avoir été réchauffé par le frottement. Il est de forme octaèdre en pointe, c'est le plus beau" (de nos jours on préfère la forme du dodécaèdre, comme la plus propre à acquérir par le taillage la belle proportion voulue de % d'éléva- tion du côté de dessus [pavillon] sur 8 / 5 du côté de dessous, dit culasse). „H vient de la mine de Gani ou de Coulour à sept journées de Golconde; les autres mines sont à Raol- conda, à huit ou neuf journées de Visapour, à Latiwat, à Soumelpont en Bengale, dans l'He de Bornéo et dans le Brésil, où se trouvent des mines très-abondantes." „Le diamant a toujours été considéré comme inal- térable au feu, mais des expériences faites prouvent qu'il perd de son poids. Un diamant, exposé au foyer du miroir ardent de M. de Prudaine en Décembre 1774, pendant huit minutes et demie, a perdu les 4 / 5 de son poids; dans une expérience faite le 27 Mars 1776, par M. Roux sur trois diamants, exposés au feu d'un four- neau de réverbère, chacun dans une coupelle de porce- laine, et dont le premier pesait trois grains un quart et un soixante quatrième, le second, un grain et trois sei- zièmes et le troisième, sept-huitièmes d'un grain; le pe- tit était totalement dissipé en deux heures, le moyen en trois heures dix minutes, et le plus grand en trois heures vingt-deux minutes, quoique le degré de chaleur ne fût pas excessif. On a observé sur les trois diamants une auréole resplendissante, une véritable flamme ondulante, qui annonçait que le diamant brûlait effectivement." Quelle est donc la nature de cette substance singulière? s'écrie M. Dutens. Ce qui paraît certain, continue-t-il, c' est que la décomposition du diamant est accompagnée d' une flamme qui le consume, et que la matière du feu entre visiblement dans sa composition. 15 Ecoutons maintenant la science moderne : M. l'Abbé HaUy dit dans son traité des pierres précieuses, que Newton avait découvert entre la réfrac- tion du diamant, comparée avec sa densité ou sa pesan- teur spécifique, une relation qui avait également lieu dans d' autres corps connus depuis longtemps pour être inflammables, tels que le succin, l'huile de thérébentine, et d'autres, d'où cet illustre physicien avait conjecturé, que le diamant appartenait à la classe de ces corps. La chimie a confirmé depuis cette induction par des ex- périences directes, dans lesquelles le diamant, soumis à l' action d' une chaleur très-intense, a brûlé en s' enve- loppant d' une flamme légère, et a fini par disparaître. Des expériences très exactes, faites depuis par différents chimistes, prouvent que le diamant n' est autre chose que du charbon pur qui ne diffère essentiellement que par l' état tout particulier sous lequel ce minerai se pré- sente, de celui que nous obtenons par la combustion des végétaux. Jamais il n' a été si vrai de dire, que les contrastes se touchent ! Caractères distinctifs du diamant: a) Accidents de lumière: éclat extrêmement vif, désigné par le nom d' éclat adamantin, c' est-à-dire que les facettes du diamant passent de l' éclat métallique à un aspect qui les fait paraître sombres, ou même noirâ- tres, lorsqu'on les incline en sens contraire, c'est-à-dire du côté opposé à celui d'où vient la lumière. Couleur incolore, blanc très pur ; il y a des dia- mants d'une nuance brune, jaune, verte, bleue, rose et noire, mais ils sont moins estimés, surtout les bruns, les jaunes et les verts. La couleur rose, si elle est vérita- blement rose et non pas rousse, augmente au contraire sa valeur, ainsi que la nuance bleue, quand elle est Digitized by 16 fortement prononcée, de manière à lui donner l'appa- rence du saphir, c'est aussi le cas s'il est tout noir et non d' un brun foncé. b) Pesanteur spécifique: 3,5. c) Dureté: rayant tous les autres corps. d) Réfraction: simple. e) Durée de l'électricité acquise par le frottement: une demi-heure, souvent moins, rarement au-delà. 2 ) Pas plus grand qu'une fève : Voici le poids de quelques diamants connus: 1. Le diamant du Rajah de Mattan à Bornéo. Il est de l'eau la plus pure, sa forme est celle d'une poire, avec un enfoncement à la partie supé- rieure, il pèse 367 carats. Un gouverneur de Batavia offrit pour cette pierre 150.000 dollars, deux vaisseaux de ligne avec leurs canons et leur munition; mais le Rajah déclara qu'il ne la vendrait à aucun prix, consi- dérant cette pierre, que sa famille possédait depuis cent ans, comme un talisman qui lui portait bonheur. 2. Le diamant du Grand-Mogol de Delhi, connu de nos jours sous le nom de Kohinoor, se trouvait à l'exposition de Londres en 1851. Le Kohinoor faisait plus tard partie du trésor de Lahore, qui fut pris par les Anglais en 1850, lors de la révolte des Sikhs, troupe indigène à leur service. Le Kohinoor avait la forme d'un œuf irrégulier, pe- sant 186y i6 carats, il fut taillé en forme régulière et pèse maintenant 106y i6 carats. Kohinoor signifie mon- tagne de lumière. 3. Un autre diamant du Grand-Mogol dont parle Dutens, pèse selon lui 279 9 / 16 carats. Il est d'une eau parfaite, de bonne forme (suivant d'autres non) et n'a qu'une petite glace, qui est à l'arrière du tranchant Digitized by 17 en bas du tour de la pierre. J. B. Tavernier, célèbre voyageur, né à Paris en 1605, qui parcourut l'Asie et fit une fortune immense dans le commerce des dia- mants, auteur du livre Voyages en Turquie, en Perse et aux Indes (meilleure édition, Paris 1679, trois volumes in-8), Tavernier, disons-nous, en calcule la valeur à onze millions sept-cent-vingt-trois-mille deux- cent soixante-dix-huit livres. 4. Le diamant de la Czarine, acheté par l'Impéra- trice Catherine II à Amsterdam, au prix de 450.000 roubles, une rente de 4.000 roubles durant la vie du possesseur et des lettres de noblesse pour le même, formait autrefois un des yeux de la statue de Sheringan au temple de Brahma. H pèse 1 9 4% carats; sa forme est irrégulière et rappelle celle d'un œuf de pigeon; on l'appelle aussi le diamant d Orloff, ou bien le dia- mant d'Amsterdam. 5. Le diamant du Grand-Duc de Toscane, qui se trouve maintenant au trésor de l' Empereur d' Autriche, pèse 139% carats; sa forme est en cœur, son eau tire sur le jaune. On suppose que c'est le plus grand des trois diamants que Charles le Téméraire perdit à la bataille de Granson (1476); il fut trouvé par un soldat Suisse, qui le vendit pour un écu au Curé de Montagny. Il est encore intéressant comme étant un des premiers diamants taillés par Louis van Berquem, qui trouva à Bruges, en 1456, l'art de tailler et de polir les diamants à facettes régulières, comme on le pratique maintenant. Moro Sforza (Ludovic, dit le More, duc de Milan en 1494, mort en prison à Loches, en France, en 1510) acheta ce diamant pour 2.000 ducats, et le Pape Jules II (de 1503 à 1513) le paya déjà 20.000 ducats, au trésor de Milan. On l'évalue à 500.000 florins d'Autriche. 3 Digitized by 18 6. Le Pitt ou le Régent, le grand diamant du trésor français. H pèse maintenant 136% carats et pesa avant d'être taillé 410 carats; il est de la plus belle eau et fut acheté par le duc d'Orléans, Régent de France, au gouverneur du fort St. Georges, nommé Pitt, en 1717, pour la somme de trois-millions-trois-cent-cinquante sept-mille francs. 7. Le Sancy, du poids de 53% carats, mainte- nant en possession de l'Empereur de Russie, qui l'acheta au Prince Démidoff pour 500.000 roubles argent. — C'est aussi un des diamants de Charles le Téméraire et qu'il portait sur lui à la bataille de Nancy, où il perdit la vie (1477); un soldat trouva son corps dans un fossé et s'empara du diamant. H doit son nom de Sancy à Nicholas de Harlay, Seigneur de Sancy, Ministre de France sous Henri III et Henri IV, né en 1546, mort en 1629, qui en était possesseur. Il fut acheté par Louis XIV pour la Couronne de France au prix de 625.000 francs et disparut pendant la révolution. Tous ces diamants viennent des Indes Orientales. 8. L'étoile du Sud, un des plus grands diamants venant du Brésil, fut trouvé en 1853 dans les mines de Bagagem, province de Minas-Geraes; il est de la plus belle eau et son poids actuel, depuis qu'il est taillé, est de 125 carats. Il figura à l'exposition de Paris et appar- tenait alors au célèbre joailler M. Halphen de Paris. 9. Le diamant du Roi de Portugal, provenant des mines près de Rio-Plata, pèse 138% carats et fut trouvé en 1775 par un nègre. 10. Le diamant bleu de Th. Hope (membre du Par- lement anglais et descendant des célèbres banquiers hol- landais de ce nom), du poids de 44% carats, du plus beau bleu, ce qui, vu la rareté, le rend plus précieux 19 que s'il était parfaitement blanc. Exposé à Londres, à l'exposition de l'Industrie, on put admirer son éclat sans pareil. IL Le diamant du trésor de Dresde (au Gxiines Gewdlbe) pesant 48 x /2 carats, presque de la grandeur du Sancy; estimé 200.000 thalers ou 750.000 francs. 12. Le Piggot H fut apporté des Indes en Angle- terre par un Comte Piggot et pesait 82% carats. Main- tenant il est plus connu sous le nom de Loterie puis- qu'il a été joué en loterie pour le prix de 750.000 francs. 13. Le diamant du Pacha d! Egypte, du poids de 40 carats; intéressant parce qu'on lui a conservé sa forme octogone, on l'estime 700.000 francs, ce qui est certainement beaucoup au-dessus de sa valeur. 14. Le Nassuch; autrefois en possession de la compagnie anglaise des Indes; il pesait 89% carats et fut vendu au Marquis de Westminster, qui le fit tailler, ce qui réduisit son poids à 78% carats; on l'estime ce- pendant au même prix que le Piggot. 15. L' Etoile Polaire , beau diamant de 40 carats, acheté par l'Empereur de Russie Paul I pour 100.000 roubles. 16. Le Shah de Russie, environ de la moitié du poids de l'Orloff, est un diamant de la plus belle eau, toute pure, sans le moindre défaut, mais d'une taille imparfaite. Primitivement octocaèdre, on lui a conservé plusieurs de ses faces naturelles. Ce diamant fut offert à l'Empereur de Russie par le Prince Persan Cosrhoes, un des fils d'Abbas-Mirza, lors de son séjour à St. Péters- bourg. On cite encore différents diamants d'un grand poids, qu'on dit se trouver en possession du Sultan, entr' autres un de 147 carats, et un de 84 carats, mais ils sont 3* Digitized by 20 moins connus, ainsi que plusieurs autres du poids d'environ 30 carats en possession de particuliers. Nous mentionnons encore pour l'intérêt historique, que l'on citait autrefois comme le plus grand diamant, le Braganza, pierre brute (non taillée) du poids de 1.680 carats, trouvée en 1741 dans les mines du Brésil et faisant partie du trésor portugais, mais que maintenant, quoique des données positives manquent à cet égard, on ne suppose être qu'une Topaze du Brésil, dite goutte d'eau. Même en admettant que ce Goliath parmi les dia- mants ne mérite pas son nom, la collection royale por- tugaise, peu connue à l'étranger, reste encore une des premières pour la richesse de diamants de toutes formes et de toutes couleurs, et on l'évalue à 75 millions de francs. 8 ) On trouve le diamant aux Indes Orientales, à l'île de Bornéo, à l'île de Sumatra, puis au Brésil et dans quelques endroits de l'Amérique septentrionale, enfin dans les monts Ourals et en Australie. Déjà, aux époques les plus reculées de notre histoire, les Indes Orientales étaient célèbres pour les diamants qu'on y trouvait. Golconde, ville de l'Inde, dans le royaume du Décan (Bedjapour) quoique n'ayant pas de mines dans son voisinage immédiat, était renommée comme entrepôt des diamants recueillis dans les diffé- rentes mines, dont les plus considérables étaient celles de Raolconda, de Visapour et surtout celles de Gani, tant pour la quantité que pour la grandeur des pierres. Le diamant du Grand Mogol, pesant 279 9 / 16 carats, décrit au N« 3 de la note précédente, sort des mines de Gani. Le commerce principal de cette pierre précieuse se fait de nos jours à Madras, ville de l'Inde cis-gangétique Digitized by 21 anglaise, sur la côte de Coromandel, où se trouvent aussi quelques établissements (moulins), de peu d'im- portance, pour polir le diamant. Le diamant de toutes les parties du monde arrive presque toujours à l'état brut en Europe, et se travaille, soit à Amsterdam, soit à Anvers, ces deux villes ayant presque le monopole de cette industrie: la première, du diamant taillé sous le nom de brillants ou de roses, dites roses de Hollande; la seconde, du diamant taillé sous le nom de roses du Brabant. Bornéo, grande île de la mer des Indes, en partie indépendante et formant plusieurs royaumes gouvernés par des princes indigènes, en partie sous la domination des Hollandais, qui y forment deux résidences, celle de la côte occidentale et celle de la côte orientale de Bor- néo, possède des mines de diamants ainsi que l'île de Sumatra, dans l'Océanie, occupée également dans une partie par les Hollandais, tandis que la partie indépen- dante forme plusieurs royaumes indigènes, tels que l'Empire d'Achem, de Menangkabon et autres. On appelle dans le commerce diamant de vieille roche celui qui provient des Indes orientales. Les diamants du Brésil, connus depuis 1727 et dont on doit la découverte à Bernardino Fonseca-Lobo, habitant du Cerro do Frio (grande chaîne de montagnes où se trouvent les Mines de Minas-Geraes, qui donnent leur nom à une des dix-huit provinces de cette immense contrée), nous arrivent, de nos jours, en quantité bien plus considérable que ceux de l' orient, au dire de cer- tains connaisseurs ils sont inférieurs à ceux-ci; on les désigne sous le nom de diamants de nouvelle roche. Outre cette mine, qui, depuis 1772 que les gou- vernements portugais et puis brésilien la font exploiter, Digitized by 22 a fourni à elle seule, d'après un calcul approximatif, plus de six millions de carats de diamants, représentant une valeur de plus de 180 millions de florins d'Autriche, ou 450 millions de francs, on trouve des diamants dans les sables de différentes rivières de l'intérieur; comme dans le Rio-Claro, le Rio dos Pelaes, le Rio dos Cayapos, dans le Paraguay, dans le Diamantino et autres. Diamantino, ville de la province de Minas-Geraes, est l'entrepôt général du commerce des diamants, aux- quels elle doit son nom. Pour ne pas en diminuer la valeur par une trop grande exportation , le gouvernement du Brésil ne met annuellement que 75.000 carats de dia- mants en circulation. La quantité de diamants fournis par les mines des monts Ourals, à Adolphsk et près de Ekatérinbourg, par celles de l'Amérique du Nord, de la Caroline, des com- tés de Lincoln et de Mecklembourg, n'est que peu considérable; d'ailleurs ces mines ne sont exploitées que depuis environ une quinzaine d'années. Digitized by 23 J 1 11 'O0OO0OOOO v agattt rat unt pitrrt trouurt tnpluaitura partira ^Itt la ttrrt; il y tn a ikr pluaitura mamtrra, & Ira unt* *mtt lit roultur nmrt autr friand}** b utmra, Ira autrra retraçant a rnultur lit rorad, afattt utmra raugra nu utmra îmrtra, 1» autrra dont nnmitt rnultur lit rnatal, apant utmra maaffranéra nu rtwgra, Ira autrra *mtt lit roulturïtt nrt aurr rouir ur rrntgt tt klandjra tarera ; l'autre mamtrt mtnt Vîfnïït et aont lit toute*** rnultura tt aut mtagra lit formra ïnfftrtntra, Ira utira août djtfe (titra) Vfynmmt, Ira autrra tu formr Varhrra, lit krtra nu tfnmûu?* Crttt pitrrt Httrutt tout utnm tt gartït lit mnraurt lit atrptut* tt V autrra kttra oturattuara, tt quanti on la mrt tn htrnûft, tUt oaut rnntrt la soif; tilt amfertt la uut tt gar&t la aauttîlu rorpa; tilt fait r {promit fctau parleur rt graritu? tn parolra ; rtlui qui la pnrtt rat plaisant à ikitu tt ait mnttîît; tilt Itnnnt rnultur à rfynmme au rnaagt tt arquitrt «ira (itount ïït l f mttlligtnrt) tt rttirt rfyommt lit mauuatara (tuurra, tt quanït tilt rat mm aur uut ftntmt qui rat tu ptmt V tnfant, tUt la fait Ittlntrtr urf nu 24 mort, tt si ott la frottr routre It feu, tUt tnmue grautie oîitur et aussi tUt Honnt mrtoirt, pourquoi on înt qu'/ftndpst, un Jfmptrtur, à rauseîïe rtttt pitrrt gagna moult (beaucoup) lit batailles et eaquraa moult lit pénis. Notes. Sous le nom collectif d'agathes on désigne pro- prement des pierres provenant de la réunion de différents minéraux, tels que la calcédoine, la cornaline, le quarz, le jaspe, Y améthyste et autres de la nature du quarz ou du silex (caillou), formant une masse compacte, plus ou moins translucide, souvent opaque, jamais entière- ment transparente, où ces différentes matières se présen- tent en couches ou en bandes, tantôt droites, tantôt ondulées , disposées quelquefois en cercles autour d'un centre commun, renfermant souvent des matières métalliques. Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses, à l' article agathe et suivants. Digitized by 25 t sapfyir *) rat flritut, pitcrt Ht roultur Ht stl, tt rat apprit tn ÏJnHra prîtes. 0n tn trouut ni > plusiturs partit» Htt monHt ti rn sont Ht plu; • meurs manières. Ctu? H'iBntnt sont Ira plus prénru? ; il f tn a îtr rlairs tt Ht trouklra* Tfla auttt moult ntrtutiy? tt font rtu?qui Ira portent djastes tt ntts, tt gacHtnt H 1 ennuis (djagnns) tt Ht séHurtions; tt 01 aucun rat tn tfyartrr tm* prtsonné, tt tl tnudjt It saphir tn quatre partira Ht 0a fart tt nmtrt Ira utrrouF Ht la porte Ht la Httt dartre, tantôt It prisonnier stra Htlmrt tt It sapfyir fait retourner It prieur à îfcitu ; il gacHt Ira ennemra tt Ira malueiUants tt saut beauroup a la personne qui a fitorra tt autres dpauHra malaHira HtHans It corps; tl conforte la ont tt atttrt Ira sutura tt Ira tnflurra, tt si on It lit sur son ratomar il aHourit la tfyaleur tt la crampe tt si on It lit sur It rtrur tl ûit mélancolie tt naines pensées; tt guérit tfunt malaHtt qu'on Hit „nnli mt tangtrt" st on It touche plusieurs fins, mais la pitrrt tn amoindrit; il ueut être chastement tt nttttmtnt pnrtt, tfls sont aussi plusieurs ntrms Ht loupe 2 ) tt Vautres beaucoup tt sont moult utrtutu?* Digitized by 26 Notes. * *) Nous sommes assez embarrassés de trouver un équivalent pour le saphir décrit ici, ayant couleur de sel et se nommant Syrices aux Indes. D'abord, quelle est la couleur du sel? — Le sel commun, quand il se trouve en cristaux, est incolore, gris, jaune, rouge de chair, plus rarement violet ou bleu. Syrite est le nom d'une pierre précieuse chez les anciens; mais laquelle? — Nous l'ignorons. Syrtites est un terme d'histoire naturelle. Selon Pline, c'est une production pierreuse, qui se trouve sur les rivages des Syrtes (nom donné par les anciens aux deux golfes formés par la Méditerrannée sur la côte septentrionale de l'Afrique et sur celle de la Lucanie, partie de la Calabre), d'une couleur miellée et safranée, et dont l' intérieur offre des étoiles luisantes. On suppose que c'était le madréporite, variété de la chaux car- bonatée, dont la structure offre le faux aspect d'un madrépore (du genre des polypes) pétrifié. Cérite est, de nos jours, le nom d'un minerai violet brunâtre, composé de silice et d'oxyde de cérium, de didyme et de lanthane. Le cérium a été découvert en 1803, presque en même temps, par Klaproth, Hisinger et Berzélius; les deux autres métaux par M. Mosander, le premier en 1842, le second déjà en 1840. 2 ) Plus loin, Mandeville parle dans cet article de citrin de loupe. Citrin est un des noms du quarz jaune que l'on appelle aussi topaze occidentale, topaze de Bohème etc. Loupe, en terme de joailler, signifie une pierre précieuse que la nature n'a pas achevée ; on dit loupe de saphir, de rubis etc. Digitized by 27 Dans la suite de. son ouvrage, Mandeville consacre un second article au saphir, auquel il attribue presque toutes les vertus magiques que possède celui décrit en premier, mais il oublie de mentionner sa couleur. Nous pensons donc qu'il s'agit ici du saphir blanc, qui n'est qu'une variété du corindon, ou bien — si nous prenons en considération l'analogie du mot cérite et la couleur violet brunâtre de ce minerai, — du saphir d'eau, qui offre effectivement le phénomène qu'en en regardant un morceau, en dirigeant le rayon visuel parallèlement à l'axe de sa forme primitive, la couleur est d'un bleu violâtre, et qu'au contraire, en dirigeant le rayon visuel perpendiculairement à l'axe, la couleur est jaune bru- nâtre. Voyez l'article saphir dans la continuation de cet ouvrage. 4* 28 z — aieura lieu? ti liioerara partira liu monlie, apérialrment en Jtitfyarie (Itljfpre) et m ifgrpte; élira août auaat tmautti ra lierait il f a mimèrea lt f rtam rt île rurorr, maïaaont tatfyéra à rauae im métal; telles lté iDttyarie Baient mieu? que Ira atttrra, elle ne mutnt (Rangent) pas leur niuleitr m rlarté par la brune et obarurité ïïu temps rt peunent mirer te maage ii'ljommr 2 ) 01 comme en eau rlaire. lEUe lionne rntyraara rt Ingmtéa, et fait l'homme iponnete rt aage à parler; elle guérit lie ftèore, elle conforte la nue rt guérit lie la malaliie lie peau rt tactyea* jftuaat on ne la Itoit porter sur aoi, ni fyommr m femme, quanli lia Ijabitent ttyarnrllement, rar la pierre ae trouble et empire, jElle arrroît Ira mourra à miel qui font la rire, détourne la tempête et apaïae Ira malueillanta, et auaat uraie émeraulie montrée au aerprnt, tûntâi prrîïra la oue, et ai rette pierre perti aa rlarté, trempera en mn, et la frotte* bien lie lirap rt îi 1 f>uile li'olroe et auaaitât retour- nera aa rlarté. Digitized by Google 29 Notes. l ) Nous croyons que l'émeraude proprement dite, n'était pas connue des anciens et que ce qu'ils entendaient sous le nom de Smaragdus n'étaient que des pierres ou des substances bien différentes de l'émeraude. Tels sont les obélisques d'un temple en Egypte, cités par Hérodote et composés de quatre émeraudes longues de cinquante pieds et larges de deux à cinq pieds, et qui n'étaient probablement que du porphyre. Pour les soi-disant émeraudes employées comme objets de parure , on en trouvait en Chypre et dans la Haute-Egypte, où le mont Zaborah, nommé aussi mont Smaragdus et déjà connu, dit-on, du temps de Sésostris, contenait la mine des pierres vertes que les anciens appelaient Smaragdus et qui n'étaient que des péridots. Ce qui vient à l'appui de cette assertion, c'est que, selon l'opinion de certains auteurs, on ne trouve aucune véritable gravure antique sur une émeraude, mais beau- coup sur des primes d'émeraudes (chaux fluatée verte, florure de calcium, que l'on trouve en cristaux cubiques de très-vives couleurs), ainsi que sur des péridots, et que la véritable émeraude ne se trouve pas dans les collections de trésors renommés pour leur antiquité, comme dans ceux de Lorette, de St. Denis et autres. Nous n'ignorons pas que cette assertion trouvera beaucoup d'adversaires et que d'autres auteurs préten- dent au contraire, 1° qu' il y a des pierres gravées anti- ques sur émeraudes, 2° qu'on en trouve dans les trésors d' églises datant du VIU et IX siècles, et 3° qu' on cite notamment une émeraude dans la tiare du Pape, achetée, à ce qu'on dit, par Jules II, qui occupa le St. Siège de 1503 à 1512. Digitized by 30 Sur quoi nous observerons que, quant aux pierres gravées, il est bien difficile de reconnaître celles qui sont véritablement antiques, de celles qui datent d'une époque plus rapprochée, et que toute décision à cet égard, n'est qu'une affaire d'opinion et non une vérité prouvée jusqu' à l'évidence. En outre, en supposant que la gra- vure soit réellement antique, il reste à savoir si l'on s'est donné la peine d'examiner minéralogiquement la pierre? Nous l'ignorons, mais nous croyons que c'était rarement le cas, du moins nous ne croyons pas avoir vu, dans quelque cabinet d'antiquité que ce soit, une description scientifique de la pierre, qui seule serait décisive. Pour ce qui regarde les pierres précieuses qui se trouvent dans les trésors ou dans les couronnes ou objets de parure d'une haute antiquité, elles y figurent sur la foi d'anciens auteurs, qui n'avaient aucun moyen de reconnaître leur identité; nous avons été à même d'en examiner plusieurs, et presque jamais elles ne répondaient aux noms sous lesquels elles paraissent dans les catalogues, transmis ordinairement de géné- ration en génération sans beaucoup d'examen. Fina- lement, l'émeraude du Pape Jules II, si c'est réellement une émeraude, a» été achetée, sinon après la découverte du Pérou, du moins après celle de l'Amérique, et peut avoir trouvé son chemin en Europe par les premières expéditions de Christophe Colomb ou d'Amerigo Ves- pucci, antérieures au pontificat de Jules II. — Ce qui est certain, c'est que les émeraudes citées et décrites par Pline et par Isidore, évêque de Séville (630 ap. J. C), qui cite le miroir de Néron, n'en étaient pas. Nous mentionnons les deux hypothèses sans avoir la prétention de formuler une décision, mais nous pen- chons vers la première. Digitized by 31 L'émeraude orientale est une variété du corindon hyalin (Voyez les notes sur l'article rubis et la liste des pierres précieuses). *) Pour l'émeraude dont on faisait des miroirs, voyez le second article émeraude. Outre l'émeraude orientale, il y en a encore de nos jours de différentes espèces : celles du Pérou, celles du Brésil et celles des Monts Ourals. L'émeraude de Chypre, que Ton appelle émeraude bâtarde ou péridot, est une pierre d'un vert jaunâtre; quelquefois le jaune ne domine pas trop et sa couleur est d'un vert agréable, mais plus clair et moins velouté que celui de l'émeraude proprement dite. Le péridot, qu'on a confondu successivement avec le péridot oriental, qui est un corindon, avec l'aigue- marine, pierre jaune- ver dâtre ou vert-jaunâtre, qui est une variété de l'émeraude, avec le péridot de Ceylan, de couleur jaune- ver dâtre, qui est une variété de la tourmaline, le péridot, disons-nous, est assez difficile à définir, de manière que les joaillers disent que celui qui en a deux, en a un de trop. Selon Haiiy, il est reconnaissable dans son état primitif, comme étant l'unique cristal produit par la nature, qui ait pour forme un prisme droit rectangulaire. Ses caractères distinctifs sont: a) Accidents de lumière: Vert-jaunâtre. b) Pesanteur spécifique: 3,4. c) Dureté: ne rayant pas le cristal de roche, faible- ment le verre blanc. d) Réfraction : Double à un haut degré. e) Action sur l'aiguille aimantée: sensible. On voit donc, en comparant les caractères distinc- tifs des pierres avec lesquelles on le confond, qu'il diffère Digitized by 32 du péridot oriental, par son poids spécifique, sa dureté et sa réfraction; de l'aigue-marine également par le poids spécifique, la dureté et la réfraction; du péridot de Cey- lan, encore par le poids spécifique et la réfraction; de tous les trois enfin, parce que le péridot proprement dit est le seul dont l'action sur l'aiguille aimantée soit sensible. Comparez les caractères distinctifs de ces différentes pierres dans l'appendice: liste des pierres précieuses. Les émeraudes trouvées, au dire de notre savant chevalier, dans les mines de cuivre et d'étain, étaient probablement des cristallisations peu dures, prisma- tiques, colorées, telles qu'on en trouve aussi dans les cratères des volcans. L'émeraude du Pérou, émeraude proprement dite. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière: d'un vert pur, plus ou moins foncé, souvent d'un beau velouté. b) Pesanteur spécifique: 2,8. c) Dureté: rayant fortement le cristal. d) Réfraction : double à un faible degré. L'émeraude du Brésil ou des Etats-Unis, est une variété de la tourmaline. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière : d'un vert tirant sur l'obscur. b) Pesanteur spécifique : 3. c) Dureté : rayant fortement le cristal. d) Réfraction: double, présentant le phénomène spécial aux tourmalines, c'est-à-dire qu'une épingle, vue au jour à travers la pierre, présente deux images, dont l'une distincte et l'autre effacée comme l'ombre de la première, tandis que le soir, à la flamme d'une bougie, les deux images sont d'une égale intensité. Digitized by 33 opasar *) est ntrm trra-rtair^ il est entre para roulrur Ht l'émeraulie 8 ) fi amtt trouora en plusieurs lieu? ti spérialement m une île if/ftrafeit qui rat appelée Jfopasse, et lit rette île elle parte It nom; on la trouur quelquefois m granit 3 ) qu'on en fait grandes images. Cette pierre refrotHit fort; rar quanït on la met en eau fouillante, elle resseralie bouillir; elle guérit le (tel, quanîi il en rat touché, il ne multiplie plus autant; elle refrawt ire (refrène la rnlrre) et amwnttrtt lujrure» Notes. *) De nos jours on distingue trois genres de topazes. a) La topaze orientale, appelée par les allemands saphir jaune, variété du corindon. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière: jaune de jonquille, jaune nuancé de verdâtre, ne tirant ni sur le rouge, ni sur le noir; éclat très vif. b) Pesanteur spécifique : 4. c) Dureté : rayant fortement le cristal. d) Réfraction: double à un faible degré. Digitized by 34 b) La topaze du Brésil, la vraie topaze. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière : jaune foncé, jaune rougeâtre. b) Pesanteur spécifique: 3,5. c) Dureté : rayant fortement le cristal de roche. d) Réfraction : double à un degré moyen. e) Electricité produite par la chaleur: sensible. Remarque. Les topazes du Brésil d'un jaune sale, sont mises dans un creuset plein de cendres et de limaille de fer, sur un feu gradué; on fait rougir le creuset jusqu'à ce que la pierre ait perdu sa cou- leur, et on la trouve alors changée en rouge de rose, ordinairement un peu faible, quelquefois cependant, foncé au point à ressembler à s'y méprendre à un rubis balais. Il y en a aussi de cette nuance qui sont naturelles et qu'on trouve à Capao - do - Lane et à Boa-Vista. Dans le commerce on les vend sous le nom de rubis balais du Brésil, mais leur valeur est bien in- férieure à celle du véritable rubis balais, variété du spinelle. Le moyen sûr de les distinguer est offert par la réfraction, simple dans le spinelle et double à un certain degré dans la topaze, et par l'électricité pro- duite par la chaleur, nulle dans le spinelle et sensible dans la topaze. Outre la variété rose que nous avons citée, on en trouve encore d'autres parmi les topazes du Brésil, telles que l'incolore, dite goutte d'eau, la bleue, qui passe souvent dans le commerce sous le nom de saphir du Brésil etc. Elles ont toutes les caractères distinctifs de la topaze du Brésil. c) La topaze des Indes, celles de Bohème, de Saxe ou d'Espagne, la topaze enfumée, quarz hyalin. Digitized by 35 Caractères distinctifs : a) Accidents de lumière : dans la topaze des Indes, jaune de safran; dans celle de Bohème, jaune noi- râtre; dans celle de Saxe, jaune pâle; dans celle d'Espagne, jaune de citron; toutes inférieures en éclat à la topaze orientale et à celle du Brésil. b) Pesanteur spécifique: 2,6 à 2,7. c) Dureté : rayant fortement le verre blanc. d) Réfraction : double à un degré moyen. e) Durée de l'électricité acquise par le frottement: une demi-heure. 2 ) La topaze verdâtre dont parle Mandeville, était selon toute apparence la chrysolithe ou le chrysobéril, appelée du premier nom, quand la pierre est d'un vert jaunâtre, et du second, quand elle est d'un jaune verdâtre; son nom minéralogique est cymophane, d'un mot grec qui veut dire luisant. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière: jaune verdâtre ou vert jaunâtre, à reflets d'un blanc laiteux, éclat très vif. b) Pesanteur spécifique: 3,8. c) Dureté: rayant fortement le cristal. d) Réfraction: double à un degré moyen. 8 ) „ Topaze assez grande pour en faire des images". Ce ne peut être que la topaze de Bohème, ou celle de Saxe que nous venons de décrire, quarz sans grande valeur. «XX- — Digitized by 36 /Hni.motf. J2. X amattste *) rat trae pierre lit routeur molette fnmmt mit rouge, et te trouiir en jftfyropte, en ^tt&e et Êeemame et ett plusieurs autres 4£t elle est bée iroer lu pierre te aartmmr sur le mmtbrxl te V fjtmtme quart* il est tare, elle âte rrarogtterie lté l'Iptmme; elle twmt au? ttetteum (tfyaôseuro) lté httn saunage* à Ira prendre. Notes, *) L'améthyste orientale n'est qu'une variété du corindon; c'est un rubis de couleur violette ordinaire- ment faible, quelquefois très-foncée, et il présente tous les caractères distinctifs du rubis oriental* L' améthyste ordinaire, qu' on trouve au Brésil, en Sibérie, en Allemagne , en Bohème, en Espagne etc. n' est qu' une variété du quarz hyalin. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière; de couleur violette, tirant mir le noir dans celles d'Allemagne et de Bohème, rare- ment répandue uniformément; éclat très-vif de jour, terne à la lumière d'une bougie. b) Pesanteur spécifique: 2,7. c) Dureté: rayant fortement le verre blanc. d) Réfraction: double à un degré moyen. e) Durée de l'électricité acquise par le frottement : une demi-heure au plus, souvent moins. Digitized by 37 UJttrtûtt *) est Itt ligne tkt rtdkœ; tt est rouge rumine pumme lté grenate, il est mulet et fort preneur; quanti il tat mm sur une cfyuse nuire, il m regtatit plue fort. îfl îtonne murage au mur, il met {pire tristesse et amène liesse (pue), /fturuns ttisent qu'il a les uertus lté la ïfarintr (ÎJparrotlje) mais il n f est pas nrai, rar aucunes ;armtes snnt appelées grenates et snnt tnwures en ïfnlte, en iftfytnpie et autres parts, en fleuues lie jBaraîns, et uers jftle?anïtrie et Iljir; rette sernnïte jarmte a toutes ses nertus» Notes. *) Le grenat fournit les pierres précieuses appelées grenat Syrien, grenat de Ceylan, grenat de Bohème et vermeille, nom qu' on lui donné quand sa couleur tire sur le rouge orangé. (ireiat Syrici. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière: d' un rouge-violet velouté. b) Pesanteur spécifique: 4. c) Dureté: rayant fortementjje cristal de roche. d) Réfraction: simple. e) Action sur l'aiguille aimantée: sensible. Digitized by 38 Grenat de Bthème et Grenat de Ceylan. Caractères distinctifs : a) Accidents de lumière: d'un rouge vineux, mêlé d'orange. b) Pesanteur spécifique: 4. c) Dureté: rayant médiocrement le cristal de roche. d) Réfraction: simple. e) Action sur l'aiguille aimantée: sensible. Digitized by 39 fêirrrr îïu Soleil. ^000000 00000000000000000000007)5^? ■ a pierre tiu J&oletl *) rat notre et rontit a Mandera neme*, et aurunea feia bleues, île laquelle eat un îiduj? rapon romme la lumière îiu aoleil ; ai elle rat miar en une maison en la lueur îm «oleil, en un uaïaaran (en un uaoe) auer nette eau, elle rendra granité rlarté; elle naut au? jBrmrta rar elle le* garire et fait fouiller îte tout; elle arrroît rufyeaae et îtammatmna et fait aimtr ttéltrt et garïtr le* nertu* îtu força. Notes. *) La pierre du soleil ou aventurine orientale est une variété du feldspath. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière: fond d'un jaune d'or, parsemé de points d'un jaune rougeâtre, éclat très- vif. La pierre de soleil est chatoyante, expression qui veut dire que l'effet de ces pierres est de montrer par une certaine exposition à la lumière, un ou plusieurs rayons brillants, colorés ou non colorés, au dedans ou à la surface, partant d'un point, comme d'un centre, s'éten- dant vers les bords de la pierre, et disparaissant par une autre exposition à la lumière. Pour faciliter cet effet on taille ces pierres en cabochon. Digitized by 40 b) Pesanteur spécifique: 2,6. c) Dureté: rayant légèrement le cristal de roche. Cette pierre, assez rare, se trouve dans l'île de Cédlovatoï, près d'Archangel en Russie, à l'île de Cey- lan et dans les environs de Tvedestrand. La pierre de soleil dont il est question chez Man- deville, noire et à blanches veines, n'était peut-être qu'une agathe rubannée, dite zonaire, ou bien, considé- rant qu'il conseille de la mettre dans l'eau pour qu'elle déploie ses couleurs, ce devrait être l'hydrophane, dite oculis mondi, œil du monde, quarz résinite hydro- phane, à la couleur blanc-grisâtre, quelquefois blanc- jaunâtre ou brunâtre, faiblement translucide. Cette pierre est, dans son état ordinaire, un corps spongieux, parsemé d'une multitude de vacuoles rem- plies d'air. Plongée dans l'eau, elle s'imbibe dece liquide dont les molécules remplacent celles de l'air; quand on la retire, il se trouve que la pierre est devenue beaucoup plus translucide, elle donne des couleurs vives et est irisante comme l'opale, effet qui se perd quand, après son dessèchement, la pierre retourne à son état primitif. On taille l'hydrophane en cabochon, et, dans cette forme, après son imbibation, elle réfléchit fortement les rayons de la lumière, de manière qu'étant exposée au soleil, elle en rend l'image avec un éclat assez vif. Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. i -ii 41 jBirrrr îïr la ïitnr . *S ^ ^ ^ pierre île la lune *) rat pierre blandjr anrr iiemea et tatfyea aur noir du aur rouge, au tir ritnn* lElle luit aunmea fma île nuit, atromme ni pleine lune, autre fma elle we luit paa ni quelquea Ipeurea* lElle garîïr Ira nrrtua tiu rorpa tt fait légèrement gemmer reu? qui liant par mer, elle gar&e île tempetea et île périla; elle arrroît lea friena temparela; elle naut à impétrer (mapirer) lea iroblea ttyoaea et fyomtrura; elle guérit lea Umattquea et garîte lea (arrima* Notes. l ) La pierre de lune, argentine, œil de poisson ou lunaire, est, comme la pierre de soleil, une variété du feldspath, beaucoup plus commune que l'autre et n'en différant que par la couleur, qui est d'un blanc mat, chatoyant de blanc. Quand la pierre est taillée en cabo- chon et quand on la fait mouvoir, les reflets semblent flotter à l'intérieur. Caractères distinctifs comme pour la pierre pré- cédente. 6 Digitized by 42 K>0 îfanittt. a jarmtr *) rat tint pirrrr qui a troia roulrura, rougr ntrm, molrt du bleu ; rllra dont trouurra rit pluatrura partira; toutra îtannrnt pur rt liraar* Ira raprrra rougra aont Ira mrtllrurra rt aont armblablra au? grrnatra, rt toutefois il j a tnffrrrnrr, rat rllra nr aont paa ai purra tir roulrura, maia plua palra. îfanntr molrttr rat ai prrnruar, qu 1 rllr mur tir roulrur, m rlair ou troubla arlon Ir trmpa* /fturunra aont m partira rougra rt blantfyra rt aonttiurra pirrrra, rt toutra ont rrttr mtmt nrrtu, tût, qui portr ir rllr pirrrr aur lut, il prut allrr aûrrmwt où il nouttra, rllr arquirrt pai? au? rorrompua ; pratilrnrr nr pourra nuirr à rrlut qui la portr rt nr pourra rtrr blraar tir raauoaia rngm* îfl pourra allrr aûrrmrnt par Ir papa, rar il arra rrru aprmrnt (rommr il airti) rit Ijotrla où il oirnîira; rllr arromplit Ira fuatra rt raiaon* nablra prtttiona ou rrqurtra, iDn rn trouur pluairura rn Jfrijiopir; rllra ualrnt rontrr arrpmta rt urnm rt rmtirnt l 1 fjommr granru? à ftiru rt au? gruau, Ifanntr rt grrnatr ar roïnntimt m urrtua. Digitized by i i_i Google 43 Notes. *) On a confondu longtemps sous le nom d'hya- cinthes, différentes pierres dont la couleur est un mé- lange de rouge et de brun; telles sont la vermeille, variété du grenat, l'hyacinthe zirconnienne, variété du zircon, la tourmaline de Ceylan, variété de la tour- maline. L'examen de la pesanteur spécifique donne facilement le moyen de les distinguer. Voyez l' appendice des pierres précieuses, neuvième tableau. L'hyacinthe proprement dite, est d'une belle cou- leur orangée ou aurore, tirant sur le ponceau, sans points et d'une limpidité extrême. Quand elle a toutes ces qualités, on l'appelle l'hyacinthe la belle. C'est le Ka- neelstein de Werner (kaneel veut dire en hollandais la canelle), ou l'essonite de Hatly, d' un mot grec qui signi- fie moindre, inférieur, l'hyacinthe étant moins dure, moins pesante et moins éclatante que le zircon ou grenat, deux substances auxquelles on la réunissait autrefois. On en trouve aussi d'un i^une de safran plus ou moins orangé et d'un blanc-jau/iâtre ressemblant à l'am- bre, dont elle diffère cependant par la dureté et le poids spécifique. Elle présente ordinairement un mélange de rouge aurore et de brun, il est très rare qu elle soit pure. L'hyacinthe bleue n'existe pas à notre con- naissance. Caractères distinctifs : a) Accidents de lumière: la couleur, vue par réfrac- tion, est rouge ponceau, lorsque la pierre est éloignée de l'œil; elle présente le jaune sans mélange sensible de rouge, lorsqu' elle en est très rapprochée. 6* Digitized by 44 b) Pesanteur spécifique: 3,6. c) Dureté: rayant faiblement le cristal de roche. d) Réfraction: simple. L'hyacinthe se trouve particulièrement à l'île de Ceylan, cependant Hatty en avait une dans sa collec- tion, trouvée en Angleterre; celles de Dissentis, dans le canton des Grisons en Suisse, du St. Gothard et du Piémont ne sont que des quarz. Digitized by Google 45 /IRûrgumtr ^ ^ ^ i ^> largurntr l ) rat une ptrrrr apprlfr oignon, rar | rllr rat ïir pluatrura oftrmrna; rllr a plnatrura rôtra, Vum ayrta T autrr, rommr un oignait; v rllr rat rnnïïrnarr rn graurllr (grautrr) rn rnira îir mtr et ni autrra Hroora, île la roarr ttu nrl, at rommr Ir înamant, rt rat faite ttr la ttttr roarr; at rllr rat ronttrnafr ttana la mattnrr rt rllr aort jwrr rt rlatrr, attonr (alora) aont Ira prrlra blanctyra, rt at la roafr rat rnnîtrnarr au? iirprra, rllr n f rat jmrr rt Ira prrlra aont troublra rt mal rolorrra» Ira prrlra apatarnt trr (rolrrr) rt mrlanroltr, rllra ïionnrnt Itraar (jntr) rt oalrnt à ronfortrr Ir nrur, Ir oa- laatn (?) rt rnflurr Vratomar rt rontrr Ira Aurions tir aang rt Vantera fjumrura; rllra ronfortrnt la mir rt prorurmt pat? rt ronrorïtr rt ramènent la prnarr rt donnent bonnr mémoire à la prraonnr* Notes. *) Evidemment, il est question ici de la perle, Margarita, en latin, signifiant perle. Or, personne n'ignore de nos jours, que les perles ne sont pas des pierres, mais une substance calcaire, dure et blanche. Quoiqu'il s'en forme plus ou moins de pareilles dans toutes les coquilles, on n'a donné le nom de perles qu'à celles qui, par leur beauté et leur blancheur, se Digitized by 46 distinguent au point qu'elles ont la valeur des pierres précieuses, et qui se trouvent principalement dans trois espèces de coquilles. La première est nommée Melengrina margaritifera, Avicule perlière, Aronde perlière, Pintadine ou mère- perle; on la trouve sur les côtes de Ceylan, dans le golfe persique, sur les côtes de Java et de Sumatra, sur celles du" Mexique, en Californie etc. Elle fournit les perles fines, dites orientales. La seconde est nommée TJnio margaritifer, Mulette margaritifère. On la trouve dans plusieurs fleuves et rivières de l'Europe, comme le Don, en Russie, l'Hz, en Bavière, le Wattawa, en Bohème, l'Elster, en Saxe, etc., et dans quelques fleuves de l'Amérique du Nord. La troisième est la coquille commune, nommée Mytilus edilus, que l'on trouve à l'embouchure du Con- way dans la province de Galles. Les perles fournies par ces deux dernières coquil- les, sont d'une qualité inférieure, et portent dans le commerce le nom de perles d'Ecosse ou de Passau. L'animal qui habite ces coquilles et qui est assez petit en proportion, est du genre des mollusques; ani- maux invertébrés, au corps constamment mou, sans squelette intérieur ou extérieur, enveloppés d'une peau musculaire ou manteau, à la surface duquel se développe le plus souvent la coquille en une ou deux pièces, à circulation complète et à sang blanc. Tantôt attachée à l'intérieur, vers les bords de ces coquilles, tantôt détachée et libre, tantôt cachée dans le tissu du manteau, et tantôt dans le corps de l'animal même, on trouve la perle, substance globuleuse, d'un blanc nacré, mat, argentin, d'une grande dureté, infé- rieure cependant toujours à celle de la coquille même. Digitized by Google 47 Maintenant, quelle est l'origine de la perle? — Les opinions sont très partagées sur ce point. Selon les uns/ ce sont des œufs non fructifiés de ranimai, selon d'autres, c'est le produit d'une maladie du même, ou bien celui d'une sécrétion déterminée par la piqûre d'un petit ver et par laquelle le mollusque l'emprisonne, ou tâche au moins de remplir l'excavation qu'il a faite. La texture de la perle est une série de couches calcaires, concentriques, ressemblant, comme Man- deville l'observe très bien, à une pelure d'oignon. Des observations microscopiques ont démontré que la perle renferme presque toujours dans son intérieur soit les restes d'un animal, soit un grain de sable, soit enfin une fibrille du règne végétal, formant, pour ainsi dire, . son noyau. Le nom de perle vient, selon Pline, de perna, nom d'une coquille qui fournit la nacre, selon d'autres de perula ) petite besace, ou, enfin, de pirula, diminutif de piruSj poire, à cause d'une ressemblance de forme. On distingue les perles soit d'après leur forme, soit d'après leur grosseur, soit d'après leur couleur èt leur teinte nacrée ou orient. D'après la forme: il y en a de rondes, qui sont les plus estimées; d'autres sont ovales, allongées, dites en poire, qui sont aussi très recherchées, et d'autres biscor- nues ou baroques, objets de curiosité offrant quelquefois de la ressemblance avec des animaux ou divers objets. D'après la grosseur: les petites sont appelées semences, les plus grosses, paragonnes. D'après leur couleur et orient: elles passent du blanc azuré au blanc jaunâtre, au jaune d'or, au noir bleuâtre, au noir décidé ; il y en a aussi de roses et de violettes ; les blanches sont les plus estimées, les jaunes Digitized by 48 et bleuâtres , les moins précieuses, les noires, très chères, à cause de leur rareté. Coque de perle ou loupe de perle, est un nom donné dans le commerce à une couche extravasée, enlevée à la coquille, moitié nacre, moitié substance de perle; les bijoutiers en collent deux ensemble, en forme de perles, pour en fairç des boucles d'oreilles, des colliers de femme etc. Les perles étaient déjà connues dans la plus haute antiquité. Elles servaient d'ornemens aux idoles, aux couronnes, et aux vêtemens des rois, des princes et des femmes. L'histoire de la perle de Cléopatre, qu'elle fit dissoudre dans du vinaigre et qu'elle but, pour gagner le pari qu'elle avait fait, d'engloutir dix millions de sesterces (environ un million de francs) dans un repas, est bien connue. Une des plus grandes perles qui existe, pèse 126 carats; elle est en forme de poire et s'appelle la Peregrina; elle est actuellement en possession de la princesse Joussoupoff; on prétend qu'elle a été estimée 80,000 ducats, ce qui nous paraît plus qu'exagéré. Une autre perle, pesant 45 carats, a figuré à l'exposition de Paris en 1855. Jusqu'au poids de 10, 12 et même 20 grains (quatre grains font un carat) les perles , quoique très précieuses, ne sont pas rares ; on rencontre souvent des colliers de deux ou trois rangs de cette grosseur; du poids de 30 à 40 grains, il est déjà difficile d'en réunir assez pour former un collier; au delà de ce poids, quoi- qu'on en trouve souvent dans le commerce, elles sont rarement rondes, mais ordinairement aplaties d'un ou des deux côtés, ce qui leur ôte beaucoup de leur valeur. Digitized by e 49 66b66v l f a tint? mamtrta Ht ïfaapr It otrt tatTt mttlltur quanti tl a gmtttra rougto ou tiortta, .rt It titaprt; atlour (alors) tôt trte*prtrttu? tt gutrtt tito firort* tt ti f tyrtirop tott, tt naut moult au? femmes qut sont ttt ptmt lit tranatUtr tt'ntfant, car tl It toute fytttt) fyoro, mf ou mort; tl tttmnr ûurrtt tt arrroft If nnneur tt oaltur ; tl âtt fantaisie tt gutrtt morsure tit tête uémmeuoe, pouîire uenur tir lut oaut à rrfrrmtirt fluxion ttt sang; ot ntum tôt apporté titiiattt rrttr pttrrt, tantôt tilt titmmut par outur» îfl tt f appartient paa à la femme ttt la porter, rar tilt empêdje ttt ronrrooir ; tilt otut ttrt aootot tn argent tt portée tn titjrtrt (ïiroitt) parttt tit la personne. Notes. *) Jaspe sanguin, Héliotrope, quarz agathe vert obscur ponctué; fond d'un vert plus ou moins parsemé de petites taches d'un rouge foncé, translucide, au moins dans les fragmens très minces vers les bords, quelquefois dans toute la masse lorsque le morceau a peu d'épaisseur. Jaspe. Quarz jaspe toujours opaque; rouge bru- nâtre, gris-verdâtre, jaune. Digitized by 50 Jaspe rubanné et Jaspe onyx. La différence entre l'un et l'autre dépend du sens dans lequel un jaspe, composé de couches successives diversement colorées, a été taillé ; il est rubanné, lorsque les bandes sont la- térales, onyx, lorsqu'elles sont superposées. Une des variétés les plus estimées est celle qui offre des bandes vertes sur un fond rouge brunâtre. Jaspe égyptien, caillou d'Egypte. Bandes ou zônes d'un brun foncé, sur un fond de jaune-brunâtre. Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. Digitized by P% Irrtotrr *) rat pirrr qui rat trouorr au orntrr Vuu tfyapon tt rat blandjr tt pair sur mamrrr tir aouffrr; rllr rat fartr aurunra fota m quatrr ana, autrra fbia ru arpt rt ritrarr ni tii? ana; rt la plua grantir u 1 rat que tir la quantité ti f uur frur ; rllr tionnr mrtotrr en bataille rt m plartïof er ; rllr partir la ferre ttu rorpa rt quanti on la met rn boutfyr, rllr âtr la aoit Jfllr fait rrtnurnrr la personne qut rat ttrf)ora tir aon pafa rn ara poaaraaiona, rllr fait rrlut qui la porte granru? rt libéral (grnrrru?) rllr Ir fart sagement parler rt rmti orr- turu? en bonnea mceura; rllr multtplir grârra rt amour mtrr mm rt frmmr rt gurnt Ir mal tira ft\x?+ Jft quanti on la mrt rn aa boutfye rt qu'on rrqutrrt qurlqur grârr, rllr la fart imprtrer (obtenir) rt toujours, quàntï on la tient rn aa bouder, rllr a plua grantira orrtua rn toutes ctyoara; rllr arrroît putaaanrr îffjabiter charnellement; rllr nrut être rnctyaaarr rn or. Notes. l ) Nous nous trouvons en présence d'une de ces pierres fantastiques du moyen-âge pour lesquelles il est difficile de trouver un équivalent. Le nom d'alectoire 7* Digitized by 52 vient du grec, alector, coq. Quoiqu'il se forme de cer- taines concrétions dans l'estomac et dans les intestins de quelques animaux, tels que la chèvre, la gazelle, le chamois, le porc-épic, le bœuf, le cheval, le caïman, concrétions auxquelles on a donné le nom de bézoard (voyez plus loin cet article), ce cas ne se présente ja- mais dans les individus du genre des gallinacés. Il se peut qu'on ait trouvé une pierre dans le ventre d'un chapon, mais dans ce cas, elle ne s'y était pas formée, il l'avait avalée. On donne quelquefois le nom d'oeufs de coq à une espèce de petits œufs jaunes, que l'on trouve dans les poulaillers et qui, au dire du vulgaire, contiennent un serpent. Ces œufs sont le produit d'une poule jeune ou épuisée, et ce que l' on prend pour des serpents, sont les cordons que ces œufs ont conservés. H est possible qu'un œuf pareil, desséché et endurci par le temps, ait passé pour l'alectoire. — 53 lTaooiîJonif. 660666 6 rûmibmnt l ) ta* pitrrt Mandat du fcltut, tir nw* leur pâlt tit tnffrrrntta raptrta tt tn «tint tir ^trow mamrrra; tUt oaiit nmtrt mamiata tngma tt fctrtptum* tt tumttt mrtoirt tn plaît (plai* îïoftr) tt tataillt; tUt artit tn mandarinats tt tn autrra braagnta; tUt Haut nmtrt illuauma, fantaïaira imtant tit mt'lannilit, femme bnnnt tloqntnrt fet parler, garfet Ira urrtua feu rnrpa, rraiatt au ntnrn tt fetlnirt ïit trmprtr ; tUt gacfet feu feu tt ttt P tau tt ntut rtrr aaaiat tn or. Notes. *) La calcédoine fait partie des pierres qui présen • tent la matière du cristal de roche diversement modifiée. De la classe de celles aux couleurs simples, on distingue: a) La Calcédoine; quarz agathe calcédoine; d'un blanc laiteux, d'une transparence nébuleuse. b) La Saphirine; quarz agathe calcédoine bleu; d'un bleu tendre avec mélange d'un blanc laiteux. c) Le Plasma, quarz agathe calcédoine chloroïde; d'un vert d'herbe assez souvent entremêlé de blanc-ver- dâtre et de jaune-brunâtre, distribués en taches. Digitized by 54 d) L'Enhydre; quarz agathe calcédoine enhydre; on appelle ainsi des globules creux de calcédoine ve- nant de Monte-Berico dans le Vicentin, renfermant de l'eau que Ton peut voir aller et venir, à travers la croûte translucide de ces globules, quand on lès remue. De la classe de celles aux couleurs variées : e) La Stigmite, ou Gemme de St. Etienne ; quarz agathe calcédoine ponctué; fond blanc laiteux parsemé de points rouges. Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. 55 AD ^ ^ arïioma 1 ) rat unt pirrrr falantfye; il en eat île nnq mamtrra; aucunes foia partager rnmmr •b^fF^la pitrrt Votif?, il nt unt parttt blantfye ^ti l'autre noire; et aucunes fin* elle rat surmontée îïe rougeur et aïïonrquea rat appelée 4£arîu>mr~ la moindre rlaire naut le mira?* it aartonm tïonne belle rouleur du omage, et fait djaate la personne et Ijumfale, prête tyartntaat et conforte la nue, détruit Ira maléfirea et Ira titdf aittrmtti* ; il naut contre le fin? lira femmra et contre totta flujr «ait* guma. JDit le troune rtt îfnfct, tn Iffetr, rtt /Hrafcie et Notes. *) Sardoine; quarz agathe sardoine; d'une couleur orangée, qui d'un côté passe au jaune pâle et de l'autre, au jaune-brunâtre et même au brun-noirâtre. On a donné le nom de sardonix à une variété de l'onyx, composée de deux couches; l'une de sardoine aux couleurs sus-mentionnées, l'autre d'agathe blanche; elle a été très-employée chez les anciens. Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. Digitized by Google 56 JtJi ^ — — r — lOfriooiitr. k^" \>QOôô6o 6600606 060 ooooo<>à660fl6oooC^ jrœnlitr *) rat pitrrt niiilfiir tftatt fcr mtr urrtr rraplrnînaaantr rnmmt or; mat ait an* hil tUt rtmrrUt rnmmt ftiu iEUt tfyaaar Ira matmam amtgt* tt Ira tsprtte; rrttr pierre rat tourne pour ftu? qui « mêlent lie ttérnmtdttrte; elle *e tnwor ttt lEtlpopie* Notes. *) La Chrisolithe est une variété de la cymophane ; son nom vient du grec, chrisos, or et lithe, pierre. C'était une des pierres qui formaient le „Urim et Thumin" (le rational) du grand -prêtre des hébreux. On la trouve au Pégu (dans les Indes), à l'île de Ceylan, au Brésil et en Europe à Kozakow en Bohème. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière: jaune- verdâtre à reflets d'un blanc-laiteux mêlé de bleuâtre, éclat très-vif. b) Pesanteur spécifiquè: 3,8. c) Dureté: rayant fortement le cristal. d) Réfraction : double à un degré moyen. Cette pierre est identique avec le chrysobéryl. Digitized by 57

