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LE LAPIDAIRE
DU
QUATORZIÈME SIECLE.
DESCRIPTION
DES PIERRES PRÉCIEUSES ET DE LEURS VERTUS MAGIQUES,
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CHEVALIER JEAN DE M AN DE VILLE,
AVEC
NOTES, COMMENTAIRES ET UN APPENDICE
SUR LES CARACTÈRES PHYSIQUES DES PIERRES PRECIEUSES.
À LTSAGE DES GENS DU MON Dfl
PAR
Is. del SOTTO.
VIENNE.
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1862.
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LE LAPIDAIRE
DU
QUATORZIÈME SIÈCLE.
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CHEVALIER JEAN DE M AN DE VILLE,
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NOTES, COMMENTAIRES ET UN APPENDICE
SUR LES CARACTERES PHYSIQUES OES PIERRES PRECIEUSES,
À LTSAliE DES CENS DU MONDE
PAR
Js. del SOTTO.
VIENNE.
IMPRIMERIE IMPÉRIALE ET ROYALE 1»E LA COUB ET DE L'ÉTAT.
1862.
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783 MS
LE LAPIDAIRE
DU
QUATORZIÈME SIÈCLE.
DESCRIPTION
DES PIERRES PRÉCIEUSES ET DE LEURS VERTUS MAGIQUES,
D'APRÈS LE TRAITÉ
DU
CHEVALIER JEAN DE MANDEVILLE,
AVEC
NOTES, COMMENTAIRES ET UN APPENDICE
SBR LES CARACTÈRES PHYSIQUES KS PIERRES PRECIEUSES,
À L'USAGE DES GENS DU MONDE
PAR
Js. del SOTTO.
VIENNE.
IMPRIMERIE IMPÉRIALE ET ROYALE 1>E LA COUR ET DE L' ÉTAT.
1862.
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CONTENU.
Page
Avant-propos VU
Le grand Lapidaire 1
Liste des pierres précieuses d'après Mandeville 132
Liste des pierres précieuses d'après Mandeville avec leurs
équivalents probables 133
Appendice des caractères physiques des pierres précieuses, qui
servent à leur détermination 139
Introduction à la liste descriptive des pierres précieuses et
semi-précieuses ^. .. 153
Tableaux des pierres précieuses 164
Liste descriptive des pierres semi-précieuses 182
Table alpbabéthique des matières 199
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AVANT-PROPOS.
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VII
AVANT-PROPOS.
Les pierres précieuses ont attiré, de tout temps,
l'attention des amateurs, par leur beauté, leur éclat et
le prix qu'on y attache, en vertu de leur rareté. Déjà,
aux époques les plus reculées de l'histoire, on les
employait comme objets de parure, et on croyait, en.
même temps, que des choses si rares et d'un prix si
élevé, devaient avoir de grandes vertus médicales ou
magiques, ce qui, alors, était presque synonyme.
La science de la minéralogie était dans son enfance,
et faute de renseignements précis sur la nature des
pierres précieuses et sur les lieux où on les trouvait,
l'imagination y suppléa, en créant les idées les plus
fantastiques sur leur origine et sur leurs qualités. Les
progrès de l'intelligence ont fait rejeter depuis longtemps
toutes ces notions erronées; mais le préjugé est tenace,
et il est probable que l'on trouve encore de nos jours
des gens, qui, en niant hautement qu'ils puissent croire
à de tels enfantillages, ont en secret, bien de la peine
à s'empêcher de supposer, que des croyances aussi
généralement répandues, n'aient quelque fondement.
Jean Paul, en parlant du miraculeux, disait que rien
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vm
n'était plus miraculeux, que la foi qu'on y ajoute, malgré
tous les démentis, malgré toutes les condamnations de
la science. La secte des alchimistes est-elle entièrement
éteinte? Ne s'occupe-t-on plus de nos jours de la recher-
che du grand-œuvre? Nous ne voudrions pas l'affirmer
positivement; mais, ce que certainement personne ne
peut nier, c'est que l'on suit toujours avec un vif
intérêt — ne fut-ce qu'un intérêt historique — tout ce qui
s'attache aux sciences occultes, telles que l'alchimie, la
nécromancie, la chiromancie etc. C'étaient les rêves
creux de nos ancêtres, mais encore veut-on savoir en
quoi ils consistaient.
Le livre que nous présentons à nos lecteurs, est
un traité sur les pierres précieuses connues vers la
seconde moitié du quinzième siècle, transcrit d'après les
ordres et à l'usage du roi Réné, dit le bon roi, par un
auteur inconnu, d'après l'ouvrage du chevalier Jean de
Mandeville. Celui-ci, né en 1300 à St. Alban, ou St.
Albani Abbey, ville d'Angleterre dans le comté de Hart-
ford, quitta son pays à 27 ans, parcourut la Terre
Sainte, l'Egypte, l'Asie, séjourna plusieurs années en
Chine et ne revint en Europe qu'après 33 ans d'absence.
Sous le nom de Magnus Villanus il publia une relation
de ses voyages remplie de merveilleux récits et mourut
en 1372.
Voici les notions que nous avons pu recueillir sur
cet opuscule.
D'après les indications de Brunet, Manuel du
libraire III me volume, pages 252 à 255, il y a la pre-
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IX
mière édition, qui a pour titre: Le Lapidaire français,
composé par Jehan de Mandeville chevalier. Venun-
dantur, Lugdunij in ofjicina Ludovici Lanchard com-
morantis ante intersegnum Magdalena (sans date); petit
in-8° goth. de 24 feuilles. Puis vient le Lapidaire fran-
çais, composé par Jean de Mandeville (sans nom de
lieu et d'imprimeur et aussi sans date), in-16 goth.
édition publiée avant 1580 et qui a 28 feuilles y-compris
la dernière, sur laquelle sont deux petites vignettes en
bois; ensuite une édition de Paris par Alain Lotrian, et
enfin celle que nous avons entre les mains, publiée à
Paris en mil cinq cent soixante et un par Jean Bon-
fons, libraire, demeurant en la rue neuve Notre Dame à
l'enseigne St. Nicolas.
Inutile de dire que, comme méthode minéralogique,
cette relation n'a aucune valeur; on pourrait, à plus juste
titre, la nommer traité d'amulettes ; mais elle en a une pour
les amateurs de pierres précieuses, celle de donner une
nette appréciation des connaissances d'histoire naturelle
et surtout des croyances de cette époque. Absurdités, si
vous le voulez, mais absurdités pleines d'intérêt pour ceux
qui veulent se former une juste idée de l'esprit du siècle.
Cet ouvrage, écrit en vieux français., contient force
mots inusités, rendus encore plus inintelligibles par une
ortographe des plus bazardées et par un type suranné ;
nous en offrons, à nos lecteurs, une espèce de repro-
duction, en langage moderne, dans laquelle cependant la
naïveté du style et de l'expression a été conservée chaque
fois qu'elle ne portait pas trop atteinte à la compréhension.
b
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X
Nous verrons qu'à cette époque, les pierres pré-
cieuses avaient une valeur morale bien supérieure à
celle que nous, enfants d'un siècle positif, pouvons leur
accorder. En effet, que sont-elles pour nous? Des objets
de parure, de curiosité, employés par-ci, par-là à un
but scientifique ou industriel. Que semblaient-elles alors?
De véritables trésors, des moyens magiques et irrési-
stibles avec lesquels on pouvait arriver à tout.
Voulez-vous garder tranquillement vos domaines
et seigneuries ? Voulez-vous en acquérir d'autres ? Vou-
lez-vous vivre en paix et concorde avec vos voisins,
être assuré contre tout péril, maîtriser la vivacité de
votre tempérament ou raffermir votre dévotion ? — Vite,
mettez un rubis à la main gauche et vous obtiendrez
tout cela sans peine ni effort.
Etes-vous triste et mélancolique, craignez-vous
quelque rencontre malencontreuse avec vos ennemis,
craignez-vous les serpents et les vipères ? — Prenez vite
un rubis balais, et joie et contentement rentreront dans
votre cœur. Voulez-vous être fort et puissant, chasser les
pensées sombres, être à l'abri du diable et des nécro-
manciens, défier même le venin que vos ennemis pour-
raient introduire. dans vos aliments? — Le diamant vous
procure tout cela, surtout si vous ne l'avez pas acheté,
s'il vous a été donné et si vous le portez du côté gauche,
enchâssé dans une verge de fer.
Si le sort adverse vous impose la triste position de
prisonnier, pourvu que vous soyez muni d'un saphir,
dites n'importe. Vous touchez de la pierre magique les
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XI
quatre parois et la serrure de votre cellule et, comme
le Sésame de glorieuse mémoire, la porte s'ouvre et
vous donne libre sortie. Le saphir vous guérit encore
de force maladies, pourvu toutefois que le talisman
soit porté chastement. L'émeraude vous préserve du
mal d'yeux, vous garantit les jouissances de la paternité
et force encore vos abeilles à vous fournir miel et
cire en abondance. La topaze calme les tempéraments
trop anacréontiques ; l'améthyste dissipe les fumées du
vin; le grenat donne du courage; la pierre de lune vous
permet de cheminer tranquillement sur mer, car elle
vous garde de tempêtes et de périls ; avec l'hyacinthe
vous ne courez aucun risque dans les endroits où
régnent la peste et autres maladies contagieuses ; avec
la perle vous êtes sûr de conserver la mémoire, et
il n'y a de blessure saignante que vous puissiez craindre,
quand vous possédez le jaspe qui empêche l'hémorragie
et qui vous garantit de l'empoisonnement, constante
terreur des princes et des notabilités de cette époque.
L'alectoire, que l'on trouve dans le ventre du chapon,
étanche ia soif et vous rend .encore bien d'autres
services tant que vous la gardez dans la bouche. Etes-
vous marchand? alors procurez-vous la cassidoine et
vos fournisseurs ne pourront vous tromper et fut-ce le
cas, tant que vous la posséderez, vous pouvez être sûr
de gagner votre procès devant les juges. Vous pouvez
plaider vous-même, car elle rend éloquent et beau par-
leur. La sardoine détruit tout maléfice et la chrysolite
en revanche, vous est indispensable si, à votre tour, vous
b*
XII
voulez être nécromancien. L'onyx est dangereux à porter,
car, si vous le mettez au cou, il vous fait voir les diables ;
mais il vous donne en même temps la hardiesse de les
combattre. La célidoine enfin vous rend invisible et
réalise ce problème tant recherché au moyen âge. En
posant l'aimant sur votre femme endormie, vous saurez
si elle vous est restée fidèle et vous purifierez votre
maison, fut-elle hantée par mille diables, avec l'odeur
de la poudre d'aimant brûlée sur du charbon, car elle
met Lucifer même en fuite. La gratice vous permet,
si vous la mettez dans la bouche, de connaître les
pensées les plus secrètes de vos ennemis et les force
à se soumettre à votre volonté; elle vous garantit en
outre, des piqûres d'insectes et possède maintes vertus.
Malheureusement on ne sait plus bien ce que c'est que
la gratice, pierre noire et trouble, comme dit Mandeville.
La ligure, qui n'est autre chose qu'une pierre formée de
l'urine coagulée du lynx, doit être mise dans de l'eau
qu'elle change en médecine, guérissant toutes sortes de
maux d'estomac, purgeant et détruisant la gravelle et
la pierre et vous rendant les couleurs de la jeunesse;
mais hélas, la recette en est perdue, les lynx en font
aussi peu de nos jours, que l'aigle, pour que sa femelle
couve facilement ses petits, ne porte à-présent dans son
nid l'echite, pierre, qui si vous êtes allé la prendre
dans l'aire pour la mettre dans le lit de votre femme,
lui ôte les douleurs de l'enfantement. La silente remplit
le même but et rétablit la paix quand il y a brouille
dans le ménage, mais où trouver la silente qui croît et
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XIII
décroît avec la lune ? — C'est une pierre obscure tirant
tantôt sur le noir, tantôt sur le vert, comme le jaspe et
ressemblant fort au jade oriental que Ton trouve sans
difficultés; nous ne voulons toutefois pas assurer qu'il
possède les qualités sus-mentionnées. Enfin la gagatoine
rend invincible et le céramon fait tomber les murailles
de la ville assiégée, comme les trompettes de Jéricho.
Comment les choses s'arrangent-elles si les assiégés
possèdent la gagatoine et les assiégeants le céramon?
Le traité de Mandeville nous laisse dans l'incertitude à
cet égard. Continuez votre lecture et vous trouverez le
miroir magique que Néron possédait déjà, le miroir
formé d'une seule émeraude, propre aux conjurations,
dans lequel vous voyez suivant vos désirs, le passé, le
présent et l'avenir. Vous trouverez la pierre qui ouvre
les portes fermées et vous donne partout libre accès,
vous trouverez celle qui évoque le diable et en fait votre
humble serviteur. Vous trouverez gloire, honneur, santé,
amour, éloquence, sûreté en péril et surtout contre venin,
pour peu que vous sachiez bien employer les pierres
précieuses ou les pierres d'Israël, c'est-à-dire les camées
et les gemmes.
Si néanmoins le talisman n'opérait pas ? — Si le pri-
sonnier, qui en touche les quatre murailles et les verrous
de sa prison, ne voyait pas la porte s'ouvrir? — Si Charles
le Téméraire, portant à Granson son grand diamant,
est battu par les Suisses, s'il perd la bataille et la vie à
Nancy, malgré un autre diamant encore plus grand
qu'il met à son aigrette? — Donc, la théorie n'est pas
XIV
infaillible, et les Indiens et les sages chez lesquels
notre docte chevalier a puisé ses notions, étaient dans
Terreur? Du tout, nous ne sommes pas déconcertés
pour si peu de chose. Suivez-bien son raisonnement.
Par le péché originel, l'homme et toutes les choses
terrestres ont perdu leur pureté primitive: partant, les
pierres précieuses ont été dépouillées des vertus que
Dieu leur octroya pour le bien des humains , ainsi
qu'aux plantes et aux autres objets créés. L'homme se
retrempe par le baptême; il en est de même des pierres
précieuses. Si donc vous vous apercevez qu'elles
ont perdu leur pouvoir, lavez-les, nettoyez-les, envelop-
pez-les d'un linge fin, déposez-les sur l'autel et faites
dire trois messes pour elles ; après la troisième messe,
le prêtre qui a célébré la dernière, revêtu de ses habits
sacerdotaux, doit prononcer la bénédiction qui forme la
fin, la clef de voûte du traité et les pierres auront
derechef toutes leurs vertus et qualités.
Malgré le peu de foi que nous ajoutons à ces qua-
lités, qui faisaient alors leur mérite principal, il nous a
semblé qu'il serait intéressant de faire des recherches,
pour savoir quelles sont les pierres précieuses que notre
savant chevalier désigne sous des noms connus, mais
qui ne représentent plus les variétés auxquelles il les
applique, et sous des noms inconnus pour lesquels nous
n'avons pas toujours trouvé des équivalents. Ensuite,
nous avons voulu ajouter, en forme de notes, les carac-
tères distinctifs que la science moderne assigne aux
pierres précieuses et semi-précieuses, dont il est fait
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XV
mention dans le traité offert au roi Réné, et enfin nous
avons pensé qu'un ouvrage contenant les moyens de
déterminer le véritable nom des pierres précieuses, que
les amateurs jugent dignes de leur attention, pourrait
avoir de l'intérêt pour ceux qui ne possèdent pas des
connaissances minéralogiques étendues. C'est ainsi que
l'appendice a pris naissance.
Saisissons cette occasion pour dire que rien n'est
plus loin de nous que l'idée d'offrir à nos lecteurs
un traité minéralogique des pierres précieuses; nous
avouons franchement notre impuissance sous ce rapport,
et nous allons au devant d'une critique sévère, espérant
la désarmer, par le franc aveu que nous n'avons nulle-
ment la prétention de posséder les connaissances néces-
saires, pour tenter une pareille entreprise.
En fait de botanique, par exemple, il y a des traités
populaires qui mettent le promeneur en état de déter-
miner les plantes qu'il rencontre sur son chemin, et qui
forment pour lui une source de grand agrément, sans
que pour cela il puisse s'imaginer être botaniste; c'est
à peu près notre point de vue, et nous croyons qu'avec
les notes et l'appendice dont nous avons accompagné
l'ouvrage du chevalier de Mandeville, qu'avec quelques
expériences, faciles à faire et que nous décrivons dans le
dit appendice sur les qualités physiques des pierres pré-
cieuses et semi-précieuses, chacun sera plus ou moins à
même de classifier celles qui lui tomberont sous la main.
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ou font *eeta*er
1rs noms îrte purrea onrntallra
avertie le* vertu* et propriété* d'iceDe*.
fHumx Ira taira rt papa
ou *ll*a trotaa««t *t fcoi* on Ua aport*.
JCompufr par
/(Re**tre J\an fre ff&atiïevilU,
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région*, wtvecque l'opinion de* lubiTAnt* d'iceux •
outre: Ud frtttbctttta i«f rtddtond ;
URtl , rmq-rrns, eoijrantf rt un.
0our le*n Bonfotts, iibrairr, fcrmrurant m la rur nrunr jftaetrr jfeamr,
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l'fyonntur tt à la jloirt Ht la 4£amtt Irmitt!
jft la rtquttr Hu trta^aut tt puissant tyomme
JRtgnitr tn son muant JRoi Ht 4£inlt tt
Ht ÏJtrusaltm, f'ai iroultt traHutrt Hu latin tn français
aucun petit Imrt Hu iaptfcatrr, atlon la nrait opinion Hta
îfiîHienô tt aussi otlon l'opinion Ht plusieurs pljdoso*
pfyta, marttyanHa tt autres aortes Ht jtns, lesquels l'ont
apprount tant Ht fois, qu'à peine tl tôt possible Ht les
fcmnrfrtr* j£t prtmitrtmtnt }t uous Hfrlartrai Ht la prt*
mtèrt tt Ht la plus preneuse pttrrt qui «oit dur tnutt*
les autres.
Notes.
*) Réné d'Anjou, dit le bon Roi Réné, né au
château d'Angers en 1408, était le second fils de
Louis II, duc d'Anjou, comte de Provence et roi titu-
laire de Naples. Il devint en 1431 duc de Lorraine, par
suite de son mariage avec Isabelle, héritière du duché
de Lorraine ; mais la possession lui en fut disputée par
son neveu, Antoine de Vaudemont, neveu du dernier
duc, qui le battit et le retint cinq ans prisonnier
(1431 — 1436). Après la mort de son frère, Louis III
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2
d'Anjou , Réné hérita des biens de ce Prince (d'Anjou
et de Provence) ainsi que de ses droits sur le trône de
Naples, où il se rendit en 1438 et y fut reconnu par
une partie de la nation; il y régna plusieurs années,
mais trahi par ses généraux, il fut obligé de fuir devant
Alphonse d'Aragon (1442). Il retourna alors en Lorraine,
où il vécut quelque temps en paix, puis, après la mort
de sa femme , il céda son duché à son fils aîné , Jean,
et alla vivre en Anjou. H fut dépouillé de ce duché par
Louis XI, roi de France, sous prétexte qu'un de ses fils
était entré dans la ligue du bien public. H alla se fixer
dans son comté de Provence (1473) et y acheva ses
jours en 1480.
Ce prince s'était fait chérir dans les pays qu'il avait
successivement gouvernés, et, joignant à ses vertus le
goût des arts, il savait peindre, chanter et faire des vers.
(M. de Quatrebras a publié ses œuvres en 1844.) Char-
les VII avait épousé sa sœur, Marie d'Anjou, et Henri VI,
roi d'Angleterre, épousa sa fille Marguerite d'Anjou.
Nous faisons observer à cette occasion, que l' ou-
vrage que nous présentons à nos lecteurs, a été imprimé
à Paris en 1561, il fut écrit, selon toute apparence, vers
la seconde moitié du quatorzième siècle, ainsi avant la
découverte de l'Amérique, de sorte qu'il ne peut y être
question des pierres qui en proviennent.
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3
Ifararbourlf.