_9 „3> , . — — — S^^^^'^^ Lnijr tôt «tir pitrrt autr falamtyt* uttnti nu rougt*; **** * m* 1 * 11 * 1 *** Dtrtua^ rar qui la porte \^^^ûu roi ou au \r&, il unit Iraînablra; tUt îlonnt ^ moult tir fantatwt*; tUt prorurt irt tt notât* (roltrt et ftwagrtmrnte) mats tUt ïtannt fjarïïiraat; ai on la fttitt au toi V un tnfont, tUt rrott *a *alnit* JDn la trouut tn îfntït, tn IjAit tt tn /ftraiut* Notes. Comme nous l'avons déjà vu, l'agathe n'est qu'une réunion de divers minéraux, tels que la calcédoine, la cornaline, le quarz, le jaspe etc. Sciée dans un sens perpendiculaire à la direction de ces couches, ses différen- tes coupes sont disposées par bandes parallèles sur sa surface, on lui donne dans ce cas la forme d'une plaque et c'est l'agathe rubannée. Mais si le morceau a été arrondi en colonne circulaire ou ovale, dont la base a été prise dans le sens d'une de ces couches, de sorte qu'elle soit d'une seule couleur et que l'épaisseur offre la succession des diverses couches, placées les unes au- dessus des autres, c'est l'onyx. Cependant, comme le nom vient du grec onyx, qui signifie ongle, et comme Pline déjà, le compare 8 Digitized by Google 58 pour ses couleurs à l'ongle d'un homme, on donne, de préférence, le nom d'onyx aux pierres, dont les couches offrent des teintes blanches, jaunâtres, rougeâtres et brunâtres. La camée est un onyx, qui représente une gravure en relief où l'on a profité des différentes couleurs des couches, pour les mettre en rapport avec le sujet repré- senté. Ainsi, d'un onyx de trois couches, on ferait avec l'une, le fond du tableau, avec l'autre, la matière de la figure, et avec la troisième, celle de la chevelure, ou des divers ornemens de la figure. Digitized by 59 lErioojjaQ. oaaaaaadaftaaaaaa* rmopaa oittit Vî|fàit, il ta* lit mdt nmlritr, mtlh rmttmr }uz fct pmrrau rt ditnmr* fm* gnuttta îmrtra ; on rtt troitor ytu ttUnnnt grart* à rtlui qui It partt rt rat tan pour 1rs frit?~ Notes. La chrysoprase, qui n'a été trouvée jusqu'à pré- sent qu'en Silésie, a, par ses caractères, de l'analogie avec la calcédoine; mais elle s'en distingue par cette belle couleur d' un vert-pomme, qui lui assigne un rang parmi les pierres précieuses. Le nom de chrysoprase, qui vient du grec chrysos, or, et prase, vert, remonte à une haute antiquité. Pline raconte qu'on en trouvait beaucoup et en grandes masses aux Indes et qu'on en formait des vases. C'était donc évidemment autre chose que la chrysoprase actuelle, trouvée, à ce que l'on dit, pour la première fois en Silésie, en 1740, par un officier prussien; cependant dans les mosaïques du dôme de St. Veit à Prague, qui datent du quatorzième siècle, on en trouve de beaux fragments. Une particularité de la chrysoprase, c'est qu' avec le temps elle perd de sa couleur, que la chaleur et les rayons du soleil lui enlèvent. Le chimiste Klaproth a 8* Digitized by Google 60 découvert qu'elle renferme une certaine quantité d'eau. On rend, en effet, son éclat à la pierre décolorée, en la mettant, pour quelque temps, dans une terre humide, ou dans du coton mouillé. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière: d'un vert de pomme ou d' un vert-blanchâtre. La pierre n' est que translucide. b) Pesanteur spécifique: 2,6. c) Dureté: ne rayant pas le cristal de roche, rayant médiocrement le verre blanc. Digitized by 61 ■tUtoint" 1 ) rat tttte pitrrt trounre tir ïanîit (?) tt ^ ^ m sont tit tttst^ mamrrra. l'unt tôt rouaar tt Vûuttt nairt. lu rouaae oaut au? lunatiqura, ^ tt à ttitjr qui sant Ijare tira «tna, tUt gutrit Ira langura langutura tt fait plaisant tt feint portant relui qui la partt, tt timt ftrt htt tn un tiraptltt ttr tailt tt parti tiraaaua la «nratrt awatllt; tUt gutrit lit malaîiit îiant on aouffrr. la nairt rtlittamt mut htt partît tn ttllt (mnttt) manière; tUt fait mtnrr à bonne fm toutra fceaognea etïumne grârt tintant Ira grantt*; l'eau îïont tUt tôt lantt ronforte Ira ptu? tt ai elle tôt rmielop* pée tian* un tirap tit lin tt puia aprra aua un autrt tirap enaaffranr, rt tirap multiplie tt arrroît ara otr~ tua, tittruit Ira fthirra tt purge It rorpa tit mauuaiaea fjumeura ; tt 01 la nmrt rat enueloppée tn unt pfjiole tit rrliîiome tt an la met tn aa baudpt, tilt fait rtlui qui la partt imustblt* Notes. x ) On donne le nom de chélidoines, ou pierres d'hirondelles, à de petits cailloux presque lenti- Digitized by 62 culaires, de nature siliceuse, très polis, appartenant aux agathes. On les trouve dans le lit de certains torrens et surtout dans les grottes du Sassenage, près de Grenoble. On a cru longtemps qu'ils venaient des nids d'hirondelles, c'est ce qui leur a fait donner ce nom. 63 OOOO O OOÇO Q 'jOOOjSO OOOuOOOOOOOOoV lagnrt, r'rat a îiire aimant, il attire Ir fer; aiïr ïriamant n f p rat pas, il nr tire paa„ 45i on Ir met aur le ttyrf (la tttt) Ht la frmmr t ntiormie, ai rllt rat bfalt rllr rmbraaarra aon mari, rt ai rllr n f rat paa louait rllr djrrra (tombera) îiu lit, tir la prur qu 1 rllr sentira. 45i an mettait tir la pouttrr V aimant aur mfe dpadbna Itana Ira quatre rarrra tir la maison , a f m* fuiraient rrujr qui aant tirttana* £rttr pirrrr rannirnt m amour rt m mariage; rllr îionnt grârt rt fait parlrr brau ; qui m boit tir la pouttrr anrr tiu lait, gurnt l^ropiair* £ettr poutirr, miar aur brûlure, fait guérir, miar anrr omtment (baume, onguent), naut à tirer frr tirtyora tira plaira. 0n Tapprllr la pirrrr tira mannirra, rar rllr Irur tiémontre Ira partira tiu neL Notes. Aimant (par contraction du grec adames, adaman- tes, diamant, à cause de la dureté de la pierre d'aimant), nom donné d'abord à une espèce de minerai de fer, d'un aspect métallique, d'un noir brillant et qui a la pro- priété d'attirer le fer, l' acier, le cobalt et le nickel. La pierre d' aimant, ou aimant naturel (fer oxydulé magné- Digitized by Google 64 tique) se trouve en Suède, en Norvège, à l'He d'Elbe et aux Etats-Unis d'Amérique. Une aiguille aimantée suspendue librement, prend une direction déterminée du sud au nord. La force direc- trice à laquelle elle obéit, réside dans la terre qui est elle-même, un vaste aimant. Les anciens connaissaient les propriétés de 1' aimant. Les chinois ont connu la boussole depuis des temps im- mémorials, ils s'en servaient plus de 2.000 ans avant J. C. En 1180 de notre ère, il en est parlé en Europe, sous le nom de marnière ou amanière, mais l'usage n'en fut rendu commun que vers l'an 1300, par Flavio Gioja d'Amalfi, que l'on nomme vulgairement l'inven- teur de la boussole. 65 JLrattrra rat ptrrrr ttmrr rt trouble; ai on laor ad ^ boutât tir ttttt pirrrr, rllr Haut a ttlm qui lu <^fp^ pnrtr îïeîiana, far il «aura rt qu f mt pensera ^ tir lut, rtt font rt m mal; rt Ira femmea tir pourront rfatatrr a ttlm qui la portera, maia lui arrompliront aa oalotitr; rt ai un Ijomme était tout ttu, rt qu'il fut oint ttr miel, rt il aurait rette pierre aur lui, Ira mourra tir V ap* prôneront paa, maia a 1 enfuiront; elle fait grariru? rrlui qui la pnrtr, eapénallement quanti il l f a m aa b&uttyr, miae nettement. Notes. Il est impossible de trouver un équivalent pour cette pierre, à moins que ce ne soit le Graustein, litté- ralement pierre grise, de l'allemand grau, gris, et stein, pierre; nom donné à une substance rangée parmi les roches secondaires et composée de feldspath et de horn- blende, en très petits grains, si intimement combinés les uns avec les autres, que ce mélange forme une masse homogène de couleur grise. On la trouve en Italie et il paraît constant que c' est une lave. H se peut que ce soit aussi la graphyte, synonyme de plombagine, dont ont fait les crayons. Digitized by Google G6 ^ ILurorlmr *) tat pitrrt aur roultur r&ugt, pâlt tt j^ltp otarurr; qui lu pnrtt tu sait ttnigt du sur : ^^^Sy^a0ti rnu, il fuit pai? tt amr&rîtt rtîlomtt b fymttttur tt mrtmrt tu plaît ; tilt rtatrtmt It a66QO(!>6o6oo6o666(!>66V fytta, qui tat appelée ta pierre Ht r jftigle, rat aurunra fbia roulrur Ht porarr, aurunra fbia blancfyr du rouaar, aurunra sont blrmea, au* runea sanguine*; tllr rat appeler la pitrrt poignante, r'eat à Hirr qu'elle (dit ronrrooir enfant; elle eat ronHe pitrrt; elle a une propriété en aoi, qut l'aigle porte rrtte pitrrt en aon nttt; elle uaut à femmea groaara, rar elle garHr Itur fruit tt fuit enfanter sans gfanîre Houleur rt îroit être liée en aeneatre braa ou nu roté omettre ; elle fait aimer d^aateté^ garHe 1» enfant* Ht malaHie tt allège Ira malaînra Hont on tombe en ttrrt (épilepair), 01 aurun îroute îr'étre rmpoiaonné, tt ai il j a Hu uemn aur la table, rtlui qui la portr n'aura aurun Htair Ht manger Hea manHra, tant qu 1 il aura la pierre aur lui, et sitôt que le uemn sera oté Ht la table, il aura Htair Ht manger ; elle arrroît bonne fortune, fait aobre et Honne mrtoirr* JDn trouue rette pierre en jBrrar Hana It mH Ht V aigle, et puia aur le nuage He la mer et Hea fleuuea ; elle Huit être portée au roté arnratrr He la personne; à rt même uaut la pierre qui ae trouue Hana la tete He V aiglt. Notes. Pierre fantastique pour laquelle nous ne savons pas d'équivalent. Digitized by Google 69 ^Jilrntr rat pirrrr obarurr rt tirr aurunra fbta sur ^ It noir, aurunra fbta aur le iirrt, rnmmr It ^^^îfiiapt; tilt rroît rt ftrrroît rnmmr la lunr, elle * garfrr Ira frmmra groaara rt Ira fart rnfantrr rtt trmpa rt fyrurr; rllr îrnnnr paijr rt ronrortor rt oaut a rrnmtthrr Ira amourru?, rllr gurnt Ira rtfytqura rt abataar Ira rnflurra, 0n la trnuur m J\nUt rt m |Brrar~ Notes. Voyez à l'appendice des pierres semi-précieuses, le jade oriental, selon toute apparence la silente de Mandeville. Digitized by 70 'QOOQQOOOQQOC gâtisme rat pierre ftr roulrur îrr pieft Hr tfyhirr, far elle eat entremette; rt fart oamrrr 0» ennemi* en ponte* et en bataille* rt relui qui la porte ne peut être uamrtu Notes. Gagatis est le nom d'une pierre déjà citée dans le traité d'Onomocrite (voyez notes à l'article : Ligure). Ce nom se retrouve dans plusieurs ouvrages des anciens ; c'était, selon toute probabilité, une agathe aux couleurs de la chèvre-feuille, jaune et blanc, ou rouge et blanc. Gagat est le nom allemand pour le jais ou jayet, pierre noire (voyez l'appendice des pierres semi-précieu- ses), ainsi nommée par Greorg Agricola, un des plus an- ciens minéralogistes, né en 1490 à Grlaucha en Mismie (Meissen, en Saxe), mort en 1566, qui se fixa à Chemnitz pour se livrer à l'étude des minéraux, et qui dérive ce nom du fleuve Graga en Lycie — Asie Mineure — où, selon lui, cette substance se trouve. -sot- Digitized by 71 ILtramon *) tn grtr ; r'tat à Hirt tn latm falgur, ^| tt tn français on l'apptUt la pitrrtHt Vtdmt; j^^r^ r'tat It rtapltnHiaaant qui luit aiiant It ton* ^ ntrrt tt tUt tombe aorr It flufttr nu It rtapltnHiaaant iEUt jarHt rtlui qui la portt tfyaattmrnt Ht trmprtt tt Ht fouîrrt, tt la maiaon, nu la mUt, qui tn atra muironnrr nu ttmtt, atra garHtt; tUt garfrt 1» manmrra Ht ttmpttt nu Ht ptril, tUt Hmtnt mrtoirr tn bataille tt (ait Hourt atnttur tt Hunnt lira (agrtablta) aongra. îfl f m a îrt pluairura mamrrta, un la trouât tn lSrrmamt, Ht roultur Ht rnatal, tn iËapagnt, raugr tt luiaantt, tn H'autrta Utu?, obarurt du trouble; toutta aant aigu ta tn djtf (trtr) tt rtroitra, tt autrra parte plua largta* Notes. *) Selon toute apparence le céramon est l'aérolithe, en allemand, Meteorstein, substance composée de fer, de nickel, de silex, de magnésie, de soufre et de chrôme, qui tombe en bolide, ou masse enflammée. On voit la masse lumineuse s'agiter avec grande vitesse dans l'at- mosphère, puis il s'en suit, quelquefois à une hauteur considérable, une explosion, et les morceaux tombent Digitized by 72 avec une si grande force, qu'ils s'enfoncent parfois dans la terre à deux ou trois pieds de profondeur. Il est tout naturel qu'on ait prêté, à une époque de superstition, de grandes vertus à des produits, venant, pour ainsi dire, directement du ciel. Les opinions des savants sur les aérolithes, leur origine et leur formation, sont très par- tagées. Anciennement, on donnait aussi le nom de pierre de foudre à la marcassite, que V on employait comme pierre à fusil. i i Digitized by 73 — ^ — ^s: 0oÙàààôôà6àboà6 Q à 66oôà O àa&& e>c>r>à(P t&âpfyfF est ranuenable a ikieu, au? rma rt au? romtes* la première espère ment lté fleuoe Varient et 0e tromie îtans le graiiier; tl f a une manière lté sapfyirs, qui mrnnent lté la profonde lurquir; ils sont obsrurs et ne reluisent pas, mais on a néanmoins souurnt éprouué qu 1 ils ont lté granités nertus* ibamel aima tant le saphir, qu'il l'appela sainte pierre, ou gemme Ites gemmes. iDuanît on le regarde, il finir la pensée au règne réleste; il ranforte les membres et le rarps et îtétournr (empesé) rfyomme V être emprisonné, ou s'il Ta prts sur lui, il ailtera à le Itélmrer; le prisonnier ïrnit en toud^er ses fers et les quatre rotés lté la prison. Ifl rat moult bon pour arrarïtrr les gens ensemble; il est menteilleusement bon pour (aire laoement lté tnutn les bosses Iteltans le rarps, si le mêle* et le Iténue* (ïtelape*) aner Itu lait, et les guérira par la nertu et la ferre que ibieu a Itonnées et ortrofées au saphir; il refroiltit rfyomme qui a trop lté pâleur Iteltans le rarps, et (ait sor- tir la d^aulte malaltie et met la personne en bonne santé; il ôte les immonltires et souillures Ites feu? et les nettoie et les purifie; il est bon pour la Itouleur lté tfyef, et aussi pour la personne qui a puante fyalewe; il Itonne bon 10 Digitized by Google nmaril à rtlut qui It parte tt le rntlt aûr tn toutra affairra; rrfui qui ntut rprouurr It *ftpfyir tt connaître *ra proprittra tt *ra urrtua, tant rtrr tfyaatt, pur tt nrt, sans aumr au- cune anuillurt sur lui quanîr il Ir pnrtt; pui* Ir saptyir tant rtrr tnd}a&*t tn or, rar ara prapnttra tt otrttt» f augmentent Notes. Nous avons voulu rester fidèles à la marche adoptée par le docte chevalier et nous reproduisons les articles saphir, émeraude et autres, dont il a été déjà question. H est difficile de dire pourquoi il consacre un second article à certaines pierres, car, souvent, on ne voit pas trop de différence entre la première description et la seconde. Le saphir dont il est question ici, possède, à peu près, toutes les vertus magiques de l'autre, qui est couleur de sel, tandis qu'il n'est pas fait mention de la couleur de celui-ci; c'est, sans doute, une omission du chevalier, mais comme il ne le nomme plus citrin, nous croyons qu'il s'agit cette fois-ci du véritable saphir. De nos jours, on entend, sous ce nom, une pierre bleue et on distingue: le saphir oriental, variété du corin- don, et le saphir d'eau, variété du dichroïte. Saphir •rieital. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière : bleu foncé, bleu velouté, quelquefois à reflets laiteux. b) Pesanteur spécifique: 4,2. c) Dureté : rayant fortement le cristal de roche. d) Réfraction : double a un faible degré. e) Durée de l'électricité acquise par le frottement: plusieurs heures. Digitized by Google 75 Nous mentionnons encore ici la variété appelée saphir indigo, qui ne diffère que par la couleur de celui que nous venons de décrire. Saphir d'eai. Variété du dichroïte (du grec dis, deux, double, et chroa, couleur), ainsi nommé par M. Cordier, dans son journal de physique, à cause de la propriété optique qui va suivre. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière: bleu- violet plus ou moins foncé, quelquefois clair jusqu'au blanc. Phénomène particulier : un signe distinctif du sa- phir d'eau est, qu'en regardant un morceau de cette pierre, en dirigeant le rayon visuel parallèlement à l'axe de sa forme primitive, la couleur est d' un bleu-violâtre, et qu'au contraire, en dirigeant le rayon visuel perpen- diculairement à l'axe, la couleur est jaune-brunâtre. b) Pesanteur spécifique: 2,7. c) Réfraction : double à un faible degré. d) Durée de l'électricité acquise par le frottement: un quart d'heure au moins. On trouve le saphir à Bisnagar, au Pégu, à l'île de Ceylan et dans les mêmes lieux que le rubis avec lequel il est identique. Le saphir d'eau se trouve à Ceylan, aux Etats-Unis, en Norvège, en Espagne et à Bodenmaïs en Bavière. Le saphir obscur et reluisant peu, pourrait bien être lacyanite, ousappare. Voyez l'appendice des pier- res semi-précieuses. 10* Digitized by 76 ^ *a fart V outre tn outrt; il f a tint manière îrt gtna apant nom jHrmrôpillea, leaquellea nnni tn guerre tt 1» tolltnt (ïru urdbr tolltr, minier) au? griffons rn bataille, la plaint (plate) émerauîir rat moult bonne à soi gar&rr tt mirer; /Rrron tn anait une où il ae rrgar&ait tt mirait, tt aanait par la forte îrr la pierre, rt que îront il uoulait 0 1 enquérir; tilt arrroît rttfyraara à relui qui la porte au roi; elle garfre îrr mauuaiar femme/ qui aurun tyomme attrait à mort (qui otut attirer à soi un fyomme pour lut ïtonntr la mort); elle amende le* peu? à relui qui la regarde et otr tempête et lujrure tt îronne uertu à relui qui la porte lit penser à Biieu; elle îrnit ftre aaaiar tn or. L' émeraude dont on faisait des miroirs, est la pierre obsidienne, ainsi nommée par Pline, d' après un certain Obsidius, qui, le premier, l'apporta d'Ethiopie; c'est Notes. Voyez le premier article : émeraude. une agathe d'Islande, ou bien un verre de volcan, que l'on trouve sur le Vésuve, l'Etna etc. Les anciens péruviens aussi faisaient des miroirs d'une obsidienne noirâtre, dure et pesante. On l'appelle pierre de Gallinace. Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses, ar- ticle agathe d' Islande. 78 |aapr sont ftr neuf mamixra, ils sont lit moult , ftr roulrur* tt «sut trouor* ni moult partira îfnftr*; rtlui qui rat nrrt rtmtmr rmrraultr nmtrr Ir jnur, rat Ir mnmîrrt; mai* s'il a îrr* gouttes orrmrtllr*, il a îrr fautes orrtua, Ir f aapr garfrr P fyommr qui Ir portr ttya&trmrnt, Hr ftrorra rt Vfyftropiair; il aiftr la frmmr qui enfante rnfant, rt fait Pfyommr aimable rt puissant; il reboute (repousse) fantaisie rt rétfyauffr Ir aang* Notes. Voyez le premier article : Jaspe. Digitized by Google 79 ,rt*oltte ressemble à eau fte mer, îrrtrans étmrelles romme or* ifUe est bonne à porter sur soi, rantre naturelle peur; rfyomme qui la porte w n f est point soupçonne Hr maunaisties et moult attte l'fyomme a entrer où lion lut semble, far elle fart graneu? et aimable; et m on la troune perrée et qu'on la met parmi une Mie Vânr (frans une mâchoire ft'âne), on en peut passer le Itiable; elle fcoit être assise en or et portée au senestre rott. ifUe ment V iËtipopie* Notes. Voyez le premier article : Chrysolithe. Digitized by 80 L — ^ — = ^ oooQPO o o g q o j o o o o o oou i K'oo oooo ooTr 1 opare V/ftrabir ment Itta flrtmra fte HUrient; il f tn a île Itru? manière*, rt *ont semblable* à or uiergr; l'une l'est plu* que l'autre; elle* Baient à une maladie qu'on appelle fiel; elle aent la lune, rar quanlt la lune îioit être plumeuoe, la pierre rat relente (ïtf matmaisr oîleur), mai* quanlt il Itott faire beau tempa, elle e*t rlaire et reluiaante; elle refroidit l'fyomme, le renlt plu* ctya*te et moin* lujFuriru?, et ïrnit seoir en or. Notes. Voyez le premier article: Topaze. Digitized by Google 81 Innrleà mennentîte llfnïrt et )tr l f /ÎIrafcir; ormrlro, sarïtotne* et raft*àtome* sont trounre* en* ormMr; l'orinrle fait rfyomme fyarïtî et roura* jeu?; relut qui la porte au îrmgt nu prnïtur à son roi, ft'il oeut parler lté nuit a son amt mort, il parle en formant et il lui soumrnltra au matin lté re Iront le mort a besoin; elle renît (ronserur) la oie à relut qui la porte, arrroît la beauté et est oraie Notes. Il est encore assez difficile de trouver un équiva- lent pour l'orincle, et comme, selon Mandeville, on la trouve avec la sardoine et la cassidoine, ce devait être, selon toute apparence, une agathe. Orthose est le nom qu'on donne aussi au feld- spath. Orincle nous est inconnue. 11 Digitized by 82 0>ftrîïninr. idiome est fte Urtt^r rottleur*, rouge tt noire, mêlée* enaemble; elle retrempe lu mr lit Hjomme tt fait reposer fte nuit, tt le renîï djaate et oergagtiru? (mofteote). Notes. Voyez l'article: Sardonis. Digitized by Google 83 ltdQQîîïOnif. lLû&àùtntnt rat fclamfyt tt ttr tnwfclt Mamfytur; tilt rtati rtlttt qui la jrortt font parfait tt timbrât, tt Partît à ylattmptr, rar a 1 tl la montre à amt afciitraairt, moult lut âttitra à oamrrt *a rattat, rtlw qui jrortt aotr am; IVmrlt tt la ôarïmmt tnatmblt rtnî* l^ommt tntûifL Notes. Voyez l'article: Calcédoine. La dernière phrase est tout-à-fait incompréhensible, à moins que le mot „ entaché" ne soit employé dans un sens tout opposé à celui qu'on lui donne maintenant et ne veuille dire : sans tache. 11* Digitized by Google 84 ►ratr ar tromir tn Jftrtrnt, tn un flrttoe qui a nom > jîïfatr; il j tn a tir tiru? mamrrra; Vtxnt rat ttoirr rt tatfyrr tir fclatttfyra ormra, rt il f tn a où il y a tira rroi? blamtyra, ti ti'aittrra oô il p a ylttair ura figttrra, rommr tira rarra tir fcrtra rt tl'atttrra mamrrra tir figttrra; rllra nmfbrtrnt rfyommr otnl rt aa out; il y tn a qui ont rottlntr tir roratl rt ont goitttra rnmmt or, tt'atttrra qui ont rottlrttr tir nrr, rt totttra aottt feomtra rontrr ntmn rt rotttrr morattrr tir arqmtt; rllr arrrott la ferre tir l'ipram» rt Ir (ait parler hxtn rt \}nn~ nrtrmrttt rt lut tiomtr bnn nmartl, rt Ir (ait plataant a îhitu rt ait montir* Notes. Voyez le premier article: Agathe et puis l'appen- dice des pierres semi-précieuses: Agathe herborisée à dendrites noires, rouges et brunes. Quand les couleurs de l'agathe ne se présentent pas dans un ordre symétrique, mais sont distribuées par veines et par taches contournées, ou anguleuses, elles présentent des ébauches de figures d'hommes ou d'ani- maux et l' agathe prend alors le nom de figurée. Agathe est le nom d'un fleuve non d'orient, mais de Sicile, sur les bords duquel on trouve cette pierre. Digitized by Google 85 JLLnrmlme rat armfelafelt à nerf tte dfmr; rllr rrfrrmt tniia Ira mrmbrra qui amgnrtit, rllr rat surtout yirrrr que Ira frmmra ttmortit ftimrr, rar mmtlt Ira rrnmfortr tir Iritra maktitra et Ira rrttU plataantta rt aimera. Notes. Voyez le premier article : Cornaline et l'appendice des pierres semi-précieuses. Digitized by Google 86 Jalaia rat unt ptrrre laquelle oirut ti'uttr île qui rat rntrr tiru? mrra rt qui a nom Cfynrmtr, rt retrait (?) ruina par mulrur; moult refroidit rfymnmr tir ityalrur tir luxure; quanti an tn tmttfyr Ira quatre partira tte la timbre, tir la aallr du tir *tm orrgrr, attrttn mauoata omm tt 1 p rtttrrra, la trmprtr tt'p toudjrra rt la fmttirr » 1 f djrrra (tomfcrra) pour faire tiu mal; relui qui Ir montre ru îarr tir 00» ntttrmt, arra tt'almrît ttWrarU aorr lut; tl mut être aa*t« tn or. Notes. Voyez le premier article: Balais. Digitized by 87 UVtlna l'emporte tn beauté attr tnutra Ira pierres ^ ^| nittgta, rt dont pista trait? Ira una qttr Ira ^^^atitrra; rrlstt qsti rat rouleur îrr tfyadbon argent * rat atrr prmnpal ïrr toutes ptrrrra* tfl rat Itr at granit aetgneune qttr rrlstt qui le parte entre çrtta, tatta litt porteront donneur et grare et ar réjouiront îte aa ornttr; et Ira fcrtra qui sont malatrra, quanti elles boiront Hr Trait ïrana laquelle il a rtf laiir, tantôt seront gtirnra par la oertu que Bitrst a îronné à rette pierre; elle ïronne aantr att? prst? rt ranfortr Ir rorpa. 0tt Ir tratror au flritor ïru jBaraïna rt mut ftre aaata en ar. Notes. Voyez le premier article: Rubis. Nous ne pouvons que répéter, que nous sommes tout-à-fait incompétents à trouver la raison qui engage Mandeville à consacrer deux articles à la même pierre. Digitized by Google 88 iïUrttoirr* llertotre rat ttnr pierre qui rroît dit urtttrr tttt pon, tt ne rroît que puaiptea à aept ana; rllr n'eat point phta groaae qu'une fène tt eat romme trouble matai; elle ïronnt à Vtynmmt qui la porte, mrtotre, rt ai fyomme ou femme la porte tiana aa boudée moult mut à la amf reatremïrre; plusieurs ttt ont oamrtt lenra rnnemta en bataille; elle arqmert fynn* nenra, et ïronne aottlaa à relut qui la porte; elle fait être atmé ïrt tona, et at femme ïroit ronrruoir et elle la porte le four, elle ronreitra; elle eat bonne à femme qui utile aon nentre; et qui nettt être aimée tte aon aetgnenr, qu'il la porte, et a 1 tl eat Ittjpttnettjr, qu'il ne la porte point aner aot, rar elle pedtratt aa nertiu Notes. Voyez le premier article: Alectoire. Digitized by Google 89 lErtot.d J9 -9 ILriatal tat fclattr tt rrfr&àttt lljmmm, îartra ttr ^ .^triatfilyttttîirr rtat Ifiîioiittt^à fcmrr au? ttmtr* Jc^fr^ nrra le latt m mttltqpltrra; toutfye^ fttt rriatal ^ la yirrrr qui semble aimir yerfctt an otrttt, rt tUr la rmmonra, ai ooita nmfeaae* Ir yrtfyr par lequel la pierre a ptrîiu aa oertit; jmta portera fceretfyet Notes. Cristal ou Crystal, du grec crystallos, qui signi- fie glace. Quarz hyalin, matière formant quelques pier- res précieuses, comme l'améthyste, la topaze de Saxe et la plupart des pierres semi-précieuses. On lui donne le nom de cristal de roche, quand il est parfaitement blanc, pur et transparent. On le trouve dans presque toute l'Europe: en Suisse, en Italie, en France, en Alle- magne, en Croatie; en Asie, à Madagascar etc. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière: incolore, éclat appelé communément cristallin. b) Pesanteur spécifique: 2,6. c) Dureté: rayant fortement le verre. d) Réfraction: double à un degré moyen. e) Durée de l'électricité acquise par le frottement: environ une demi-heure. 12 Digitized by 90 Vaa *) ratptrrrrfer rrapaufe, on l'apprllr ptrrrr X fer rrapaufetnr rt rn aont fer trota marner»; l/â^la p rrmir rr rat blandjr rt rVat la mrillrurr; la arronfer rat fer roulrur Ht fruit rntrr noir rt blanr rt au milieu a amat qu'un mi; la troisième a fbrmr fer rrapaufe au miltrtt anrr roulrur fe'aratllr *)«, foutra rra ptrrrra oalrnt rontrr nrnm; quanti an l'anale fecfeana aan raqpa par la bnutfyr, rrttr ptrrrr gurnt Ira rntratllra rt (ait sortir tyora par feraaua; mata il faut l'engloutir toutr wttèrr aana la fcrtarr, rt ai an la mrt feana un anneau, rt Ir rataaan fer l'anneau aait prrrr tout outrr, fer trllr manière qur Ir feotgt tnudjr à la ptrrrr, rt nrnm arra approttyr tintant rrlut qui a la pierre à aan feotgt, tantôt la pierre lut nfyauffrra Ir ttatgt at fort, qu'il nr aatt qur faire, à rorraaton feu nrnm qut rat feruant îfl fut un rlrrr rn la prrarnrr fer aan nalrt, rt trouna un rrapaufe, qut anatt aur la tfte unr ronfer boaar, pourquoi tl prnaatt qu'il p anatt unr ptrrrr rra~ paufemr, rt prtt Ir rrapaufe rt Ir Ita bien fort feana la mander fer aa rnttr, fuaqu' à rr qu'il fut fer rrtour feu ttyamp; rt quanfe Ir rlrrr fut fer rrtour, tl nr trouna rien, quotqur la mander fut bien liée au bout, rt on nr trouna Digitized by Google 91 point tfmroertttrr par laquelle tl attrait ytt passer trrfpirs; ♦ jrottrqttm mt yettt penser qu'il liant pour les prisonniers qttt smrt en dfartre» Notes. *) Le borax est un sel formé par l'acide boracique et la soude, que Ton trouve en cristaux, d'une couleur grisâtre, jaunâtre et vert-blanchâtre. Les crapaudines, ou pierres que l'on prétendait être trouvées dans la tête du crapaud, étaient ou du bois pétrifié, ou des dents pétrifiées d'un poisson nommé loup-marin. On en trouve dans les cabinets de curiosités. *) Couleur d'arsille veut dire, selon toute apparence, couleur de brûlé, du latin ardere; l'adjectif arsin s'em- ployait autrefois des choses que l'on brûlait à dessein, comme les maisons des criminels. Il ne se dit aujourd'hui que dans cette phrase, bois arsins, qui signifie des bois ravagés par le feu. Vin arsis se disait autrefois d'un vin trop ardent, qui avait un goût de brûlé. Digitized by 92 -V^urtmua rat ptrrrr tjttr Ira l&rrra apprlatrttt rltr* tomtf rt ttmta l'apprlotta ambrr, rt r 1 rat amat ^^^^nimmt pattttmrrrr rt ttrr la patllr a htt rtoattt ^ a phtatrttra malafetra; la fttmtèrr (fumet) tir lut attrr à la frmmr tt rttttyaaar Ira arrprttta; attrtttta titarttt tjttr r'rat gmttmr ïr'adbrr, mata p aata fctrtt qu'an Ir trottur rtt la mrr tt rtt plttatrttra Hrttitra. Notes. On voit que déjà du temps de Mandeville, on soup- çonnait que l'ambre était une substance résineuse et non pas une pierre. H y en a de deux espèces: l'ambre jaune (le véritable succin, ou karabé) qui est congelé et trans- parent, et l'ambre gris, qui est spongieux et odoriférant; on l'employait jadis en médecine, et on lui attribuait de grandes vertus. Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. Digitized by 93 -p^prrulana rat pterrr rnusaimt rit tt rrtîr^ffapaçt tt tn jRUtmagnt tt paast la Itttttr parmi nmmt par orrrr; tl ta *trot ïrt trma mamtrra: blanttyra, jûixnt tt rmtjt tt rat atparée par ftmllra* Notes. On nomme pierre spéculaîre une pierre transpa- rente, qui a la propriété de se diviser en feuilles minces. De ce genre est le mica, que Ton trouve en cristaux de forme rhomboédrique dans divers terrains, dans les sables, les grès et le granit. On distingue le mica lamelliforme et le mica foliacé. Avec le premier, on fait la poudre d'or que vendent les papetiers, et dont on se sert pour sécher l'écriture, en guise de sable; on emploie le second, qui se clive en grandes feuilles transparentes, dans certains pays, à garnir les châssis des croisées, des voitures, des lanter- nes, etc. C'est surtout en Russie qu'on en fait usage comme de vitres, ce qui lui a fait donner le nom de verre de Moscovie. Comme il est très flexible et susceptible de résister à un fort ébranlement, il sert souvent au vitrage des vaisseaux de guerre, et ne souffre pas de la commotion des batteries. Digitized by 94 On donne le nom d' andalousite à une variété du spath adamantin d'un rouge violet, que l'on trouve en Andalousie, d'où lui vient son nom, mais qui n'est que translucide et rarement transparent. Nous en faisons mention, parce qu'il vient d'Espagne et que sa couleur varie entre le rouge, le vert et le gris; mais nous croyons que le spéculaire ou specularù n'est que le mica foliacé. 95 ^eaar eat pierre trtmore îratta le foril ft' tttt rrrf x ) î fiprra qu'il a mange Ir arrprttt, rt oatit nmtrr jê^^C empataimttemetit et nmtrr tout oemtt et prête 1 à relut qui Ir parte murage et fyarïttes&e* tftem on tourne au neutre Vutte airèttr une pierre, et at une femme la porte, elle fart nmrenmr* Notes. *) Focil est un vieux terme d'anatomie, par lequel on désignait les os de l'avant bras et ceux de la jambe. Nous croyons donc, que focil est plutôt employé ici pour fosse, du latin fossa, nom donné en anatomie à une cavité, dont l'entrée est plus évasée que le fond. La pierre de bézoard (du persan bedzahar contre- poison) est une concrétion, comme une boule, qui se forme dans l'estomac de divers animaux, appartenant à la classe des chèvres et des antilopes, et qui se compose de filaments d'herbes et de poils; elle contient des matières combustibles et alcalines, différentes d'après l'aliment de l'animal, dans l'estomac duquel elle se forme. On les divise en pierres orientales, occidentales ou communes; les premières sont les plus estimées et les Digitized by 96 plus précieuses, à cause de leur finesse et de leur poli; elles sont de couleur grisâtre ou bleuâtre, et se composent de couches superposées, comme les tissus concentriques des perles. Le bézoard était vanté autrefois comme médicament très efficace contre les maladies éruptives et pestilen- tielles, et même contre le poison; de nos jours, ce n'est plus qu'un objet de curiosité. i Digitized by Google 97 iTautainr x ) rat pirrrt îre pourpre romme la maî* trraae (JRuina V), mata tllc rat phta ïrraaaua notre roulrur tt épaïaae; rllr n'rat paa ai orgurilleuae, an la trouur rn l)Hbir, la granîïe rt la prtrte; rllr but ttr nuit nramtr earadbourle, rllr fyattaar relut qui la yartr, arqmrrt tyonneur rt ne laïaar dfratr rfyomme ïre aon rtat, rllr tt'rat paa plua granfce que l'irttf fe'mt roulon *)* Notes. x ) Il est impossible de trouver quelle est la pierre désignée sous le nom de cautaine, pourpre en dessus, noire en dessous, ce qui ferait supposer qu'il s'agit d'une agathe rouge et noire. *) Coulon, pour colombe, pigeon. 13 Digitized by 98 /fllrtdfrtriQt f Idd^trtst *) rat pierre, ett sont lit frets? manières, l'atte rat nroge et grtraar ranime tme rerœr, birtt htisatite, tt l'autre rat pourpre; totttra ïmtjp liaient à touleur fer feettts tt Ira tiettoie et Ira motoifie île m stature* Notes. *) Alacharist nous est tout-à-fait inconnu. Allo- chroït est le nom que l'on donne à une variété du grenat commun, que Ton trouve près d'Jrkoutsk, ville de la Russie d'Asie, près d'Arendal, en Norvège, dans le tuf, ou couches calcaires, aux bords du Rhin, en Piémont et en beaucoup d'autres endroits, et dont la couleur est tantôt verte, tantôt brune, jaune, ou noire et que l'on nomme dans le commerce, dans le premier cas, allachroït, dans le second colophonit, dans le troisième grenat succin ou jaune, et dans le quatrième grenat noir. Allachroït est un mot grec composé qui signifie autre couleur; il a été adopté en ce cas, parce que la substance change de couleur lorsque, couverte d'acide phosphorique, on la réchauffe au chalumeau. Digitized by Google 99 £ftotf roqo. îotr roqa rat pterrr trnuurr tn la trte ïfun roq & tfyaste tn trllr mamrre que quarto Ira poua* Hj%Q^ ama ont tri? purs, ou au plus tât qut Ir mâle f rut rtrr ronnu trr la frmrUr, on le Itott âtrr ïrr la mèrr rt Ir garîtrr ntrrgrmrnt un an tant arulrmrnt (trllrmrnt arul) qu'il nt touttyr point fcr çrlmr (poulr)* 4§>i Tan paaar, on Ir tur rt on trounr rrttr pirrrr rn aa trtr, rt qut la portera m oa main, il orra mmadblr rt on nr pourra Ir noir tant qu'il aura rrttr ptrrrr, rllr ïionitr à rrlut qut la portr mrtotrr m touo Itrujp, rt ïnarnt rnrorr auruna pfytloaopfyra qu'on ïmit prrnferr Ira »ufa qut aont faite m /fltara rt jfrortl, rar rt aont Ira mrtllrura* Notes. Voyez l'article : Alectoire. 13* Digitized by 100 iTfamm rat jaune ytsmnn trte4aâï, qui rat engen* ïirr tforîturr Ht lu baleine, qttatttt Vitttumt mer la trmrae, rllt l'engliiutit et cette matière qui a'rnïiurrit feans Vttttmmt ïiement pierre jaune, et pour suit rrgarît et ea prrrteuaeté on rappelle {patron, et miae liant «ne balanrr îieromiertr, elle ne pèse nulle tfyrae aelnn la quantité. Cette pierre renH rfyomme mntaitle et gartie la ferre ïiu rnrpa» Notes. Pierre fantastique pour laquelle nous ne connais- sons aucun équivalent. Digitized by Google 101 langiif îïf Serpent ûngurïrt stqrntt rat pirrrrîir ferotrst* rnttleitrft, aitrimr* fois blattctyâtrr, oit Itr roitlrttr Ht 'plomb ttoir, oit roit? rnmtltrf ; rllr rrotstf ait nrttttt, ft 01 oit la portr Ornant soi, rllr mitr (djangr) la rnttlt itr ; rllr naitt a mrr lie langitr rt fait kirtt parler, grarttttsrmrnt rt fyomtrtrmrot Notes. Nous présumons qu'il s'agit ici de la serpentine ou ophite, une silicate de magnésie (un composé de silex et de magnésie), substance analogue au talc, ordinaire- ment d'un vert de poireau ou d'un vert obscur, tendre et douce au toucher, avec des taches, les unes claires, les autres foncées, comme la peau du serpent, ce qui lui a valu son nom. Cette espèce est la plus commune, cepen- dant on en trouve aussi de bleuâtres et d'un beau rouge, surtout dans les mines près de Zoblitz en Saxe, tandis que la première se rencontre dans les environs de Gènes, à Turin, dans le Var, les Vosges, l'Aveyron etc. Digitized by 102 /fHurmuQ. Ittrmtta rat ptrrrr nramtr grtllatt rt la partr lu | aottrta ïtana sot! m*, afm qtt'rllr ferlrorr plus légèrement ïtr aa pâture, comme la nature rnarigne; tilt rat lit blamfyr couleur prit Uttaatttr rt on la troitor qttanfe on ua attbitrmrnt ait tttlt ftr la aottrt* qui rttfatttr. Cette ptrrrr oaut à femme quanîï elle rat rit peine ïf enfant rt oattt attaat à rfyomme rar elle accroît rtctyraar rt Imttttr grârr à rrlttt qttt la partr* Notes. A mesure que la description des pierres citées par Mandeville touche à sa fin, celles-ci deviennent de plus en plus fantastiques, et non seulement on ne trouve plus d'équivalents, mais encore il est souvent difficile de former des conjectures sur la nature des pierres qu'il mentionne et qui, assurément, n'étaient, comme dans le cas présent, que des pétrifications. Le mot murmus vient probablement du latin mus y mûris, rat. Murins est le nom donné à un groupe de petits mammifères rongeurs, tels que la marmotte, le rat, la taupe, le hamster et la marmotte du Cap. Digitized by Google 103 jlHtttil oit bvm, eat pierre qttt tfun ronp bmt^t .oerrr et les pierre*, et rat aussi appelé fe'aitntn* Jfrqmlen* x ), r'eat à ïiirr, en français, jfrigle, tt est rarrée et île couleur île fhv îfrrUe pierre aiment heauroup Ira trttanlte, rar il* teignent rette pierre en sang He dragon 8 ) qu'on ttnunt dje* les apotljirairrs, et puis en frottent leur msage et mains, et oemblent qu'ils soient laltrrs (lèpren?) et n'ont anrun mal, et qttanfe ils oenlent aller leur note, ila at laoent lie la rodée et sont tantôt guéris» Notes. x ) Aquila alba est un terme de chimie pour le mer- cure blanc sublimé corrosif, qui peut servir pour simuler des plaies. Peut-être que Mandeville entendait sous mutil le diamant de qualité inférieure, que les vitriers emploient pour couper le verre et que Ton nomme en hollandais boord. 2 ) Sang-dragon, ainsi appelé parce que les anciens s'imaginaient, que c'était le produit de la coagulation du sang de l'animal fabuleux, dit dragon; c'est une substance solide d'un rouge brun, composée de tannin et de résine, Digitized by Google 104 fort usitée autrefois en médecine; elle suinte des fissures naturelles, ou des incisions pratiquées sur le tronc du dragonnier, arbre des régions tropicales de l'Asie et de T Amérique. Rejeté par la médecine moderne, le sang- dragon s'emploie en peinture, et entre dans différentes compositions, comme le vernis etc. 105 irotaa tat ptrrrr tfalfeâtrr rit mamrrr lit marbre ^felanrïir nrolrttr; lapouîireïiUlr uaut à gumr la malalttf fctt yt* oit ïir pmtrmt, loutta Ira ^ tptrw aromatique* priment p etrt garîïrra; aussi ïiitam quelle îiomtr mrtmrr à garîtrr amours Notes. Albâtre, nom donné à deux sortes de pierres de composition différente, que l'on emploie dans les arts: l'albâtre gypseux et l'albâtre calcaire. L'albâtre gypseux, sulfate de chaux hydraté, est remarquable par sa blancheur proverbiale, mais il est très tendre; on en fait des objets d'ornement, des vases, de petites statues etc. H en existe de vastes carrières à Volterra, en Toscane. L'albâtre calcaire, dit aussi oriental, se trouve en Asie Mineure, en Egypte, aux Indes, et les anciens en faisaient grand usage. C'est une variété de la chaux carbonatée qui est beaucoup plus dure que le marbre, qu'elle raie parfois et qui est susceptible d'un beau poli. Cet albâtre est d'un blanc laiteux, un peu roux ou jaune de miel, et très veiné. On en fait de beaux ouvrages, des vases, des camées et même de grandes statues. 14 Digitized by 106 ipptTtttt (utrm rat pierre trottoir au mit Ht la fyuppe; , rat ïteaf ellement tte aerrrta, rar ai on la met aur la poitnne Vune prraonne formante, rllr lut fera litre toua Ira affréta, tilt guérit la fthirr rt amomîtnt fantatatea tt amène ïte ttutt moult îte pértla a relut qut la porte, rar at It Hormattt rrrlamr It Stable, tl lut apparaîtra auaattôt Notes. Huppe, en latin upapa ( Wiedehopf en allemand), oiseau qui porte sur la tête une huppe ou coiffe qu'il dresse quand il est agité ou en colère. Huppard, nom que l'on donnait à l'aigle d'Afrique. La pierre nous est inconnue. Digitized by 107 lDitftitîiroo. lUuattirro* rat pierre tromiée ait oaitioitr et elle rat la fortune lit rrhti qui la porte, en iienataon Ht faitron* oit autre* oiseau? ïie proie. Notes. Guan, terme d'histoire naturelle, oiseau gallinacé de la famille des Alectors (oiseaux de basse-cour) qui ressemble au dindon, mais qui a sur la tête une huppe qu'il peut redresser à volonté. On le trouve dans l'Amé- rique méridionale; il était donc inconnu à Mande ville et nous présumons que guandros était le vautour. 14 * Digitized by Google 108 Z ^ ftaniitiîïro ou iRitîJimirçL ^ > Waoaaoft6ciooo6aabàAaa6666(S6ft6p6AC? Jonattlte*, oit raînanea, est pierre trotraée m fa tete tfttit meit? roq; on la tromie m telle manière: on met la tete Vun roq en une fermière (fourmilière, lien où Ira fourmis garîrent leur* prouvions) , et qttanlt la djair et la renielle *ont mangrea, on tromie la pierre; elle lionne otrtotre et (ait empêtrer (obtenir) îiea prmrr* re qu'on requiert tfettjr* Notes. Voyez l'article: Alectoire, caste coqs. Digitized by Google 109 ïïurquaiar» * s^T < Ajurquoior rat ptrrrr lit trois manière*, à rouleur ^ JËrt tpaïaat; ott la trouue rtt partit toi ^V^fp^ Imtfer (?) l'autre rat orrtr, mrlrr ïtr klaitr, ^ rommr fctt lait œrlr aorr orrt, rt mrnt tflDnrnt rt rat meilleure qur l'autre rt reglatit plua; elle conforte la our et jarfcr Ira rauara aîrueraairea; rllr fconnr fyar* fetraar rt ïirbonanté (bonté) rt Ir djmal Hr relui qui la porte ne peut morfonître (fcr morfonïirement, meu? mot pour rrfroiînaaement) îïe boire eau froitie; rt disent Ira ÎJnînwa qu'rllr uaut plus rtt bataille rt mtrujp jarfcr lljomme qur nr fait Ir tii amant, rt qur phtatrura foia l'ont rprouué; toutefois elle a telle nertu, qur lljomme qui l'aura, ne prut engenîtrer enfant rt femme nr pourra ronrrooir. Notes. Turquoise, pierre opaque, dont la couleur varie entre le bleu et le vert. On distingue la turquoise de vieille et celle de nouvelle roche. La première, nommée aussi Calazte (parce qu'on prétend que Pline l'a décrite sous ce nom) est une pierre d'un beau bleu céleste, que l'on trouve dans les argiles ferrugineuses des environs Digitized by 110 de Meschel, entre Téhéran et Hérat, en Perse; elle se compose de phosphate d'alumine, coloré par un peu d'oxide de cuivre. La seconde, dite osseuse ou Odonto- lithe, provient des dents ou des os de mammifères, enfouis dans le sein de la terre ; elle est beaucoup moins dure et moins estimée. On la trouve dans le midi de la France, en Sibérie etc. Turquoise de Tieille roche. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière: d'un bleu céleste. b) Pesanteur spécifique: 2,4. c) Dureté: rayant légèrement le cristal. Turquoise de neoYelle reche. Caractères distinctifs: a) Accidents de lumière: d'un bleu foncé verdâtre rarement pur; couleur s'aJtérant, vue le soir à la lumière. b) Pesanteur spécifique: 3. c) Dureté: ne rayant pas le verre blanc. Le nom de turquoise vient de Turquie, puisque c'est par cette voie, que les premières sont parvenues en Europe^ Digitized by 111 jjïrmfitrto. 'ÔÔgQQOC Irmwaa, la pterrr îfamtant, rat trottoir m par* tira VjHrmtncr; elle rat ptrrrr klrttr, prit relttœantr et fe f rpat**r aubatanre, et nattt tnntvt la raalaïne qui fait ferfatlltr par fadbleaar lit rtrttr; rllr tmpfttyr lit nmrmotr m Vtynmmt nu la frautt? la portait rit anu Notes. Voyez l'article: Magnet. Pierre d'Arménie ou d'azur est aussi un nom sous lequel on désigne le lapis-lazuli, quand il n'a pas de points dorés. -XX- Digitized by 112 il pierrr lit la^ttl rat bttn rapprmtyrr lit la rott* ^ Irttr ïir la pirrrr *tt*ttttr tt a m tilt nrotrar b^^^ pointe Vor; tilt oattt ttrnttt œtlanniUt, autre* ^ malaïnea semblable* tt rmpfctyt lit amrnimr» Notes. Lapis-lazuli, Lazulite des minéralogistes, pierre d'un bleu d'azur très élevé, avec des veines ou points d'un jaune métallique qui proviennent d'un mélange de pyrite ferrugineuse (pyrite, combinaison de soufre et de métal) qu'on a pris pour de l'or. Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses. Digitized by 113 foxt ltouriliro. )re Connut* rat pierre lté aerpent et eat enjeu* îtree île pluaieura aerpenta qui joignent leur* tetea enaemble et aoufilent; elle rat notre et porte à aon tfyef une partie lté blancheur pâle an mtlten lté laquelle eat nne image lté aerpent; elle uant rontre uenm, et garîte relni qni la porte lté moraure lté aerpent et lté ketea oe'mmeuaea, en telle manière, qu'on peut lea prenltre en aa main toute nue, aana ae bleaaer* Notes. Dre-concides n'est, selon toute apparence, qu'une corruption de Dracontides ou la pierre de dragon, que l'on trouvait dans la cervelle de cet animal fabuleux, ainsi que l'attestent plusieurs écrivains du moyen-âge, entr' autres Konrad von Megenberg, né vers 1309, mort à Ratisbonne en 1374, connu en France sous le nom de Conrad de Monte puellarum qu'il adopta à Paris. Conchytes est un -ternie d'histoire naturelle, sous lequel on désignait autrefois les pétrifications de coquilles bivalves. La pierre dont il est question, n'était probablement qu'une pétrification, comme on en conserve beaucoup dans les cabinets de curiosités et d'histoire naturelle. 15 Digitized by 114 lij rra^iha nttUt rai pirrrr troimrr fcana la trte fcr rraroflr, ri rai attrttttra fin* ttotr ntntt aorr nmaarur m Itraatta; rllr rai nrrraaatrr pour Ira marctyattlra; rar qui la porte attr Ittt tir peut rtrr Itrru (trompé) m ttttUr mardjanînar, ri toittra mamèrra fcr grna mrttltnmi à Itti pour actyrtrr* Notes. Malgré toutes nos recherches, nous n'avons pas pu trouver l'animal désigné sous le nom d'escofle. Escoffion est le nom d'une espèce de coiffe, que les femmes portent dans le midi de la France. Nous présumons donc, par analogie, que l'escofle est la huppe, en latin upapa, oiseau qui porte sur la tête une touffe de plumes , qu'il redresse quand il est inquiété. Konrad von Megenberg^ déjà cité plus haut, parle effectivement du Wiedehopfstein (Wïedehopf est le nom allemand de la huppe) qui est aussi le quirin de Mandeville; mais nous savons qu'il lui arrive souvent de consacrer deux, trois articles à la même pierre sans raison apparente. Nous avons encore trouvé que le mot escoffier, usité en certaines parties de la Suisse, où les vieux termes français se sont conservés dans le langage du peuple, Digitized by Googl 115 signifie cordonnier, ce qui nous a fait penser que l'escofle était peut-être un animal de la race bovine; comme la genninille de l'article suivant, se trouve, d'après Mande- ville, dans le genou de l'animal, il fallait que celui-ci fût de grande taille. Nous citons ceci pour mémoire, mais nous supposons que l'escofle était la huppe ou le hup- pard, l'aigle d'Afrique. La pierre elle-même est fabuleuse, comme la sui- vante et tant d'autres déjà mentionnées. Voyez l'article : Quirin. 15* Digitized by 116 L — ^ — — <■ l&ftimmllr. DOQQQO nOQOOOOfi enntmUe rat pierre trotroée au genotl (genou) fce IVaroflt; 01 on la regarde subitement et rat ïïr petite quantité, elle rfronnlie amour entre mart et femme. Notes. Pierre fabuleuse. Voyez les notes de l'article précédent. Digitized by Google 117 hmty; ttttt pirrre rat rngrnîïm fce rrntmr tkt ttumt fcr mrr; m rllr rat lire aur la nuaar ^ fc'tmr frmmr qui rat rn y tint fc'rnfant, rllr ar Ijâtr ïït la faire ferlnirrr, rt quanti on la lie au tau fc'un rnfant, rllr rtanctyr la tottjr. Notes. Pumey, la Pumite des minéralogistes, appelée communément pierre ponce, est une roche feldspathique, d'origine volcanique, à texture cellulaire et tellement poreuse qu'étant plongée dans l'eau, elle surnage ; elle est dure au toucher, raie le verre, de couleur grisâtre, blanchâtre, rarement brunâtre. On s'en sert pour polir et elle entre dans la composition de presque toutes les poudres dentifrices. La pierre ponce se trouve dans les environs du Vésuve, de l'Etna, de l'Hécla, en Auvergne et autres localités volcaniques. L'écume de mer, la Magnésite des minéralogistes, est une substance blanche, opaque, tendre, infusible; c'est une combinaison de silice et de magnésie, qui ne provient pas de la mer, comme son n#m semble l'indiquer, mais que l'on trouve, en grandes masses, dans les ter- rains inférieurs de transition de la Turquie et de l'Espagne. On en fait surtout des pipes et d'autres objets sculptés. Digitized by i 118 lapia ïtrmatl}; l ) rette pierre e*t tournée au ptritm, : où notre^eigneur 1[é*u* Cariât fut mis quanfe on l'eut ott ttr la r rot? et mt* au *épulrrr* /Riroltème et îjoatplf lauerênt Ira plat» et /Riroîteme feta rrttt tau mêlée îte *ang *ur Ira pierre* qui étaient au faritin, rt tantôt (au**ttôt) Ira pierre* » mttrrtitt m autre* couleur*, iterte*, faune* rt bleue** £t ont toute* la uttiu ît'étandjer It sang, îte quelque partit ou lté quel lieu îtu rorp* qu'il aorte. JÊUra font îtéltiirrr Ira femme* aana péril m Ranger; élira guért**ent îtr ftènrra et îtr moult autres malaîtie*, si on doit l'eau îtan* laquelle on le* a lanéra; elle* clarifient le* feu? et arrroi**ent îténotion, elle* garltent lté maunaia tapnta, donnent grâre îtromr et garttrnt ttr mort *ubitr* i£t aprr* *'rn*uroent pluattura pierre*, entaillée* ou erlrntée* (en relief), Iraquellra *ont appelée* pierre* ît1J*rael; le* une* *ont artificielle*, r'e*t aîtire qu'elle* ont été ouurée* (tranatllée*)* Digitized by ogle 119 jBrnmrrrment, ni qurlqura mamrrta fct ytrrrra qur tu trounrraa rntatllrra, à l'imagr fcu mouton , fcu lion ott fcu aagittairr, rllra dont ronaarrrra fcr aignrïm ntl; élira onnt trra~iirrtttruara, rar rllra rrnfcrat rijomme aimable rt granru? à toua; tllra rfaiatrnt attjr firnrra quottfetrnnra, quartra rt autrra tir froâtr naturr; rllra gurriaarnt Ira Ijf&ropiqura, Ira paralptiquea rt atgutarnt l'engin (Fra^nt), rrnlrrnt btûu parlrur, font rtrr aûr ro toua liru? rt arrroiaarnt lljonnrur à rrbtt qui Ira yortr, aurtout rrllra a l'tmagr fcu bon. . £n qurlqura pirrrta qur noua trouorrr^ rntatllfra ou rnlrofra à l'image fcu tfyortl (tfyora?, kuatr) tfunr mrrjr ou tiu raprtrornr, rllra août ronaarrrra rt mrrfttonalra rt fct frotltr naturt; rllra gurrtaarnt lit la rontmur rt autrta dpaulira malalttra rt font rrlut qui Ira yortr aûr rt liroot tnotra jfetrtu lEn qurlqura pitrrra qur tu trouutraa rntaillra, ptmrau? rt balanrra, rllra aont ronaarrrra rt omttrntalra; rllra gutriaatnt fcr mrlanroltr rt rmlirnt rrlut qui Ira yortr granru* rt aimable. i£n qurlqura pitrrta où tu trouutraa rntaillra ou rnlrofa Ir aroqiton rt rrrrrntaar, rllra aont rnnaarrrta tt aqrtrntnonalra ; rllra gardent rfyommr être rttqur, rt fct fihirra ttrrrra rt autrra rt mrlinmt l^ommr a ttrt feouritru? rt mrntrur (qui tirt ftra bouritra, lira mrnaongra)* JToutra Ira pierrra ftraaua Ititra aont ronaarrrra par la ronarrratton \tn ntl rt fct Irur rntaillurr ttr qurlqur figurt qu'elle aott, rt auaat aont ronaarrrra Ira pirrrta qui ont fijurr lir planète, ou lir aolrtl, ou iunu 120 la pierre He la planète qui rat appelée datante a image ît'un uirillarît et à 0a ïieytre mam «ne faul?; rette pierre élhie l'homme à lljonneur et It fait puissant la pierre lie la planète qui rot appeler Jupiter, a image îtljomme qui tient la tete îtu mouton; elle renît l'ipomme aimable et ronferme grâre lie tous l^ommea et lté tnutea bftes* la pierre lté la planète qui est appelée /fltars, esttfun fyomme armé, an Vnne uierge uetue lté larges oetrmena, tenant un rain (lté ramus, tige, brandie) It'olinier; elle fait aunir nirtotre et Itélntre rauses aïruerara et rentrants. la pierre lté la planète ÏJénus a image tenant une palme à la main ; elle nonne uirtnire au? prtnre* et renlt graneu? relui qui la parte. la pierre lté la planète jfRrrrurr rat image qui a ailea et pieîts, et en la aeneatre main une uerge et un serpent emieloppé autour; elle fait abonlter en aapienre (aageaae) et îtanne grâre, aanté et pue. la pierre qui a image ît'un ueneur, ou Vune lune, nu It'un djien, au ît'un rerf, au ît'un tyn?, guérit lea lunatiques, lea frénétiques et reu? qui ont le Itiable au rorps* la pierre qui a lelto* ît'un serpent, ît 1 une buire (buire, granit uaae à mettre lea liquides) et Itessus, la queue Itu serpent, ou un rorbeau, elle fait l'homme ritfye et sage, elle apaïae trop granité djaleur. la pierre qui a image It'un fyomme séant en un trépielt ptsqu 1 au? épaules, ou fuaqu' au? genou? , garîte l'homme lté lu?ure et îtonne ^raneu? état 121 la pirrrr qui a forme *f nr* rt unr mrillr, fait anoir anwiroanrr Itr ton fait, rt ïmnnt aaptrorr* lu pirrrr qui a un lion rt un d^trtt m « boutfyr, rt que le lion aoit ïït nature tir fru, rrttr pirrrr garor li'tyitroptair rt gttrrtt moraurr lit djirn rnnrmmr (rnragr). la p irrrr ou il y a un Ijomme trnant unr fau? rt unr rprr, rllr fait mrtoirr m bataillea. la pirrrr qui a un aiglr garfrr rt ïmnnr fynnnrur. la p irrrr qui a un dental à ail» qu'on appelle fBegaaua, rrttr pirrrr rat fconnr aujp dprnalirr*, rar rllr fait Ir dproal Irgrr rt Ijadn nintrr autrra dprnau?* la pirrrr qui a image lir femme qui a Ira tfyrneu? rpara rt Ira tient m *ra main*, rrttr pirrrr a pouooir Itr rfronrilirr amour entre mari rt frmmr. la pierre qui a image lir oierge rt ait ara main* rn manière Itr rroijr rt ooit à troia rihra un djrf (unr tete) rt * ooit aaaiar rn unr djaiar, rrttr pierre rrnîï aoulaa rt rrpna apri* labeur rt malafeir rt rfronfortr Ir membre grrnr rn quelque manière qur rr amt la pirrrr où il jr a un Ijommr qui tient un arrprnt rn *a ttrjrtrt main, rrttr pierre lirlmrr tie nrnm rt gadtr ïfrmpoiaonnement 4£i rn unr pirrrr rat un fyommr qui flétfyiaae ann genou, rt rn aa tiejrtre main tirnnr nourlr (maillotm) îrtnt il tur un lion, rt ttrnnr Ir poil rn *a main, ou qu'il tirnnr unr rourtr faunr bete rontrr nature faite, elle lionne amour rt mrtoirr rn toutes batailles, maia il la ronmrnt nettement tenir aur lui, aana aouillurr* 16 122 4£t m unr ptrrrr il p a îiru? nourlra et qu'il f ait aorr un arrprnt, rrttr pirrrr rrnfcaurrtr, Ijarîmaar rtgranrttartr* Renault It Imrr téttyef 2 ) ttea pfploaopfyea tt Itea îfnïnrna, qu'on tttt être fait lira enfanta Iflfarael, fataant mention îte pluateura pierrea prérteuaea, et îte leura nertua rt propriftra* J&i rn unr pirrrr rat un Jpommr ap ant ttn rruaaon m son roi on rn aa main, rt ttrnnr m l'autre main unr lanrr, rt ïtraaoua ara pieîta aott nn aerpent, ttttt pierre a granltea nrrtua. JSt rn unr pierre rat un Ijommr qui ait longuea orrillea, rllr uaut rontrr maunatara betea rt rontrr rruf qui aont fyora îte arna rt n'ont point tfrntrnftrmwk 45i rn unr pierre il f a un aigle ou un raprtrorne, rllr uaut à toutra beaognea* 4£t rn unr pierre il f a un îtromeîtatre qui ait ara dpeneu? épara aur Ira épaulea, rllr fait ronrrnotr rntrr lr mari rt la femme* J&i rn unr pierre il f a un {pomme rn un mont tir pterrea, aaata ou îtebout, trnant rn aa main unr pierre, r'eat la figure îte notrr Seigneur, qui, arlon Ira pfploao* ptyra, fut nu rn unr montagne ùe pterreaîte îti amant; rette pierre uaut contre toutra temprtea et contre îttablea ettoua ennemia, et renît rfjommr îtéuot et obétaaant ennera Bàteu. tS^n aagittairr ou aemblanre lté uaaaal, îtonne grâre et amour à relui qui le porte rt lr renît trèa*agréable à Bàieu rt au? fyommea* Digitized by 123 tBpt beau djef (téte) bien peigne, qui ait délit fart, tomme lime (pue) rniérenrr (fait rrapertrr) et donneur. tSin laàt d^rf , fyériaaé, qui ait la farr ire (rolèrr) Intime à relui qui le portr Itéfenae à ara rontrairea (reu? qui aont nmtre lui, aîmrraairra) et aurrté en faïaant toutes tfyoara et mrtoire aur aea ennemia. G^n djef qui ait lança dpeoeu? entrrmeléa enaemble et farr ùe meillarît fort barbu, lionne aapirnre (aageaae) et eatablit (atabilité) en iruurea et fait fcilrrtion lie Itroita et lté loia (lui lionne ttu goût pour Tétulte Itu lirait etltea loia) ; elle (la pierre) auprîttt (lionne auprématie aur) lea ennemta, endpaaae lea Itiablea, rratate au? aerpenta et au oemn, et itaut rontre ratpétration (artion If obtenir , obtention) lie aongea* 45i tu trounra un fournie qui tienne en aa lte?tre main un linre et en la aeneatre une oerçe, rette pierre, miae en or, a nertu It'apataer lea Itiarorltanta, lionne uirtnirr en rauaea (prorèa) oaut rontre lea maunataea bêtea et renlt l'ipomme atable; rru? qui ae mêlent lie nécromancie uaent (emploient) aouoent rette pierre. 4£i tu trounea en une pierre un fyomme ronronné, tenant en aa Ite^tre main un areptre, en la aeneatre une palme, et lieaaoua lea pieîia un earamel (un earabeau, ptelteatal) rette pierre, miae en or, a granltraltigmtéa, rar, ai on requiert (Itemanlte) au 4£aunrurltu monlte, aouuent aa requête lui aefa ortropée, quanlt elle eat juate et raiaon* nable* 4?>i en une pierre on troune un fyomme qui a en aa lierre main une lampe et en la aeneatre une tete lie femme, 16* 124 elle naut à arroriter l'homme qui aura rette p terre sur lut, aner la femme, et s'il fcort, tl ne s'énetllera pas légèrement 4£t tu foutues ni une pierre un tûuttûu et un mouton, ttttt pierre naut à faire beau parleur et rtmtre fyftroptsir. <$n fyommr en une pierre qui ait ailes au? ptrits et un ta ton en sa main, rette pierre lionne grâre et amour. tS^n fyomme en une pierre qui tienne une nerge en sa main, nant i ansir Sommation et seigneuries. të^n fyomme en une pierre qui ait un ror à son rou, âte rage et fantaisie, tfyn fournie en une pierre qui suit moitié barof (un mtnotaurr), rnnsernr les ipmneurs et enferme (raffermit) le sens en bien* fëtne pierre où tl j a un nef (un nantit) a tous les mats, naut à entretenir ses besognes. <§t en une tfyrtsolttr tl y a une femme qui ait en une lie ses mains un soleil 9 et Hans l'autre un poisson, elle naut à ttuf qui nont au gtbter fc'otseau? et lie poissons. 4£t en une pierre il f a une tourterelle aoer un ram (une brandir) li'olniter, rette pierre fait être aimé lie tous. J&t en une pierre est moitié figure lie femme et lie poisson, romme une sirène, et tient en sa main un miroir et en l'autre un ram Volnner, rette pierre, mise en or et enrlose en sa main, a nertu lie faire la personne mntsible. <§i en un fytspe il y a figure lie rroijp, tl a nertu que relui qui le porte ne peut se nop rr. 4?>i en un nert bastltr (animal fabuleu?, reptile à Ijuit pattes et à tete rouronnée) il p a une sirène, elle lionne sûreté li'aller entre les serpents. 125 £>t tu trotrora un fyomme orant sur un Ifoparti, qui tmtnr m sa mam unt rrfeulr (itu latin oriptoula petit fcillrt) frritr, rllr oaut nititrr Ira hkt* rt garïir tir prnl rt ti 1 rau* 45i ru mit pirrrr il 7 a un tynmmt qui tttttnr ni *a mûtn la figurr lia tiiafalr, qui mt rnrora rt mira, rt m r*ittrr mm» un orrprnt rt ttraoou* ors pitïto ttn lion, rt sur rt* ftgurra mit la figure ttn oolril 011 tir lu Itmr, rrttr pirrrr Huit rtrr mur ru plomb rt a orrta tir rontrainttrr Ira tnablro a répondre à tout rr qu'on leur lirmanlir* 4£i ru mir pirrrr il f a image ïftynmmr qui portr i mu ron uu fatorrau tt'arbrra, rt aoit assise ru argent, rllr a orrtu Itr saooir ïnsrrrnrr rutrr Ira malattira; rllr restreint Ir sang rt touuur grârr rt fyonnrur; un lut qur l&abrn (rélrbrr mâlmn ni à jBrrgamr Tau 131 après îf„ IL) portait rrttr pirrrr ru un aunrl (annrau). 4£i on trouur ru notre pierre uu Ijommr portant uu srrptrr ru uur main rt ru l'auto uu oiseau qui ait Ira ailra trnîïura, rt au ttrasus uur figure tir rroroînllr, rrttr pirrrr rot imunr router Ira rmfyantrurs, Ira illuoiono tira lnaèlra rt rontrr touo Ira ennemis. tS^n fournir tenant en sa ttr^trr main un Irarr rt m sa srnratrr uur orrgr, rrttr pierre, mise ru or ou ru argent, fait obtenir Ira pugrmrnts rt Ira sentenrra rt aittr ru toutr nrrrssitr, rt ronurrtit Ira ennemis; si rllr rat portée ru bataille, rllr fait mrtotrr Jpmnftr; Ira nrrro* manrirns uswt fort tir rrttr pirrrr. tB^n tyommr fort, robuste, lequel ait farr terrible rt «oit romme rourrourr, Ira peu? restreignant* en 001 le front, trnant ru sa mam ttrjrtrr uur lanrr rt ru la main 126 atntatrt un ifytnal, tt qu'il ait au Ofaaoua ara ptrîta un Jpratmt qui aoit gisant, rrttt mtrrr Hait ttrr miat ttt urattrr (à la dpaat) tilt aonnt ntrtoirr tn bataillt, tt ai aurait l'aaoïrD tn matai tt la aortt autour a'un dpaattl (dfâttau), tantôt rrur qui atront orttana at ramoattront tt at rrnoront J&t tn unt pitrrt il p a îqpirt a'un trmnlt ou a'unt tgltat, tilt garor at lu?urr tt rtna l'tynmmt agrtablt à toitu, au? fyommta tt auf ttmmta* îfttw la pitrrt qu'on apatllt lÊtifyt, ytritut au rou at rtlui qui a It fort mal, It gutrit tt fait atlrartr la ftmmt qui tat tn mal a'tnfant. tfttm la pitrrt a'tapitt aonnt aurrtt at taurta nftta aauuagra, tt ai on la mtt tn tau oouillantt, tilt ttaatraat bouillir* Ifttm raaaaomt raptt (graott) tt portée au aoigt, fait uamrrr Ita juatta rauata tn plaît (plaiaoptr). Ita noma àta oou^t pttrrra qut natrt 4£ttgntur nomma à /IHoïar It {trasfyttt 8 ). la arptttmt jfrdftta. la Jjuittèrat /flmatiatt. la ntuoitmt .Criaolitt, la ai? irmt JDmdpt» la on^ittnt tfaapt. la àou^itmt 10rriL. -B'tnauit la otntotrhon ata nitrrta nrtntuata 4 ). la btntoirtion ata pitrrra artrituata, pour qut, ai dira ont ntràu par noa prdjra Ita otrtua qut &itu Itur ortropa à la création, tllta puissent Ita rtrouortr. la nrrmttrr tat -Sarat. la atronar lopaaat, la troiaitmt i£mtrauar« la quatrirmt JRubta* la rtnquitmt <§aatur. la aiftrmt ligurr* Digitized by Googl fHmm f comme *it le liurr qui contient la relation Hé* ancien*, que toute rréaturr e*t rorrompur par le premier pétfyé Ira premier Jpimme, le *nnt att**i le* pierres pré* rieu*e*> créée* à la rttre et a la jatte île* créature* Ijumame*, romme le* fyerbe* et autre* dpo*e*; mat* elle* demeurent aprè* le pédjé îtu premier fyomme, en telle nertu quelle* anatent aoant le* attentivement* et regarda lie* tmmonltatne* (impure*) personne* etpét^ettr*; moult lie fot* le* pierre* prérieu*e* ont été rorromptte* en leur* nertu** ftoutrfbt*, lie même que la personne e*t réparée par le baptême et par la pénitente, et peut rrnentr à l'état lie la première création, en telle manière, par la *anrtt* ftratton, le* pierre* préneu*e* *ont réparée* en la forrrlte leur* nertu* en la manière lie la oanttftratton et ron*é* rration, romme on troune au Imre; pourquoi, quanli nous nope* que no* pierre* ont perîtu leur* nertu*, nou* îiroe* le* mettre lian* un Urap lté lin bien net, put* le* mettre *ur l'autel et que trot* me**e**oient *arrée* lte**u*, et aprè*, le fermer prêtre qui aura îtit la trot*ième me**e, renetu lie *e* nftemen* *arré*, îttra la bénéttirtion en telle manière. ibominu* nobt*cum~ J£t rum *pintu tuo. iDremu** ibeu* ommpoten* pater qui ÎJcliam per qua*ltam tn*en*tbtle* rreatura* nirtutem tuam m omnibus o*ten* lti*ti, qui ff&nym famulo tuo mter ne*timenta *areritotalia rationale fuïiirtt Ituolterim lapiltibu* preno*i* altorare pre* rtpt*tt ner non îfoljanm enangeli*te relebeam rmitatem ï|ieru*alrm mrtutibu* eotitem lapiltibu* mjttifirantAu* ronotrurnlium eternali o*tenlti*tt, ut qui potenolie lapillibu* 128 film* abrafyr misntare, mmntûttm tuam Jpttmltttr fctprt* raraur qui fer tttut* w elrrtuô lapdidbuô ttrntitm mmrotâti tut tntUm Jpdbttftrttlttm ut fjra laptfet* iirtttîttrrrr tt ôanrhfirarrïngnrrm, per ôanrtifirahontm tt mrarnatmnem ttommt* tut, itt ôunt aarçttrfirah, betteïrirtt tt rnuarrrah, tt renpiat a tt effertum nirttttstm quaa sut* spenefeu* m rafcem nmsefratronrm ranrran tt quaa tt* tt ïreîuatt sapientium t^pmtntia nratprobamt ttt quirunque super » partaoent mrtutrm tttam per tlliift sritt afet&tt *ttttitt ïumaque gratte tue tt mtrr illam mrtutt* amprrt rarreatur. fBer îfeaum iftyristum fihum tttum m quo Dmtte* ftftttrtt» fi ratio, bentïrirtîD tt nroatmitro nmst*ttt» iDttt tttum omit tt rtjuât ïrtt», per omma serula «rulnruttu /frmttu ifcto gratis jfm lit rt présent Intrt, nouorllemeut imprime aparté Notes. x ) Lapis demath ; pierre fabuleuse. 9 ) Le livre Teckef, tfelon d'autres le livre Tethel; c'est sous ce nom que Konrad von Megmberg l'a traduit en allemand, et sa version presque identique à celle de Mande- ville, finit par la bénédiction des pierres précieuses, qui offre quelques légères variantes; voici cette bénédiction: „Dominus vobiscum, Oremus Collecta. Deus omni- potens pater, qui eciam per quasdam insensibilis créa- tures virtutem tuam hominibus estendisti, qui famulo tuo Moysi inter cetera vestimenta sacerdotalia racionale indicii duodecim lapidibus preciosis adornare precepisti, nec non et Johanni evangeliste celestem civitatem Jérusalem virtutibus eosdem lapides significantibus construendam essencialiter ostendisti, maiestatem tuam Digitized by 129 humiliter deprecamur, ut hos lapides consecrare et sanc- tificare digneris per sanctificationem et invocationem sancti nominis tui, ut sint sanctificati et conseerati et recipiant effectum virtutum quas eis te dédisse sapien- tum experiencia comprobavit, ut quicunque illos super se portaverit virtutem tuam per illos sibi adesse sentiat donaque tue gracie et tutelam virtutis accipere mereatur per Jesum Christum filium tuum in quo omnis sancti- ficatio existit. Qui tecum vivit et régnât deus per oninia saecula seculorum. Amen". 8 ) Les noms des douze pierres formant le „Urim et Thumin" ou le rational du Grand-Prêtre sont, d'après une autre version: 1. 2. 3. 4. La sardoine. La topaze. L'émeraude. Le rubis. Le saphir. Le diamant. 7. La ligure. 8. L'agathe. 9. L'améthyste. 10. La turquoise. 11. L'onyx. 12. Le jaspe. ou bien, d'après une troisième version, les pierres correspondaient aux douze tribus de la manière suivante : 1. Hyacinthe pour Dan. 2. Améthyste Gad. 3. Jaspe Benjamin. 4. Saphir Isachar. 5. Agathe ^ Naphtali. 6. Emeraude r> Lévi. 7. Onyx r» Sébulon. 8. Carniole V Ruben. 9. Chrysolithe r> Acher. 10. Béryl V Joseph. 11. Topaze 1i Siméon. 12. Rubis n Judas. 17 Digitized by 130 Le rational était une pièce de broderie carrée que le grand prêtre des Juifs portait sur la poitrine; elle était ornée de quatre rangs de pierres précieuses, et sur chacune était gravé le nom d'une des douze tribus. 4 ) Nous offrons à nos lecteurs une traduction de la bénédiction des pierres précieuses, sans doute une des pièces les plus curieuses de l'ouvrage. Nous avons reproduit plus haut le texte latin sans le moindre chan- gement, quoiqu'il soit souvent incompréhensible , et dans la traduction, que nous devons à l'obligeance d'un de nos amis, on ne s'est également permis que ceux qui étaient indispensables pour obtenir un sens, quel- quefois encore assez obscur. Que Dieu soit avec vous. Et avec ton esprit. Dieu, père omnipotent, qui as montré par quelques créatures insensibles ta puissance en toutes choses à Elie; qui as ordonné à Moïse, ton serviteur, d'orner de douze pierres précieuses le rational du jugement sur ses vêtemens sacerdotaux ; qui as montré également à l'évangéliste Jean la ville céleste, Jérusalem, construite pour l'éternité avec des pierres signifiant les mêmes vertus, et qui as le pouvoir de ressusciter des pierres les fils d'Abraham, nous implorons humblement ta Majesté, Dieu unique, choisi pour habitacle éternel des pierres, dans la majesté de ton cœur, daigne bénir et consacrer par la sanctification et l'incarnation de ton nom, afin qu'elles soient sanctifiées, bénies et consacrées, qu'elles reçoivent de toi l'effet des vertus que tu as accordées à leurs espèces dans la même consécration, et que l'ex- périence des savants a prouvé leur venir de tes dons; que quiconque les portera sur soi sente que par elles ta Prions. 131 puissance habite en lui, et mérite de recevoir les dons de ta grâce et parmi ceux-ci la puissance. Par Jésus Christ, ton fils, en qui toute sanctification, bénédiction et consécration existent et qui vit et règne avec toi, comme Dieu, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. Grâces à Dieu. Digitized by ïîmtr Ut» $it m & ttlrritra par It Ktytxiûïm Ht jfRattHeiiitir* 1«iË&rarbourlr~ 23. /fRajatt. 46. -@urtmu&» 2.1Rtttoa. 24. l5rattrt*. 47. J&ptrulana. 3. Iflala». 25.£orntlmt. 48. lPraar. 4. ibtamant. 26. Itgitrr. 49. JLautamr. 5. jfrgattr &, 27.£fytta. 50. /macfyanat. 6. -&aptyir&. 28. ^tlttttr. 5 1 . jLaatt roq«. 7. iËmr rattfer. 29. l5agatm»f. 52. Jljanmu 8. lopaasr. 30. Crramotu 53. languf lt <&tr* 9. fUmatatt. 31.4*>apfytr*. ptnt. i 0. J5rrtitttr« 32, if mt raitïtr*. 54. /IRitrmita. 1 KjBitrrtïiu J^o- 33.îfaapta. 55. /JHuhL ItiL 34. Cruanlitr. 56. Jfyttyomaa. 12JaItmr. 35. lopart. 57. lUitirtn. 13.î[afmtt. 36. iDrmrlf*. 58. lDuaniroau 1 4v fmutQUt ntt - 0/. ^aruDint. oy. lEottatuita. 1 5. ïfaapt. 38. £a**tïmmf. 60. lurqutnar. 1 6* jftltrtmrt. 39. jïlratr. 61. jftrmntaa. 1 7. Caaaiîiomr. 40. Corntlmt. 62. la*itL 1 8. ^arimma. 41. Malawi. 63. Birt-Cottnïrta. 19. Ityrisalitr. 42. JRidbi*. 64. ifcrrapititt. 20. 0m?. 43. jftltrtoirr. 65. iSntmmUr. 21.£m0paa. 44. Cristal» 66. jBitmt?. 22. Crhtmmt. 45. iBaraa. 67. iapia ibrmatfy. Digitized by 133 Liste des Pierres précieuses d'après K andeville, rangées en ordre alphabétique avec leurs équivalents probables. Agathe. Pierre inconnue neut-être alla- chroït. 3. jUrrtoirt. Pierre inconnue et fabuleuse. Améthvste. S ifHrtit rtirtft Pîpri*p d'aimant on lnTïîs-lafciilî X ÎV/IIV/ VA CvAAAACwlll' W LA ACAIJlO X.(\i/j LIAI* Snînpllp 7 (Braar Bezoard U \j là\J Cv A VA* i Rorax 0 11 rtftftîïuttttf Calcédoine i ■ i 0 iCrtfttf fUflâr Pierre inconnue et fabuleuse 1 1* Cautaimv Pierre inconnue, ou bien une variété de la calcédoine. 12.£rlitmror. Calcédoine. 1 3. Crramotu Aérolithe. 14v iDfyriaolttt. Chrysolithe. 1 5. Cnrnflmr. Cornaline. 1 6. Crmopaa, Chrysoprase. 17; CnstaL Cristal de roche. 1 8. iktamant Diamant. Digitized by Google 134 1 9- jbtraiiîhfiL Pierre inconnue. .X. X A, X V/ ÂU WX1U 14 Vt Pierre inconnue et fabuleuse .A. Ivl X \J XXX\J\S X M. t 1 UV VV lUvUlVUOvi 21- iferf*Cnnnîltô. Conchvtes. 22 ifthitra. Pierre inconnue et fabuleuse 23, lEnm-aidit. Emeraude (?), péridot, obsi- dienne. VXX \S XX XX \m* • 24. iffirarbourlr. Rubis oriental. 25- iSûlîàtlIIttf. Agathe, ou bien jais ou jayet. 26- lBtnmniUt- Pierre inconnue et fabuleuse. 27. Érattres. Pierre inconnue neut-être Crrau- A 1 v>l X V/ lit VV/11AA IA Va X/ V/ vX U V/ UX V/ X CvlX stein ou graphite. 28. iBrtnatt. Grenat. 29. tëttanïin». Pierre inconnue et fabuleuse. 30. î|anon. Pierre inconnue et fabuleuse. 3f.1fanntr. Hyacinthe. 32. Haa$t. Jaspe. 33. la lut» fl&itrrr ïit) Argentine ou lunaire 34. ïangut ttt 45rrpntk Serpentine. 35. iapt* Bitmap Pierre inconnue et fabuleuse. 36. la^itL Lapis-lazuli. 37. ligitrt. Pierre fabuleuse, peut-être une topaze. 38. /fRajatt. Aimant. j Digitized by 135 39. /fRiirgttrrttr. Perle. 40. jIHurmtt*. Pierre inconnue et fabuleuse. 41* JflttttiL Boord, espèce de diamant. Albâtre. 43. 0m?. Onyx. 44. iOrmrlf. Pierre inconnue. 45. jBtrrrr ïrtt 4àoltiL Aventurine orientale. 46. jBitmep. Pierre-ponce. 47. iDutrm. Pierre inconnue et fabuleuse. 48. JRtAi*. Rubis oriental et spinelle. 49. 4£aptytr. Saphir oriental, saphir d'eau. 50. J&arïumt*. Sardoine ou sardonix. 51.£tlnttr. Jade oriental. 52. J&ptritlart*. Pierre spéculaire, mica. 53. 45ttrtimt*. Succin ou ambre. 54. Iupa&a*. Topaze orientale, de Saxe etc. 55. lurqumar. Turquoise. Digitized by Digitized by Google APPENDICE. DES CARACTÈRES PHYSIQUES DES PIERRES PRECIEUSES SERVANT À LEUR DÉTERMINATION, SUIVI D'UNE LISTE DESCRIPTIVE DES PIERRES PRÉCIEUSES ET SEMI-PRÉCIEUSES. 18 Digitized by Google 139 Les caractères physiques des pierres précieuses, qui servent à les déterminer, sont: 1. La cristallisation. 2. Les accidents de lumière (couleur et éclat). 3. La pesanteur spécifique. 4. La dureté. 5. La réfraction. 6. La durée de l'électricité produite par le frottement. 7. L'électricité produite par la chaleur. 8. L'action sur l'aiguille aimantée. 1. La cristallisation. Quoique du plus grand intérêt pour la détermina- tion scientifique, nous passerons la cristallisation sous silence, puisque les amateurs et les gens du monde, que nous avons seuls en vue, ne voient presque jamais les pierres dans leur forme primitive. 2. Les accidents de lumière. Ceux-ci, autant qu'ils concernent la couleur et l'éclat, se trouvent mentionnés dans la liste des carac- tères physiques des pierres précieuses, qui accompagne cet ouvrage. 18* Digitized by 140 3. La pesanteur spécifique. Tâchons de donner une courte notion de cette propriété, qui n'est autre que le principe trouvé par Archimède, au moyen duquel il découvrit qu'une couronne, commandée par Hiéron, roi de Syracuse, et qui devait avoir été exécutée en or pur, contenait une certaine quantité d'alliage d'argent. Chaque corps possède une tendance naturelle à se rapprocher de la terre; retenu dans sa descente, il exerce une pression sur ce qui lui sert de soutien, c'est ce que l'on nomme la pesanteur, et le chiffre qui la détermine, est appelé le poids absolu. Supposons main- tenant une série de corps différents, mais tous de la même forme et de la même grandeur; on trouvera que chacun d'eux exerce une pression différente sur la matière qui les soutient. La comparaison établie entre ces différences et exprimée par un chiffre, forme le poids spécifique. Appliquons ce système général à un cas spécial. Dans l'expérience que nous allons décrire, l'eau distillée soutient le corps dont il s'agit de trouver la pesanteur spécifique; plongé dans l'eau, il en déplacera une colonne égale à son poids; en supposant deux corps différents, mais tellement égaux pour la forme qu'on puisse les faire entrer dans le même moule, on trouverait, en les plongeant successivement dans la même quantité d'eau, que le corps qui serait plus léger, déplacerait un volume d'eau plus petit que celui que déplacerait le corps plus lourd. Cette proportion, établie et exprimée par un chiffre, forme, comme nous l'avons dit, le poids spécifique. Pour le trouver on se sert d'une balance construite de la manière suivante: à la branche gauche Digitized by 141 est suspendu un plateau, descendant à une certaine distance de la branche; à la droite, au contraire, se trouvent deux plateaux, l'un en haut, beaucoup plus rapproché de la branche que celui de gauche, ayant un crochet en bas, auquel sont ajustées les ficelles de soie qui retiennent le second. Du côté où se trouvent les deux plateaux, on place un verre avec de l'eau distillée, de manière à ce que le plateau inférieur et une partie des ficelles qui l'attachent au plateau supérieur, soient plongés dans l'eau. Ceci fait, il faut que l'aiguille de la balance indique que les deux côtés ont un poids égal; puis on met la pierre que l'on veut peser, sur le plateau supérieur à droite, et on met le poids sur le plateau de gauche ; supposons qu'il soit 1 6, (carats, grains, n'importe ; une unité quelconque) c'est le poids absolu. Puis, sans déranger la balance, on ôte prudemment, à l'aide d'une pincette, la pierre du plateau supérieur, et on la place dans le plateau inférieur qui est sous l'eau; le volume d'eau que la pierre déplace, aura pour effet de faire pencher maintenant vers la gauche la balance, qui était ajustée, on met alors sur le plateau supérieur, où la pierre se trouvait primitivement, autant de poids qu'il en faut pour rétablir l'équilibre, supposons que ce soit 4. On fait alors l'opération suivante : le poids de la pierre, pesée hors de l'eau, ou le poids absolu est 16, partagez ce nombre par 4, poids du volume d'eau déplacé par la pierre, et le résultat 4, sera sa pesanteur spécifique. On se sert pour cette opération d'un poids subdivisé d'après le système décimal. Admettons qu'en cherchant le poids absolu d'une pierre, et qu'après avoir épuisé les unités, nous trouvions une fraction, la moitié de l'unité, p. e. 16 %, nous la désignerons par le chiffre 16-500; Digitized by 142 la perte sous l'eau étant égale à 5 y 5 , nous la noterons alors par 5*200; divisons 16*500 par 5*200 et le quotient sera le poids spécifique de 3-019}^ ou 3, la petite frac- tion étant trop minime pour être mentionnée. Une balance, telle que nous venons de la décrire et dont nous joignons un dessin, est indispensable pour les amateurs qui veulent déterminer leurs pierres pré- cieuses. Cette expérience, décivise dans presque tous les cas, offre encore le grand avantage de n'endommager en aucune manière les pierres qui y sont soumises. 4. La dureté. La dureté forme une preuve excellente pour la détermination des pierres précieuses ; le moyen le plus sûr pour l'essayer, est le disque du lapidaire, mais comme on ne l'a pas toujours à sa disposition, et que d'ailleurs on ne peut s'en servir sans détriment pour les pierres déjà taillées, on a avisé à un autre moyen comme surrogat. Un corps dûr, le diamant par exemple, raie forte- ment le cristal; il en est de même de l'hyacinthe, mais son action est bien plus faible ; la turquoise de vieille roche, d'une texture beaucoup moins forte, ne raie pas le cristal, mais le verre blanc, tandis que la turquoise de nouvelle roche, n'entame pas même celui-ci. Nous nous bornons donc à dire pour exprimer les différents degrés de dureté: rayant fortement ou légèrement le cristal ou le verre, expérience que chacun peut faire facilement. 