X eararbourlr 1 ) tôt rouge, tn manière fte tfyarbon
aillent, a généralement toutea les uertua lits
^itrrtô préneuaea tt rit ôôntîïttrmômamtrt&,
la ymmtrt tôt apytltt antfyra? tn grtr, r'tôt à
îïirt qu' tUt a rouleur entremêlée lit otrt tt îït rnugt 2 ) yar
manière île fnu iTtttt yitrrt tôt trouuér tn partit Vîfnîït
tt lit ïfbie; la aeronîie tôt appelée JRubia, tôt lit moindre
pn? tt reluit peu; la tttrtt tôt appelée fBalaiô; Ittô quelles
pierres ft orntô ïïérlarerai tn tref leura uertua tt propriétés
tn la manière qui s'en suit
Notes.
*) L' escarboucle est le Carbunculus et t Anthrax de
Pline ; c' est aussi le nom donné à une pierre que Y on
supposait luire dans les ténèbres. Sous le nom de car-
bunculus il en est souvent question dans la bible, cepen-
dant elle ne figure pas parmi les douze pierres que
Dieu nomma à Moïse et qui ornaient le „Urim et Thu-
nim", le rational, que le Grand-Prêtre portait sur la
poitrine.
Quelques auteurs du dix-huitième siècle sont con-
venus, nous ne savons pas pourquoi, d'appeler de ce
1*
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4
nom un rubis dont le poids dépasserait vingt carats,
mais sans dire quel rubis. Si nous voulons attacher une
idée nette à l' escarboucle , il faut dire que c'est une
pierre d'un incarnat vif et brillant, et alors c'est le rubis
oriental.
2 ) Pierre mêlée de vert et de rouge, d'un éclat si
brillant, n' existe pas à notre connaissance, et en général,
nous n'hésitons pas à placer l' escarboucle parmi les
rêves des anciens.
Au commencement du dix-neuvième siècle, un bour-
geois de Vienne prétendait posséder l' escarboucle, et
l'Empereur Napoléon, lors de son séjour dans cette
capitale, lui en avait offert cent-mille francs, sans qu'il
voulut la céder à ce prix. Cet homme mourut dans la
misère et à moitié fou; plus tard son prétendu trésor,
bien examiné, ne se trouva être qu'un grenat, que feu le
conseiller Gersdorf acheta pour mille florins. Nous ne
savons pas ce qui en advint après la mort de celui-ci.
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5
l!t rufcia 0l )P tat apprit ni jrtr if pttratr ; il tat
roug*; rtglatiaaant tt reaplenHiaaant; il ment
^Hta partita HlfnHt, Ht Ipkit tt Ht ffourmtfyr (?)
tt sont trouuéa tn rroagra Hta fleuuea Hu {Baraîna,
liera jftltfanHrit, £tttt pitrrt a pluaitura ntrtua, rar tUt
arquitrt tt garïtt Ira Hommationa tt angneurira, iflle
prorure pat? tt ronrorHr, tUt fart rfyomme Htoot tnotra
ifcttu, tUt apaïae roltrt tt jarfct Ht aéïmrtiona ; tUt fait la
personne qui la porte aârt en tout péril tt ai on la frttr
Hana l'eau bouillante, rtllt-n reaaera Ht bouillir tt ptut
amomHnr tfyaleur, tt ai ttttt pierre tat au aoltil par un
eapare Ht tempa 2 ), elle renHra ratta rougea tnmmt Hu feu;
elle garHt Ita fruita Hta arbrra, Hta uignea tt Ht la terre,
tilt garfct Ita maiaona Ht tempftea. Ctttt pitrrt utut rtre
portée tn la aeneatre (gautfye) partie Ht rtyomme ou Ht la
femme. ÏJl p a auaai Hta ruina H 1 jftltfanHnt tt Ht Ifyir,
maia ila n'ont paa tant Ht uertua qut rtu? H 1 0ntnt
Notes.
*) La science moderne n'admet le nom de rubis
oriental que pour une variété du corindon hyalin.
Corindon (du mot indien korund) dit aussi spath
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adamantin, minéral vitreux ou pierreux, extrêmement
dur, cristallisant en rhomboïdes et composé d'alumine
presque pure. Hyalin vient d'un mot grec, qui désigne
l'apparence vitreuse.
On reconnaît le rubis oriental aux attributs suivants:
a) Accidents de lumière: Rouge cramoisi, rouge de
cochenille très-foncé, rouge de giroflée. Reflets laiteux
dans certains morceaux. Ordinairement, en plaçant la
pierre près de l'œil et en regardant à travers, elle offre
une teinte très-sensible de violet; vue à la lumière d'une
bougie, sa couleur ne s'altère pas.
b) Pesanteur spécifique: 4,2.
c) Dureté: Rayant fortement le cristal.
d) Réfraction: Double à un degré moyen.
e) Durée de l'électricité produite par le frottement:
plus d'une heure.
Ce rubis se trouve aussi au Pégu, province de
l'Empire Birman, et dans les hautes montagnes de V île
de Ceylan et de l'Inde Anglaise, et parmi les variétés
de cette espèce, on en observe, dont la couleur offre
soit le rouge du rubis, soit le bleu du saphir, soit enfin
le jaune de la topaze, ou, plus rarement, une teinte verte
bien différente du vert de l'émeraude ; cependant, comme
dans le commerce on nomme le corindon bleu, saphir
oriental, le corindon jaune, topaze orientale, il ne serait
que juste de nommer le corindon vert, émeraude orien-
tale; c'est aussi sous ce nom qu'il se trouve rangé
dans la collection de M. l'abbé Haily, ainsi que l'astérie-
rubis et l' astérie-saphir. Pour rester conséquent, il faut
encore donner le nom d'améthyste orientale au rubis
violacé, rappelant par sa couleur l'améthyste, et celui
d'hyacinthe orientale à celui qui offre une teinte oran-
gée et ainsi de suite.
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On prétend que les Indiens connaissaient l'identité
de ces pierres, si différentes pour la couleur, mais, à
notre connaissance, c'est le comte Bournon qui, le
premier, dans les Philosopkical Transactions, Londres,
1803, réunit toutes ces pierres sous le nom indien de
corindon.
Nous ferons observer ici que les minéralogistes
allemands donnent au corindon hyalin le nom géné-
rique de saphir, et appellent le corindon bleu, orien-
talischer blauer Sapphir, le rouge, orientalischer roiher
Sapphir, le jaune, orientalischer gelber Sapphir, et ainsi
de suite.
2 ) Trois-cents ans plus tard que notre docte che-
valier Jean de Mandeville, M. Dutens, membre de la
société royale de Londres et de l'Académie des Inscrip-
tions et des Belles-Lettres de Paris, dit dans son ouvrage
des pierres précieuses publié à Paris en 1776: „on peut
rendre le rubis phosphorescent en l'exposant quelques
heures aux rayons du soleil, ou après l'avoir rougi au
creuset". H rapporte, en outre, en s'appuyant sur l'au-
torité de Henckel (Jean Frédéric Henckel, chimiste et
minéralogiste allemand, né en 1679 à Freyberg en Saxe,
mort en 1744, conseiller des Mines du roi Auguste II,
auteur de l'introduction à la minéralogie, publiée à Dresde
en 1747), qu'un rubis fut amolli par les rayons solaires,
au point de lui faire recevoir l'empreinte d'un cachet
de jaspe.
Nous n'avons pas été à même de vérifier ces obser-
vations, ni d'examiner les phénomènes de la phospho-
rescence; mais nous répétons, sur la foi d'autres auteurs,
que le rubis réchauffé par le chalumeau, devient en se
refroidissant, d'abord incolore, puis verdâtre et reprend
ensuite sa couleur primitive; expérience que l'on peut
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8
faire sans aucun danger pour la pierre. Le chalumeau
est une espèce de tuyau arqué au bout et dont le canal
intérieur va en se rétrécissant jusqu'à ne former à l'ex-
trémité qu'une ouverture grande comme le trou fait par
une épingle, qu'on tient contre la flamme d'une lampe,
dite lampe d'émailleur, tandis que l'on souffle par l'autre
bout avec la bouche, dirigeant de cette façon la flamme
avec une grande intensité sur un point donné.
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9
t balaia x ) a couleur plua pale que le fin ruina,
rt il ne reglatit paa m ttllt manière; il tat trouut
en pluaitura partiea ai comme tn îfnîït, tn
Jftfytopie, tn Connue tt tn ïflnt, tt tat lit la titrrt
partie îm rubia, tt tn aont lit fctu? mamèrra, rougea tt
moleta ; lea una tt lea autrta nttnt lea uamea penaéea tt
It* fantaïaiea, ila amomïiriaaent triateaae tt rendent lira
tt }Uftuf rtu? qui Ira portent, tt rrfrotïnaaent luxure;
lia procurent pai? tt concorde tt donnent aûr trépaa
contre Ira ennemia tt tn autrta heu? ptrilltu?; ato
penta tt autrta bêtea uemmeuaea n'approcheront fcu
heu où ila aeront
Notes.
*) Rubis balais et rubis spinelle ne sont plus con-
sidérés par les minéralogistes que comme deux variétés
de la même pierre. Rubis spinelle serait donc le balais
rouge, rubis balais, le balais violet de Mandeville. Dans
le commerce on a donné, par abus, le nom de rubis à
ces deux pierres, comme aussi celui de rubis balais de
Brésil à une variété de la topaze du Brésil, que, natu-
rellement, Mandeville n'a pas pu connaître.
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10
La différence du spinelle et du rubis oriental se
manifeste clairement, en comparant ses signes distinc-
tifs avec ceux du rubis oriental, donnés ci-dessus, cepen-
dant, comme les joai 11ers et les amateurs continuent
à se servir des désignations de rubis spinelle, rubis ba-
lais et rubis balais du Brésil, nous leur conserverons
ces noms pour meilleure entente.
Rubis spinelle, rariété da Spinelle.
a) Accidents de lumière: d'un rouge ponceau ou
d'un rouge foncé, surtout sans reflets laiteux; la pierre,
placée près de l'œil, n'offre souvent qu'une faible teinte
de rouge lorsque l' on regarde à travers.
b) Pesanteur spécifique: 3,7.
c) Dureté: rayant fortement le cristal de roche,
mais moins que le corindon.
d) Réfraction: simple.
Rubis balais, rariété da Spinelle.
a) Accidents de lumière: d'un rouge de rose ou
d'un rouge vinaigre, sans reflets laiteux.
b) Pesanteur spécifique: 3,7.
c) Dureté: rayant fortement le cristal de roche,
mais moins que le corindon.
d) Réfraction: simple. •
Rubis balais da Brésil, fariété de la Ttpaie.
a) Accidents de lumière: d'un rouge de rose ordi-
nairement assez faible.
b) Pesanteur spécifique : 3,5.
c) Dureté: rayant fortement le cristal, mais moins,
cependant que le spinelle.
d) Réfraction : double, à un degré moyen.
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Nous ferons observer que l'examen du poids spéci-
fique et surtout celui de la réfraction, sont décisifs pour
la distinction du spinelle et de la topaze; la dernière
donne en outre des signes d' électricité quand elle est
réchauffée.
Pour l'estimation, la différence entre le rubis orien-
tal, le rubis spinelle ou balais et le rubis balais du Bré-
sil, est notoire : ainsi, par exemple, un rubis oriental,
parfait, de la plus belle couleur, pesant un carat, peut
valoir 100 florins d'Autriche ou 250 francs; du poids de
deux carats il vaudrait 400 florins d'Autriche, ou 1.000
francs; de trois carats, 1.200 florins d'Autriche, ou
3.000 francs; de quatre carats, 2.400 florins d'Autriche,
ou 6.000 francs; au delà de ce poids, nous n'en avons
jamais va d'irréprochable. Dans le catalogue de la col-
lection de M. d'Augny se trouve mentionné un rubis de
plus de six carats, de la plus belle couleur et sans au-
cun défaut. Dutens, cité déjà plus haut, célèbre connais-
seur de son époque, l'évalua à plus de 1.000 louisd'or.
Le rubis spinelle ne vaudra, à grandeur et beauté égales,
que le tiers du rubis oriental; le rubis balais du Brésil
n'a qu'une bien moindre valeur, dépendant de la mode,
qui adopte ou rejette, telle oii telle pierre de couleur.
On trouve le rubis spinelle au Pégu, à l'île de Cey-
lan, dans les sables d'une rivière qui vient des hautes
montagnes de cette île, et à Badakchan, dans le sud de
la Grande-Boucharie.
12
\ Xt diamant x ) tat V ttumt Veau, tt rroft tn partira
^Jife« w ?* ttt t nBn<| k* V^tilu, il tat fct roultur ftr
®^^^yoli; It plua gratté n'tat point plua granîï
qu'une feue *)* lt damant croît auaai ïit la roatt îm
nrl, m fciutrata montagnra tt m pluaitura partira lit la
ttrrt 8 ) rommt tn /ftrabtr, tn £typprt, en /fHarrïmmt tt tn
pluaitura autrta rontrrta* J\[ rroît auaai tn ïiroerara mon*
tagnra lit rriatal, tt rru? dont lit blanttyt roultur rommt
matai, mata ila aont troublra; Ira autrta rroîaarnt auaai
aur rotfyta lit /fHarraaait tt aont lit roultur lit ftr; Ita autrta
rrofaarnt aur tyautra tt mtmtilltuata montagnra fcana Ita*
qurllra il p a ïira mmta V or tt rtu* aont lit faunr roultur ;
auruna aont lit roultur V tau, Ita autrta lit roultur mo~
Itttt, Ita autrta pâlta, Ira autrta troublra tt blanra tn
mamrrr Vîfnîrt tt aont Ita plua ttura tt Ita plua troublra,
tt rtu? qui rroîaarnt autrt part aont Ita plua mou* tt Ita
plua rlaira.îjla aont pluaitura îïiamanta qui onttroia rôtta,
Ita autrta quatrt , Ita autrta rmq , Ita autrta m?* îf 1 y a
moina îrt rtu? à quatrt qut fcta autrta, lia aont plua
btau?, auaai aont ila plua tfytra, non paa qu 1 lia aitnt plua
granîrta urrtua qut Ita autrta, rar Ita aagra ï|nïnwa ïnatnt
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qut autant uaut la large jwrrt ou la rornur, tar la utrtu
n f tôt paa tn la forait mais m son ttrt, m la nature tt
raatnrt V tilt*
Jout tttamant tnnm oirtoirr tt fait relui qui le porte
fort et pumant contre ors tntmrna tt gadtt rntitro Ira
mtmbrrs tt Ira 00 îm roqio. îfl uaut rontrt noiot tt ttta^
atnaion tt rontrt fantatoit tt uamtt lit aongta tt littruit
rntfyantrmmt tt oorrrlltrtt; il gutnt Ira lunatiqur* tt rtu?
qut Ira ïnablra traoaiUrnt, tt fuit otmn, rar 01 otnm tôt
ym, il It fermontrr par outur tt ïionnr grârto à granîia tt
prtrta. if t 0' il tôt toonnt V un ami à V autrt il a iiitn pluo
granïïr forrr tt utrtu qut a 1 il ttait atfyttt,
fLtttt pirrrr Itott rtrr portrr tn la arnratrt partit tt
rnt^aaarr tn un anntau ou unt otrgr lit ftr ou antr, rar
tilt at nourrit tt ot garïir (ot ronotrut).
Notes.
*) Voici une description du diamant, donnée par
M. Dutens, trois-cents ans plus tard; on y voit les
progrès faits par la science minéralogique, quoique, à
cette époque, on ne fat pas encore sûr de la nature du
diamant; laissons-le parler lui-même:
„Le diamant est la pierre précieuse la plus dure,
la plus pesante et la plus brillante de toutes les pierre-
ries; il est sans couleur comme l'eau, quoique on en
trouve quelquefois de colorés. H ne peut être poli
qu'avec la poudre du diamant; il résiste à la lime et
acquiert la propriété phosphorique, étant exposé quel-
ques heures aux rayons du soleil, ou après avoir été
rougi dans un creuset. H a aussi la propriété d' attirer
à lui la paille, les plumes, les feuilles d' or, le poil des
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animaux, la soie et surtout le mastic, après avoir été
réchauffé par le frottement. Il est de forme octaèdre en
pointe, c'est le plus beau" (de nos jours on préfère la
forme du dodécaèdre, comme la plus propre à acquérir
par le taillage la belle proportion voulue de % d'éléva-
tion du côté de dessus [pavillon] sur 8 / 5 du côté de dessous,
dit culasse). „H vient de la mine de Gani ou de Coulour à
sept journées de Golconde; les autres mines sont à Raol-
conda, à huit ou neuf journées de Visapour, à Latiwat,
à Soumelpont en Bengale, dans l'He de Bornéo et dans
le Brésil, où se trouvent des mines très-abondantes."
„Le diamant a toujours été considéré comme inal-
térable au feu, mais des expériences faites prouvent
qu'il perd de son poids. Un diamant, exposé au foyer
du miroir ardent de M. de Prudaine en Décembre 1774,
pendant huit minutes et demie, a perdu les 4 / 5 de son
poids; dans une expérience faite le 27 Mars 1776, par
M. Roux sur trois diamants, exposés au feu d'un four-
neau de réverbère, chacun dans une coupelle de porce-
laine, et dont le premier pesait trois grains un quart et
un soixante quatrième, le second, un grain et trois sei-
zièmes et le troisième, sept-huitièmes d'un grain; le pe-
tit était totalement dissipé en deux heures, le moyen en
trois heures dix minutes, et le plus grand en trois heures
vingt-deux minutes, quoique le degré de chaleur ne fût
pas excessif. On a observé sur les trois diamants une
auréole resplendissante, une véritable flamme ondulante,
qui annonçait que le diamant brûlait effectivement."
Quelle est donc la nature de cette substance singulière?
s'écrie M. Dutens. Ce qui paraît certain, continue-t-il,
c' est que la décomposition du diamant est accompagnée
d' une flamme qui le consume, et que la matière du feu
entre visiblement dans sa composition.
15
Ecoutons maintenant la science moderne :
M. l'Abbé HaUy dit dans son traité des pierres
précieuses, que Newton avait découvert entre la réfrac-
tion du diamant, comparée avec sa densité ou sa pesan-
teur spécifique, une relation qui avait également lieu
dans d' autres corps connus depuis longtemps pour être
inflammables, tels que le succin, l'huile de thérébentine,
et d'autres, d'où cet illustre physicien avait conjecturé,
que le diamant appartenait à la classe de ces corps. La
chimie a confirmé depuis cette induction par des ex-
périences directes, dans lesquelles le diamant, soumis à
l' action d' une chaleur très-intense, a brûlé en s' enve-
loppant d' une flamme légère, et a fini par disparaître.
Des expériences très exactes, faites depuis par différents
chimistes, prouvent que le diamant n' est autre chose
que du charbon pur qui ne diffère essentiellement que
par l' état tout particulier sous lequel ce minerai se pré-
sente, de celui que nous obtenons par la combustion
des végétaux. Jamais il n' a été si vrai de dire, que les
contrastes se touchent !
Caractères distinctifs du diamant:
a) Accidents de lumière: éclat extrêmement vif,
désigné par le nom d' éclat adamantin, c' est-à-dire que
les facettes du diamant passent de l' éclat métallique à
un aspect qui les fait paraître sombres, ou même noirâ-
tres, lorsqu'on les incline en sens contraire, c'est-à-dire
du côté opposé à celui d'où vient la lumière.
Couleur incolore, blanc très pur ; il y a des dia-
mants d'une nuance brune, jaune, verte, bleue, rose et
noire, mais ils sont moins estimés, surtout les bruns, les
jaunes et les verts. La couleur rose, si elle est vérita-
blement rose et non pas rousse, augmente au contraire
sa valeur, ainsi que la nuance bleue, quand elle est
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fortement prononcée, de manière à lui donner l'appa-
rence du saphir, c'est aussi le cas s'il est tout noir et
non d' un brun foncé.
b) Pesanteur spécifique: 3,5.
c) Dureté: rayant tous les autres corps.
d) Réfraction: simple.
e) Durée de l'électricité acquise par le frottement:
une demi-heure, souvent moins, rarement au-delà.
2 ) Pas plus grand qu'une fève :
Voici le poids de quelques diamants connus:
1. Le diamant du Rajah de Mattan à Bornéo.
Il est de l'eau la plus pure, sa forme est celle
d'une poire, avec un enfoncement à la partie supé-
rieure, il pèse 367 carats. Un gouverneur de Batavia
offrit pour cette pierre 150.000 dollars, deux vaisseaux
de ligne avec leurs canons et leur munition; mais le
Rajah déclara qu'il ne la vendrait à aucun prix, consi-
dérant cette pierre, que sa famille possédait depuis cent
ans, comme un talisman qui lui portait bonheur.