5. La réfraction. Nous distinguons la simple et la double réfraction. Quand on regarde un objet quelconque à travers un corps transparent, on en voit l'image précise ; ainsi en tenant un morceau de verre (corps à simple réfraction) Digitized by 143 devant l'oeil tourné vers la lumière, et en présentant une épingle derrière la surface du verre, on en verrait à travers l'image distincte; remplaçons le verre par un zircon, par exemple, alors, au lieu d'une image, nous en distinguerons deux; c'est que le zircon, comme diverses autres pierres précieuses, possède la propriété remarquable de solliciter les rayons qui lui ont été transmis, à se partager en deux faisceaux, qui suivent chacun une autre direction. Cette qualité s'appelle la double réfraction, et il faut y ajouter la plus grande attention, puisque, en maintes circonstances, elle nous met en état de déterminer la pierre que nous soumettons à cette épreuve, facile à faire quand les cristaux sont dans leur état primitifs et offrent de larges faces, mais qui devient presque impossible ou du moins très-difficile, lorsque la pierre est taillée et que les facettes répètent l'image à l'infini. En pareil cas, on se sert d'un instrument nommé dioptre (du grec dia, à travers, et optomai, voir) : sorte de pince flexible, faite en fil de métal, se terminant, au lieu de pointes, par deux disques dans lesquels sont enchâssées deux lames de tourmaline verte, très-minces, taillées et polies parallèlement à leurs axes primitifs. Ces deux dis- ques sont mouvants ; quand on les tourne de manière à ce que les axes des deux tourmalines soient en même sens, ils présentent une surface transparente, qui de- viendra obscure, ou à-peine translucide, quand on en tourne un de manière à ce que les axes des tourmalines se croisent, l'un descendant perpendiculairement, l'autre couché horizontalement. En éloignant les deux branches de la pince et en plaçant entre les deux disques un morceau de verre dont la réfraction est certainement simple, la masse de la tourmaline restera opaque, mais en Digitized by 144 substituant au verre un zircon, taillé ou non, cette masse deviendra aussitôt transparente, puisque le zircon possède la qualité de la double réfraction; ôtons de- rechef le zircon, et mettons un rubis oriental à sa place, la masse des tourmalines s'éclaircira, mais moins qu'avec le zircon; nous exprimons cette différence en disant que le rubis ne possède la double réfraction qu'à un simple degré; de là les expressions que l'on trouve à la table des caractères distinctifs des pierres précieuses, comme réfraction double ou simple, double à un faible degré, ou à un degré moyen. Le dioptre, dont nous joignons aussi un dessin, est également indispensable aux amateurs, 6. Durée de l'électricité produite par le frottement. Les anciens avaient déjà observé que le succin ou ambre jaune, après avoir été réchauffé par la fric- tion, avait la faculté d'attirer des brins de paille et d'autres corps légers dont on l'approchait. — Une multitude d'autres corps, comme la cire d'Espagne, la résine etc., possèdent la même qualité qui dépend de l'action d'un fluide particulier, nommé fluide électrique (d'electrum mot par lequel les anciens désignaient le suc- cin). La vertu qu'il manifeste dans les effets produits par cette action, s'appelle électricité. Pour observer ce phé- nomène, il ne faut d'autre appareil qu'une petite aiguille mobile, en cuivre ou en argent, avec une chape en agathe ou en cristal de roche, posée sur un pivot d'un de ces métaux. — Présentez un morceau de succin, après l'avoir frotté sur une étoffe de laine, à l'un des globules qui terminent l'aiguille, et vous la verrez tourner pour s'ap- procher du succin. Pour exprimer cette tendance, si, comme dans le cas présent, le mouvement détermine un rapprochement, on l'appelle attraction; et si au contraire, Digitized by 145 comme dans d'autres cas, il détermine un éloignement, on l'appelle répulsion. Ces deux mouvements se font avec plus ou moins de vitesse, selon la distance qui sépare l'aiguille de l'objet qu'on lui présente. On a conclu de ce double mouvement, que le fluide électrique se com- pose de deux fluides réunis, mais qui, dans certains cas, agissent séparément. Pour reconnaître l'existence de ces deux fluides on emploie l'appareil suivant: On prend une tige de métal, maintenue dans une position droite à l'aide d'une base élargie qui lui sert de support; puis, on recourbe la tige en forme de crochet, de manière à pouvoir y suspendre un petit anneau dans lequel est passé un fil de soie, soutenant par le milieu, dans une position verticale, un petit tuyau de plume, dans le bout duquel on a fixé une petite barre, faite avec une lame du minéral connu sous le nom de spath d'Islande. Ce spath s'électrise d'une manière si facile, qu'on n'a pas besoin de le frotter, mais qu'il suffit de presser une seule fois les faces latérales de la barre entre les deux doigts. Le levier ainsi électrisé et abandonné à lui-même , oscillera et l'on attendra avant de faire l'expérience, qu'il ait repris sa position fixe. On électrisé ensuite parle frottement une topaze ou quelque autre pierre transparente, et, en la présentant au bout du levier en spath, on le verra fuir ; en avançant la topaze, on déterminera le levier à faire plusieurs tours ; dans cette expérience il y a donc répulsion. Substituons, par contre, à la topaze, un morceau de succin ou de cire d'Espagne, présentons-le, après l'avoir frotté, au même point du barreau de spath, et nous verrons qu'au lieu de reculer, comme dans l'expérience précédente, il avancera vers l'objet présenté et fera quelques tours en s'en rapprochant; dans ce second cas il y aura donc 19 146 attraction, et la topaze et le succin agissent sur le bar- reau par des forces contraires. Continuons nos expériences, présentons au barreau de spath un autre morceau du même minéral, électrisé par le frottement : dans ce troisième cas il y aura encore répulsion, de manière que nous arrivons à la conclusion, que deux corps étant de la même nature, se repoussent mutuellement, et qu'ils s'attirent, au contraire, quand ils sont d'une nature différente; et comme le mouvement des corps est produit par la tendance du fluide à se rap- procher ou à s'éloigner, il s'ensuit que les molécules de chaque fluide se repoussent mutuellement et qu'elles attirent celles de l'autre fluide. Quand ces deux fluides sont réunis dans le même corps, on leur donne le nom de fluide naturel, et alors ce corps ne peut donner aucun signe d'électricité, parce que les forces des deux fluides étant égales et contraires, leur action se détruit mutuellement. Chacun de ces deux fluides ne peut faire naître la vertu électrique dans le corps qui le renferme, qu'en agissant séparément et qu'après avoir été mis en activité à la surface du corps par le frottement, et comme ce fluide est tantôt celui qui détermine l'action de la topaze, tantôt celui qui déter- mine celle du succin, on le partage en deux grandes classes, et on a nommé fluide vitré, celui qui se développe par le frottement exercé sur le verre, et fluide résineux celui que le frottement exercé sur la résine a mis en activité, et on dit d'un corps qu'il est électrisé vitreuse- ment ou résineusement, suivant l'espèce de fluide qui a fait naître son électricité. La tendance du fluide, soit vitré, soit résineux, à s'échapper du corps dans lequel ou le met en activité, est balancée par une résistance que ce corps oppose aux Digitized by 147 molécules électriques, et que l'on nomme force coërcitive; de son extension dépend la durée plus ou moins longue de la vertu électrique, excitée par le frottement dans les pierres précieuses, et c'est la comparaison de cette gra- duation qui sert à établir différentes classes. Dans la première se trouve en tête la topaze incolore, qui, selon Hatty, garda l'électricité pendant 57 heures et dans une autre expérience pendant 145 heures; dans la dernière classe sont le cristal de roche et le verre, qui cèdent à l'instant tout leur fluide aux corps environnants. L'électricité acquise par le frottement, étant tou- jours produite dans les pierres.précieuses par le dégage- ment du fluide vitré (excepté dans les turquoises, dont les unes, même parmi celles d'une même nature, acquiè- rent l'électricité vitreuse et les autres l'électricité rési- neuse) on se sert, pour les expériences, du premier appareil décrit, en fixant la pierre dans une pince de métal, à manche de bois, où elle est retenue par une vis de pression. Nous ferons observer que ces expériences, très- curieuses à faire, demandent une grande exactitude et une longue habitude, puisque le tissu plus ou moins poli de la pierre qu'on examine et surtout l'état de l'air, interviennent pour beaucoup dans les résultats qu'on obtient. Elles réussissent très bien lorsque l'air est sec, tandis qu'un air humide leur nuit et que la vapeur acqueuse dont il est chargé, s'empare du fluide électrique. 7. Electricité produite par la chaleur. Tandis que le frottement, comme nous venons de le décrire, ne dégage dans les corps qu'on y soumet qu'un seul des deux fluides, qui est tantôt le fluide 19* Digitized by 148 vitré et tantôt le fluide résineux, la chaleur produit des effets bien plus remarquables sur les cristaux de cer- taines substances, qui, après avoir été exposées à son action, développent en même temps les deux fluides à des points opposés du cristal, nommés alors pôles, en y ajoutant la détermination de vitré ou de résineux. Pour s'assurer qu'une pierre précieuse jouit de la propriété dont il s'agit, il faut, après l'avoir chauffée en l'approchant d'un brasier, la présenter à l'un des globules qui terminent l'aiguille décrite dans le chapitre précédent; de quel côté qu'on la présente, il y aura attraction. Mais si on veut déterminer la nature de l'électricité des deux pôles, il faut les présenter à un autre corps élec- trisé. Ainsi, en supposant que l'on fasse l'expérience sur une tourmaline, il faut, après l'avoir fixée dans une pince, où elle est retenue par une vis de pression, et après l'avoir exposée un moment à l'action de la chaleur, la présenter au petit barreau de spath d' Islande de l'appareil que nous avons déjà décrit. Ce spath possé- dant l'électricité vitrée, le côté de la pierre qui l'attirera, sera le siège du pôle résineux, et celui qui le repoussera, le siège du pôle vitré, en vertu de l'axiôme que les pôles de nature égale se repoussent, et ceux de nature diffé- rente s'attirent. Cette expérience demande encore beau- coup de patience et une grande habitude, car la pierre trop chauffée, perd sa propriété, qui ne se manifeste plus clairement que quand la chaleur diminue, et avant que la pierre ne soit retournée à son état naturel. 8. Action sur l'aiguille aimantée. L'attraction que l'aiguille aimantée exerce sur le fer, et la sympathie qui existe entre ces deux corps, sont trop connues pour qu'on ait besoin de les décrire. On 149 a donné à cette propriété le nom de magnétisme, et au fluide qui le produit, celui de fluide magnétique. Les pierres précieuses, qui doivent leur principe colorant au fer, peuvent donc opérer une action sur l'aiguille aimantée, action que Ton a observée et que Ton fait servir comme moyen de distinction. Néanmoins, comme le fer n'est contenu dans les pierres précieuses qu'en petites parcelles presque minimes, et qu'alors ce métal est uni à l'oxygène, qui diminue la vertu magné- tique que le fer est susceptible d'acquérir, comme en outre, il faut combattre l'influence que la force magné- tique du globe terrestre exerce sur l'aiguille aimantée, en la forçant de fixer sa direction du sud au nord , on a trouvé le moyen de paralyser cette influence, pour que l'autre, contenue dans le petit espace de la pierre, puisse agir. Voici en quoi consiste le procédé qui a été inventé : On prend une aiguille en acier fortement aimantée, ayant la forme d'un losange étroit et garnie d'une chape d'agathe, et on la pose sur un pivot se terminant en pointe aiguë pour faciliter les mouvements ; abandonnée à elle-même, après quelques oscillations, elle restera fixe sur une ligne, dont un point terminal indiquera le nord et l'autre le sud. Dans la prolongation de cette ligne, du côté tourné vers le nord, mettez un barreau aimanté, à hauteur égale de l'aiguille, mais en direction opposée, c'est-à-dire que le pôle du barreau indiquant le nord, repose vers le midi et que celui qui indique le sud, soit tourné vers le nord. Alors, en vertu de Taxiôme que les pôles égaux se repoussent, la répulsion exercée par le pôle boréal du barreau, forcera l'aiguille à changer la direction qu'elle prenait à la suite de l'attraction due au globe terrestre, attraction qui est Digitized by 150 paralysée par ce moyen. Quand on aura forcé l'aiguille à décrire un quart de cercle contraire à son inclination, il suffit, quand elle s'est arrêtée, d'approcher un corps contenant du fer, que l'on place à côté du barreau, pour la faire retourner à sa direction primitive, ou, au moins, pour déterminer en elle des oscillations approchantes, que l'on n'aurait pas obtenues sans ce procédé, auquel l'Abbé Hatty a donné le nom de méthode du double magnétisme. Pour bien obtenir ces résultats, il faut soustraire cette opération aux agitations que l'air exerce sur l'aiguille, et placer l'appareil et les pierres que l'on veut éprouver, au fond d'une cage de verre ouverte par en haut. De cette manière on a obtenu des effets très-marqués avec les grenats, les péridots, et à un moindre degré avec les hyacinthes et les tourmalines. Outre les moyens cités jusqu'ici, qui servent à déterminer les pierres précieuses, on doit encore men- tionner la polarisation de la lumière, la phosphores- cence et l'analyse chimique. Les limites étroites que nous avons assignées à ce petit traité, qui, nous le répétons, n'a nullement la pré- tention de s'élever à la hauteur d'un ouvrage scientifique, et qui doit seulement servir à l'usage des amateurs, ne nous permettent pas de décrire une longue série d'ex- périences, très-curieuses à faire, mais demandant des instruments compliqués et une longue habitude de s'en servir, comme les effets obtenus par la polarisation de la lumière, qualité inhérente aux pierres à double réfrac- tion. Ainsi, pour observer la phosphorescence, il faut rester au moins une heure, souvent au-delà, dans une chambre obscure, avant que l'œil acquière la propriété Digitized by 151 d'observer ces accidents de lumière, trop faibles pour être comptés parmi les caractères distinctifs des pierres précieuses. H suffit d'expliquer ici qu'on entend par le mot phosphorescence, la qualité que possèdent certains minéraux de répandre dans l'obscurité des reflets lumi- neux, après avoir été soumis soit à l'influence directe et continue des rayons solaires, ce que l'on nomme insola- tion, soit à celle de la chaleur ou de la friction, soit à celle de la machine électrique. L'analyse chimique des pierres précieuses, quoique de la plus grande importance pour leur examen et leur classification minéralogique, ne peut être obtenue que par la dissolution des corps qu'on y soumet, procédé que l'on n'emploie pas si facilement, quand il s'agit de matières aussi précieuses, que celles que nous avons en vue. Avec la liste ajoutée à cet ouvrage, contenant les noms des pierres précieuses et leurs caractères distinctifs, et avec quelques instruments simples à manier, dont nous avons fourni la description et dont nous offrons encore les dessins, chaque amateur sera presque tou- jours en état de déterminer lui-même les pierres qu'on lui offre. Dans les cas compliqués, il faudrait consulter des gens de l'art, ou avoir recours à des ouvrages scientifiques. Nous mettons au premier rang celui que nous avons cité souvent, et auquel nous avons emprunté une grande partie des notions don- nées, savoir: Traité des caractères distinctifs des pierres pré- cieuses, par l'Abbé Haiiy. Paris 1817; puis Minéralogie des gens du monde, par M. Pujoulx. Paris 1815. Lart du lapidaire par H. Lançon. Paris 1830. Digitized by 152 Taschenbuch der Edelsteinkunde von R. Blum. Stuttgart 1834, et l'excellent Handbiùch der Edelstein- kunde von K. L. Kluge, Leipzig 1860. . Bornons-nous à citer quelques cas difficiles, où souvent un œil exercé peut se tromper. Ainsi le rubis spinelle, d'une belle couleur, peut être pris pour un rubis oriental et passe souvent pour tel dans le com- merce; des topazes du Brésil, rougies au feu, approchent de très près du rubis balais et sont souvent confondues avec lui. H y a des tourmalines du Brésil, et d'autres qu'on a trouvées lors de la prise de Constantine, sans qu'on ait pu savoir exactement d'où elles venaient, que les uns ont prises pour des rubis d'Orient, d'autres pour des spinelles, jusqu'à ce que l'examen de leur poids spécifique les fit reconnaître pour des tourmalines. On confond souvent l'aigue-marine jaune de Sibérie avec la topaze du Brésil; le saphir blanc avec le diamant; le grenat avec l'hyacinthe. Toutes ces méprises de- viennent impossibles, en soumettant les pierres aux expé- riences très-simples, que nous espérons avoir mises, par ce petit traité, à la portée des amateurs. 153 INTRODUCTION à la liste descriptive des pierres précieuses et semi-précieuses. On a essayé différentes méthodes pour la clas- sification des minéraux que Ton désigne sous le nom de pierres précieuses et semi-p'récieuses. Cette clas- sification présente de grandes difficultés, vu la diver- sité du point de départ du minéralogiste, du mar- chand et de l'amateur. La méthode employée par M. Hatty, les range en quatre grandes classes; il nomme la première: les acidifères, parce qu'il entre dans la composition des substances qui forment cette classe, un acide, uni soit à une terre, comme la chaux, la baryte ou terre pesante etc., soit à un alcali, comme la soude ou la potasse, soit à l'un et à l'autre ; la seconde: les terreuses, puisqu'il n'entre aucun acide dans la composition des substances qui la forment, mais seulement des terres auxquelles s'unit quelquefois un alcali; 20 Digitized by 154 la troisième: les inflammables, parce qu'il n'y entre que des substances inflammables et la quatrième : les métalliques, parce qu'elle contient des substances métalliques. La topaze est, de toutes les pierres précieuses, la seule qui entre dans la première classe, la seconde contient presque toutes les pierres précieuses, ex- cepté le diamant qui forme la troisième, tandis que dans la quatrième entre la plus grande partie des pierres semi-précieuses, dont nous donnons plus tard la description. Les pierres étant rangées d'après la cristallisation, on obtient selon Haiiy les variétés suivantes : 1. La topaze. Cette espèce comprend la topaze incolore du Brésil, celle de Sibérie, le rubis dit du Brésil, la topaze jaune du même pays, et celle de Saxe. 2. Le quarz. La première de ses sous-espèces qu'on nomme quarz hyalin, fournit le cristal de roche et l'améthyste, la seconde, qu'on appelle quarz agathe, donne la chrysoprase, et la troisième ou le quarz résinite, donne les différentes variétés de l'opale. 3. Le ztrcon. Ce minéral fournit le jargon de Ceylan et l'hyacinthe zirconnienne. 4. Le corindon. De ce minéral, fécond en pierres précieuses, nous obtenons le saphir blanc et les pierres appelées rubis, saphir, saphir indigo, girasol, topaze, péridot, améthyste, aigue-marine et astérie, en ajou- tant au nom de chacune d'elles l'épithète orientale. 5. La cymopkane. Elle donne la chrysolithe dite orientale et le chrysobéryl. 6. Le spinelle. Il se subdivise en rubis spinelle et balais. Digitized by 155 7. Uémeraude. Elle fournit l'émeraude du Pérou et le béiyl ou l'aigue-marine. 8. Le dichrozte. A cette espèce appartient le saphir d'eau. 9. Le grenat. Il fournit le grenat Syrien, le grenat de Ceylan, le grenat de Bohème et la vermeille. 10. Uessonite. Cette espèce donne l'hyacinthe, 11. Le feldspath Des différentes variétés qu'offre ce minéral, on range parmi les pierres précieuses, la pierre de lune, dite argentine ou œil de poisson, et la pierre de soleil, ou aventurine orientale. 12. La tourmaline. C'est à elle qu'appartiennent: l'émeraude du Brésil , la tourmaline brune de Ceylan, la sibérite ou tourmaline d'un rouge violet, le péri- dot de Ceylan, la tourmaline rouge du Brésil, et les tourmalines rouges, vertes et bleues du Massachuset 13. Le péridot Cette espèce ne contient que le péridot proprement dit. 14. Le diamant] fournissant le diamant des Grandes- Indes, du Brésil, des Monts Ourals. Un coup d'œil suffit pour s'assurer que cette classi- fication a peu de valeur pour l'amateur et présente pour lui de grandes difficultés. Linnée n'avait adopté que trois classes: a) Gemmœ preciosœ; dans lesquelles il range le diamant, l'émeraude et tous les corindons. b) Gemmœ nobilù; parmi lesquelles il compte la topaze, l'améthyste, le grenat, l'hyacinthe, la chry- solithe etc. c) Gemmœ speciosœ; qui contiennent le jaspe, la calcédoine, l'agathe et toutes les pierres que l'on trouve en grande quantité et qui, partant, ont moins de valeur. 20* Digitized by 156 Blum les range d'après leur degré de dureté en trois classes: a) Pierres précieuses plus dures que le quarz, comme le diamant, le rubis, le saphir, le spinelle, le zircon, le chrysobéryl, la topaze, le grenat etc. b) Pierres précieuses moins dures que le quarz, mais plus dures que le feldspath, comme l'améthyste, la calcédoine, la cornaline etc. c) Pierres précieuses moins dures que le feldspath, comme la malachite, le jais, l'ambre etc. Dans le commerce on n'admet ordinairement que deux classes. La première contient toutes les pierres dures, rares, d'un grand éclat et d'une grande transparence ; la se- conde, toutes celles qui sont moins dures, qu'on trouve plus fréquemment et qui sont inférieures en beauté et en transparence. On nomme les premières, pierres orientales et les secondes, pierres occidentales; noms de convention qui ne doivent pas faire admettre comme conséquence que les premières viennent de l'Orient et les secondes, de l'Occident. Dans la liste qui suit, nous les avons également rangées en deux classes, que nous nommons: a) Pierres précieuses, puisque nous y plaçons toutes les pierres plus rares, plus recherchées et d'un prix plus élevé, employées seulement comme objets de parure et appartenant à la sphère de la joaillerie. b) Pierres semi-précieicses 7 puisque nous y admet- tons celles que l'on trouve plus fréquemment, qui sont d'un moindre prix et qui ne servent plus exclu- sivement aux objets de parure, mais aussi pour faire des tabatières, des cachets, enfin tout ce qui con- Digitized by Goo 157 stitue plutôt la bijouterie et qui sont encore employées pour pièces d'ameublement, comme dessus de tables, vases etc. Nous avons consacré aux pierres de la première classe un examen plus minutieux et nous en dé- signons : a) Les accidents de lumière. b) La pesanteur spécifique. c) Le degré de dureté. d) La réfraction. e) La durée de l'électricité acquise par le frot- tement. f) L'électricité produite par la chaleur. g) L'action sur l'aiguille aimantée; tandis que nous nous bornons à une description plus concise et générale de celles de la seconde classe, vu qu'il est moins facile de se tromper dans la classification des pierres dont elle se compose. Pour faciliter les recherches, les pierres de la première classe sont encore subdivisées, d'après leur couleur, en onze tableaux; nous avons obtenu de cette manière les tableaux suivants: Pierres Précieuses. Premier Tableau. Pierres incolores. 1. Le diamant. 2. Le saphir blanc. 3. La topaze du Brésil, dite goutte d'eau. 4. Le cristal de roche. Digitized by 158 Second Tableau. Pierres rouges. 5. Le rubis oriental. 6. Le rubis spinelle. 7. Le rubis balais. 8. Le rubis du Brésil. 9. Le grenat Syrien. 10. Le grenat de Bohème. 11. La tourmaline. Troisième Tableau. Pierres bleues. 12. Le saphir oriental. 13. Le saphir indigo. 14. Le béryl ou raigue-marine bleue. 15. La tourmaline des Etats-Unis. 16. La topaze bleue. 17. Le saphir d'eau. Quatrième Tableau. Pierres vertes. 18. L'émeraude orientale. 19. L'émeraude du Pérou. 20. L'émeraude du Brésil. 21. L'euclas. 22. La chrysoprase. 23. La topaze verte. Cinquième Tableau. Pierres bleu-verdàtres. 24. L'aigue-marine orientale. 25. L'aigue-marine de Sibérie. Digitized by Sixième Tableau. Pierres jaunes. 26. La topaze orientale. 27. La topaze du Brésil. 28. L'aigue-marine jonquille. 29. La topaze de Bohème. 30. Le jargon de Ceylan. Septième Tableau. Pierres jaune-verdâtres ou vert-jaunâtres. 31. Le péridot oriental. 32. Le chrysobéryl, ou la chrysolithe orientale. 33. Le béryl ou l'aigue-marine péridot. 34. Le jargon de Ceylan. 35. Le péridot. 36. Le péridot de Ceylan. Huitième Tableau. Pierres violettes. 37. L'améthyste orientale. 38. L'améthyste. Neuvième Tableau. Pierres rouges mélangées de brun. 39. L'hyacinthe. 40. La vermeille. 41. L'hyacinthe zirconnienne. 42. La tourmaline de Ceylan. 160 Dixième Tableau. Pierres à reflets particuliers. 43. L'astérie rubis. 44. L'astérie saphir. 45. L'astérie topaze. 46. L'opale à flammes. 47. L'opale à paillettes. 48. L'opale arlequin. 49. L'opale jaune. 50. Le girasol oriental. 51. La pierre de lune, l'argentine ou l'œil de poisson. 52. La pierre de soleil ou aventurine orientale. Onzième Tableau. Pierres opaques dont la couleur varie entre le bleu et le vert, 53. La turquoise de vieille roche. 54. La turquoise de nouvelle roche. Pierres semi-précieuses. 1. Spath calcaire soyeux. 2. Rubis de Bohème. 3. Cristal girasol. 4. Chatoyante ou œil de chat. 5. Aventurine ordinaire. 6. Cristal renfermant des aiguilles de titane. 7. Améthyste renfermant des aigrettes de fer. 8. Cristal irisé ou pierre d'iris. 9. Cristal renfermant des gouttes d'eau. 10. Calcédoine. 11. Saphirine. 161 12. Plasma. 13. Enhydre. 14. Stigmite, gemme de St. Etienne. 15. Cornaline rouge. 16. Cornaline blanche. 17. Sardoine. 18. Agathe rubannée. 19. Agathe ondulée. 20. Agathe zonaire ou œillée. 21. Onyx. 22. Sardonyx. 23. Jaspe sanguin, Héliotrope. 24. Agathe herborisée ou pierre de Moka. 25. Jaspe. 26. Hydrophane, œil du monde. 27. Gemme du Vésuve, idocrase. 28. Pierre des amazones. 29. Pierre de Labrador. 30. Lapis-lazuli. 31. Lépidolithe, mica. 32. Cyanite ou sappare. 33. Jade oriental, pierre néphrétique. 34. Lumachelle. 35. Agathe d'Islande, obsidienne. 36. Ambre jaune, succin ou karabé. 37. Jais ou jayet. 38. Malachite. 39. Marcassiste. Pour faciliter les recherches des pierres semi- précieuses, rangées dans la liste présente d'après l'ordre minéralogique, nous faisons suivre une autre liste, dans laquelle elles sont réparties d'après leurs couleurs appro- ximatives. 21 Digitized by 162 Pierres blanches, blanchâtres et incolores. 1. Spath calcaire. 3. Cristal girasol. 6. Cristal renfermant des aiguilles de titane. 8. Cristal irisé. 9. Cristal renfermant des gouttes d'eau. 10. Calcédoine. 13. Enhydre. 14. Stigmite, gemme de St. Etienne. 16. Cornaline blanche. 26. Hydrophane. Pierres roses, rouges et violettes. 2. Rubis de Bohème. 7. Améthyste renfermant des aigrettes de fer. 15. Cornaline rouge. 31. Lépidolithe. 4. Oeil de chat. 5. Aventurine ordinaire. 27. Gemme du Vésuve (aussi verte) idocrase. 29. Pierre* de Labrador. Pierres bleues et bleuâtres. 11. Saphirine. 30. Lapis-lazuli. 32. Cyanite ou sappare. Pierres vertes et verdâtres. 12. Plasma. 23. Jaspe sanguin, héliotrope. 25. Jaspe. 28. Pierre des amazones. 38. Malachite. Pierres brunes et grises. 163 Pierres jaunes ou d'un jaune-brunâtre. 17. Sardoine. 36. Ambre, succin ou karabé. Pierres à couleurs variées. 18. Agathe rubannée. 19. Agathe ondulée. 20. Agathe zonaire ou œillée. 21. Onyx. 22. Sardonyx. 24. Agathe herborisée ou pierre de Moka. Pierres noires et noirâtres. 33. Jade oriental. 34. Luniachelle. 35. Agathe d'Islande, obsidienne. 37. Jais ou jayet. 39. Marcassite. 21 * Digitized by 164 Tableaux des Pierres Précieuses Premier Tableau. M Noms el classification roinéralogique. Accidents de lumière. Pesanteur spécifique. 1. Diamant. Diamant; méth. minér. Eclat extrêmement vif, désigné par le nom d'éclat adamantin. 3,5. 2. Saphir blanc. Variété du corindon hya- lin; méth. minér. Eclat très-vif. 4,0. 3. Topaze dn Brésil, appelée goutte d'eau. Variété de la topaze ; # méth. minér. Eclat très-vif. 3,5 à 3,6. 4. Cristal de roche. Variété du quarz hya- lin; méth. minér. Eclat vitreux. 2,6 à 2,7. Second Tableau. 5. Rubis oriental. Variété du corindon hya- lin; méth. minér. Rouge de cramoisi, de coche- nille. Reflets laiteux dans certains morceaux. Placée près de l'œil, la pierre offre, quand on regarde à travers, une teinte de violet. t 4,0 à 4,2. 6. Rubis spinelle. Variété du spinelle ; méth. minér. Rouge ponceau, rouge de rose foncé. Point de reflets lai- teux. Placé près de l'œil, il offre, quand on regarde à travers, une teinte de rouge rose faible. 3,5 à 3,7. Digitized by 165 avec leurs caractères distinctifs. Pierres incolores. Dureté. Réfraction. Durée de l'électricité acquise par le frottement. Eloctricité produite par la chaleur. Action sur l'aiguille aimantée. Rayant tous les au- tres corps , sans être rayé par aucun autre. Simple. Une demi- heure. Nulle. Nulle. Rayant fortement le cristal. Double à un faible degré. Plusieurs heures. Nulle. Nulle. Rayant fortement le cristal. Double à un degré moyen. Quelquefois 24 heures. Sensible. Nulle. Rayant fortement le verre. Double à un degré moyen. Une demi- heure ou en- viron. Nulle. Nulle. Pierres rouges. Rayant fortement le cristal de roche. Double à un faible degré. Plusieurs heures. Nulle. Nulle. Rayant fortement le cristal, mais moins que le corindon. Simple. Nulle. Nulle. Nulle. Digitized by 166 Second Tableau. M Noms el classification minéralogique. Accidents de lainière. Pesanteur spécifique. 7. Rubis Balais. Variété du spinelle ; méth. minér. Rouge de rose avec une teinte de violet. Point de reflets laiteux. 3,5 à 3,7. 8. Rubis du Brésil, appelé dans le commerce rubis balais du Brésil. Variété de la topaze; méth. minér. Rouge de rose, niais ordinaire- ment plus faible que la cou- leur du rubis balais. 3,5. 9. Grenat Syrien. Variété du grenat; méth. minér. Rouge violet velouté. Eclat très-vif. 4,0. 10. Grenat de Bohème et gre- nat de Ceylan. Variété du grenat; méth. minér. Rouge vineux mêlé d'orange. 4,0. 11. Tourmaline. Tourmaline; méth. minér. Rouge pourpre dans les tour- malines des Etats - Unis , rouge de rose dans celles du Brésil et rouge violet dans celles de Sibérie. 3,0. Digitized by 167 Pierres rouges. (Continuation.) Dureté. Réfraction. Durée de l'électricité acquise par le frottement. Electricité produite par la chaleur. Action sur l'aiguille aimantée. Rayant fortement le cristal, mais moins que le corindon. Simple. Nulle. Nulle. Nulle. Rayant fortement le cristal, mais moins que le spinelle. Double à un degré moyen. 24 heureé et au-delà. Sensible. Nulle. Rayant médiocre- ment le cristal de roche. Simple. Nulle. Sensible soit dans l'ex- périence ordinai- re, soit par le double magné- tisme. Rayant médiocre- ment le cristal de roche. Simple. 1 Nulle. Rayant faiblement le cristal de roche. Double à un degré moyen. Au jour Tune des deux ima- ges d'une épingle ne paraît qu' une ombre, tandis qu'à la lumière d' une bougie, elles sont toutes deux d'une égale intensité. Plusieurs heures. Sensible. Nulle. Digitized by 168 Troisième Tableau. Noms et classification mioéralogique. Accidents de lumière)* Pesanteur spécifique. 12. Saphir oriental. Variât A dn corindon * méth. minér. Dieu îuuuc, trtso vciuutc 4,0 & a 4,2. 13. Saphir indigo. Variété du corindon; méth. minér. Bleu très-foncé, bleu indigo. 4,0 à 4,2. 14. Béryl on aigne-marine. Variété de l'émeraude; méth. minér. Bleu de ciel très-clair, tirant un peu sur le vert. 2,7. 15. Tourmaline des Etats-Unis. Variété de la tourma- line; méth. minér. Bleu peu intense. Eclat terne. 3,0. 16. Topaze bleue. Variété de la topaze; méth. minér. Bleu foncé ou clair avec des lames plus ou moins foncées. 3,5. 17. Saphir d'eau. Variété du dichroïte ; méth. minér. Bleu violet clair. Phénomène particulier. Si l'on regarde à travers cette pierre en dirigeant le rayon visuel parallèlement à l'axe de sa forme primitive, la couleur est d'un bleu violet; si, au contraire, le rayon visuel est dirigé perpendiculairement à l'axe, la couleur est d'un jaune-brunâtre. 2,7. t Digitized by 169 Pierres bleues R £ f PS «flan Durée de l'électricité acquise par le frottement. Electricité produite par la chaleur. Action sur l'aiguille aimantée. Rayant fortement le cristal de roche. Double à un faible degré. Plusieurs heures. Nulle. Nulle. Rayant fortement le cristal de roche. Double à un faible degré. Plusieurs heures. Nulle. Nulle. Rayant faiblement le cristal de roche. Double à un faible degré. Nulle. Nulle. Rayant faiblement le cristal de roche. Double à un degré moyen, même phé- nomène que pour la tourmaline rouge. Sensible. Nulle. Rayant fortement le cristal de roche. Double à un degré moyen. Longue, plu- sieurs heures. Sensible. Nulle. Rayant faiblement le cristal. Double à un faible degré. Un quart d'heure. Nulle. Nulle. 22 Digitized by 170 Quatrième Tableau. Noms el classification nioéralogiqoe. Accidents de lumière. Pesanteur spécifique. 18. Emeraude orientale. Variété du corindon ; méth. minér. Vert plus ou moins obscur, tirant sur le noir. 4,0 à 4,2. 19. Emeraude du Pérou. Variété de Fémeraude; méth. minér. Vert pur velouté foncé. 2,9. 20. Emeraude du Brésil ou des Etats-Unis. Variété de la tourma- line; méth. minér. Vert tirant sur l'obscur saturé. 3,0. 3,0. 21. Euclas; très-rare, trouvée au Brésil. Variété de la tourma- line; méth. minér. Vert clair; plus de transparence que chez la tourmaline pro- prement dite. 22. Chrysoprase. Variété du quarz aga- the; méth. minér. Vert de pomme ou vert-blan- châtre. La pierre n'est que translucide. 2,6. 23. Topaze verte. Variété de la topaze; méth. minér. Vert clair disposé par lames. 3,5. Digitized by 171 Pierres vertes. Dureté. Réfrtctitn. Durée de l'électricité acquise par le frottement. Electricité produite par la chaleur. Action sur l'aiguille aimantée. Rayant fortement le cristal de roche. Double à un faible degré. Plusieurs heures. Nulle. Nulle. Rayant faiblement le cristal de roche. Double à un faible degré. Nulle. Nulle. Rayant faiblement le cristal de roche. Double; phénomène comme chez la tourmaline rouge. Plusieurs heures. Sensible. Nulle. Rayant le verre. Une demi- heure. Nulle. Nulle. Rayant fortement le cristal. Double à un degré moyen. Longue, plusieurs heures. Sensible. Nulle. 22* Digitized by 172 Cinquième Tableau. Vi O III S et classification minéraiogique. Accidents de lumière. Pesanteur spécifique. 24 Aigue-marine orientale. Variété du corindon ; méth. minér. Eclat très-vif. Couleur peu foncée. 4,0. 25. Aigue-marine de Sibérie. Variété de l'émeraude; méth. minér. Couleur peu intense, pure et égale. Eclat très-vif. 2,6. Sixième Tableau. 26. Topaze orientale. Variété du corindon; méth. minér. Jaune jonquille, quelquefois un peu verdâtre, mais ne tirant ni sur le roux, ni sur le noir. 4,0. 27. Topaze du Brésil. Variété de la topaze; méth. minér. Jaune foncé très-élevé avec un mélange sensible de rouge aux bords de la pierre. 3,5. 28. Aigue-marine Jonquille. Variété de l'émeraude; méth. minér. Jaune peu élevé. 2,6. 29. Topaze de Bohème ou de Saxe. Variété du quarz ; méth. minér. Jaune un peu obscur avec un mélange sensible de noir aux bords de la pierre. 2,5. 30. Jargon de Ceylan. Variété du zircon ; méth. minér. Jaune un peu sale, jaune foncé ou grisâtre. Eclat très-vif, tirant sur l'adamantin. 4,1. Digitized by 173 Pierres bleu-verdâtre. Dureté. Réfraction. de l'électricité acquise par le frottement. Electricité produite par la chaleur. Action sur l'aiguille aimantée. Rayant fortement le cristal de roche. Double à un faible degré. Plusieurs heures. Nulle. Nulle. Rayant faiblement le cristal de roche. Double à un faible degré. Nulle. Nulle. Pierres jaunes. Rayant fortement le cristal de roche. Double à un faible degré. Plusieurs heures. Nulle. Nulle. Rayant fortement le cristal, mais moins que le corindon. Double à un faible degré. 24 heures et au-delà. Sensible. Nulle. Rayant faiblement le eristal de roche. Double à un faible degré. Nulle. Nulle. Rayant le verre. Double à un faible degré. Très facile à électriser et gardant longtemps l'électricité. Nulle. Nulle. Rayant médiocre- ment le cristal de roche. Double à un haut de- gré, montrant les deux images d'une manière très - di- stincte. Nulle. Nulle. Digitized by 174 Septième Tableau. Pierres jaune M Noms et classification ninéralogique. Accidents de lumière. Pesanteur spécifique. 81. 32. Péridot oriental. Variété du corindon; méth. minér. Vert-jaunâtre. 4,0. Chrysobéryl on chryso- lithe orientale. Variété de la cymo- phane; méth. minér. Jaune-verdâtre, souvent avec des reflets d'un blanc-laiteux ou bleuâtre. Eclat très-vif. 3,*. 33. Béryl on aiguë - marine péridot. Variété de Fémeraude; méth. minér. Jaune - verdâtre ou vert- jaunâtre. 2,6. 34. Jargon de Ceylan. Variété du zircon ; méth. minér. Jaune-verdâtre, éclat tirant sur l'adamantin. 4,4. 35. Péridot. Péridot; méth. minér. Vert-jaunâtre. 3,4. 36. Péridot de Ceylan. Variété de la tourma- line; méth. minér. Jaune-verdâtre* 3,0. Digitized by 175 verdâtre ou vert-jaunâtre. Dureté. Réfraction. Durée de l'électricité acquise par le frottement. Electricité produite par la chaleur. Action sur l'aiguille aimantée. Rayant fortement le cristal de roche. Double à un faible degré. Plusieurs heures. Nulle. Nulle. Rayant fortement le cristal de roche. Double à un degré moyen. Nulle. Nulle. Rayant faiblement le cristal de roche. Double à un faible degré. Nulle. Nulle. Rayant médiocre- ment le cristal de roche. Double à un haut degré ; remarque comme pour le jar- gon jaune. Nulle. Nulle. Ne rayant pas le cristal de roche, rayant faiblement le verre blanc. Double à un haut degré, mais moins forte que chez le zircon. Nulle. Nulle. Rayant faiblement le cristal de roche. Double. Même remar- que que pour la tourmaline rouge. Sensible. Nulle. Digitized by 176 Huitième Tableau. M Noms et classification minéralogique. Accidents de lumière. Pesanteur spécifique. 37. Améthyste orientale. Variété du corindon; méth. minér. Violet tantôt faible, tantôt foncé. 4,u. 38. Améthyste. Variété du quarz hyalin; méth. minér. Violet très-foncé. Eclat très- vif à la lumière du jour, et terne à celle d'une bougie. 2,7. Neuvième Tableau. Pierres rouges 39. Hyacinthe. Variété de Y essonite ; méth. minér. Vue par réfraction la pierre étant éloignée de l'œil, est d'un rouge ponceau, mais elle est jaune et presque sans mélange de rouge, quand elle est placée près de l'œil. 3,6. 40. Vermeille. Variété du grenat ; méth. minér. Vue par réfraction la pierre est d'un rouge ponceau, placée soit près, soit loin de l'œil. 4,4. 41. Hyacinthe zirconnienne. Variété du zircon ; méth. minér. Rouge ponceau, souvent mêlé de brun. Eclat tirant sur l'adamantin. 4,4. 42. Tourmaline de Ceylan. Variété de la tourma- line; méth. minér. Brun mêlé de rouge. 3,0. Digitized by 177 Pierres violettes. Dureté Réfraction. Durée de l'électricité acquise par le frottement. Electricité produite par la chaleur. Action sur l'aiguille aimantée. Rayant fortement le cristal de roche. Double à un degré moyen. Plusieurs heures. Nulle. Nulle. Rayant fortement le verre. Double à un degré moyen. Une demi-heure. Nulle. Nulle. mélangées de brun. Rayant faiblement le cristal de roche. Simple. Nulle. Sensible. Rayant médiocre- ment le cristal de roche. Simple. Nulle. Sensible. Rayant médiocre- ment le cristal de roche. Double à un haut degré, montrant les deux images d'une manière distincte. Nulle. Nulle. Rayant faiblement le cristal de roche. Double, avec le phé- nomène particulier aux tourmalines. Sensible. Nulle. Digitized by 178 Dixième Tableau. Pierres caractérisées Noms et classification aiioéralogique. Accidents de lumière. Pesanteur spécifique. 43. * Astérie rubis. Variété du corindon ; méth. minér. Foud rouge ; six rayons blan- châtres, qui, en partant du centre, se présentent sous la forme d'une étoile à six rayons, régulière ou non suivant la coupe de la pierre. 4,0. 44. Astérie saphir. Variété du corindon ; méth. minér. Fondbleu.Reflets comme pour l'astérie rubis. 4,o. 45. Astérie topaze. Variété du corindon; méth. minér. Fond jaune. Reflets comme pour l'astérie rubis. 4,0. 46. Opale à flammes. Quarz résinite opalin ; méth. minér. Fond laiteux. Couleurs d'iris 47. Opale à paillettes. Quarz résinite opalin; méth. minér. Fond laiteux. Couleurs d'iris disposées par petites taches 2,1. 48. Opale arlequin. Quarz résinite opalin ; méth. minér. Fond laiteux. Couleurs d'iris disposées par grandes ta- ches. 2,1. 49. Opale jaune. Quarz résinite opalin ; méth. minér. Fond jaunâtre, irisant faible- ment. 2,1. Digitized by 179 par des reflets particuliers. Dureté. Réfraction. Durée de l'électricité acquise par le frottement. Electricité produite par la chaleur. Action sur l'aiguille aimantée. Rayant fortement le cristal de roche. Plusieurs heures. Nulle. Nulle. Rayant fortement le cristal de roche. Plusieurs heures. nune. Nulle. Rayant fortement le cristal de roche. Plusieurs heures. in une. XT..11 a Nulle. Rayant légèrement le verre. Nulle. Nulle. Rayant légèrement le verre. Nulle. Nulle. Rayant légèrement le verre. Nulle. Nulle. Rayant légèrement le verre. Nulle. Nulle. 23* Digitized by 180 Dixième Tableau. Pierres caractérisées M Noms el classification ninéraiogiqae. Accidents de lumière. Pesanteur spécifique. 50. Oirasol oriental. Variété du corindon méth. minér. Fond savonneux, d'où partent des reflets jaunâtres ou bleuâtres. 4,0. 51. Pierre de lnne, argentine on œil de poisson. Feldspath nacré; méth. minér. Fond blanchâtre, d'où partent des reflets d'un blanc nacré ou d'un beau bleu céleste, qui semblent flotter à l'inté- rieur de la pierre. 2,6. 52. Pierre dn soleil on aven- tnrine orientale. Feldspath aventuriné ; méth. minér. Fond d'un jaune d'or, parsemé de points d'un jaune-rou- geâtre. 2,6. Onzième Tableau. Pierres opaques, dont 53. Turquoise de vieille roche. Turquoise pierreuse ; méth. minér. Bleu céleste; vue à la lumière d'une bougie , eUe conserve le ton de sa couleur. 2,4. 54. Turquoise de nouvelle roche. Turquoise osseuse ; méth. minér. Bleu foncé, savonneux , bleu- clair et souvent bleu-verdâtre presque gris, rarement pur; si on la regarde le soir à la lumière, en la plaçant près de la flamme, les couleurs s'altèrent et prennent une teine sale-, sa surface est souvent marquée de veines d'une couleur plus pâle que le fond. 3,0. Digitized by 181 par des reflets particuliers. (Continuation.) Dureté. Réfraction. Durée do l'électricité acquise par le frottement. Electricité produite par la chaleur. Action sur l'aiguille aimantée. Rayant fortement le cristal. Double à un degré moyen. Plusieurs heures. Nulle. Nulle. Rayant très-légère- ment le cristal; presque pas. Nulle. Nulle. Rayant légèrement le cristal de roche. Nulle. Nulle. la couleur varie entre le bleu et le vert. Ne rayant que très- légèrement le verre blanc et pas tou- jours. Elle ne s' électrise pas, à moins qu'eUe ne soit isolée. Nulle. Nulle. Ne rayant pas le verre. Quelques unes s'élec- trisent sans être isolées, mais pas toutes. Nulle. Nulle. Digitized by 182 LISTE DESCRIPTIVE des pierres semi-précieuses. 1. Spath calcaire soyeux (chaux carbonatée fibreuse; méth. minér.); fond satiné, sur lequel la lumière se joue comme sur les étoffes moirées, mais à la surface et non à l'intérieur, comme chez la pierre de lune. On le taille presque toujours en forme arrondie pour faciliter le développement du chatoiement ; quoique d'une valeur peu élevée, on l'emploie souvent en forme de perles, pour faire des colliers, des boucles d'oreilles et autres objets de parure. On le trouve beaucoup dans le Derby- shire, le Northumberland, en Hongrie et en d'autres endroits. Pesanteur spécifique: 2,7. 2. Bubis de Bohème ou de SUésie (quarz hyalin rose; méth. minér.); d'une rougeur ordinairement faible. On le trouve en grandes quantités à Bodenmais et à Zwiesel en Bavière, à Iglau en Moravie, à Nagyag en Transylvanie, à Missoin en France, à Chateauneuf en Auvergne, en Finlande, au Brésil, à Ceylan etc. Vu le volume de ses masses, on en fait non seulement des ouvrages de bijouterie, mais aussi de petits meubles, vases et objets pareils. Caractères distinctifs de l'améthyste. Digitized by 183 3. Cristal girasol (quarz hyalin girasol; méth. minér.) ; fond légèrement laiteux, d'où partent des reflets bleuâtres ou rougeâtres dont la teinte est communément légère. Caractères de l'améthyste. 4. Chatoyante ou œil de chat (quarz chatoyant, méth. minér.); fond verdâtre, gris-verdâtre, brun, jaune- brunâtre, d'où partent des reflets blanchâtres, nuancés de la couleur du fond. Les pierres à fond brunâtre et chatoiement blanc-bleuâtre sont les plus estimées et viennent du Malabar, les autres particulièrement de Ceylan. C'est un quarz dans lequel se trouvent des filets d'amiante, dont les surfaces soyeuses reflettent les rayons lumineux, quand on fait mouvoir la pierre, et produisent le chatoiement qui lui donne cette ressemblance avec l'œil du chat, à laquelle elle doit son nom. Pesanteur spécifique : 2,6. 5. Aventurine ordinaire (quarz hyalin aventuriné, méth. minér.); fond ordinairement brun ou gris, quel- quefois rougeâtre, verdâtre, blanchâtre ou noirâtre; la surface polie est brillantée par des points étincelants, dont la teinte participe ordinairement de celle du fond. Dans certains morceaux d'une couleur brunâtre, ces points sont d'un jaune d'or. L'aventurine se trouve en Espagne près de Madrid, en Aragon, en France, aux environs de Naples, à Glen-Fernat en Ecosse, à Maria-Zell en Styrie, dans les monts Ourals et en d'autres endroits. Elle doit sa scintillation à sa structure, qui offre à l'intérieur un assemblage de lames brillantes ou de fissures, réfléchissant les rayons de la lumière. On rapporte qu'à Murano, près de Venise, un ouvrier ayant laissé tomber par hasard, ou comme on dit, „par aventure", de la limaille de laiton dans une Digitized by 184 matière vitreuse fondue, donna à ce mélange le nom d'aventurine, qui fut appliqué plus tard aux pierres offrant des effets de lumière analogues. Ces fausses aventurines se fabriquent encore en grandes quantités à Murano, et quoiqu'elles surpassent les véritables en beauté et en éclat, elles sont cependant beaucoup moins dures et moins estimées. Pesanteur spécifique: 2,6. 6. Cristal renfermant des aiguilles de titane (quarz hyalin avec titane oxydé *aciculaire; méth. minér.). On en trouve au St. Gothard , dont les aiguilles sont opaques et d'un brun-noirâtre, et en Sibérie, dont les aiguilles sont translucides et d'un brun-rougeâtre ; ce dernier est le plus estimé. Quand les aiguilles sont déliées comme des cheveux, on les nomme cheveux de Vénus, et flèches d'amour quand elles sont réunies en faisceaux. 7. Améthyste renfermant des aigrettes de fer (quarz hyalin violet avec du fer; méth. minér.). Les aiguilles sont distinctes et semblent voltiger dans la matière de l'améthyste, quand on place la pierre près de l'œil tourné vers la lumière. 8. Cristal irisé ou pierre diris (quarz hyalin irisé; méth. minér.). Les couleurs d'iris proviennent de fissures à l'intérieur de la pierre, qui réfléchissent la lumière sous les couleurs de l'arc-en-ciel. 9. Cristal renfermant des gouttes d'eau (quarz hyalin aérohydre; méth. minér.). Souvent l'eau ne remplit qu'une partie de la cavité tubulée, et alors elle monte et descend quand on incline la pierre en divers sens. 10. Calcédoine (quarz agathe calcédoine; méth. minér.). Nom donné à une infinité de variétés du quarz 185 poreux, semi-translucide ou opaque, dont la couleur est tantôt d'un blanc-laiteux, jaune-blanchâtre, jaune- grisâtre, jaune de cire, jaune de miel, brun-noirâtre, rarement bleue ou violette, et parfois aussi d'un noir bitumineux. Cependant on conserve généralement le nom spéciel de calcédoine, pour la variété d'un blanc- laiteux et d'une transparence nébuleuse, et on donne celui de cacholong à celle d'un blanc plus mat et entièrement opaque que l'on trouve à Féroé. La calcédoine, venait primitivement de Calcédoine, en Asie-Mineure, ce qui lui a valu son nom ; maintenant on en trouve en Saxe, en Bohème, en Silésie, en Moravie, en Hongrie, en Transylvanie, en Italie, près de Vicence, en Islande, en Sibérie etc. Dans le commerce on dis- tingue encore diverses variétés, dont les plus estimées sont celles désignées sous les numéros qui suivent. Pesanteur spécifique: 2,6. 11. Saphirine (quarz agathe calcédoine; méth. minér.). Couleur d'un bleu tendre avec mélange d'un blanc-laiteux. H ne faut pas confondre cette pierre avec la cyanite ou sappare décrite sous le Nr. 32. 12. Plasma (quarz agathe calcédoine chloroïde; méth. minér.). D'un vert d'herbe assez souvent entre- mêlé de blanc et de jaune-brunâtre, distribués par taches. Pierre employée beaucoup par les anciens pour des camées, mais dont on fait maintenant peu d'usage. On la trouve près de Calcutta. 13. Enhydre (quarz agathe calcédoine enhydre; méth. minér.). On appelle ainsi des globules creux de calcédoine dont la croûte translucide permet, quand on les fait mouvoir, de voir aller et venir l'eau qu'ils ren- ferment. L'enhydre se trouve à Monte-Berico, près de Vicence, en Italie. 24 Digitized by 186 14. Stigmite; gemme de St. Etienne (quarz agathe calcédoine ponctué; méth. minér.). Fond blanc laiteux parsemé de taches rouges; on l'emploie pour pierres à cachets, tabatières et autres objets de ce genre. 1 5. Cornaline (quarz agathe cornaline ; méth. minér.). D'un rouge de sang, d'un rouge de cerise ou d'un rouge pâle plus ou moins translucide. Sa dureté est moindre que celle de la calcédoine et elle est rarement rubannée. On n'est pas d'accord sur l'origine de son nom, que les uns font dériver de Carie, contrée de l'Asie-Mineure où on la trouvait, d'autres du mot caro chair. On appelle aussi cornaline maie ou de vieille roche, celle dont la couleur est d'un rouge foncé et cornaline femelle, ou de nouvelle roche, celle qui est d'un rouge pâle et dont la couleur se perd dans une nuance jaunâtre. On la trouve en forme de globules ou en morceaux quinquangulés à Waldshut dans le duché de Bade, à Oberstein dans la principauté de Birkenfeld et dans plusieurs rivières de l'Uruguay en Amérique. 16. Cornaline blanche (quarz agathe calcédoine; méth. minér); elle a moins de transparence que la corna- line rouge, et sa couleur est d'un blanc-bleuâtre. 1 7. Sardoine (quarz agathe sardoine ; méth. minér.). La sardoine est liée à la cornaline par une succession insensible de nuances, de manière que plusieurs miné- ralogistes les réunissent. Dans le commerce on distingue sous ce nom, une pierre d'une couleur orangée, qui d'un côté passe au jaune-pâle et de l'autre au jaune-brunâtre et même au brun-noirâtre. 18. Agathe rubannée (quarz agathe; méth. minér.). L'agathe est une masse composée de différents minéraux tels que la calcédoine, la cornaline, le quarz, le jaspe, F améthyste et autres, et qui offre plusieurs teintes. Digitized by 187 Quand ces bandes de diverses couleurs sont disposées en couches égales, les unes à côté des autres, on donne à la masse le nom d'agathe rubannée. Quand les bandes forment des inflexions plus ou moins sensibles, on dit : agathe ondulée; quand elles sont disposées circulaire- ment autour d'un centre commun, on dit : agathe zonaire, ou bien agathe œillée, quand ces cercles sont très rapprochés. Pour obtenir toutes les variétés ci-dessus men- tionnées, il faut que la matière, composée de couches diversement colorées, soit coupée ou sciée dans un sens perpendiculaire à la direction de ces couches et qu'on lui donne la forme d'une plaque; mais, si le morceau a été arrondi en colonne circulaire ou ovale, dont la base a été prise dans une bande d'une seule couleur, de sorte que les autres bandes soient superposées dans une suc- cession de différentes couches, la matière prend alors le nom d'onyx. 19. Agathe ondulée. Voyez le numéro 18. 20. Agathe zonaire ou œillée. Voyez le numéro 18. 21. Onyx. Voyez le numéro 18. 22. Sardonyx. Variété de l'onyx à deux couches, Tune blanche, l'autre d'une couleur foncée tirant le plus souvent sur le jaune. H a été beaucoup employé par les anciens. 23. Jaspe sanguin; héliotrope (quarz agathe vert obscur ponctué; méth. minér.). Fond d'un vert plus ou moins obscur, parsemé de petites taches d'un rouge foncé. Eclat peu vif. Il n'est translucide que dans les morceaux très minces; s'ils offrent plus d'épaisseur il ne l'est qu'aux bords. Le jaspe est inférieur en dureté à la calcédoine, et l'on croit généralement que sa masse verte opaque est due à la matière que les minéralogistes 188 désignent sous le nom de chlorite et que ses points rouges sont dus à la calcédoine. Les jaspes orientaux et ceux de la Nouvelle-Hollande sont les plus estimés. On en trouve aussi beaucoup en Ecosse, en Transylvanie et autres endroits. Cette pierre s'emploie surtout pour faire des bagues, des cachets, des tabatières, et objets pareils; rarement pour colliers, boucles - d'oreilles ou parures de femme. Le nom héliotrope vient du grec: helios, soleil et trépoj tourner, parce que les anciens croyaient que cette pierre rejetait les rayons du soleil et rendait invisible. 24. Agathe herborùée, pierre de Moka (quarz agathe dendritique; méth. minér.). Fond de calcédoine ou de saphirine ou autre. Cette pierre doit son second nom à Moka, ville de l'Arabie, située sur la mer Rouge, d'où on la tirait jadis et son premier à la présence de particules métalliques, comme celles du fer ou du métal que l'on nomme man- ganèse, dites dendrites, imitant quelquefois à s'y mé- prendre des lichens et autres corps connus aux botanistes, de manière qu'on a cru qu'elles devaient leur origine aux végétaux dont elles offrent l'aspect. C'était l'opinion du célèbre naturaliste L. J. Marie Daubenton (né à Montbard en 1716, mort à Paris en 1800, collaborateur de Buffon pour la rédaction de l'histoire naturelle des animaux) et celle de plusieurs autres, mais des recher- ches plus récentes ont fait rejeter cette supposition. Les agathes herborisées les plus estimées sont celles d'un fond blanc - laiteux (calcédoine) ou d'un bleu tendre (saphirine) à dendrites noires, et, naturellement, c'est le fini et la pureté du dessin qui décide de leur prix aux Digitized by 189 yeux des amateurs, qui font moins de cas de celles à dendrites rouges et encore moins de celles à dendrites brunes. 