2. Le diamant du Grand-Mogol de Delhi, connu
de nos jours sous le nom de Kohinoor, se trouvait à
l'exposition de Londres en 1851.
Le Kohinoor faisait plus tard partie du trésor de
Lahore, qui fut pris par les Anglais en 1850, lors de
la révolte des Sikhs, troupe indigène à leur service.
Le Kohinoor avait la forme d'un œuf irrégulier, pe-
sant 186y i6 carats, il fut taillé en forme régulière et
pèse maintenant 106y i6 carats. Kohinoor signifie mon-
tagne de lumière.
3. Un autre diamant du Grand-Mogol dont parle
Dutens, pèse selon lui 279 9 / 16 carats. Il est d'une eau
parfaite, de bonne forme (suivant d'autres non) et n'a
qu'une petite glace, qui est à l'arrière du tranchant
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en bas du tour de la pierre. J. B. Tavernier, célèbre
voyageur, né à Paris en 1605, qui parcourut l'Asie
et fit une fortune immense dans le commerce des dia-
mants, auteur du livre Voyages en Turquie, en Perse
et aux Indes (meilleure édition, Paris 1679, trois
volumes in-8), Tavernier, disons-nous, en calcule la
valeur à onze millions sept-cent-vingt-trois-mille deux-
cent soixante-dix-huit livres.
4. Le diamant de la Czarine, acheté par l'Impéra-
trice Catherine II à Amsterdam, au prix de 450.000
roubles, une rente de 4.000 roubles durant la vie du
possesseur et des lettres de noblesse pour le même,
formait autrefois un des yeux de la statue de Sheringan
au temple de Brahma. H pèse 1 9 4% carats; sa forme
est irrégulière et rappelle celle d'un œuf de pigeon;
on l'appelle aussi le diamant d Orloff, ou bien le dia-
mant d'Amsterdam.
5. Le diamant du Grand-Duc de Toscane, qui se
trouve maintenant au trésor de l' Empereur d' Autriche,
pèse 139% carats; sa forme est en cœur, son eau tire
sur le jaune. On suppose que c'est le plus grand des
trois diamants que Charles le Téméraire perdit à la
bataille de Granson (1476); il fut trouvé par un soldat
Suisse, qui le vendit pour un écu au Curé de Montagny.
Il est encore intéressant comme étant un des premiers
diamants taillés par Louis van Berquem, qui trouva à
Bruges, en 1456, l'art de tailler et de polir les diamants
à facettes régulières, comme on le pratique maintenant.
Moro Sforza (Ludovic, dit le More, duc de Milan en
1494, mort en prison à Loches, en France, en 1510)
acheta ce diamant pour 2.000 ducats, et le Pape Jules II
(de 1503 à 1513) le paya déjà 20.000 ducats, au
trésor de Milan. On l'évalue à 500.000 florins d'Autriche.
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6. Le Pitt ou le Régent, le grand diamant du
trésor français. H pèse maintenant 136% carats et pesa
avant d'être taillé 410 carats; il est de la plus belle eau
et fut acheté par le duc d'Orléans, Régent de France,
au gouverneur du fort St. Georges, nommé Pitt, en 1717,
pour la somme de trois-millions-trois-cent-cinquante
sept-mille francs.
7. Le Sancy, du poids de 53% carats, mainte-
nant en possession de l'Empereur de Russie, qui
l'acheta au Prince Démidoff pour 500.000 roubles
argent. — C'est aussi un des diamants de Charles le
Téméraire et qu'il portait sur lui à la bataille de Nancy,
où il perdit la vie (1477); un soldat trouva son corps
dans un fossé et s'empara du diamant. H doit son nom
de Sancy à Nicholas de Harlay, Seigneur de Sancy,
Ministre de France sous Henri III et Henri IV, né en
1546, mort en 1629, qui en était possesseur. Il fut
acheté par Louis XIV pour la Couronne de France au
prix de 625.000 francs et disparut pendant la révolution.
Tous ces diamants viennent des Indes Orientales.
8. L'étoile du Sud, un des plus grands diamants
venant du Brésil, fut trouvé en 1853 dans les mines de
Bagagem, province de Minas-Geraes; il est de la plus
belle eau et son poids actuel, depuis qu'il est taillé, est
de 125 carats. Il figura à l'exposition de Paris et appar-
tenait alors au célèbre joailler M. Halphen de Paris.
9. Le diamant du Roi de Portugal, provenant des
mines près de Rio-Plata, pèse 138% carats et fut
trouvé en 1775 par un nègre.
10. Le diamant bleu de Th. Hope (membre du Par-
lement anglais et descendant des célèbres banquiers hol-
landais de ce nom), du poids de 44% carats, du plus
beau bleu, ce qui, vu la rareté, le rend plus précieux
19
que s'il était parfaitement blanc. Exposé à Londres, à
l'exposition de l'Industrie, on put admirer son éclat
sans pareil.
IL Le diamant du trésor de Dresde (au Gxiines
Gewdlbe) pesant 48 x /2 carats, presque de la grandeur
du Sancy; estimé 200.000 thalers ou 750.000 francs.
12. Le Piggot H fut apporté des Indes en Angle-
terre par un Comte Piggot et pesait 82% carats. Main-
tenant il est plus connu sous le nom de Loterie puis-
qu'il a été joué en loterie pour le prix de 750.000 francs.
13. Le diamant du Pacha d! Egypte, du poids de
40 carats; intéressant parce qu'on lui a conservé sa
forme octogone, on l'estime 700.000 francs, ce qui est
certainement beaucoup au-dessus de sa valeur.
14. Le Nassuch; autrefois en possession de la
compagnie anglaise des Indes; il pesait 89% carats et
fut vendu au Marquis de Westminster, qui le fit tailler,
ce qui réduisit son poids à 78% carats; on l'estime ce-
pendant au même prix que le Piggot.
15. L' Etoile Polaire , beau diamant de 40 carats,
acheté par l'Empereur de Russie Paul I pour 100.000
roubles.
16. Le Shah de Russie, environ de la moitié du
poids de l'Orloff, est un diamant de la plus belle eau,
toute pure, sans le moindre défaut, mais d'une taille
imparfaite. Primitivement octocaèdre, on lui a conservé
plusieurs de ses faces naturelles. Ce diamant fut offert
à l'Empereur de Russie par le Prince Persan Cosrhoes,
un des fils d'Abbas-Mirza, lors de son séjour à St. Péters-
bourg.
On cite encore différents diamants d'un grand poids,
qu'on dit se trouver en possession du Sultan, entr' autres
un de 147 carats, et un de 84 carats, mais ils sont
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moins connus, ainsi que plusieurs autres du poids
d'environ 30 carats en possession de particuliers.
Nous mentionnons encore pour l'intérêt historique,
que l'on citait autrefois comme le plus grand diamant,
le Braganza, pierre brute (non taillée) du poids de 1.680
carats, trouvée en 1741 dans les mines du Brésil et
faisant partie du trésor portugais, mais que maintenant,
quoique des données positives manquent à cet égard,
on ne suppose être qu'une Topaze du Brésil, dite
goutte d'eau.
Même en admettant que ce Goliath parmi les dia-
mants ne mérite pas son nom, la collection royale por-
tugaise, peu connue à l'étranger, reste encore une des
premières pour la richesse de diamants de toutes formes
et de toutes couleurs, et on l'évalue à 75 millions de
francs.
8 ) On trouve le diamant aux Indes Orientales, à
l'île de Bornéo, à l'île de Sumatra, puis au Brésil et
dans quelques endroits de l'Amérique septentrionale,
enfin dans les monts Ourals et en Australie.
Déjà, aux époques les plus reculées de notre histoire,
les Indes Orientales étaient célèbres pour les diamants
qu'on y trouvait. Golconde, ville de l'Inde, dans le
royaume du Décan (Bedjapour) quoique n'ayant pas
de mines dans son voisinage immédiat, était renommée
comme entrepôt des diamants recueillis dans les diffé-
rentes mines, dont les plus considérables étaient celles
de Raolconda, de Visapour et surtout celles de Gani,
tant pour la quantité que pour la grandeur des pierres.
Le diamant du Grand Mogol, pesant 279 9 / 16 carats,
décrit au N« 3 de la note précédente, sort des mines de
Gani. Le commerce principal de cette pierre précieuse se
fait de nos jours à Madras, ville de l'Inde cis-gangétique
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21
anglaise, sur la côte de Coromandel, où se trouvent
aussi quelques établissements (moulins), de peu d'im-
portance, pour polir le diamant. Le diamant de toutes
les parties du monde arrive presque toujours à l'état
brut en Europe, et se travaille, soit à Amsterdam, soit
à Anvers, ces deux villes ayant presque le monopole
de cette industrie: la première, du diamant taillé sous
le nom de brillants ou de roses, dites roses de Hollande;
la seconde, du diamant taillé sous le nom de roses du
Brabant.
Bornéo, grande île de la mer des Indes, en partie
indépendante et formant plusieurs royaumes gouvernés
par des princes indigènes, en partie sous la domination
des Hollandais, qui y forment deux résidences, celle de
la côte occidentale et celle de la côte orientale de Bor-
néo, possède des mines de diamants ainsi que l'île de
Sumatra, dans l'Océanie, occupée également dans une
partie par les Hollandais, tandis que la partie indépen-
dante forme plusieurs royaumes indigènes, tels que
l'Empire d'Achem, de Menangkabon et autres.
On appelle dans le commerce diamant de vieille
roche celui qui provient des Indes orientales.
Les diamants du Brésil, connus depuis 1727 et
dont on doit la découverte à Bernardino Fonseca-Lobo,
habitant du Cerro do Frio (grande chaîne de montagnes
où se trouvent les Mines de Minas-Geraes, qui donnent
leur nom à une des dix-huit provinces de cette immense
contrée), nous arrivent, de nos jours, en quantité bien
plus considérable que ceux de l' orient, au dire de cer-
tains connaisseurs ils sont inférieurs à ceux-ci; on les
désigne sous le nom de diamants de nouvelle roche.
Outre cette mine, qui, depuis 1772 que les gou-
vernements portugais et puis brésilien la font exploiter,
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a fourni à elle seule, d'après un calcul approximatif,
plus de six millions de carats de diamants, représentant
une valeur de plus de 180 millions de florins d'Autriche,
ou 450 millions de francs, on trouve des diamants dans
les sables de différentes rivières de l'intérieur; comme
dans le Rio-Claro, le Rio dos Pelaes, le Rio dos
Cayapos, dans le Paraguay, dans le Diamantino et
autres.
Diamantino, ville de la province de Minas-Geraes,
est l'entrepôt général du commerce des diamants, aux-
quels elle doit son nom. Pour ne pas en diminuer la valeur
par une trop grande exportation , le gouvernement du
Brésil ne met annuellement que 75.000 carats de dia-
mants en circulation.
La quantité de diamants fournis par les mines des
monts Ourals, à Adolphsk et près de Ekatérinbourg, par
celles de l'Amérique du Nord, de la Caroline, des com-
tés de Lincoln et de Mecklembourg, n'est que peu
considérable; d'ailleurs ces mines ne sont exploitées
que depuis environ une quinzaine d'années.
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J 1 11
'O0OO0OOOO v
agattt rat unt pitrrt trouurt tnpluaitura partira
^Itt la ttrrt; il y tn a ikr pluaitura mamtrra,
& Ira unt* *mtt lit roultur nmrt autr friand}**
b utmra, Ira autrra retraçant a rnultur lit rorad,
afattt utmra raugra nu utmra îmrtra, 1» autrra dont
nnmitt rnultur lit rnatal, apant utmra maaffranéra nu
rtwgra, Ira autrra *mtt lit roulturïtt nrt aurr rouir ur rrntgt
tt klandjra tarera ; l'autre mamtrt mtnt Vîfnïït et aont lit
toute*** rnultura tt aut mtagra lit formra ïnfftrtntra, Ira
utira août djtfe (titra) Vfynmmt, Ira autrra tu formr
Varhrra, lit krtra nu tfnmûu?* Crttt pitrrt Httrutt
tout utnm tt gartït lit mnraurt lit atrptut* tt V autrra
kttra oturattuara, tt quanti on la mrt tn htrnûft, tUt
oaut rnntrt la soif; tilt amfertt la uut tt gar&t la
aauttîlu rorpa; tilt fait r {promit fctau parleur rt graritu?
tn parolra ; rtlui qui la pnrtt rat plaisant à ikitu tt ait
mnttîît; tilt Itnnnt rnultur à rfynmme au rnaagt tt
arquitrt «ira (itount ïït l f mttlligtnrt) tt rttirt rfyommt
lit mauuatara (tuurra, tt quanït tilt rat mm aur uut
ftntmt qui rat tu ptmt V tnfant, tUt la fait Ittlntrtr urf nu
24
mort, tt si ott la frottr routre It feu, tUt tnmue grautie
oîitur et aussi tUt Honnt mrtoirt, pourquoi on înt
qu'/ftndpst, un Jfmptrtur, à rauseîïe rtttt pitrrt gagna
moult (beaucoup) lit batailles et eaquraa moult lit pénis.
Notes.
Sous le nom collectif d'agathes on désigne pro-
prement des pierres provenant de la réunion de différents
minéraux, tels que la calcédoine, la cornaline, le quarz,
le jaspe, Y améthyste et autres de la nature du quarz ou
du silex (caillou), formant une masse compacte, plus
ou moins translucide, souvent opaque, jamais entière-
ment transparente, où ces différentes matières se présen-
tent en couches ou en bandes, tantôt droites, tantôt
ondulées , disposées quelquefois en cercles autour
d'un centre commun, renfermant souvent des matières
métalliques.
Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses, à
l' article agathe et suivants.
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25
t sapfyir *) rat flritut, pitcrt Ht roultur Ht stl, tt rat
apprit tn ÏJnHra prîtes. 0n tn trouut ni
> plusiturs partit» Htt monHt ti rn sont Ht plu;
• meurs manières. Ctu? H'iBntnt sont Ira plus prénru? ;
il f tn a îtr rlairs tt Ht trouklra* Tfla auttt moult ntrtutiy? tt
font rtu?qui Ira portent djastes tt ntts, tt gacHtnt H 1 ennuis
(djagnns) tt Ht séHurtions; tt 01 aucun rat tn tfyartrr tm*
prtsonné, tt tl tnudjt It saphir tn quatre partira Ht 0a fart
tt nmtrt Ira utrrouF Ht la porte Ht la Httt dartre, tantôt
It prisonnier stra Htlmrt tt It sapfyir fait retourner It
prieur à îfcitu ; il gacHt Ira ennemra tt Ira malueiUants
tt saut beauroup a la personne qui a fitorra tt autres
dpauHra malaHira HtHans It corps; tl conforte la ont tt
atttrt Ira sutura tt Ira tnflurra, tt si on It lit sur son
ratomar il aHourit la tfyaleur tt la crampe tt si on It lit
sur It rtrur tl ûit mélancolie tt naines pensées; tt guérit
tfunt malaHtt qu'on Hit „nnli mt tangtrt" st on It touche
plusieurs fins, mais la pitrrt tn amoindrit; il ueut être
chastement tt nttttmtnt pnrtt, tfls sont aussi plusieurs
ntrms Ht loupe 2 ) tt Vautres beaucoup tt sont moult
utrtutu?*
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26
Notes. *
*) Nous sommes assez embarrassés de trouver un
équivalent pour le saphir décrit ici, ayant couleur de sel
et se nommant Syrices aux Indes.
D'abord, quelle est la couleur du sel? — Le sel
commun, quand il se trouve en cristaux, est incolore,
gris, jaune, rouge de chair, plus rarement violet ou bleu.
Syrite est le nom d'une pierre précieuse chez les
anciens; mais laquelle? — Nous l'ignorons.
Syrtites est un terme d'histoire naturelle. Selon
Pline, c'est une production pierreuse, qui se trouve sur
les rivages des Syrtes (nom donné par les anciens aux
deux golfes formés par la Méditerrannée sur la côte
septentrionale de l'Afrique et sur celle de la Lucanie,
partie de la Calabre), d'une couleur miellée et safranée,
et dont l' intérieur offre des étoiles luisantes. On suppose
que c'était le madréporite, variété de la chaux car-
bonatée, dont la structure offre le faux aspect d'un
madrépore (du genre des polypes) pétrifié.
Cérite est, de nos jours, le nom d'un minerai violet
brunâtre, composé de silice et d'oxyde de cérium, de
didyme et de lanthane. Le cérium a été découvert en
1803, presque en même temps, par Klaproth, Hisinger et
Berzélius; les deux autres métaux par M. Mosander, le
premier en 1842, le second déjà en 1840.
2 ) Plus loin, Mandeville parle dans cet article de
citrin de loupe.
Citrin est un des noms du quarz jaune que l'on
appelle aussi topaze occidentale, topaze de Bohème etc.
Loupe, en terme de joailler, signifie une pierre
précieuse que la nature n'a pas achevée ; on dit loupe
de saphir, de rubis etc.
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Dans la suite de. son ouvrage, Mandeville consacre
un second article au saphir, auquel il attribue presque
toutes les vertus magiques que possède celui décrit en
premier, mais il oublie de mentionner sa couleur.
Nous pensons donc qu'il s'agit ici du saphir blanc,
qui n'est qu'une variété du corindon, ou bien — si nous
prenons en considération l'analogie du mot cérite et la
couleur violet brunâtre de ce minerai, — du saphir d'eau,
qui offre effectivement le phénomène qu'en en regardant
un morceau, en dirigeant le rayon visuel parallèlement à
l'axe de sa forme primitive, la couleur est d'un bleu
violâtre, et qu'au contraire, en dirigeant le rayon visuel
perpendiculairement à l'axe, la couleur est jaune bru-
nâtre.
Voyez l'article saphir dans la continuation de cet
ouvrage.
4*
28
z — aieura lieu? ti liioerara partira liu monlie, apérialrment
en Jtitfyarie (Itljfpre) et m ifgrpte; élira août auaat
tmautti ra lierait il f a mimèrea lt f rtam rt île rurorr,
maïaaont tatfyéra à rauae im métal; telles lté iDttyarie
Baient mieu? que Ira atttrra, elle ne mutnt (Rangent) pas
leur niuleitr m rlarté par la brune et obarurité ïïu temps
rt peunent mirer te maage ii'ljommr 2 ) 01 comme en eau
rlaire. lEUe lionne rntyraara rt Ingmtéa, et fait l'homme
iponnete rt aage à parler; elle guérit lie ftèore, elle conforte
la nue rt guérit lie la malaliie lie peau rt tactyea* jftuaat
on ne la Itoit porter sur aoi, ni fyommr m femme,
quanli lia Ijabitent ttyarnrllement, rar la pierre ae trouble
et empire, jElle arrroît Ira mourra à miel qui font la rire,
détourne la tempête et apaïae Ira malueillanta, et auaat
uraie émeraulie montrée au aerprnt, tûntâi prrîïra la oue,
et ai rette pierre perti aa rlarté, trempera en mn, et la
frotte* bien lie lirap rt îi 1 f>uile li'olroe et auaaitât retour-
nera aa rlarté.
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29
Notes.
l ) Nous croyons que l'émeraude proprement dite,
n'était pas connue des anciens et que ce qu'ils entendaient
sous le nom de Smaragdus n'étaient que des pierres ou
des substances bien différentes de l'émeraude. Tels sont
les obélisques d'un temple en Egypte, cités par Hérodote
et composés de quatre émeraudes longues de cinquante
pieds et larges de deux à cinq pieds, et qui n'étaient
probablement que du porphyre.
Pour les soi-disant émeraudes employées comme
objets de parure , on en trouvait en Chypre et dans la
Haute-Egypte, où le mont Zaborah, nommé aussi mont
Smaragdus et déjà connu, dit-on, du temps de Sésostris,
contenait la mine des pierres vertes que les anciens
appelaient Smaragdus et qui n'étaient que des péridots.
Ce qui vient à l'appui de cette assertion, c'est que,
selon l'opinion de certains auteurs, on ne trouve aucune
véritable gravure antique sur une émeraude, mais beau-
coup sur des primes d'émeraudes (chaux fluatée verte,
florure de calcium, que l'on trouve en cristaux cubiques
de très-vives couleurs), ainsi que sur des péridots, et
que la véritable émeraude ne se trouve pas dans les
collections de trésors renommés pour leur antiquité,
comme dans ceux de Lorette, de St. Denis et autres.
Nous n'ignorons pas que cette assertion trouvera
beaucoup d'adversaires et que d'autres auteurs préten-
dent au contraire, 1° qu' il y a des pierres gravées anti-
ques sur émeraudes, 2° qu'on en trouve dans les
trésors d' églises datant du VIU et IX siècles, et 3° qu' on
cite notamment une émeraude dans la tiare du Pape,
achetée, à ce qu'on dit, par Jules II, qui occupa le St.
Siège de 1503 à 1512.
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Sur quoi nous observerons que, quant aux pierres
gravées, il est bien difficile de reconnaître celles qui
sont véritablement antiques, de celles qui datent d'une
époque plus rapprochée, et que toute décision à cet égard,
n'est qu'une affaire d'opinion et non une vérité prouvée
jusqu' à l'évidence. En outre, en supposant que la gra-
vure soit réellement antique, il reste à savoir si l'on s'est
donné la peine d'examiner minéralogiquement la pierre?
Nous l'ignorons, mais nous croyons que c'était rarement
le cas, du moins nous ne croyons pas avoir vu, dans
quelque cabinet d'antiquité que ce soit, une description
scientifique de la pierre, qui seule serait décisive.
Pour ce qui regarde les pierres précieuses qui se
trouvent dans les trésors ou dans les couronnes ou
objets de parure d'une haute antiquité, elles y figurent
sur la foi d'anciens auteurs, qui n'avaient aucun moyen
de reconnaître leur identité; nous avons été à même
d'en examiner plusieurs, et presque jamais elles ne
répondaient aux noms sous lesquels elles paraissent
dans les catalogues, transmis ordinairement de géné-
ration en génération sans beaucoup d'examen. Fina-
lement, l'émeraude du Pape Jules II, si c'est réellement
une émeraude, a» été achetée, sinon après la découverte
du Pérou, du moins après celle de l'Amérique, et peut
avoir trouvé son chemin en Europe par les premières
expéditions de Christophe Colomb ou d'Amerigo Ves-
pucci, antérieures au pontificat de Jules II. — Ce qui
est certain, c'est que les émeraudes citées et décrites par
Pline et par Isidore, évêque de Séville (630 ap. J. C),
qui cite le miroir de Néron, n'en étaient pas.
Nous mentionnons les deux hypothèses sans avoir
la prétention de formuler une décision, mais nous pen-
chons vers la première.
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L'émeraude orientale est une variété du corindon
hyalin (Voyez les notes sur l'article rubis et la liste des
pierres précieuses).
*) Pour l'émeraude dont on faisait des miroirs,
voyez le second article émeraude.
Outre l'émeraude orientale, il y en a encore de nos
jours de différentes espèces : celles du Pérou, celles du
Brésil et celles des Monts Ourals. L'émeraude de
Chypre, que Ton appelle émeraude bâtarde ou péridot,
est une pierre d'un vert jaunâtre; quelquefois le jaune
ne domine pas trop et sa couleur est d'un vert agréable,
mais plus clair et moins velouté que celui de l'émeraude
proprement dite.
Le péridot, qu'on a confondu successivement avec
le péridot oriental, qui est un corindon, avec l'aigue-
marine, pierre jaune- ver dâtre ou vert-jaunâtre, qui est
une variété de l'émeraude, avec le péridot de Ceylan,
de couleur jaune- ver dâtre, qui est une variété de la
tourmaline, le péridot, disons-nous, est assez difficile
à définir, de manière que les joaillers disent que celui
qui en a deux, en a un de trop. Selon Haiiy, il est
reconnaissable dans son état primitif, comme étant
l'unique cristal produit par la nature, qui ait pour forme
un prisme droit rectangulaire.
Ses caractères distinctifs sont:
a) Accidents de lumière: Vert-jaunâtre.
b) Pesanteur spécifique: 3,4.
c) Dureté: ne rayant pas le cristal de roche, faible-
ment le verre blanc.
d) Réfraction : Double à un haut degré.
e) Action sur l'aiguille aimantée: sensible.
On voit donc, en comparant les caractères distinc-
tifs des pierres avec lesquelles on le confond, qu'il diffère
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du péridot oriental, par son poids spécifique, sa dureté
et sa réfraction; de l'aigue-marine également par le poids
spécifique, la dureté et la réfraction; du péridot de Cey-
lan, encore par le poids spécifique et la réfraction; de tous
les trois enfin, parce que le péridot proprement dit est le
seul dont l'action sur l'aiguille aimantée soit sensible.
Comparez les caractères distinctifs de ces différentes
pierres dans l'appendice: liste des pierres précieuses.
Les émeraudes trouvées, au dire de notre savant
chevalier, dans les mines de cuivre et d'étain, étaient
probablement des cristallisations peu dures, prisma-
tiques, colorées, telles qu'on en trouve aussi dans les
cratères des volcans.
L'émeraude du Pérou, émeraude proprement dite.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière: d'un vert pur, plus ou
moins foncé, souvent d'un beau velouté.
b) Pesanteur spécifique: 2,8.
c) Dureté: rayant fortement le cristal.
d) Réfraction : double à un faible degré.
L'émeraude du Brésil ou des Etats-Unis, est une
variété de la tourmaline.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière : d'un vert tirant sur l'obscur.
b) Pesanteur spécifique : 3.
c) Dureté : rayant fortement le cristal.
d) Réfraction: double, présentant le phénomène
spécial aux tourmalines, c'est-à-dire qu'une épingle, vue
au jour à travers la pierre, présente deux images, dont
l'une distincte et l'autre effacée comme l'ombre de la
première, tandis que le soir, à la flamme d'une bougie,
les deux images sont d'une égale intensité.
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opasar *) est ntrm trra-rtair^ il est entre para
roulrur Ht l'émeraulie 8 ) fi amtt trouora en
plusieurs lieu? ti spérialement m une île
if/ftrafeit qui rat appelée Jfopasse, et lit rette île elle
parte It nom; on la trouur quelquefois m granit 3 ) qu'on
en fait grandes images. Cette pierre refrotHit fort; rar
quanït on la met en eau fouillante, elle resseralie bouillir;
elle guérit le (tel, quanîi il en rat touché, il ne multiplie plus
autant; elle refrawt ire (refrène la rnlrre) et amwnttrtt
lujrure»
Notes.
*) De nos jours on distingue trois genres de topazes.
a) La topaze orientale, appelée par les allemands
saphir jaune, variété du corindon.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière: jaune de jonquille, jaune
nuancé de verdâtre, ne tirant ni sur le rouge, ni sur
le noir; éclat très vif.
b) Pesanteur spécifique : 4.
c) Dureté : rayant fortement le cristal.
d) Réfraction: double à un faible degré.
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b) La topaze du Brésil, la vraie topaze.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière : jaune foncé, jaune rougeâtre.
b) Pesanteur spécifique: 3,5.
c) Dureté : rayant fortement le cristal de roche.
d) Réfraction : double à un degré moyen.
e) Electricité produite par la chaleur: sensible.
Remarque. Les topazes du Brésil d'un jaune
sale, sont mises dans un creuset plein de cendres et
de limaille de fer, sur un feu gradué; on fait rougir
le creuset jusqu'à ce que la pierre ait perdu sa cou-
leur, et on la trouve alors changée en rouge de rose,
ordinairement un peu faible, quelquefois cependant,
foncé au point à ressembler à s'y méprendre à un rubis
balais. Il y en a aussi de cette nuance qui sont
naturelles et qu'on trouve à Capao - do - Lane et à
Boa-Vista.
Dans le commerce on les vend sous le nom de
rubis balais du Brésil, mais leur valeur est bien in-
férieure à celle du véritable rubis balais, variété du
spinelle. Le moyen sûr de les distinguer est offert par
la réfraction, simple dans le spinelle et double à un
certain degré dans la topaze, et par l'électricité pro-
duite par la chaleur, nulle dans le spinelle et sensible
dans la topaze.
Outre la variété rose que nous avons citée, on en
trouve encore d'autres parmi les topazes du Brésil, telles
que l'incolore, dite goutte d'eau, la bleue, qui passe
souvent dans le commerce sous le nom de saphir du
Brésil etc. Elles ont toutes les caractères distinctifs de
la topaze du Brésil.
c) La topaze des Indes, celles de Bohème, de
Saxe ou d'Espagne, la topaze enfumée, quarz hyalin.
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Caractères distinctifs :
a) Accidents de lumière : dans la topaze des Indes,
jaune de safran; dans celle de Bohème, jaune noi-
râtre; dans celle de Saxe, jaune pâle; dans celle
d'Espagne, jaune de citron; toutes inférieures en éclat
à la topaze orientale et à celle du Brésil.
b) Pesanteur spécifique: 2,6 à 2,7.
c) Dureté : rayant fortement le verre blanc.
d) Réfraction : double à un degré moyen.
e) Durée de l'électricité acquise par le frottement: une
demi-heure.
2 ) La topaze verdâtre dont parle Mandeville, était
selon toute apparence la chrysolithe ou le chrysobéril,
appelée du premier nom, quand la pierre est d'un vert
jaunâtre, et du second, quand elle est d'un jaune verdâtre;
son nom minéralogique est cymophane, d'un mot grec
qui veut dire luisant.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière: jaune verdâtre ou vert
jaunâtre, à reflets d'un blanc laiteux, éclat très vif.
b) Pesanteur spécifique: 3,8.
c) Dureté: rayant fortement le cristal.
d) Réfraction: double à un degré moyen.
8 ) „ Topaze assez grande pour en faire des images".
Ce ne peut être que la topaze de Bohème, ou celle de
Saxe que nous venons de décrire, quarz sans grande
valeur.
«XX- —
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/Hni.motf.
J2.
X amattste *) rat trae pierre lit routeur molette
fnmmt mit rouge, et te trouiir en jftfyropte,
en ^tt&e et Êeemame et ett plusieurs autres
4£t elle est bée iroer lu pierre te aartmmr sur
le mmtbrxl te V fjtmtme quart* il est tare, elle âte rrarogtterie
lté l'Iptmme; elle twmt au? ttetteum (tfyaôseuro) lté httn
saunage* à Ira prendre.
Notes,
*) L'améthyste orientale n'est qu'une variété du
corindon; c'est un rubis de couleur violette ordinaire-
ment faible, quelquefois très-foncée, et il présente tous
les caractères distinctifs du rubis oriental*
L' améthyste ordinaire, qu' on trouve au Brésil, en
Sibérie, en Allemagne , en Bohème, en Espagne etc.
n' est qu' une variété du quarz hyalin.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière; de couleur violette, tirant
mir le noir dans celles d'Allemagne et de Bohème, rare-
ment répandue uniformément; éclat très-vif de jour,
terne à la lumière d'une bougie.
b) Pesanteur spécifique: 2,7.
c) Dureté: rayant fortement le verre blanc.
d) Réfraction: double à un degré moyen.
e) Durée de l'électricité acquise par le frottement :
une demi-heure au plus, souvent moins.
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37
UJttrtûtt *) est Itt ligne tkt rtdkœ; tt est rouge rumine
pumme lté grenate, il est mulet et fort preneur;
quanti il tat mm sur une cfyuse nuire, il m
regtatit plue fort. îfl îtonne murage au mur, il met
{pire tristesse et amène liesse (pue), /fturuns ttisent qu'il
a les uertus lté la ïfarintr (ÎJparrotlje) mais il n f est pas
nrai, rar aucunes ;armtes snnt appelées grenates et snnt
tnwures en ïfnlte, en iftfytnpie et autres parts, en fleuues
lie jBaraîns, et uers jftle?anïtrie et Iljir; rette sernnïte
jarmte a toutes ses nertus»
Notes.
*) Le grenat fournit les pierres précieuses appelées
grenat Syrien, grenat de Ceylan, grenat de Bohème et
vermeille, nom qu' on lui donné quand sa couleur tire
sur le rouge orangé.
(ireiat Syrici.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière: d' un rouge-violet velouté.
b) Pesanteur spécifique: 4.
c) Dureté: rayant fortementjje cristal de roche.
d) Réfraction: simple.
e) Action sur l'aiguille aimantée: sensible.
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Grenat de Bthème et Grenat de Ceylan.
Caractères distinctifs :
a) Accidents de lumière: d'un rouge vineux, mêlé
d'orange.
b) Pesanteur spécifique: 4.
c) Dureté: rayant médiocrement le cristal de roche.
d) Réfraction: simple.
e) Action sur l'aiguille aimantée: sensible.
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39
fêirrrr îïu Soleil.
^000000 00000000000000000000007)5^? ■
a pierre tiu J&oletl *) rat notre et rontit a Mandera
neme*, et aurunea feia bleues, île laquelle eat
un îiduj? rapon romme la lumière îiu aoleil ;
ai elle rat miar en une maison en la lueur îm «oleil,
en un uaïaaran (en un uaoe) auer nette eau, elle rendra
granité rlarté; elle naut au? jBrmrta rar elle le* garire et
fait fouiller îte tout; elle arrroît rufyeaae et îtammatmna et
fait aimtr ttéltrt et garïtr le* nertu* îtu força.
Notes.
*) La pierre du soleil ou aventurine orientale est
une variété du feldspath.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière: fond d'un jaune d'or,
parsemé de points d'un jaune rougeâtre, éclat très- vif.
La pierre de soleil est chatoyante, expression qui
veut dire que l'effet de ces pierres est de montrer par une
certaine exposition à la lumière, un ou plusieurs rayons
brillants, colorés ou non colorés, au dedans ou à la
surface, partant d'un point, comme d'un centre, s'éten-
dant vers les bords de la pierre, et disparaissant par une
autre exposition à la lumière. Pour faciliter cet effet on
taille ces pierres en cabochon.
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40
b) Pesanteur spécifique: 2,6.
c) Dureté: rayant légèrement le cristal de roche.
Cette pierre, assez rare, se trouve dans l'île de
Cédlovatoï, près d'Archangel en Russie, à l'île de Cey-
lan et dans les environs de Tvedestrand.
La pierre de soleil dont il est question chez Man-
deville, noire et à blanches veines, n'était peut-être
qu'une agathe rubannée, dite zonaire, ou bien, considé-
rant qu'il conseille de la mettre dans l'eau pour qu'elle
déploie ses couleurs, ce devrait être l'hydrophane, dite
oculis mondi, œil du monde, quarz résinite hydro-
phane, à la couleur blanc-grisâtre, quelquefois blanc-
jaunâtre ou brunâtre, faiblement translucide.
Cette pierre est, dans son état ordinaire, un corps
spongieux, parsemé d'une multitude de vacuoles rem-
plies d'air. Plongée dans l'eau, elle s'imbibe dece liquide
dont les molécules remplacent celles de l'air; quand on
la retire, il se trouve que la pierre est devenue beaucoup
plus translucide, elle donne des couleurs vives et est
irisante comme l'opale, effet qui se perd quand, après
son dessèchement, la pierre retourne à son état primitif.
On taille l'hydrophane en cabochon, et, dans cette
forme, après son imbibation, elle réfléchit fortement les
rayons de la lumière, de manière qu'étant exposée au
soleil, elle en rend l'image avec un éclat assez vif.
Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses.
i -ii
41
jBirrrr îïr la ïitnr .
*S ^ ^ ^
pierre île la lune *) rat pierre blandjr anrr iiemea
et tatfyea aur noir du aur rouge, au tir ritnn*
lElle luit aunmea fma île nuit, atromme ni
pleine lune, autre fma elle we luit paa ni quelquea
Ipeurea* lElle garîïr Ira nrrtua tiu rorpa tt fait légèrement
gemmer reu? qui liant par mer, elle gar&e île tempetea et
île périla; elle arrroît lea friena temparela; elle naut à
impétrer (mapirer) lea iroblea ttyoaea et fyomtrura; elle
guérit lea Umattquea et garîte lea (arrima*
Notes.
l ) La pierre de lune, argentine, œil de poisson ou
lunaire, est, comme la pierre de soleil, une variété du
feldspath, beaucoup plus commune que l'autre et n'en
différant que par la couleur, qui est d'un blanc mat,
chatoyant de blanc. Quand la pierre est taillée en cabo-
chon et quand on la fait mouvoir, les reflets semblent
flotter à l'intérieur.
Caractères distinctifs comme pour la pierre pré-
cédente.
6
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42
K>0
îfanittt.
a jarmtr *) rat tint pirrrr qui a troia roulrura,
rougr ntrm, molrt du bleu ; rllra dont trouurra
rit pluatrura partira; toutra îtannrnt pur rt
liraar* Ira raprrra rougra aont Ira mrtllrurra rt aont
armblablra au? grrnatra, rt toutefois il j a tnffrrrnrr, rat
rllra nr aont paa ai purra tir roulrura, maia plua palra.
îfanntr molrttr rat ai prrnruar, qu 1 rllr mur tir roulrur, m
rlair ou troubla arlon Ir trmpa* /fturunra aont m partira
rougra rt blantfyra rt aonttiurra pirrrra, rt toutra ont rrttr
mtmt nrrtu, tût, qui portr ir rllr pirrrr aur lut, il prut allrr
aûrrmwt où il nouttra, rllr arquirrt pai? au? rorrompua ;
pratilrnrr nr pourra nuirr à rrlut qui la portr rt nr pourra
rtrr blraar tir raauoaia rngm* îfl pourra allrr aûrrmrnt
par Ir papa, rar il arra rrru aprmrnt (rommr il airti) rit
Ijotrla où il oirnîira; rllr arromplit Ira fuatra rt raiaon*
nablra prtttiona ou rrqurtra, iDn rn trouur pluairura rn
Jfrijiopir; rllra ualrnt rontrr arrpmta rt urnm rt rmtirnt
l 1 fjommr granru? à ftiru rt au? gruau, Ifanntr rt grrnatr
ar roïnntimt m urrtua.
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i i_i
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43
Notes.
*) On a confondu longtemps sous le nom d'hya-
cinthes, différentes pierres dont la couleur est un mé-
lange de rouge et de brun; telles sont la vermeille,
variété du grenat, l'hyacinthe zirconnienne, variété
du zircon, la tourmaline de Ceylan, variété de la tour-
maline. L'examen de la pesanteur spécifique donne
facilement le moyen de les distinguer.
Voyez l' appendice des pierres précieuses, neuvième
tableau.
L'hyacinthe proprement dite, est d'une belle cou-
leur orangée ou aurore, tirant sur le ponceau, sans points
et d'une limpidité extrême. Quand elle a toutes ces
qualités, on l'appelle l'hyacinthe la belle. C'est le Ka-
neelstein de Werner (kaneel veut dire en hollandais la
canelle), ou l'essonite de Hatly, d' un mot grec qui signi-
fie moindre, inférieur, l'hyacinthe étant moins dure,
moins pesante et moins éclatante que le zircon ou
grenat, deux substances auxquelles on la réunissait
autrefois.
On en trouve aussi d'un i^une de safran plus ou
moins orangé et d'un blanc-jau/iâtre ressemblant à l'am-
bre, dont elle diffère cependant par la dureté et le
poids spécifique. Elle présente ordinairement un mélange
de rouge aurore et de brun, il est très rare qu elle soit
pure. L'hyacinthe bleue n'existe pas à notre con-
naissance.
Caractères distinctifs :
a) Accidents de lumière: la couleur, vue par réfrac-
tion, est rouge ponceau, lorsque la pierre est éloignée
de l'œil; elle présente le jaune sans mélange sensible de
rouge, lorsqu' elle en est très rapprochée.
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b) Pesanteur spécifique: 3,6.
c) Dureté: rayant faiblement le cristal de roche.
d) Réfraction: simple.
L'hyacinthe se trouve particulièrement à l'île de
Ceylan, cependant Hatty en avait une dans sa collec-
tion, trouvée en Angleterre; celles de Dissentis, dans le
canton des Grisons en Suisse, du St. Gothard et du
Piémont ne sont que des quarz.