25. Jaspe (quarz jaspe; méth. minér.). Rouge-bru- nâtre, gris-verdâtre , jaune, toujours opaque. Dans le commerce on en distingue plusieurs sortes. a) Le jaspe égyptien ou caillou d'Egypte. Bandes d'un brun foncé sur un fond d'un jaune-brunâtre; on le trouve, comme son nom l'indique, parmi les caillous du Nil. b) Jaspe fleuri; qui présente diverses couleurs disposées par taches parmi lesquelles le vert domine. c) Jaspe rubanné et jaspe onyx La différence entre l'un et l'autre dépend, comme pour l'agathe, de la manière dont la pierre a été taillée. Voyez Nr. 18. Le jaspe était déjà connu à une époque très-reculée. Il ,figure parmi les douze pierres qui formaient le rational du grand prêtre des hébreux. Onomacrite, poète et devin d'Attènes (en 516 av. J. C), en parle aussi et le nomme jaspe aux Couleurs du printemps. La variété la plus estimée de nos jours, celle à bandes vertes sur un fond d'un rouge-brunâtre, vient de la Sibérie; les autres se trouvent à Telkobania et près de Tokaï en Hongrie, en Moravie et ailleurs. Le jaspe n'a qu'une valeur très médiocre et s'emploie surtout pour cachets, tabatières etc. 26. Hydrophane ou œil du monde (quarz résinite hydrophane; méth. minér.). Cette pierre doit son nom à deux mots grecs, hydôr, eau et phainô, briller. Faiblement translucide dans son état naturel, d'un blanc- grisâtre, jaunâtre ou brunâtre, avec quelques faibles nuances irisantes, elle ressemble à une opale terne. Elle tient en effet de la nature de cette pierre. C'est un corps spongieux, parsemé d'une quantité infinie de vacuoles Digitized by 190 remplis d'air; plongé dans l'eau, on voit une multitude de globules qui en sortent, monter à la surface de l'eau, dont les molécules remplacent par l'imbibation, celles de l'air. Dans cet état, la pierre devient beaucoup plus translucide et s'irise avec de belles couleurs, comme celles que l'on remarque sur l'opale ; mais à mesure que l'eau se dissipe par le dessèchement, la pierre reprend sa couleur terne. En substituant l'esprit-de-vin à l'eau, cette expérience réussira plus promptement et le jeu des couleurs sera plus vif, mais aussi de moindre durée. On prétend qu'en mettant l'hydrophane dans de l'huile que l'on réchauffe jusqu'à l'ébullition, la pierre conserve les couleurs irisées pendant des années. Nous n'avons pas été à même de vérifier cette expérience, mais nous la citons sur la foi d'autres auteurs. L'hydrophane se taille toujours en cabochon, comme l'opale, pour faciliter et augmenter le jeu de la lumière. On la trouve à Hubertsbourg en Saxe, à Musinet en Piémont, à Telkobania en Hongrie, en Frânce, à l'île de Féroé et ailleurs. Pesanteur spécifique: 2. 27. Gemme du Vésuve (idocrase; méth. minér.). Jaune de miel ou jaune pâle, vert-jaunâtre. Eclat faible, analogue à celui du verre. Pesanteur spécifique: 3,4; rayant médiocrement le cristal de roche; réfraction double à un faible degré; électricité acquise par le frottement durant presque une heure. Peu de pierres passent dans le commerce sous des noms si différents. Tantôt on l'appelle idocrase, du grec eidos, forme et krasis, mélange, forme mélangée, à cause de sa ressemblance avec l'hyacinthe, quand elle est jaune et avec la chrysolithe, quand elle est verte; tantôt gemme du Vésuve, puisque c'est un produit de ce Digitized by 191 volcan et grenat pyramidal , quoique les cristaux aient rarement cette forme. Berzelius la nomme cyprin, puis- qu'elle doit sa couleur au cuivre (aes cyprium). On la confond parfois avec la chrysolithe (on la nomme aussi chrysolithe des volcans), mais elle en diffère en ce que sa double réfraction est plus faible et sa dureté moins forte; avec la tourmaline, mais elle ne présente pas le phénomène particulier à ce minéral (voyez: tourmaline rouge, second tableau des pierres précieuses); avec le grenat, mais elle n'arrive jamais à sa pesanteur spécifique (grenat 4, gemme du Vésuve 3,4); avec l'hyacinthe, mais la réfraction de celle-ci est simple (celle de la gemme double à un faible degré), et sa pesanteur spécifique 2,6 (celle de la gemme 3,4). Au Vésuve on trouve plutôt les pierres d'une nuance jaune, en Piémont, celles d'un vert de pomme, de manière qu'elles se vendent souvent pour des chryso- lithes. Les pierres d'un beau bleu de ciel (les cyprins cités plus haut), sont assez rares, cependant le prix n'en est pas très élevé. 28. Pierre des Amazones (feldspath vert; méth. minér.). Pierre d'une belle couleur verte, translucide seulement dans les morceaux très-minces. Tantôt elle offre des reflets satinés, tantôt elle est parsemée de points blancs argentés; elle tient de la nature de la pierre de lune, de la pierre de soleil et de la pierre de Labrador. Sa pesanteur spécifique est de 2,5 à 2,6. On la trouve, à présent surtout, dans les mines des monts Ourals, appartenant au gouvernement russe, qui les fait tailler et les livre au commerce ; cependant son nom est dû à quelques exemplaires trouvés primitive- ment parmi les galets du fleuve des Amazones de l'Amérique méridionale. Digitized by 192 29. Pierre de Labrador (feldspath opalin; méth. minér.). Fond ordinairement d'un gris obscur, d'où par- tent des reflets bleus, verts, violets, ou d'un jaune d'or des plus belles couleurs, ressemblant aux effets irisés de l'opale. Elle doit ses effets en partie aux molécules de fer qu'elle renferme et exerce de l'influence sur l'aiguille aimantée, tant par le simple, que par le double magnétisme. On la trouve sur les côtes de Labrador (terre de Labrador, Amérique septentrionale), à Ingermannland, en Finlande etc. 30. Lapis -lazuli (lazulite des minéralogistes). D'un bleu d'azur très-élevé, opaque, rayant le verre, pesanteur spécifique: 2,9. La surface est souvent parsemée de points d'un jaune métallique, qu'on a supposé être de l'or, mais qui proviennent d'une matière ferrugineuse ; parfois, il est entrecoupé de veines ou de taches blanchâtres qui lui ôtent beaucoup de sa valeur. On le trouve en Sibérie, dans la Grande- Boucharie, en Chine ; le dernier est le plus estimé. Cette pierre, que l'on emploie cependant quelquefois pour en faire des objets de parure de femme, n'a pas une grande valeur, elle n'en obtient que quand on la trouve en masses assez considérables pour en faire des dessus de table, des vases et autres objets d'ameublement; elle fournit aussi la matière du bleu d'outremer, employé en peinture; mais depuis qu'on a trouvé le moyen de produire cette couleur par un procédé chimique, le lapis-lazuli, en petits exemplaires est beaucoup moins estimé. Autrefois on donnait au lapis - lazuli , lorsqu'il n'avait pas de points dorés, le nom de pierre d'Arménie ou d'azur. Digitized by 193 31. Lépidolithe (mica lamellaire violet; méth. minér.). Fond d'un violet lilas, parsemé de points, d'où partent des reflets d'un blanc nacré; seulement trans- lucide en lames minces. Malgré son jeu aventuriné, cette pierre n'a qu'un éclat terne, presque savonneux et on ne l'emploie que pour des boîtes, des tabatières, de petits vases et autres objets pareils. Peu dure, sa pesan- teur spécifique est de 2,6. Elle fournit aussi la matière qui, mêlée au sable, est connue sous le nom de poudre d'or et qui sert pour sécher l'écriture. Mica foliacé etc. Voyez les notes du spécularis ou pierre spéculaire. 32. Cyanite ou sappare (disthène; méth. minér., du grec dis, deux et sthénos, force; substance ainsi nommée par M. Haiiy, parce qu'elle s'électrise de deux manières, vitreusement et résineusement). D'un bleu céleste, d'où lui vient le nom de cyanite, transparente, à reflets nacrés; elle raie le verre et sa pesanteur spé- cifique est 3,5. Cette pierre a été souvent prise pour le saphir, à cause de sa couleur et de la vivacité de son éclat, mais elle en diffère par la pesanteur spécifique et par son peu de dureté, car on l'entame facilement avec un couteau d'acier. Quoique connue et employée depuis longtemps pour objets de parure, elle vient rarement dans le commerce, du moins sous son véri table nom. On la trouve à Chéronico, au St. Gothard, au Greiner en Tyrol, au Bâcher en Styrie, à Penig en Saxe, à Bornstein en Moravie, à Sebes en Transylvanie et ailleurs. 33. Jade oriental, pierre néphrétique (jade néphrétique ; méth. minér.). D'un vert-olivâtre plus ou moins foncé, quelquefois d'un blanc-verdâtre, n'acqué- 25 194 rant qu'un poli imparfait; pesanteur spécifique: 3; rayant le verre. Cette pierre est nommée pierre néphré- tique (du grec néphritis, inflammation des reins) ou pierre divine, parce qu'on lui prêtait autrefois plusieurs vertus médicales, entr' autres celle d'atténuer la pierre des reins et la douleur sciatique. De là vient le nom de pietra ischada, d'où le français, jade, dérive par dégénération. On en faisait beaucoup d'amulettes de toutes formes que l'on garde dans les cabinets de curiosités. On trouve le jade en Chine, en Perse, à la Nouvelle Zélande, en Turquie etc. Les indiens excellent dans l'art de travailler cette pierre qui est d'une grande dureté, on en fait encore de nos jours des pierres pour cachets, des manches de couteaux, des poignées d'épées etc. Très estimée autre- fois, elle n'a actuellement presque plus de valeur. 34. Lumachelle opaline (variété du marbre luma- chelle; méth. minér.). Fond d'un gris-noirâtre parsemé de lignes blanchâtres, la plupart courbées en arc; dans les intervalles des reflets irisés, vert pur et orange, qui partent de fragments de coquilles (ayant apparte- nues à des individus du genre ammonite), liés entr'eux par un ciment de la nature du marbre. Les marbres connus sous le nom de lumachclla nera e bianca (fond noir à coquilles blanches), pietra stellaria, marmo occhio di pernice, se trouvent en grandes quantités en Italie, et ont fourni la matière de colonnes d'autels, de monu- ments funèbres etc., qu'on trouve dans les églises; mais la variété dont il est question ici, se distinguant par de superbes nuances irisées, couleurs de l'arc-en-ciel, se trouve à Bleiberg en Carinthie et est employée pour boîtes, tabatières etc. Digitized by 195 35. Agathe d'Islande ou obsidienne (obsidienne hyaline; méth. minér.). Ainsi nommée selon les uns d'Obsidius, qui le premier l'apporta d'Egypte, selon d'autres du grec opsis, vue, parce que l'on peut s'y voir. D'une couleur noire ou d'un vert obscur, d'un éclat vitreux, translucide, rayant le verre, pesanteur spécifique: 2,4. On en trouve aussi de chatoyantes au Mexique, les seules qui soient encore employées comme objets de parure, tandis qu'autrefois les mexicains fabriquaient avec les autres des armes, des pointes de flèches, des rasoirs, des couteaux et autres objets pareils. L'obsidienne était connue des habitants du Pérou avant la découverte de ce pays ; ils en faisaient des miroirs magnifiques et dans ces contrées on l'appela jadis miroir des Incas, mainte- nant on la nomme pierre de gallinace. Elle était égale- ment connue des romains du temps d'Auguste; peut- être la tiraient-ils de l'Auvergne, où la variété verte est très commune; on l'employait pour faire des vases, des coupes etc., et le fameux miroir d'émeraude de Néron, dans lequel il voyait le passé, le présent et l'avenir n'était, selon toute apparence, qu'une plaque d'obsi- dienne. 36. Ambre jaune, succin, karabé (succin; méth. minér.). Substance résineuse, du règne minéral; jaune de miel ou blanc-jaunâtre, le premier transparent, le second translucide ; acquérant une forte électricité par le frottement, et exhalant alors une légère odeur aromatique. Pesanteur spécifique l,i à 1,8. On trouve l'ambre ou du moins une substance tellement analogue, que l'on n'a pas encore réussi à en spécifier scientifiquement toutes les variétés, dans pres- que toutes les houillères en France, aux Pays-Bas, en Italie, au Groenland, même en Sibérie; mais la substance 25* Digitized by 196 connue sous ce nom dans le commerce des joyaux, — la seule dont il puisse être question ici, — se trouve en rares, mais beaux exemplaires près de Léopol, ville de la Galicie; la récolte principale s'en fait cependant dans la mer Baltique et sur ses rives, où on trouve l'ambre soit rejeté par la mer, soit enseveli dans la terre à une grande distance de la plage. Ce qui prouve surtout la substance résineuse de l'ambre, ce sont les insectes, les lichens, les restes de conifères qu'il renferme. Ces insectes, bien conservés, de diverses formes, différents de ceux que nous connais- sons maintenant, appartiennent à une époque antérieure à la transformation de notre globe et prouvent que la substance résineuse a dû avoir été très-déliée et coulante, pour avoir pu envelopper toutes ces formes variées; elle provient, selon toute apparence d'un conifère qui n'existe plus et qui fut englouti dans une des fréquentes révo- lutions que notre globe a subies. Son nom de succinum lui vient d'après Pline, du mot succus, suc d'un arbre ; celui de karabé, du persan karuba, qui vole la paille, tandis que son nom allemand Bernstein dérive du mot b'ôrnen brûler, vu la facilité de sa combustion. Le succin était non seulement connu des anciens, mais ils avaient même observé ses qualités électriques. On préfère pour colliers et objets de parure, la variété d'un blanc-jaunâtre. 37. Jais ou jayet (jayet; méth. minér.). Noir, opaque, susceptible d'un poli vif. On suppose que c'est un bois passé, à l'état de substance bitumineuse, pendant qu'il séjournait dans le sein de la terre, et qui se rap- proche beaucoup de la houille. On trouve le jais en France dans le Languedoc, en Espagne et en d'autres pays; sa pesanteur spécifique est de 1,3. Digitized by 197 Depuis quelques années on travaille pour objets de parures de deuil, qui étaient autrefois l'emploi prin- cipal du jais, un véritable charbon venant des mines d'Angleterre, connu sous le nom de cannel ou candle- coal, qui ressemble beaucoup au jais, auquel il est supérieur en éclat, mais inférieur en intensité, de sorte qu'il se brise très-facilement. 38. Malachite (cuivre carbonaté vert; méth. minér.). Substance opaque, acquérant un beau poli, présentant alors une surface avec des zônes concentri- ques tantôt d'un vert clair, tantôt d'un vert-noirâtre. Pesanteur spécifique: 3,8. On la trouve dans les monts Ourals en grandes masses, assez considérables pour en faire des dessus de table, des manteaux de cheminées, de grands vases etc. Quoique d'un prix peu élevé on l'emploie assez en bijouterie. Son nom lui vient d'un mot grec, signifiant mauve, à cause de sa couleur verte qui ressemble aux feuilles de cette plante. 39. Marcassite (fer sulfuré; méth. minér.). D'un jaune de laiton, entre le jaune et le gris, acquérant un beau poli et un éclat très-vif, simulant de loin le diamant quand elle est taillée à facettes ; pesanteur spécifique 4,7. Le nom de marcassite vient d'un mot arabe, signifiant feu, et en effet elle fait feu au briquet et servait de pierre à fusil aux anciennes carabines ; on lui donne aussi le nom de pierre de foudre. On la trouve à l'île d'Elbe, en Saxe, en Hongrie, dans le Harz et surtout dans le Jura. Très employée autrefois pour objets de bijouterie, comme boucles de souliers, boutons, chaînes de montres, etc., elle était presque tombée en oubli dans le commerce, lorsqu'on fit il y a quelques années, quand reparut le Digitized by 198 goût de la renaissance, des tentatives pour remettre à la mode des bijoux fabriqués de cette matière; mais vu son peu de prix et les immenses quantités qu'on en envoya de la Suisse, le succès n'en fut que momentané et la mode rejeta la marcassite aussi promptement qu'elle l'avait adoptée. Il en fut de même de l'acier employé comme matière de bijouterie. Outre les pierres ci-dessus nommées, il y en a encore un nombre indéfini que l'on trouvera dans chaque livre de minéralogie. Mais leur prix étant trop peu élevé pour que le joailler ou le bijoutier exercent sur elles leur industrie, et en fassent l'objet de leur commerce, nous ne les avons pas mentionnées dans l'appendice. Digitized by 199 Table alphabétique des matières. A* Page Acate 84 Accidents de lumière 139 Acidifères 153 Action sur l'aiguille aimantée 148 Adamantin (éclat) 15 Adames ' 63 Aérolithe 71 Agathe (le fleuve) 84 Agathe 24, 57 figurée 84 „ herborisée 188 „ d'Islande 77, 194 „ œillée 187 n ondulée 187 „ rubannée 186 „ zonaire 187 Agattes 23 Agricola (Georg) 70 Aigue-marine 1 68 bleue 168 „ „ jonquille 172 „ „ orientale 172 péridot 168, 174 de Sibérie 172 Aimant 163 Alachariste 98 Digitized by 200 Pag© Albâtre 105 „ calcaire 105 „ gypseux 105 „ oriental 105 Alectoire 51, 88, 99 Alector 52 Alectors 107 Allachroït 98 Amatiste 36 Ambre 92 * gris • 92 jaune 92, 195 Améthyste 36 „ ordinaire 36, 176 „ orientale 36, 176 n renfermant des aigrettes de fer 184 Analyse chimique des pierres précieuses 150 Anchise 24 Andalousite 94 Anthrax 3 Aquiia alba 103 Aquilens . 103 Argentine 41, 180 Armanière 64 Amenas 111 Armespilles 76 Aronde perlière 46 Arsiile (couleur d') 91 Arsins (bois) 91 Arsis (vin) 91 Art du lapidaire par H. Lançon 151 Astérie rubis 6, 178 „ saphir 6, 178 „ topaze 178 Augny (M. d') 11 Aventurine ordinaire 183 „ orientale 39, 180 Avicula perlière 46 Digitized by 201 S* Page Balais (rubis) 9, 86 Bedzahar 95 Bénédiction des pierres précieuses selon Konrad von Mêgenberg 1 28 n Mandeville 126 (traduction) . 130 Bernstein . . 196 Berquem (Louis van) 17 Béryl 168, 174 Berzelius 26 Besar 95 Bézoard 52, 95 Bolide 71 Boord 103 Boras 90 Borax 91 Bornéo 21 Bournon (le comte) 7 Braganza (le) 20 Brise 103 o. Cacholong 185 Caillou d'Egypte 50, 189 Oalaïte 109 Calcédoine 53, 184 Camée . 58 Candie coal 196 Cannel coal 196 Caractères physiques des pierres précieuses 139 Carbunculus 3 Cassidoine 53, 83 Caste coqs 99 Cautaine 97 Célidoine ^ 61 Céramon 71 Cérite 26 Chalumeau (le) 7 26 Digitized by 202 Page Charles le Téméraire 17 Chatoyante 183 Chélidoine 61 Cheveux de Vénus 184 Chlorite 187 Chrisolite 56 Chrysobéryl 38, 86, 174 Chrysolithe 35, 56 „ orientale 174 „ des volcans 191 Chrysoprase • 59, 170 Citrin de loupe 26 Classification des pierres précieuses d' après Blum .... 1 55 „ n v v admise dans le commerce 156 „ „ „ „ d'après la crystallisation 154 * Hatiy .... 153 » «i r, * n Linnée .... 155 Colophonit 98 Conchytes ' 113 Coque de perle 48 Cordier (Mr.) 75 Corindon 5, 154 Cornaline 66, 186 „ blanche ; . 66, 186 femelle 66, 186 mâle . . . 66, 186 „ de nouvelle roche 66, 186 „ rouge 66, 186 „ de vieille roche 66, 186 Corneline 66, 85 Grisolite 79 Crisopas . . . , Cristal „ renfermant des aiguilles de titane „ girasol „ irisé „ renfermant des gouttes d'eau . . n de roche 59 89 184 183 184 184 164 Digitized by Google 203 Page Cristallisation (la) 139 Crystal . . • 89 Culasse (la) 14 Cyanite : 75, i93 Cymophane 35, 56, 154 Cyprin 190 D. Daubenton (L. J. Marie) i88 Decapitis nulli 114 Diamant (le) . ; 12, i 55, 164 „ d' Amsterdam 17 „ de la Czarine 17 „ de Dresde 19 y, du Grand-Duc de Toscane 17 „ du Grand-Mogol 16 „ n „ (autre) . 16, 20 „ de Hope 18 „ de nouvelle roche 21 „ (où il se trouve) 20 d'Orloff 17 „ du Pacha d'Egypte 19 „ du Rajah 16 „ du Roi de Portugal 18 „ Sultan 19 n de vieille roche 21 Diamantino (Ville de) 22 Dichroïte 75, 154, 168 Dodécaèdre 14 Donatides 108 Double magnétisme (méthode du) 150 Dracontides 113 Dragonnier 104 Dre Concides 113 Durée de l'électricité acquise par le frottement 144 Dureté (la) 142 Dutens (Mr.) 7, 11, 13 26 * Digitized by 204 XL Page Echites 68 Ecume de mef 117 Electonny 92 Electricité produite par la chaleur 147 Emeraude 28, 76, 154 bâtarde 31 du Brésil 32, 170 „ de Chypre 31 des Etats-Unis 32, 170 „ des Monts Ourals 31 n orientale 31, 170 du Pérou 31, 32, 170 Enhydre 54, 185 Epiteste 5 Escarboucle 3 Escoffion 114 Escofle 114 Essonite 43, 154 Etoile polaire 19 „ du sud 18 Euclas 170 F. Feldspath 155, 191 Flèches d'amour 184 Focil 93 Fulgure 71 G. Gagat 70 Gagates 70 Gagatoine 70 Gemm» nobilis 155 „ precios» 155 „ specios» 155 Gemme des gemmes 73 Digitized by 205 Page Gemme de St. Etienne 54, 185 r, du Vésuve i90 Genninille 115, 116 Gioja (Flavia) d'Amalfi 64 Girasol oriental 180 Golconde 20 Goutte d'eau 164 Graphyte 65 Gratices 65 Graustein 65 Grenat 37, 154 „ de Bohème 38, 166 n de Ceylan 38, 166 „ noir 98 „ pyramidal 190 n succin 98 „ syrien 37, 166 Grenate 37 Guan 107 Guandros 107 H. Handbuch der Edelsteinkunde von K. P. Kluge 152 Hanon 100 Harlay (Nicolas de) 18 Hauy (l'Abbé) . . 6, *5, 31, 43, 44, 150, 151, 153, 154, 193 Héliotrope 49, 187 Henkel (Jean Frédéric de) 7 Hisinger 26 Huppard 106 Huppe 106, 114 Hyacinthe 43, 176 „ bleue 43 la belle 43 „ zirconnienne 43, 176 Hyalin 6 Hydrophane 40, 189 Digitized by 206 I» Page Idocrase 190 Inflammables (les) 153 Isidore (TEvêque) 30 Jacinte 42 Jade oriental 69, 193 Jais 70, 196 Jargon de Ceylan 172, 174 Jaspe 49, 78, 189 n égyptien 50, 189 .. fleuri 189 r onyx 50, 189 „ rubanné 50, 189 „ sanguin 49, 187 Jayet 70, 196 Jules II. (le Pape) 17, 29, 30 EL Kaneelstein 43 Karabé 92, 195 Klaproth 26, 59 Kohinoor 16 Korund 5 L. Langue de serpent 101 Lapis demath 118 Lapis-lazuli 112, 192 Lazul 112 Lazulite 112, 192 Lépidolithe 192 Ligure 67 Liste des pierres précieuses selon Mandeville 132 * avec leurs équi- valents probables 133 Digitized by Google 207 Page Lobo (Bernardino Fonseca) 21 Loterie (le diamant nommé) 19 Loupe 20 Loupe de perle 48 Lumachella nera e biancha 194 Lumachelle opaline 194 Lunaire 41 Lychni8 67 Lyncure 67 M. Madras 20 Madréporite 26 Magnésite 117 Magnet 63 Magnus Villanus VIII Malachite 197 Mandeville (Jean de) Vin, 7 Marcassite 72, 197 Marguerite 45 Marmo occhio di pernice 194 Marnière 64 Mêgenberg (Konrad von) 113, 114, 128 Melengrina margaritifera 46 Mère-perle 46 Métalliques (les) 153 Meteorstein 71 Mica 93 „ foliacé 93, 193 „ lamelliforme 93, 192 Minas Geraes (mines de) 21 Minéralogie des gens du Monde par M. Pujoulx 151 Miroir des Incas • 195 „ de Néron . . 30, 76, 195 Monte Puellarura (Conrad de) 113 Moro Sforza 17 Mosander (M.) 26 Digitized by Google 208 Page Mulette margaritifer 46 Murins 102 Murmu8 102 Mutil 103 Mytilus edilus 46 N. Nassuch (le) 19 Newton 15 Noms des douze pierres formant „le Urim et Thumin u ... 129 n n ti r, n n r> n corres- pondant aux douze tribus 129 Noms des douze pierres nommées à Moïse, d'après Mandeville 126 Nychoma8 105 o. Obsidienne 76, 194 Obsidius 76 Octaèdre 14 Oculis mundi 40 Odontolithe 110 Oeil de chat 183 „ du monde 40, 189 „ de poisson 41, 180 Oeufs de coq 52 Onix 57 Onomacrite 67, 70, 189 Onyx 57, 187 Opale 178 „ arlequin 178 „ à flammes 178 „ jaune 178 „ à paillettes . . 178 Ophite 101 Orincle 81 Orthose 81 Ourals (les Monts) 22, 191, 197 Digitized by Google 209 Page Pavillon (le) A k Péridot. w 04 4 h n n j à nA Perle (la) A M 45 A Q r> n 48 L m n A ry r> â /» n n A m n n n â nr Perna J A /\ n n n 90 * 193 A A t% 72, 197 n 77, 195 d'Iris 184 191 41, 180 n 63 n 188 T» 193 68 27 Digitized by 210 Page Pierre ponce v 117 n (sainte) 73 „ du soleil 39, 180 „ spéculaire 93 Pierres bleues 158, 168 bleu-verdâtre 158, 172 n entaillées 118 „ erlentées 118 „ d' hirondelles 61 „ incolores 157, 164 n d'Israël 118 „ jaunes 158, 172 „ jaune-verdâtre et vert-jaunâtre 159, 175 „ opaques 160, 180 „ précieuses rangées en tableaux 159 n à reflets particuliers 159, 178 n rouges 157, 164 „ rouges mêlées de brun 159, 176 „ vertes 158, 170 n violettes 159, 176 „ semi-précieuses 160 n „ » blanches et incolores 161 „ „ „ bleues et bleuâtres 162 „ n „ brunes et grises 162 n n n & couleurs variées 162 „ n „ jaunes, jaune-brunâtre 162 n n n noires et noirâtres . 163 „ „ * rangées en tableaux 161 „ „ „ roses, rouges et violettes 161 „ „ „ vertes et verdâtres 162 Pietra ischada 194 n stellaria 194 Piggot (le) 19 Pintadine 46 Pirula 47 Pitt (le) 18 Plasma 53, 185 Pline 30, 47, 57, 76, 109, 196 Digitized by 211 Page Plombagine 65 Polarisation de la lumière (la) 150 Poudre d'or 93 Prime d'Emeraude 29 Prudaine (M. de) 14 Pumey 117 Pumîte 117 Q. Quarz 89, 154 Quatrebras (M. de) 2 Quirin 106 R. Badianes 108 Rational (le) 3, 56, 67, 130 Réfraction (la) 142 Régent (le) 18 Régnier, roi de Sicile et de Jérusalem 1 Réné d'Anjou, dit le bon roi Réné 1 Roses de Brabant 21 „ de Hollande 21 Roux (M.) 14 Rubis 5, 87 n balais 9, 10, 166 w de Bohème 182 „ du Brésil 10, 166 n oriental 5, 164 „ de Silésie 182 n spinelle 9, 10, 164 S. Sancy (le) 18 Sang-dragon 103 Saphir 25, 73 „ blanc 164 n d'eau 27, 75, 168 „ indigo 75, 168 27 * Digitized by 212 Page Saphir oriental 74, 168 Saphirine 53, 185 Sappare 75, 193 Sapphir (orientalischer blauer) 7 * gelber 7 n rother) 7 Sardoine 55, 66, 82, 186 Sardonis 55 Sardonix 55, 187 Serpentine ...101 Shah de Russie (le) 19 Silente 69 Smaragdus 39 Spath adamantin 5, 94 „ calcaire soyeux . . . 182 Spécularis 93 Spinelle 154 Stigmite 54, 185 Succin 92, 195 Succinum 196 Suctinus 92 Sumatra 21 Syrices 26 Syrite 26 Syrtes 26 Syrtites 26 T. Tableaux des pierres précieuses 157, 164 Taschenbuch der Edelsteinkunde von R. Blum 152 Tavernier (J.-B.) 17 Techef (le livre) 122, 128 Tethel („ „ ) 128 Terreuses (les) 153 Topace d'Arabie 80 Topasse 33 Topaze 33, 154 „ bleue 168 Digitized by 213 Page Topaze de Bohème 34, 172 n du Brésil 34, 164, 172 „ d'Espagne 34 „ incolore 164 „ des Indes 34 „ orientale 33, 172 de Saxe 34, 172 „ verdâtre 3S „ verte 170 Tourmaline 185, 166 „ bleue 168 de Ceylan 43, 176 des Etats-Unis 168 „ rouge 166 „ verte 170 Traité des caractères physiques des pierres précieuses par FAbbe Hatiy 151 Turquoise 109 n de nouvelle roche 109, 180 „ osseuse 110 „ de vieille roche 109, 180 u. 46 106, 114 3, 56, 67 V. Vermeille Verre de Moscovie w. Wiedehopf 106, 114 Wiedehopfstein 114 z. Zabohrah (le mont) 29 Zircon 154 fcr faction .<*/✓/• / aiaa/tfe rtiatantce 4. é4ppare/7 poar ta mct/toitc (fa ffaattfc atarfactisme. Digitized by Digitized by Google Digitized by Google Digitized by Google Digitized by Google i l? i t4à 's 3 ni •*