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/IRûrgumtr
^ ^ ^ i ^>
largurntr l ) rat une ptrrrr apprlfr oignon, rar
| rllr rat ïir pluatrura oftrmrna; rllr a plnatrura
rôtra, Vum ayrta T autrr, rommr un oignait;
v rllr rat rnnïïrnarr rn graurllr (grautrr) rn rnira îir
mtr et ni autrra Hroora, île la roarr ttu nrl, at rommr Ir
înamant, rt rat faite ttr la ttttr roarr; at rllr rat ronttrnafr
ttana la mattnrr rt rllr aort jwrr rt rlatrr, attonr (alora)
aont Ira prrlra blanctyra, rt at la roafr rat rnnîtrnarr au?
iirprra, rllr n f rat jmrr rt Ira prrlra aont troublra rt mal
rolorrra» Ira prrlra apatarnt trr (rolrrr) rt mrlanroltr, rllra
ïionnrnt Itraar (jntr) rt oalrnt à ronfortrr Ir nrur, Ir oa-
laatn (?) rt rnflurr Vratomar rt rontrr Ira Aurions tir aang
rt Vantera fjumrura; rllra ronfortrnt la mir rt prorurmt
pat? rt ronrorïtr rt ramènent la prnarr rt donnent bonnr
mémoire à la prraonnr*
Notes.
*) Evidemment, il est question ici de la perle,
Margarita, en latin, signifiant perle. Or, personne
n'ignore de nos jours, que les perles ne sont pas des
pierres, mais une substance calcaire, dure et blanche.
Quoiqu'il s'en forme plus ou moins de pareilles
dans toutes les coquilles, on n'a donné le nom de perles
qu'à celles qui, par leur beauté et leur blancheur, se
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distinguent au point qu'elles ont la valeur des pierres
précieuses, et qui se trouvent principalement dans
trois espèces de coquilles.
La première est nommée Melengrina margaritifera,
Avicule perlière, Aronde perlière, Pintadine ou mère-
perle; on la trouve sur les côtes de Ceylan, dans le
golfe persique, sur les côtes de Java et de Sumatra, sur
celles du" Mexique, en Californie etc. Elle fournit les
perles fines, dites orientales.
La seconde est nommée TJnio margaritifer, Mulette
margaritifère. On la trouve dans plusieurs fleuves et
rivières de l'Europe, comme le Don, en Russie, l'Hz,
en Bavière, le Wattawa, en Bohème, l'Elster, en Saxe,
etc., et dans quelques fleuves de l'Amérique du Nord.
La troisième est la coquille commune, nommée
Mytilus edilus, que l'on trouve à l'embouchure du Con-
way dans la province de Galles.
Les perles fournies par ces deux dernières coquil-
les, sont d'une qualité inférieure, et portent dans le
commerce le nom de perles d'Ecosse ou de Passau.
L'animal qui habite ces coquilles et qui est assez
petit en proportion, est du genre des mollusques; ani-
maux invertébrés, au corps constamment mou, sans
squelette intérieur ou extérieur, enveloppés d'une peau
musculaire ou manteau, à la surface duquel se développe
le plus souvent la coquille en une ou deux pièces, à
circulation complète et à sang blanc.
Tantôt attachée à l'intérieur, vers les bords de ces
coquilles, tantôt détachée et libre, tantôt cachée dans
le tissu du manteau, et tantôt dans le corps de l'animal
même, on trouve la perle, substance globuleuse, d'un
blanc nacré, mat, argentin, d'une grande dureté, infé-
rieure cependant toujours à celle de la coquille même.
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47
Maintenant, quelle est l'origine de la perle? — Les
opinions sont très partagées sur ce point. Selon les uns/
ce sont des œufs non fructifiés de ranimai, selon d'autres,
c'est le produit d'une maladie du même, ou bien celui
d'une sécrétion déterminée par la piqûre d'un petit ver
et par laquelle le mollusque l'emprisonne, ou tâche au
moins de remplir l'excavation qu'il a faite.
La texture de la perle est une série de couches
calcaires, concentriques, ressemblant, comme Man-
deville l'observe très bien, à une pelure d'oignon. Des
observations microscopiques ont démontré que la perle
renferme presque toujours dans son intérieur soit les
restes d'un animal, soit un grain de sable, soit enfin
une fibrille du règne végétal, formant, pour ainsi dire, .
son noyau.
Le nom de perle vient, selon Pline, de perna,
nom d'une coquille qui fournit la nacre, selon d'autres de
perula ) petite besace, ou, enfin, de pirula, diminutif
de piruSj poire, à cause d'une ressemblance de forme.
On distingue les perles soit d'après leur forme, soit
d'après leur grosseur, soit d'après leur couleur èt leur
teinte nacrée ou orient.
D'après la forme: il y en a de rondes, qui sont les
plus estimées; d'autres sont ovales, allongées, dites en
poire, qui sont aussi très recherchées, et d'autres biscor-
nues ou baroques, objets de curiosité offrant quelquefois
de la ressemblance avec des animaux ou divers objets.
D'après la grosseur: les petites sont appelées
semences, les plus grosses, paragonnes.
D'après leur couleur et orient: elles passent du
blanc azuré au blanc jaunâtre, au jaune d'or, au noir
bleuâtre, au noir décidé ; il y en a aussi de roses et de
violettes ; les blanches sont les plus estimées, les jaunes
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et bleuâtres , les moins précieuses, les noires, très
chères, à cause de leur rareté.
Coque de perle ou loupe de perle, est un nom
donné dans le commerce à une couche extravasée,
enlevée à la coquille, moitié nacre, moitié substance
de perle; les bijoutiers en collent deux ensemble, en
forme de perles, pour en fairç des boucles d'oreilles,
des colliers de femme etc.
Les perles étaient déjà connues dans la plus haute
antiquité. Elles servaient d'ornemens aux idoles, aux
couronnes, et aux vêtemens des rois, des princes et des
femmes. L'histoire de la perle de Cléopatre, qu'elle fit
dissoudre dans du vinaigre et qu'elle but, pour gagner
le pari qu'elle avait fait, d'engloutir dix millions de
sesterces (environ un million de francs) dans un repas,
est bien connue. Une des plus grandes perles qui existe,
pèse 126 carats; elle est en forme de poire et s'appelle
la Peregrina; elle est actuellement en possession de la
princesse Joussoupoff; on prétend qu'elle a été estimée
80,000 ducats, ce qui nous paraît plus qu'exagéré. Une
autre perle, pesant 45 carats, a figuré à l'exposition de
Paris en 1855.
Jusqu'au poids de 10, 12 et même 20 grains
(quatre grains font un carat) les perles , quoique très
précieuses, ne sont pas rares ; on rencontre souvent des
colliers de deux ou trois rangs de cette grosseur; du
poids de 30 à 40 grains, il est déjà difficile d'en réunir
assez pour former un collier; au delà de ce poids, quoi-
qu'on en trouve souvent dans le commerce, elles sont
rarement rondes, mais ordinairement aplaties d'un ou
des deux côtés, ce qui leur ôte beaucoup de leur valeur.
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e
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66b66v
l f a tint? mamtrta Ht ïfaapr It otrt tatTt
mttlltur quanti tl a gmtttra rougto ou tiortta,
.rt It titaprt; atlour (alors) tôt trte*prtrttu? tt
gutrtt tito firort* tt ti f tyrtirop tott, tt naut moult au?
femmes qut sont ttt ptmt lit tranatUtr tt'ntfant, car tl It
toute fytttt) fyoro, mf ou mort; tl tttmnr ûurrtt tt arrroft
If nnneur tt oaltur ; tl âtt fantaisie tt gutrtt morsure tit
tête uémmeuoe, pouîire uenur tir lut oaut à rrfrrmtirt
fluxion ttt sang; ot ntum tôt apporté titiiattt rrttr pttrrt,
tantôt tilt titmmut par outur» îfl tt f appartient paa à la
femme ttt la porter, rar tilt empêdje ttt ronrrooir ; tilt otut
ttrt aootot tn argent tt portée tn titjrtrt (ïiroitt) parttt
tit la personne.
Notes.
*) Jaspe sanguin, Héliotrope, quarz agathe vert
obscur ponctué; fond d'un vert plus ou moins parsemé
de petites taches d'un rouge foncé, translucide, au moins
dans les fragmens très minces vers les bords, quelquefois
dans toute la masse lorsque le morceau a peu d'épaisseur.
Jaspe. Quarz jaspe toujours opaque; rouge bru-
nâtre, gris-verdâtre, jaune.
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Jaspe rubanné et Jaspe onyx. La différence entre
l'un et l'autre dépend du sens dans lequel un jaspe,
composé de couches successives diversement colorées,
a été taillé ; il est rubanné, lorsque les bandes sont la-
térales, onyx, lorsqu'elles sont superposées. Une des
variétés les plus estimées est celle qui offre des bandes
vertes sur un fond rouge brunâtre.
Jaspe égyptien, caillou d'Egypte. Bandes ou zônes
d'un brun foncé, sur un fond de jaune-brunâtre.
Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses.
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P% Irrtotrr *) rat pirrr qui rat trouorr au orntrr Vuu
tfyapon tt rat blandjr tt pair sur mamrrr tir
aouffrr; rllr rat fartr aurunra fota m quatrr
ana, autrra fbia ru arpt rt ritrarr ni tii? ana; rt la
plua grantir u 1 rat que tir la quantité ti f uur frur ; rllr tionnr
mrtotrr en bataille rt m plartïof er ; rllr partir la ferre ttu
rorpa rt quanti on la met rn boutfyr, rllr âtr la aoit Jfllr
fait rrtnurnrr la personne qut rat ttrf)ora tir aon pafa rn
ara poaaraaiona, rllr fait rrlut qui la porte granru? rt
libéral (grnrrru?) rllr Ir fart sagement parler rt rmti orr-
turu? en bonnea mceura; rllr multtplir grârra rt amour
mtrr mm rt frmmr rt gurnt Ir mal tira ft\x?+ Jft quanti
on la mrt rn aa boutfye rt qu'on rrqutrrt qurlqur grârr,
rllr la fart imprtrer (obtenir) rt toujours, quàntï on la tient
rn aa bouder, rllr a plua grantira orrtua rn toutes ctyoara;
rllr arrroît putaaanrr îffjabiter charnellement; rllr nrut
être rnctyaaarr rn or.
Notes.
l ) Nous nous trouvons en présence d'une de ces
pierres fantastiques du moyen-âge pour lesquelles il
est difficile de trouver un équivalent. Le nom d'alectoire
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vient du grec, alector, coq. Quoiqu'il se forme de cer-
taines concrétions dans l'estomac et dans les intestins
de quelques animaux, tels que la chèvre, la gazelle, le
chamois, le porc-épic, le bœuf, le cheval, le caïman,
concrétions auxquelles on a donné le nom de bézoard
(voyez plus loin cet article), ce cas ne se présente ja-
mais dans les individus du genre des gallinacés. Il se
peut qu'on ait trouvé une pierre dans le ventre d'un
chapon, mais dans ce cas, elle ne s'y était pas formée,
il l'avait avalée.
On donne quelquefois le nom d'oeufs de coq à une
espèce de petits œufs jaunes, que l'on trouve dans les
poulaillers et qui, au dire du vulgaire, contiennent un
serpent. Ces œufs sont le produit d'une poule jeune
ou épuisée, et ce que l' on prend pour des serpents, sont
les cordons que ces œufs ont conservés. H est possible
qu'un œuf pareil, desséché et endurci par le temps, ait
passé pour l'alectoire.
—
53
lTaooiîJonif.
660666 6
rûmibmnt l ) ta* pitrrt Mandat du fcltut, tir nw*
leur pâlt tit tnffrrrntta raptrta tt tn «tint tir
^trow mamrrra; tUt oaiit nmtrt mamiata
tngma tt fctrtptum* tt tumttt mrtoirt tn plaît (plai*
îïoftr) tt tataillt; tUt artit tn mandarinats tt tn autrra
braagnta; tUt Haut nmtrt illuauma, fantaïaira imtant tit
mt'lannilit, femme bnnnt tloqntnrt fet parler, garfet Ira
urrtua feu rnrpa, rraiatt au ntnrn tt fetlnirt ïit trmprtr ; tUt
gacfet feu feu tt ttt P tau tt ntut rtrr aaaiat tn or.
Notes.
*) La calcédoine fait partie des pierres qui présen •
tent la matière du cristal de roche diversement modifiée.
De la classe de celles aux couleurs simples, on
distingue:
a) La Calcédoine; quarz agathe calcédoine; d'un
blanc laiteux, d'une transparence nébuleuse.
b) La Saphirine; quarz agathe calcédoine bleu;
d'un bleu tendre avec mélange d'un blanc laiteux.
c) Le Plasma, quarz agathe calcédoine chloroïde;
d'un vert d'herbe assez souvent entremêlé de blanc-ver-
dâtre et de jaune-brunâtre, distribués en taches.
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d) L'Enhydre; quarz agathe calcédoine enhydre;
on appelle ainsi des globules creux de calcédoine ve-
nant de Monte-Berico dans le Vicentin, renfermant de
l'eau que Ton peut voir aller et venir, à travers la croûte
translucide de ces globules, quand on lès remue.
De la classe de celles aux couleurs variées :
e) La Stigmite, ou Gemme de St. Etienne ; quarz
agathe calcédoine ponctué; fond blanc laiteux parsemé
de points rouges.
Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses.
55
AD
^ ^
arïioma 1 ) rat unt pirrrr falantfye; il en eat île
nnq mamtrra; aucunes foia partager rnmmr
•b^fF^la pitrrt Votif?, il nt unt parttt blantfye
^ti l'autre noire; et aucunes fin* elle rat surmontée
îïe rougeur et aïïonrquea rat appelée 4£arîu>mr~ la moindre
rlaire naut le mira?* it aartonm tïonne belle rouleur du
omage, et fait djaate la personne et Ijumfale, prête tyartntaat
et conforte la nue, détruit Ira maléfirea et Ira titdf aittrmtti* ;
il naut contre le fin? lira femmra et contre totta flujr «ait*
guma. JDit le troune rtt îfnfct, tn Iffetr, rtt /Hrafcie et
Notes.
*) Sardoine; quarz agathe sardoine; d'une couleur
orangée, qui d'un côté passe au jaune pâle et de l'autre,
au jaune-brunâtre et même au brun-noirâtre.
On a donné le nom de sardonix à une variété de
l'onyx, composée de deux couches; l'une de sardoine
aux couleurs sus-mentionnées, l'autre d'agathe blanche;
elle a été très-employée chez les anciens.
Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses.
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56
JtJi
^ — — r —
lOfriooiitr.
k^" \>QOôô6o 6600606 060 ooooo<>à660fl6oooC^
jrœnlitr *) rat pitrrt niiilfiir tftatt fcr mtr
urrtr rraplrnînaaantr rnmmt or; mat ait an*
hil tUt rtmrrUt rnmmt ftiu iEUt tfyaaar Ira
matmam amtgt* tt Ira tsprtte; rrttr pierre rat tourne
pour ftu? qui « mêlent lie ttérnmtdttrte; elle *e tnwor
ttt lEtlpopie*
Notes.
*) La Chrisolithe est une variété de la cymophane ;
son nom vient du grec, chrisos, or et lithe, pierre. C'était
une des pierres qui formaient le „Urim et Thumin" (le
rational) du grand -prêtre des hébreux. On la trouve
au Pégu (dans les Indes), à l'île de Ceylan, au Brésil et
en Europe à Kozakow en Bohème.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière: jaune- verdâtre à reflets
d'un blanc-laiteux mêlé de bleuâtre, éclat très-vif.
b) Pesanteur spécifiquè: 3,8.
c) Dureté: rayant fortement le cristal.
d) Réfraction : double à un degré moyen.
Cette pierre est identique avec le chrysobéryl.
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_9 „3> , . —
— — S^^^^'^^
Lnijr tôt «tir pitrrt autr falamtyt* uttnti nu rougt*;
**** * m* 1 * 11 * 1 *** Dtrtua^ rar qui la porte
\^^^ûu roi ou au \r&, il unit Iraînablra; tUt îlonnt
^ moult tir fantatwt*; tUt prorurt irt tt notât* (roltrt
et ftwagrtmrnte) mats tUt ïtannt fjarïïiraat; ai on la
fttitt au toi V un tnfont, tUt rrott *a *alnit* JDn la trouut
tn îfntït, tn IjAit tt tn /ftraiut*
Notes.
Comme nous l'avons déjà vu, l'agathe n'est qu'une
réunion de divers minéraux, tels que la calcédoine, la
cornaline, le quarz, le jaspe etc. Sciée dans un sens
perpendiculaire à la direction de ces couches, ses différen-
tes coupes sont disposées par bandes parallèles sur sa
surface, on lui donne dans ce cas la forme d'une plaque
et c'est l'agathe rubannée. Mais si le morceau a été
arrondi en colonne circulaire ou ovale, dont la base a
été prise dans le sens d'une de ces couches, de sorte
qu'elle soit d'une seule couleur et que l'épaisseur offre
la succession des diverses couches, placées les unes au-
dessus des autres, c'est l'onyx.
Cependant, comme le nom vient du grec onyx,
qui signifie ongle, et comme Pline déjà, le compare
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pour ses couleurs à l'ongle d'un homme, on donne, de
préférence, le nom d'onyx aux pierres, dont les couches
offrent des teintes blanches, jaunâtres, rougeâtres et
brunâtres.
La camée est un onyx, qui représente une gravure
en relief où l'on a profité des différentes couleurs des
couches, pour les mettre en rapport avec le sujet repré-
senté. Ainsi, d'un onyx de trois couches, on ferait avec
l'une, le fond du tableau, avec l'autre, la matière de la
figure, et avec la troisième, celle de la chevelure, ou des
divers ornemens de la figure.
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lErioojjaQ.
oaaaaaadaftaaaaaa*
rmopaa oittit Vî|fàit, il ta* lit mdt nmlritr,
mtlh rmttmr }uz fct pmrrau rt ditnmr* fm*
gnuttta îmrtra ; on rtt troitor ytu ttUnnnt
grart* à rtlui qui It partt rt rat tan pour 1rs frit?~
Notes.
La chrysoprase, qui n'a été trouvée jusqu'à pré-
sent qu'en Silésie, a, par ses caractères, de l'analogie
avec la calcédoine; mais elle s'en distingue par cette
belle couleur d' un vert-pomme, qui lui assigne un rang
parmi les pierres précieuses.
Le nom de chrysoprase, qui vient du grec chrysos,
or, et prase, vert, remonte à une haute antiquité. Pline
raconte qu'on en trouvait beaucoup et en grandes masses
aux Indes et qu'on en formait des vases. C'était donc
évidemment autre chose que la chrysoprase actuelle,
trouvée, à ce que l'on dit, pour la première fois en Silésie,
en 1740, par un officier prussien; cependant dans les
mosaïques du dôme de St. Veit à Prague, qui datent du
quatorzième siècle, on en trouve de beaux fragments.
Une particularité de la chrysoprase, c'est qu' avec
le temps elle perd de sa couleur, que la chaleur et les
rayons du soleil lui enlèvent. Le chimiste Klaproth a
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découvert qu'elle renferme une certaine quantité d'eau.
On rend, en effet, son éclat à la pierre décolorée, en la
mettant, pour quelque temps, dans une terre humide,
ou dans du coton mouillé.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière: d'un vert de pomme ou
d' un vert-blanchâtre. La pierre n' est que translucide.
b) Pesanteur spécifique: 2,6.
c) Dureté: ne rayant pas le cristal de roche, rayant
médiocrement le verre blanc.
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■tUtoint" 1 ) rat tttte pitrrt trounre tir ïanîit (?) tt
^ ^ m sont tit tttst^ mamrrra. l'unt tôt rouaar tt
Vûuttt nairt. lu rouaae oaut au? lunatiqura,
^ tt à ttitjr qui sant Ijare tira «tna, tUt gutrit Ira
langura langutura tt fait plaisant tt feint portant relui qui
la partt, tt timt ftrt htt tn un tiraptltt ttr tailt tt parti
tiraaaua la «nratrt awatllt; tUt gutrit lit malaîiit îiant
on aouffrr. la nairt rtlittamt mut htt partît tn ttllt
(mnttt) manière; tUt fait mtnrr à bonne fm toutra
fceaognea etïumne grârt tintant Ira grantt*; l'eau îïont
tUt tôt lantt ronforte Ira ptu? tt ai elle tôt rmielop*
pée tian* un tirap tit lin tt puia aprra aua un autrt
tirap enaaffranr, rt tirap multiplie tt arrroît ara otr~
tua, tittruit Ira fthirra tt purge It rorpa tit mauuaiaea
fjumeura ; tt 01 la nmrt rat enueloppée tn unt pfjiole tit
rrliîiome tt an la met tn aa baudpt, tilt fait rtlui qui la
partt imustblt*
Notes.
x ) On donne le nom de chélidoines, ou pierres
d'hirondelles, à de petits cailloux presque lenti-
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62
culaires, de nature siliceuse, très polis, appartenant
aux agathes. On les trouve dans le lit de certains
torrens et surtout dans les grottes du Sassenage,
près de Grenoble. On a cru longtemps qu'ils venaient
des nids d'hirondelles, c'est ce qui leur a fait donner
ce nom.
63
OOOO O OOÇO Q 'jOOOjSO OOOuOOOOOOOOoV
lagnrt, r'rat a îiire aimant, il attire Ir fer; aiïr
ïriamant n f p rat pas, il nr tire paa„ 45i on Ir
met aur le ttyrf (la tttt) Ht la frmmr t ntiormie,
ai rllt rat bfalt rllr rmbraaarra aon mari, rt ai rllr
n f rat paa louait rllr djrrra (tombera) îiu lit, tir la prur
qu 1 rllr sentira. 45i an mettait tir la pouttrr V aimant aur
mfe dpadbna Itana Ira quatre rarrra tir la maison , a f m*
fuiraient rrujr qui aant tirttana* £rttr pirrrr rannirnt m
amour rt m mariage; rllr îionnt grârt rt fait parlrr brau ;
qui m boit tir la pouttrr anrr tiu lait, gurnt l^ropiair*
£ettr poutirr, miar aur brûlure, fait guérir, miar anrr
omtment (baume, onguent), naut à tirer frr tirtyora tira
plaira. 0n Tapprllr la pirrrr tira mannirra, rar rllr Irur
tiémontre Ira partira tiu neL
Notes.
Aimant (par contraction du grec adames, adaman-
tes, diamant, à cause de la dureté de la pierre d'aimant),
nom donné d'abord à une espèce de minerai de fer,
d'un aspect métallique, d'un noir brillant et qui a la pro-
priété d'attirer le fer, l' acier, le cobalt et le nickel. La
pierre d' aimant, ou aimant naturel (fer oxydulé magné-
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64
tique) se trouve en Suède, en Norvège, à l'He d'Elbe et
aux Etats-Unis d'Amérique.
Une aiguille aimantée suspendue librement, prend
une direction déterminée du sud au nord. La force direc-
trice à laquelle elle obéit, réside dans la terre qui est
elle-même, un vaste aimant.
Les anciens connaissaient les propriétés de 1' aimant.
Les chinois ont connu la boussole depuis des temps im-
mémorials, ils s'en servaient plus de 2.000 ans avant
J. C. En 1180 de notre ère, il en est parlé en Europe,
sous le nom de marnière ou amanière, mais l'usage
n'en fut rendu commun que vers l'an 1300, par Flavio
Gioja d'Amalfi, que l'on nomme vulgairement l'inven-
teur de la boussole.
65
JLrattrra rat ptrrrr ttmrr rt trouble; ai on laor ad
^ boutât tir ttttt pirrrr, rllr Haut a ttlm qui lu
<^fp^ pnrtr îïeîiana, far il «aura rt qu f mt pensera
^ tir lut, rtt font rt m mal; rt Ira femmea tir pourront
rfatatrr a ttlm qui la portera, maia lui arrompliront aa
oalotitr; rt ai un Ijomme était tout ttu, rt qu'il fut oint ttr
miel, rt il aurait rette pierre aur lui, Ira mourra tir V ap*
prôneront paa, maia a 1 enfuiront; elle fait grariru? rrlui
qui la pnrtr, eapénallement quanti il l f a m aa b&uttyr,
miae nettement.
Notes.
Il est impossible de trouver un équivalent pour
cette pierre, à moins que ce ne soit le Graustein, litté-
ralement pierre grise, de l'allemand grau, gris, et stein,
pierre; nom donné à une substance rangée parmi les
roches secondaires et composée de feldspath et de horn-
blende, en très petits grains, si intimement combinés
les uns avec les autres, que ce mélange forme une masse
homogène de couleur grise. On la trouve en Italie et il
paraît constant que c' est une lave.
H se peut que ce soit aussi la graphyte, synonyme
de plombagine, dont ont fait les crayons.
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G6
^ ILurorlmr *) tat pitrrt aur roultur r&ugt, pâlt tt
j^ltp otarurr; qui lu pnrtt tu sait ttnigt du sur
: ^^^Sy^a0ti rnu, il fuit pai? tt amr&rîtt rtîlomtt
b fymttttur tt mrtmrt tu plaît ; tilt rtatrtmt It a66QO(!>6o6oo6o666(!>66V
fytta, qui tat appelée ta pierre Ht r jftigle, rat
aurunra fbia roulrur Ht porarr, aurunra fbia
blancfyr du rouaar, aurunra sont blrmea, au*
runea sanguine*; tllr rat appeler la pitrrt poignante,
r'eat à Hirr qu'elle (dit ronrrooir enfant; elle eat ronHe
pitrrt; elle a une propriété en aoi, qut l'aigle porte rrtte
pitrrt en aon nttt; elle uaut à femmea groaara, rar elle
garHr Itur fruit tt fuit enfanter sans gfanîre Houleur rt
îroit être liée en aeneatre braa ou nu roté omettre ; elle
fait aimer d^aateté^ garHe 1» enfant* Ht malaHie tt allège
Ira malaînra Hont on tombe en ttrrt (épilepair), 01 aurun
îroute îr'étre rmpoiaonné, tt ai il j a Hu uemn aur la table,
rtlui qui la portr n'aura aurun Htair Ht manger Hea
manHra, tant qu 1 il aura la pierre aur lui, et sitôt que le
uemn sera oté Ht la table, il aura Htair Ht manger ; elle
arrroît bonne fortune, fait aobre et Honne mrtoirr* JDn
trouue rette pierre en jBrrar Hana It mH Ht V aigle, et puia
aur le nuage He la mer et Hea fleuuea ; elle Huit être portée
au roté arnratrr He la personne; à rt même uaut la pierre
qui ae trouue Hana la tete He V aiglt.
Notes.
Pierre fantastique pour laquelle nous ne savons
pas d'équivalent.
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69
^Jilrntr rat pirrrr obarurr rt tirr aurunra fbta sur
^ It noir, aurunra fbta aur le iirrt, rnmmr It
^^^îfiiapt; tilt rroît rt ftrrroît rnmmr la lunr, elle
* garfrr Ira frmmra groaara rt Ira fart rnfantrr rtt
trmpa rt fyrurr; rllr îrnnnr paijr rt ronrortor rt oaut a
rrnmtthrr Ira amourru?, rllr gurnt Ira rtfytqura rt abataar
Ira rnflurra, 0n la trnuur m J\nUt rt m |Brrar~
Notes.
Voyez à l'appendice des pierres semi-précieuses,
le jade oriental, selon toute apparence la silente de
Mandeville.
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70
'QOOQQOOOQQOC
gâtisme rat pierre ftr roulrur îrr pieft Hr tfyhirr,
far elle eat entremette; rt fart oamrrr 0»
ennemi* en ponte* et en bataille* rt relui qui
la porte ne peut être uamrtu
Notes.
Gagatis est le nom d'une pierre déjà citée dans le
traité d'Onomocrite (voyez notes à l'article : Ligure). Ce
nom se retrouve dans plusieurs ouvrages des anciens ;
c'était, selon toute probabilité, une agathe aux couleurs
de la chèvre-feuille, jaune et blanc, ou rouge et blanc.
Gagat est le nom allemand pour le jais ou jayet,
pierre noire (voyez l'appendice des pierres semi-précieu-
ses), ainsi nommée par Greorg Agricola, un des plus an-
ciens minéralogistes, né en 1490 à Grlaucha en Mismie
(Meissen, en Saxe), mort en 1566, qui se fixa à Chemnitz
pour se livrer à l'étude des minéraux, et qui dérive ce
nom du fleuve Graga en Lycie — Asie Mineure — où,
selon lui, cette substance se trouve.
-sot-
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ILtramon *) tn grtr ; r'tat à Hirt tn latm falgur,
^| tt tn français on l'apptUt la pitrrtHt Vtdmt;
j^^r^ r'tat It rtapltnHiaaant qui luit aiiant It ton*
^ ntrrt tt tUt tombe aorr It flufttr nu It rtapltnHiaaant
iEUt jarHt rtlui qui la portt tfyaattmrnt Ht trmprtt tt Ht
fouîrrt, tt la maiaon, nu la mUt, qui tn atra muironnrr
nu ttmtt, atra garHtt; tUt garfrt 1» manmrra Ht ttmpttt
nu Ht ptril, tUt Hmtnt mrtoirr tn bataille tt (ait Hourt
atnttur tt Hunnt lira (agrtablta) aongra. îfl f m a îrt
pluairura mamrrta, un la trouât tn lSrrmamt, Ht roultur
Ht rnatal, tn iËapagnt, raugr tt luiaantt, tn H'autrta
Utu?, obarurt du trouble; toutta aant aigu ta tn djtf (trtr)
tt rtroitra, tt autrra parte plua largta*
Notes.
*) Selon toute apparence le céramon est l'aérolithe,
en allemand, Meteorstein, substance composée de fer,
de nickel, de silex, de magnésie, de soufre et de chrôme,
qui tombe en bolide, ou masse enflammée. On voit la
masse lumineuse s'agiter avec grande vitesse dans l'at-
mosphère, puis il s'en suit, quelquefois à une hauteur
considérable, une explosion, et les morceaux tombent
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72
avec une si grande force, qu'ils s'enfoncent parfois dans
la terre à deux ou trois pieds de profondeur. Il est tout
naturel qu'on ait prêté, à une époque de superstition, de
grandes vertus à des produits, venant, pour ainsi dire,
directement du ciel. Les opinions des savants sur les
aérolithes, leur origine et leur formation, sont très par-
tagées.
Anciennement, on donnait aussi le nom de pierre
de foudre à la marcassite, que V on employait comme
pierre à fusil.
i i
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73
— ^ — ^s:
0oÙàààôôà6àboà6 Q à 66oôà O àa&& e>c>r>à(P
t&âpfyfF est ranuenable a ikieu, au? rma rt au?
romtes* la première espère ment lté fleuoe
Varient et 0e tromie îtans le graiiier; tl f a
une manière lté sapfyirs, qui mrnnent lté la profonde
lurquir; ils sont obsrurs et ne reluisent pas, mais on
a néanmoins souurnt éprouué qu 1 ils ont lté granités nertus*
ibamel aima tant le saphir, qu'il l'appela sainte pierre,
ou gemme Ites gemmes. iDuanît on le regarde, il finir la
pensée au règne réleste; il ranforte les membres et le
rarps et îtétournr (empesé) rfyomme V être emprisonné,
ou s'il Ta prts sur lui, il ailtera à le Itélmrer; le prisonnier
ïrnit en toud^er ses fers et les quatre rotés lté la prison.
Ifl rat moult bon pour arrarïtrr les gens ensemble; il est
menteilleusement bon pour (aire laoement lté tnutn les
bosses Iteltans le rarps, si le mêle* et le Iténue* (ïtelape*)
aner Itu lait, et les guérira par la nertu et la ferre que
ibieu a Itonnées et ortrofées au saphir; il refroiltit
rfyomme qui a trop lté pâleur Iteltans le rarps, et (ait sor-
tir la d^aulte malaltie et met la personne en bonne santé;
il ôte les immonltires et souillures Ites feu? et les nettoie
et les purifie; il est bon pour la Itouleur lté tfyef, et aussi
pour la personne qui a puante fyalewe; il Itonne bon
10
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nmaril à rtlut qui It parte tt le rntlt aûr tn toutra affairra;
rrfui qui ntut rprouurr It *ftpfyir tt connaître *ra proprittra
tt *ra urrtua, tant rtrr tfyaatt, pur tt nrt, sans aumr au-
cune anuillurt sur lui quanîr il Ir pnrtt; pui* Ir saptyir
tant rtrr tnd}a&*t tn or, rar ara prapnttra tt otrttt» f
augmentent
Notes.
Nous avons voulu rester fidèles à la marche adoptée
par le docte chevalier et nous reproduisons les articles
saphir, émeraude et autres, dont il a été déjà question.
H est difficile de dire pourquoi il consacre un second
article à certaines pierres, car, souvent, on ne voit pas
trop de différence entre la première description et la
seconde. Le saphir dont il est question ici, possède, à
peu près, toutes les vertus magiques de l'autre, qui est
couleur de sel, tandis qu'il n'est pas fait mention de la
couleur de celui-ci; c'est, sans doute, une omission du
chevalier, mais comme il ne le nomme plus citrin, nous
croyons qu'il s'agit cette fois-ci du véritable saphir.
De nos jours, on entend, sous ce nom, une pierre
bleue et on distingue: le saphir oriental, variété du corin-
don, et le saphir d'eau, variété du dichroïte.
Saphir •rieital.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière : bleu foncé, bleu velouté,
quelquefois à reflets laiteux.
b) Pesanteur spécifique: 4,2.
c) Dureté : rayant fortement le cristal de roche.
d) Réfraction : double a un faible degré.
e) Durée de l'électricité acquise par le frottement:
plusieurs heures.
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75
Nous mentionnons encore ici la variété appelée
saphir indigo, qui ne diffère que par la couleur de celui
que nous venons de décrire.
Saphir d'eai.
Variété du dichroïte (du grec dis, deux, double,
et chroa, couleur), ainsi nommé par M. Cordier, dans
son journal de physique, à cause de la propriété
optique qui va suivre.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière: bleu- violet plus ou moins
foncé, quelquefois clair jusqu'au blanc.
Phénomène particulier : un signe distinctif du sa-
phir d'eau est, qu'en regardant un morceau de cette
pierre, en dirigeant le rayon visuel parallèlement à l'axe
de sa forme primitive, la couleur est d' un bleu-violâtre,
et qu'au contraire, en dirigeant le rayon visuel perpen-
diculairement à l'axe, la couleur est jaune-brunâtre.
b) Pesanteur spécifique: 2,7.
c) Réfraction : double à un faible degré.
d) Durée de l'électricité acquise par le frottement:
un quart d'heure au moins.
On trouve le saphir à Bisnagar, au Pégu, à l'île de
Ceylan et dans les mêmes lieux que le rubis avec lequel
il est identique. Le saphir d'eau se trouve à Ceylan, aux
Etats-Unis, en Norvège, en Espagne et à Bodenmaïs en
Bavière.
Le saphir obscur et reluisant peu, pourrait bien
être lacyanite, ousappare. Voyez l'appendice des pier-
res semi-précieuses.
10*
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^ *a fart V outre tn outrt; il f a tint manière îrt gtna
apant nom jHrmrôpillea, leaquellea nnni tn guerre tt 1»
tolltnt (ïru urdbr tolltr, minier) au? griffons rn bataille,
la plaint (plate) émerauîir rat moult bonne à soi gar&rr
tt mirer; /Rrron tn anait une où il ae rrgar&ait tt mirait,
tt aanait par la forte îrr la pierre, rt que îront il uoulait
0 1 enquérir; tilt arrroît rttfyraara à relui qui la porte au
roi; elle garfre îrr mauuaiar femme/ qui aurun tyomme
attrait à mort (qui otut attirer à soi un fyomme pour lut
ïtonntr la mort); elle amende le* peu? à relui qui la regarde
et otr tempête et lujrure tt îronne uertu à relui qui la porte
lit penser à Biieu; elle îrnit ftre aaaiar tn or.
L' émeraude dont on faisait des miroirs, est la pierre
obsidienne, ainsi nommée par Pline, d' après un certain
Obsidius, qui, le premier, l'apporta d'Ethiopie; c'est
Notes.
Voyez le premier article : émeraude.
une agathe d'Islande, ou bien un verre de volcan, que
l'on trouve sur le Vésuve, l'Etna etc.
Les anciens péruviens aussi faisaient des miroirs
d'une obsidienne noirâtre, dure et pesante. On l'appelle
pierre de Gallinace.
Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses, ar-
ticle agathe d' Islande.
78
|aapr sont ftr neuf mamixra, ils sont lit moult
, ftr roulrur* tt «sut trouor* ni moult partira
îfnftr*; rtlui qui rat nrrt rtmtmr rmrraultr
nmtrr Ir jnur, rat Ir mnmîrrt; mai* s'il a îrr* gouttes
orrmrtllr*, il a îrr fautes orrtua, Ir f aapr garfrr P fyommr
qui Ir portr ttya&trmrnt, Hr ftrorra rt Vfyftropiair; il aiftr
la frmmr qui enfante rnfant, rt fait Pfyommr aimable
rt puissant; il reboute (repousse) fantaisie rt rétfyauffr
Ir aang*
Notes.
Voyez le premier article : Jaspe.
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79
,rt*oltte ressemble à eau fte mer, îrrtrans étmrelles
romme or* ifUe est bonne à porter sur soi,
rantre naturelle peur; rfyomme qui la porte
w n f est point soupçonne Hr maunaisties et moult attte
l'fyomme a entrer où lion lut semble, far elle fart graneu?
et aimable; et m on la troune perrée et qu'on la met parmi
une Mie Vânr (frans une mâchoire ft'âne), on en peut
passer le Itiable; elle fcoit être assise en or et portée au
senestre rott. ifUe ment V iËtipopie*
Notes.
Voyez le premier article : Chrysolithe.
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L — ^ — = ^
oooQPO o o g q o j o o o o o oou i K'oo oooo ooTr
1 opare V/ftrabir ment Itta flrtmra fte HUrient; il
f tn a île Itru? manière*, rt *ont semblable*
à or uiergr; l'une l'est plu* que l'autre; elle*
Baient à une maladie qu'on appelle fiel; elle aent la
lune, rar quanlt la lune îioit être plumeuoe, la pierre rat
relente (ïtf matmaisr oîleur), mai* quanlt il Itott faire beau
tempa, elle e*t rlaire et reluiaante; elle refroidit l'fyomme,
le renlt plu* ctya*te et moin* lujFuriru?, et ïrnit seoir en or.
Notes.
Voyez le premier article: Topaze.
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81
Innrleà mennentîte llfnïrt et )tr l f /ÎIrafcir; ormrlro,
sarïtotne* et raft*àtome* sont trounre* en*
ormMr; l'orinrle fait rfyomme fyarïtî et roura*
jeu?; relut qui la porte au îrmgt nu prnïtur à son
roi, ft'il oeut parler lté nuit a son amt mort, il parle en
formant et il lui soumrnltra au matin lté re Iront le mort
a besoin; elle renît (ronserur) la oie à relut qui la porte,
arrroît la beauté et est oraie
Notes.
Il est encore assez difficile de trouver un équiva-
lent pour l'orincle, et comme, selon Mandeville, on la
trouve avec la sardoine et la cassidoine, ce devait être,
selon toute apparence, une agathe.
Orthose est le nom qu'on donne aussi au feld-
spath. Orincle nous est inconnue.
11
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82
0>ftrîïninr.
idiome est fte Urtt^r rottleur*, rouge tt noire,
mêlée* enaemble; elle retrempe lu mr lit
Hjomme tt fait reposer fte nuit, tt le renîï
djaate et oergagtiru? (mofteote).
Notes.
Voyez l'article: Sardonis.
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83
ltdQQîîïOnif.
lLû&àùtntnt rat fclamfyt tt ttr tnwfclt Mamfytur;
tilt rtati rtlttt qui la jrortt font parfait tt
timbrât, tt Partît à ylattmptr, rar a 1 tl la
montre à amt afciitraairt, moult lut âttitra à oamrrt
*a rattat, rtlw qui jrortt aotr am; IVmrlt tt la ôarïmmt
tnatmblt rtnî* l^ommt tntûifL
Notes.
Voyez l'article: Calcédoine.
La dernière phrase est tout-à-fait incompréhensible,
à moins que le mot „ entaché" ne soit employé dans un
sens tout opposé à celui qu'on lui donne maintenant et
ne veuille dire : sans tache.
11*
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84
►ratr ar tromir tn Jftrtrnt, tn un flrttoe qui a nom
> jîïfatr; il j tn a tir tiru? mamrrra; Vtxnt rat
ttoirr rt tatfyrr tir fclatttfyra ormra, rt il f tn a
où il y a tira rroi? blamtyra, ti ti'aittrra oô il p a
ylttair ura figttrra, rommr tira rarra tir fcrtra rt tl'atttrra
mamrrra tir figttrra; rllra nmfbrtrnt rfyommr otnl rt aa
out; il y tn a qui ont rottlntr tir roratl rt ont goitttra
rnmmt or, tt'atttrra qui ont rottlrttr tir nrr, rt totttra aottt
feomtra rontrr ntmn rt rotttrr morattrr tir arqmtt; rllr
arrrott la ferre tir l'ipram» rt Ir (ait parler hxtn rt \}nn~
nrtrmrttt rt lut tiomtr bnn nmartl, rt Ir (ait plataant a
îhitu rt ait montir*
Notes.
Voyez le premier article: Agathe et puis l'appen-
dice des pierres semi-précieuses: Agathe herborisée à
dendrites noires, rouges et brunes.
Quand les couleurs de l'agathe ne se présentent
pas dans un ordre symétrique, mais sont distribuées par
veines et par taches contournées, ou anguleuses, elles
présentent des ébauches de figures d'hommes ou d'ani-
maux et l' agathe prend alors le nom de figurée.
Agathe est le nom d'un fleuve non d'orient, mais
de Sicile, sur les bords duquel on trouve cette pierre.
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85
JLLnrmlme rat armfelafelt à nerf tte dfmr; rllr
rrfrrmt tniia Ira mrmbrra qui amgnrtit, rllr
rat surtout yirrrr que Ira frmmra ttmortit
ftimrr, rar mmtlt Ira rrnmfortr tir Iritra maktitra
et Ira rrttU plataantta rt aimera.
Notes.
Voyez le premier article : Cornaline et l'appendice
des pierres semi-précieuses.
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Jalaia rat unt ptrrre laquelle oirut ti'uttr île qui
rat rntrr tiru? mrra rt qui a nom Cfynrmtr, rt
retrait (?) ruina par mulrur; moult refroidit
rfymnmr tir ityalrur tir luxure; quanti an tn tmttfyr
Ira quatre partira tte la timbre, tir la aallr du tir *tm
orrgrr, attrttn mauoata omm tt 1 p rtttrrra, la trmprtr tt'p
toudjrra rt la fmttirr » 1 f djrrra (tomfcrra) pour faire tiu
mal; relui qui Ir montre ru îarr tir 00» ntttrmt, arra
tt'almrît ttWrarU aorr lut; tl mut être aa*t« tn or.
Notes.
Voyez le premier article: Balais.
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87
UVtlna l'emporte tn beauté attr tnutra Ira pierres
^ ^| nittgta, rt dont pista trait? Ira una qttr Ira
^^^atitrra; rrlstt qsti rat rouleur îrr tfyadbon argent
* rat atrr prmnpal ïrr toutes ptrrrra* tfl rat Itr at
granit aetgneune qttr rrlstt qui le parte entre çrtta, tatta
litt porteront donneur et grare et ar réjouiront îte aa
ornttr; et Ira fcrtra qui sont malatrra, quanti elles boiront
Hr Trait ïrana laquelle il a rtf laiir, tantôt seront gtirnra
par la oertu que Bitrst a îronné à rette pierre; elle ïronne
aantr att? prst? rt ranfortr Ir rorpa. 0tt Ir tratror au
flritor ïru jBaraïna rt mut ftre aaata en ar.
Notes.
Voyez le premier article: Rubis. Nous ne pouvons
que répéter, que nous sommes tout-à-fait incompétents
à trouver la raison qui engage Mandeville à consacrer
deux articles à la même pierre.
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88
iïUrttoirr*
llertotre rat ttnr pierre qui rroît dit urtttrr tttt
pon, tt ne rroît que puaiptea à aept ana;
rllr n'eat point phta groaae qu'une fène tt
eat romme trouble matai; elle ïronnt à Vtynmmt qui
la porte, mrtotre, rt ai fyomme ou femme la porte tiana
aa boudée moult mut à la amf reatremïrre; plusieurs ttt
ont oamrtt lenra rnnemta en bataille; elle arqmert fynn*
nenra, et ïronne aottlaa à relut qui la porte; elle fait
être atmé ïrt tona, et at femme ïroit ronrruoir et elle la
porte le four, elle ronreitra; elle eat bonne à femme qui
utile aon nentre; et qui nettt être aimée tte aon aetgnenr,
qu'il la porte, et a 1 tl eat Ittjpttnettjr, qu'il ne la porte point
aner aot, rar elle pedtratt aa nertiu
Notes.
Voyez le premier article: Alectoire.
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89
lErtot.d
J9 -9
ILriatal tat fclattr tt rrfr&àttt lljmmm, îartra ttr
^ .^triatfilyttttîirr rtat Ifiîioiittt^à fcmrr au? ttmtr*
Jc^fr^ nrra le latt m mttltqpltrra; toutfye^ fttt rriatal
^ la yirrrr qui semble aimir yerfctt an otrttt, rt tUr la
rmmonra, ai ooita nmfeaae* Ir yrtfyr par lequel la pierre
a ptrîiu aa oertit; jmta portera fceretfyet
Notes.
Cristal ou Crystal, du grec crystallos, qui signi-
fie glace. Quarz hyalin, matière formant quelques pier-
res précieuses, comme l'améthyste, la topaze de Saxe
et la plupart des pierres semi-précieuses. On lui donne
le nom de cristal de roche, quand il est parfaitement
blanc, pur et transparent. On le trouve dans presque
toute l'Europe: en Suisse, en Italie, en France, en Alle-
magne, en Croatie; en Asie, à Madagascar etc.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière: incolore, éclat appelé
communément cristallin.
b) Pesanteur spécifique: 2,6.
c) Dureté: rayant fortement le verre.
d) Réfraction: double à un degré moyen.
e) Durée de l'électricité acquise par le frottement:
environ une demi-heure.
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Vaa *) ratptrrrrfer rrapaufe, on l'apprllr ptrrrr
X fer rrapaufetnr rt rn aont fer trota marner»;
l/â^la p rrmir rr rat blandjr rt rVat la mrillrurr; la
arronfer rat fer roulrur Ht fruit rntrr noir rt blanr rt
au milieu a amat qu'un mi; la troisième a fbrmr fer rrapaufe
au miltrtt anrr roulrur fe'aratllr *)«, foutra rra ptrrrra oalrnt
rontrr nrnm; quanti an l'anale fecfeana aan raqpa par la
bnutfyr, rrttr ptrrrr gurnt Ira rntratllra rt (ait sortir tyora
par feraaua; mata il faut l'engloutir toutr wttèrr aana la
fcrtarr, rt ai an la mrt feana un anneau, rt Ir rataaan fer
l'anneau aait prrrr tout outrr, fer trllr manière qur Ir feotgt
tnudjr à la ptrrrr, rt nrnm arra approttyr tintant rrlut qui
a la pierre à aan feotgt, tantôt la pierre lut nfyauffrra Ir
ttatgt at fort, qu'il nr aatt qur faire, à rorraaton feu nrnm
qut rat feruant îfl fut un rlrrr rn la prrarnrr fer aan nalrt,
rt trouna un rrapaufe, qut anatt aur la tfte unr ronfer
boaar, pourquoi tl prnaatt qu'il p anatt unr ptrrrr rra~
paufemr, rt prtt Ir rrapaufe rt Ir Ita bien fort feana la
mander fer aa rnttr, fuaqu' à rr qu'il fut fer rrtour feu
ttyamp; rt quanfe Ir rlrrr fut fer rrtour, tl nr trouna rien,
quotqur la mander fut bien liée au bout, rt on nr trouna
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91
point tfmroertttrr par laquelle tl attrait ytt passer trrfpirs; ♦
jrottrqttm mt yettt penser qu'il liant pour les prisonniers
qttt smrt en dfartre»
Notes.
*) Le borax est un sel formé par l'acide boracique
et la soude, que Ton trouve en cristaux, d'une couleur
grisâtre, jaunâtre et vert-blanchâtre. Les crapaudines,
ou pierres que l'on prétendait être trouvées dans la tête
du crapaud, étaient ou du bois pétrifié, ou des dents
pétrifiées d'un poisson nommé loup-marin. On en trouve
dans les cabinets de curiosités.
*) Couleur d'arsille veut dire, selon toute apparence,
couleur de brûlé, du latin ardere; l'adjectif arsin s'em-
ployait autrefois des choses que l'on brûlait à dessein,
comme les maisons des criminels. Il ne se dit aujourd'hui
que dans cette phrase, bois arsins, qui signifie des bois
ravagés par le feu. Vin arsis se disait autrefois d'un
vin trop ardent, qui avait un goût de brûlé.
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-V^urtmua rat ptrrrr tjttr Ira l&rrra apprlatrttt rltr*
tomtf rt ttmta l'apprlotta ambrr, rt r 1 rat amat
^^^^nimmt pattttmrrrr rt ttrr la patllr a htt rtoattt
^ a phtatrttra malafetra; la fttmtèrr (fumet) tir lut attrr
à la frmmr tt rttttyaaar Ira arrprttta; attrtttta titarttt tjttr
r'rat gmttmr ïr'adbrr, mata p aata fctrtt qu'an Ir trottur rtt
la mrr tt rtt plttatrttra Hrttitra.
Notes.
On voit que déjà du temps de Mandeville, on soup-
çonnait que l'ambre était une substance résineuse et non
pas une pierre. H y en a de deux espèces: l'ambre jaune
(le véritable succin, ou karabé) qui est congelé et trans-
parent, et l'ambre gris, qui est spongieux et odoriférant;
on l'employait jadis en médecine, et on lui attribuait de
grandes vertus.
Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses.
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-p^prrulana rat pterrr rnusaimt rit tt rrtîr^ffapaçt
tt tn jRUtmagnt tt paast la Itttttr parmi nmmt
par orrrr; tl ta *trot ïrt trma mamtrra:
blanttyra, jûixnt tt rmtjt tt rat atparée par ftmllra*
Notes.
On nomme pierre spéculaîre une pierre transpa-
rente, qui a la propriété de se diviser en feuilles minces.
De ce genre est le mica, que Ton trouve en cristaux de
forme rhomboédrique dans divers terrains, dans les
sables, les grès et le granit.
On distingue le mica lamelliforme et le mica foliacé.
Avec le premier, on fait la poudre d'or que vendent les
papetiers, et dont on se sert pour sécher l'écriture, en
guise de sable; on emploie le second, qui se clive en
grandes feuilles transparentes, dans certains pays, à
garnir les châssis des croisées, des voitures, des lanter-
nes, etc. C'est surtout en Russie qu'on en fait usage
comme de vitres, ce qui lui a fait donner le nom de verre
de Moscovie. Comme il est très flexible et susceptible
de résister à un fort ébranlement, il sert souvent au
vitrage des vaisseaux de guerre, et ne souffre pas de la
commotion des batteries.
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94
On donne le nom d' andalousite à une variété du
spath adamantin d'un rouge violet, que l'on trouve en
Andalousie, d'où lui vient son nom, mais qui n'est que
translucide et rarement transparent. Nous en faisons
mention, parce qu'il vient d'Espagne et que sa couleur
varie entre le rouge, le vert et le gris; mais nous croyons
que le spéculaire ou specularù n'est que le mica foliacé.
95
^eaar eat pierre trtmore îratta le foril ft' tttt rrrf x )
î fiprra qu'il a mange Ir arrprttt, rt oatit nmtrr
jê^^C empataimttemetit et nmtrr tout oemtt et prête
1 à relut qui Ir parte murage et fyarïttes&e* tftem on
tourne au neutre Vutte airèttr une pierre, et at une femme
la porte, elle fart nmrenmr*
Notes.
*) Focil est un vieux terme d'anatomie, par lequel
on désignait les os de l'avant bras et ceux de la jambe.
Nous croyons donc, que focil est plutôt employé ici
pour fosse, du latin fossa, nom donné en anatomie à
une cavité, dont l'entrée est plus évasée que le fond.
La pierre de bézoard (du persan bedzahar contre-
poison) est une concrétion, comme une boule, qui se
forme dans l'estomac de divers animaux, appartenant à
la classe des chèvres et des antilopes, et qui se compose
de filaments d'herbes et de poils; elle contient des
matières combustibles et alcalines, différentes d'après
l'aliment de l'animal, dans l'estomac duquel elle se
forme.
On les divise en pierres orientales, occidentales ou
communes; les premières sont les plus estimées et les
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96
plus précieuses, à cause de leur finesse et de leur poli;
elles sont de couleur grisâtre ou bleuâtre, et se composent
de couches superposées, comme les tissus concentriques
des perles.
Le bézoard était vanté autrefois comme médicament
très efficace contre les maladies éruptives et pestilen-
tielles, et même contre le poison; de nos jours, ce n'est
plus qu'un objet de curiosité.
i
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97
iTautainr x ) rat pirrrt îre pourpre romme la maî*
trraae (JRuina V), mata tllc rat phta ïrraaaua
notre roulrur tt épaïaae; rllr n'rat paa ai
orgurilleuae, an la trouur rn l)Hbir, la granîïe rt la
prtrte; rllr but ttr nuit nramtr earadbourle, rllr fyattaar
relut qui la yartr, arqmrrt tyonneur rt ne laïaar dfratr
rfyomme ïre aon rtat, rllr tt'rat paa plua granfce que
l'irttf fe'mt roulon *)*
Notes.
x ) Il est impossible de trouver quelle est la pierre
désignée sous le nom de cautaine, pourpre en dessus,
noire en dessous, ce qui ferait supposer qu'il s'agit d'une
agathe rouge et noire.
*) Coulon, pour colombe, pigeon.
13
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98
/fllrtdfrtriQt
f Idd^trtst *) rat pierre, ett sont lit frets? manières,
l'atte rat nroge et grtraar ranime tme rerœr,
birtt htisatite, tt l'autre rat pourpre; totttra
ïmtjp liaient à touleur fer feettts tt Ira tiettoie et Ira
motoifie île m stature*
Notes.
*) Alacharist nous est tout-à-fait inconnu. Allo-
chroït est le nom que l'on donne à une variété du grenat
commun, que Ton trouve près d'Jrkoutsk, ville de la
Russie d'Asie, près d'Arendal, en Norvège, dans le tuf,
ou couches calcaires, aux bords du Rhin, en Piémont et
en beaucoup d'autres endroits, et dont la couleur est
tantôt verte, tantôt brune, jaune, ou noire et que l'on
nomme dans le commerce, dans le premier cas, allachroït,
dans le second colophonit, dans le troisième grenat
succin ou jaune, et dans le quatrième grenat noir.
Allachroït est un mot grec composé qui signifie
autre couleur; il a été adopté en ce cas, parce que la
substance change de couleur lorsque, couverte d'acide
phosphorique, on la réchauffe au chalumeau.
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99
£ftotf roqo.
îotr roqa rat pterrr trnuurr tn la trte ïfun roq
& tfyaste tn trllr mamrre que quarto Ira poua*
Hj%Q^ ama ont tri? purs, ou au plus tât qut Ir
mâle f rut rtrr ronnu trr la frmrUr, on le Itott âtrr
ïrr la mèrr rt Ir garîtrr ntrrgrmrnt un an tant arulrmrnt
(trllrmrnt arul) qu'il nt touttyr point fcr çrlmr (poulr)*
4§>i Tan paaar, on Ir tur rt on trounr rrttr pirrrr rn aa
trtr, rt qut la portera m oa main, il orra mmadblr rt on
nr pourra Ir noir tant qu'il aura rrttr ptrrrr, rllr ïionitr
à rrlut qut la portr mrtotrr m touo Itrujp, rt ïnarnt rnrorr
auruna pfytloaopfyra qu'on ïmit prrnferr Ira »ufa qut
aont faite m /fltara rt jfrortl, rar rt aont Ira mrtllrura*
Notes.
Voyez l'article : Alectoire.
13*
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100
iTfamm rat jaune ytsmnn trte4aâï, qui rat engen*
ïirr tforîturr Ht lu baleine, qttatttt Vitttumt
mer la trmrae, rllt l'engliiutit et cette
matière qui a'rnïiurrit feans Vttttmmt ïiement pierre
jaune, et pour suit rrgarît et ea prrrteuaeté on rappelle
{patron, et miae liant «ne balanrr îieromiertr, elle ne pèse
nulle tfyrae aelnn la quantité. Cette pierre renH rfyomme
mntaitle et gartie la ferre ïiu rnrpa»
Notes.
Pierre fantastique pour laquelle nous ne connais-
sons aucun équivalent.
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101
langiif îïf Serpent
ûngurïrt stqrntt rat pirrrrîir ferotrst* rnttleitrft,
aitrimr* fois blattctyâtrr, oit Itr roitlrttr Ht
'plomb ttoir, oit roit? rnmtltrf ; rllr rrotstf ait
nrttttt, ft 01 oit la portr Ornant soi, rllr mitr (djangr)
la rnttlt itr ; rllr naitt a mrr lie langitr rt fait kirtt parler,
grarttttsrmrnt rt fyomtrtrmrot
Notes.
Nous présumons qu'il s'agit ici de la serpentine ou
ophite, une silicate de magnésie (un composé de silex
et de magnésie), substance analogue au talc, ordinaire-
ment d'un vert de poireau ou d'un vert obscur, tendre
et douce au toucher, avec des taches, les unes claires, les
autres foncées, comme la peau du serpent, ce qui lui a
valu son nom. Cette espèce est la plus commune, cepen-
dant on en trouve aussi de bleuâtres et d'un beau rouge,
surtout dans les mines près de Zoblitz en Saxe, tandis
que la première se rencontre dans les environs de Gènes,
à Turin, dans le Var, les Vosges, l'Aveyron etc.
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/fHurmuQ.
Ittrmtta rat ptrrrr nramtr grtllatt rt la partr lu
| aottrta ïtana sot! m*, afm qtt'rllr ferlrorr plus
légèrement ïtr aa pâture, comme la nature
rnarigne; tilt rat lit blamfyr couleur prit Uttaatttr rt
on la troitor qttanfe on ua attbitrmrnt ait tttlt ftr la aottrt*
qui rttfatttr. Cette ptrrrr oaut à femme quanîï elle rat rit
peine ïf enfant rt oattt attaat à rfyomme rar elle accroît
rtctyraar rt Imttttr grârr à rrlttt qttt la partr*
Notes.
A mesure que la description des pierres citées par
Mandeville touche à sa fin, celles-ci deviennent de plus
en plus fantastiques, et non seulement on ne trouve
plus d'équivalents, mais encore il est souvent difficile
de former des conjectures sur la nature des pierres qu'il
mentionne et qui, assurément, n'étaient, comme dans
le cas présent, que des pétrifications.
Le mot murmus vient probablement du latin mus y
mûris, rat. Murins est le nom donné à un groupe de
petits mammifères rongeurs, tels que la marmotte, le rat,
la taupe, le hamster et la marmotte du Cap.
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jlHtttil oit bvm, eat pierre qttt tfun ronp bmt^t
.oerrr et les pierre*, et rat aussi appelé fe'aitntn*
Jfrqmlen* x ), r'eat à ïiirr, en français, jfrigle,
tt est rarrée et île couleur île fhv îfrrUe pierre aiment
heauroup Ira trttanlte, rar il* teignent rette pierre en sang
He dragon 8 ) qu'on ttnunt dje* les apotljirairrs, et puis en
frottent leur msage et mains, et oemblent qu'ils soient
laltrrs (lèpren?) et n'ont anrun mal, et qttanfe ils oenlent
aller leur note, ila at laoent lie la rodée et sont tantôt
guéris»
Notes.
x ) Aquila alba est un terme de chimie pour le mer-
cure blanc sublimé corrosif, qui peut servir pour simuler
des plaies. Peut-être que Mandeville entendait sous
mutil le diamant de qualité inférieure, que les vitriers
emploient pour couper le verre et que Ton nomme en
hollandais boord.
2 ) Sang-dragon, ainsi appelé parce que les anciens
s'imaginaient, que c'était le produit de la coagulation du
sang de l'animal fabuleux, dit dragon; c'est une substance
solide d'un rouge brun, composée de tannin et de résine,
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104
fort usitée autrefois en médecine; elle suinte des fissures
naturelles, ou des incisions pratiquées sur le tronc du
dragonnier, arbre des régions tropicales de l'Asie et de
T Amérique. Rejeté par la médecine moderne, le sang-
dragon s'emploie en peinture, et entre dans différentes
compositions, comme le vernis etc.
105
irotaa tat ptrrrr tfalfeâtrr rit mamrrr lit marbre
^felanrïir nrolrttr; lapouîireïiUlr uaut à gumr
la malalttf fctt yt* oit ïir pmtrmt, loutta Ira
^ tptrw aromatique* priment p etrt garîïrra; aussi
ïiitam quelle îiomtr mrtmrr à garîtrr amours
Notes.
Albâtre, nom donné à deux sortes de pierres de
composition différente, que l'on emploie dans les arts:
l'albâtre gypseux et l'albâtre calcaire.
L'albâtre gypseux, sulfate de chaux hydraté, est
remarquable par sa blancheur proverbiale, mais il est
très tendre; on en fait des objets d'ornement, des
vases, de petites statues etc. H en existe de vastes
carrières à Volterra, en Toscane.
L'albâtre calcaire, dit aussi oriental, se trouve en
Asie Mineure, en Egypte, aux Indes, et les anciens en
faisaient grand usage. C'est une variété de la chaux
carbonatée qui est beaucoup plus dure que le marbre,
qu'elle raie parfois et qui est susceptible d'un beau poli.
Cet albâtre est d'un blanc laiteux, un peu roux ou jaune
de miel, et très veiné. On en fait de beaux ouvrages,
des vases, des camées et même de grandes statues.
14
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ipptTtttt
(utrm rat pierre trottoir au mit Ht la fyuppe;
, rat ïteaf ellement tte aerrrta, rar ai on la met aur
la poitnne Vune prraonne formante, rllr lut
fera litre toua Ira affréta, tilt guérit la fthirr rt
amomîtnt fantatatea tt amène ïte ttutt moult îte pértla
a relut qut la porte, rar at It Hormattt rrrlamr It Stable,
tl lut apparaîtra auaattôt
Notes.
Huppe, en latin upapa ( Wiedehopf en allemand),
oiseau qui porte sur la tête une huppe ou coiffe qu'il
dresse quand il est agité ou en colère. Huppard, nom
que l'on donnait à l'aigle d'Afrique. La pierre nous est
inconnue.
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lDitftitîiroo.
lUuattirro* rat pierre tromiée ait oaitioitr et elle rat
la fortune lit rrhti qui la porte, en iienataon
Ht faitron* oit autre* oiseau? ïie proie.
Notes.
Guan, terme d'histoire naturelle, oiseau gallinacé
de la famille des Alectors (oiseaux de basse-cour) qui
ressemble au dindon, mais qui a sur la tête une huppe
qu'il peut redresser à volonté. On le trouve dans l'Amé-
rique méridionale; il était donc inconnu à Mande ville
et nous présumons que guandros était le vautour.
14 *
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Z ^
ftaniitiîïro ou iRitîJimirçL
^ > Waoaaoft6ciooo6aabàAaa6666(S6ft6p6AC?
Jonattlte*, oit raînanea, est pierre trotraée m fa
tete tfttit meit? roq; on la tromie m telle
manière: on met la tete Vun roq en une
fermière (fourmilière, lien où Ira fourmis garîrent
leur* prouvions) , et qttanlt la djair et la renielle *ont
mangrea, on tromie la pierre; elle lionne otrtotre et (ait
empêtrer (obtenir) îiea prmrr* re qu'on requiert tfettjr*
Notes.
Voyez l'article: Alectoire, caste coqs.
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ïïurquaiar»
* s^T <
Ajurquoior rat ptrrrr lit trois manière*, à rouleur
^ JËrt tpaïaat; ott la trouue rtt partit toi
^V^fp^ Imtfer (?) l'autre rat orrtr, mrlrr ïtr klaitr,
^ rommr fctt lait œrlr aorr orrt, rt mrnt tflDnrnt rt
rat meilleure qur l'autre rt reglatit plua; elle conforte
la our et jarfcr Ira rauara aîrueraairea; rllr fconnr fyar*
fetraar rt ïirbonanté (bonté) rt Ir djmal Hr relui qui la
porte ne peut morfonître (fcr morfonïirement, meu? mot
pour rrfroiînaaement) îïe boire eau froitie; rt disent Ira
ÎJnînwa qu'rllr uaut plus rtt bataille rt mtrujp jarfcr
lljomme qur nr fait Ir tii amant, rt qur phtatrura foia
l'ont rprouué; toutefois elle a telle nertu, qur lljomme
qui l'aura, ne prut engenîtrer enfant rt femme nr pourra
ronrrooir.
Notes.
Turquoise, pierre opaque, dont la couleur varie
entre le bleu et le vert. On distingue la turquoise de
vieille et celle de nouvelle roche. La première, nommée
aussi Calazte (parce qu'on prétend que Pline l'a décrite
sous ce nom) est une pierre d'un beau bleu céleste, que
l'on trouve dans les argiles ferrugineuses des environs
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de Meschel, entre Téhéran et Hérat, en Perse; elle se
compose de phosphate d'alumine, coloré par un peu
d'oxide de cuivre. La seconde, dite osseuse ou Odonto-
lithe, provient des dents ou des os de mammifères,
enfouis dans le sein de la terre ; elle est beaucoup moins
dure et moins estimée. On la trouve dans le midi de la
France, en Sibérie etc.
Turquoise de Tieille roche.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière: d'un bleu céleste.
b) Pesanteur spécifique: 2,4.
c) Dureté: rayant légèrement le cristal.
Turquoise de neoYelle reche.
Caractères distinctifs:
a) Accidents de lumière: d'un bleu foncé verdâtre
rarement pur; couleur s'aJtérant, vue le soir à la
lumière.
b) Pesanteur spécifique: 3.
c) Dureté: ne rayant pas le verre blanc.
Le nom de turquoise vient de Turquie, puisque
c'est par cette voie, que les premières sont parvenues
en Europe^
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jjïrmfitrto.
'ÔÔgQQOC
Irmwaa, la pterrr îfamtant, rat trottoir m par*
tira VjHrmtncr; elle rat ptrrrr klrttr, prit
relttœantr et fe f rpat**r aubatanre, et nattt
tnntvt la raalaïne qui fait ferfatlltr par fadbleaar
lit rtrttr; rllr tmpfttyr lit nmrmotr m Vtynmmt nu la
frautt? la portait rit anu
Notes.
Voyez l'article: Magnet.
Pierre d'Arménie ou d'azur est aussi un nom sous
lequel on désigne le lapis-lazuli, quand il n'a pas de
points dorés.
-XX-
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il pierrr lit la^ttl rat bttn rapprmtyrr lit la rott*
^ Irttr ïir la pirrrr *tt*ttttr tt a m tilt nrotrar
b^^^ pointe Vor; tilt oattt ttrnttt œtlanniUt, autre*
^ malaïnea semblable* tt rmpfctyt lit amrnimr»
Notes.
Lapis-lazuli, Lazulite des minéralogistes, pierre d'un
bleu d'azur très élevé, avec des veines ou points d'un
jaune métallique qui proviennent d'un mélange de pyrite
ferrugineuse (pyrite, combinaison de soufre et de métal)
qu'on a pris pour de l'or.
Voyez l'appendice des pierres semi-précieuses.
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foxt ltouriliro.
)re Connut* rat pierre lté aerpent et eat enjeu*
îtree île pluaieura aerpenta qui joignent leur*
tetea enaemble et aoufilent; elle rat notre et
porte à aon tfyef une partie lté blancheur pâle an
mtlten lté laquelle eat nne image lté aerpent; elle uant
rontre uenm, et garîte relni qni la porte lté moraure lté
aerpent et lté ketea oe'mmeuaea, en telle manière, qu'on
peut lea prenltre en aa main toute nue, aana ae bleaaer*
Notes.
Dre-concides n'est, selon toute apparence, qu'une
corruption de Dracontides ou la pierre de dragon, que
l'on trouvait dans la cervelle de cet animal fabuleux,
ainsi que l'attestent plusieurs écrivains du moyen-âge,
entr' autres Konrad von Megenberg, né vers 1309, mort
à Ratisbonne en 1374, connu en France sous le nom de
Conrad de Monte puellarum qu'il adopta à Paris.
Conchytes est un -ternie d'histoire naturelle, sous
lequel on désignait autrefois les pétrifications de
coquilles bivalves.
La pierre dont il est question, n'était probablement
qu'une pétrification, comme on en conserve beaucoup
dans les cabinets de curiosités et d'histoire naturelle.
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lij rra^iha nttUt rai pirrrr troimrr fcana la trte
fcr rraroflr, ri rai attrttttra fin* ttotr ntntt
aorr nmaarur m Itraatta; rllr rai nrrraaatrr
pour Ira marctyattlra; rar qui la porte attr Ittt tir
peut rtrr Itrru (trompé) m ttttUr mardjanînar, ri toittra
mamèrra fcr grna mrttltnmi à Itti pour actyrtrr*
Notes.
Malgré toutes nos recherches, nous n'avons pas pu
trouver l'animal désigné sous le nom d'escofle. Escoffion
est le nom d'une espèce de coiffe, que les femmes portent
dans le midi de la France. Nous présumons donc, par
analogie, que l'escofle est la huppe, en latin upapa,
oiseau qui porte sur la tête une touffe de plumes , qu'il
redresse quand il est inquiété. Konrad von Megenberg^
déjà cité plus haut, parle effectivement du Wiedehopfstein
(Wïedehopf est le nom allemand de la huppe) qui est
aussi le quirin de Mandeville; mais nous savons qu'il
lui arrive souvent de consacrer deux, trois articles à la
même pierre sans raison apparente.
Nous avons encore trouvé que le mot escoffier,
usité en certaines parties de la Suisse, où les vieux termes
français se sont conservés dans le langage du peuple,
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signifie cordonnier, ce qui nous a fait penser que l'escofle
était peut-être un animal de la race bovine; comme la
genninille de l'article suivant, se trouve, d'après Mande-
ville, dans le genou de l'animal, il fallait que celui-ci fût
de grande taille. Nous citons ceci pour mémoire, mais
nous supposons que l'escofle était la huppe ou le hup-
pard, l'aigle d'Afrique.
La pierre elle-même est fabuleuse, comme la sui-
vante et tant d'autres déjà mentionnées.
Voyez l'article : Quirin.
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L — ^ — — <■
l&ftimmllr.
DOQQQO nOQOOOOfi
enntmUe rat pierre trotroée au genotl (genou) fce
IVaroflt; 01 on la regarde subitement et rat
ïïr petite quantité, elle rfronnlie amour entre
mart et femme.
Notes.
Pierre fabuleuse. Voyez les notes de l'article
précédent.
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hmty; ttttt pirrre rat rngrnîïm fce rrntmr tkt
ttumt fcr mrr; m rllr rat lire aur la nuaar
^ fc'tmr frmmr qui rat rn y tint fc'rnfant, rllr ar Ijâtr
ïït la faire ferlnirrr, rt quanti on la lie au tau fc'un rnfant,
rllr rtanctyr la tottjr.
Notes.
Pumey, la Pumite des minéralogistes, appelée
communément pierre ponce, est une roche feldspathique,
d'origine volcanique, à texture cellulaire et tellement
poreuse qu'étant plongée dans l'eau, elle surnage ; elle
est dure au toucher, raie le verre, de couleur grisâtre,
blanchâtre, rarement brunâtre. On s'en sert pour polir
et elle entre dans la composition de presque toutes les
poudres dentifrices. La pierre ponce se trouve dans les
environs du Vésuve, de l'Etna, de l'Hécla, en Auvergne
et autres localités volcaniques.
L'écume de mer, la Magnésite des minéralogistes,
est une substance blanche, opaque, tendre, infusible;
c'est une combinaison de silice et de magnésie, qui ne
provient pas de la mer, comme son n#m semble l'indiquer,
mais que l'on trouve, en grandes masses, dans les ter-
rains inférieurs de transition de la Turquie et de l'Espagne.
On en fait surtout des pipes et d'autres objets sculptés.
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i
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lapia ïtrmatl}; l ) rette pierre e*t tournée au ptritm,
: où notre^eigneur 1[é*u* Cariât fut mis quanfe
on l'eut ott ttr la r rot? et mt* au *épulrrr*
/Riroltème et îjoatplf lauerênt Ira plat» et /Riroîteme
feta rrttt tau mêlée îte *ang *ur Ira pierre* qui étaient
au faritin, rt tantôt (au**ttôt) Ira pierre* » mttrrtitt m
autre* couleur*, iterte*, faune* rt bleue** £t ont toute*
la uttiu ît'étandjer It sang, îte quelque partit ou lté quel
lieu îtu rorp* qu'il aorte. JÊUra font îtéltiirrr Ira femme*
aana péril m Ranger; élira guért**ent îtr ftènrra et îtr
moult autres malaîtie*, si on doit l'eau îtan* laquelle on
le* a lanéra; elle* clarifient le* feu? et arrroi**ent
îténotion, elle* garltent lté maunaia tapnta, donnent grâre
îtromr et garttrnt ttr mort *ubitr*
i£t aprr* *'rn*uroent pluattura pierre*, entaillée*
ou erlrntée* (en relief), Iraquellra *ont appelée* pierre*
ît1J*rael; le* une* *ont artificielle*, r'e*t aîtire qu'elle*
ont été ouurée* (tranatllée*)*
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jBrnmrrrment, ni qurlqura mamrrta fct ytrrrra qur
tu trounrraa rntatllrra, à l'imagr fcu mouton , fcu lion ott
fcu aagittairr, rllra dont ronaarrrra fcr aignrïm ntl; élira
onnt trra~iirrtttruara, rar rllra rrnfcrat rijomme aimable rt
granru? à toua; tllra rfaiatrnt attjr firnrra quottfetrnnra,
quartra rt autrra tir froâtr naturr; rllra gurriaarnt Ira
Ijf&ropiqura, Ira paralptiquea rt atgutarnt l'engin (Fra^nt),
rrnlrrnt btûu parlrur, font rtrr aûr ro toua liru? rt
arrroiaarnt lljonnrur à rrbtt qui Ira yortr, aurtout rrllra
a l'tmagr fcu bon.
. £n qurlqura pirrrta qur noua trouorrr^ rntatllfra ou
rnlrofra à l'image fcu tfyortl (tfyora?, kuatr) tfunr mrrjr
ou tiu raprtrornr, rllra août ronaarrrra rt mrrfttonalra rt
fct frotltr naturt; rllra gurrtaarnt lit la rontmur rt autrta
dpaulira malalttra rt font rrlut qui Ira yortr aûr rt liroot
tnotra jfetrtu
lEn qurlqura pitrrra qur tu trouutraa rntaillra,
ptmrau? rt balanrra, rllra aont ronaarrrra rt omttrntalra;
rllra gutriaatnt fcr mrlanroltr rt rmlirnt rrlut qui Ira yortr
granru* rt aimable.
i£n qurlqura pitrrta où tu trouutraa rntaillra ou
rnlrofa Ir aroqiton rt rrrrrntaar, rllra aont rnnaarrrta tt
aqrtrntnonalra ; rllra gardent rfyommr être rttqur, rt
fct fihirra ttrrrra rt autrra rt mrlinmt l^ommr a ttrt
feouritru? rt mrntrur (qui tirt ftra bouritra, lira mrnaongra)*
JToutra Ira pierrra ftraaua Ititra aont ronaarrrra par
la ronarrratton \tn ntl rt fct Irur rntaillurr ttr qurlqur
figurt qu'elle aott, rt auaat aont ronaarrrra Ira pirrrta qui
ont fijurr lir planète, ou lir aolrtl, ou iunu
120
la pierre He la planète qui rat appelée datante a
image ît'un uirillarît et à 0a ïieytre mam «ne faul?; rette
pierre élhie l'homme à lljonneur et It fait puissant
la pierre lie la planète qui rot appeler Jupiter, a
image îtljomme qui tient la tete îtu mouton; elle renît
l'ipomme aimable et ronferme grâre lie tous l^ommea et
lté tnutea bftes*
la pierre lté la planète qui est appelée /fltars, esttfun
fyomme armé, an Vnne uierge uetue lté larges oetrmena,
tenant un rain (lté ramus, tige, brandie) It'olinier; elle fait
aunir nirtotre et Itélntre rauses aïruerara et rentrants.
la pierre lté la planète ÏJénus a image tenant une
palme à la main ; elle nonne uirtnire au? prtnre* et renlt
graneu? relui qui la parte.
la pierre lté la planète jfRrrrurr rat image qui a ailea
et pieîts, et en la aeneatre main une uerge et un serpent
emieloppé autour; elle fait abonlter en aapienre (aageaae)
et îtanne grâre, aanté et pue.
la pierre qui a image ît'un ueneur, ou Vune lune,
nu It'un djien, au ît'un rerf, au ît'un tyn?, guérit lea
lunatiques, lea frénétiques et reu? qui ont le Itiable au
rorps*
la pierre qui a lelto* ît'un serpent, ît 1 une buire (buire,
granit uaae à mettre lea liquides) et Itessus, la queue Itu
serpent, ou un rorbeau, elle fait l'homme ritfye et sage,
elle apaïae trop granité djaleur.
la pierre qui a image It'un fyomme séant en un trépielt
ptsqu 1 au? épaules, ou fuaqu' au? genou? , garîte l'homme
lté lu?ure et îtonne ^raneu? état
121
la pirrrr qui a forme *f nr* rt unr mrillr, fait anoir
anwiroanrr Itr ton fait, rt ïmnnt aaptrorr*
lu pirrrr qui a un lion rt un d^trtt m « boutfyr,
rt que le lion aoit ïït nature tir fru, rrttr pirrrr garor
li'tyitroptair rt gttrrtt moraurr lit djirn rnnrmmr
(rnragr).
la p irrrr ou il y a un Ijomme trnant unr fau? rt unr
rprr, rllr fait mrtoirr m bataillea.
la pirrrr qui a un aiglr garfrr rt ïmnnr fynnnrur.
la p irrrr qui a un dental à ail» qu'on appelle
fBegaaua, rrttr pirrrr rat fconnr aujp dprnalirr*, rar rllr
fait Ir dproal Irgrr rt Ijadn nintrr autrra dprnau?*
la pirrrr qui a image lir femme qui a Ira tfyrneu?
rpara rt Ira tient m *ra main*, rrttr pirrrr a pouooir Itr
rfronrilirr amour entre mari rt frmmr.
la pierre qui a image lir oierge rt ait ara main* rn
manière Itr rroijr rt ooit à troia rihra un djrf (unr tete) rt
* ooit aaaiar rn unr djaiar, rrttr pierre rrnîï aoulaa rt rrpna
apri* labeur rt malafeir rt rfronfortr Ir membre grrnr rn
quelque manière qur rr amt
la pirrrr où il jr a un Ijommr qui tient un arrprnt
rn *a ttrjrtrt main, rrttr pierre lirlmrr tie nrnm rt gadtr
ïfrmpoiaonnement
4£i rn unr pirrrr rat un fyommr qui flétfyiaae ann
genou, rt rn aa tiejrtre main tirnnr nourlr (maillotm)
îrtnt il tur un lion, rt ttrnnr Ir poil rn *a main, ou qu'il
tirnnr unr rourtr faunr bete rontrr nature faite, elle lionne
amour rt mrtoirr rn toutes batailles, maia il la ronmrnt
nettement tenir aur lui, aana aouillurr*
16
122
4£t m unr ptrrrr il p a îiru? nourlra et qu'il f ait aorr
un arrprnt, rrttr pirrrr rrnfcaurrtr, Ijarîmaar rtgranrttartr*
Renault It Imrr téttyef 2 ) ttea pfploaopfyea tt Itea
îfnïnrna, qu'on tttt être fait lira enfanta Iflfarael, fataant
mention îte pluateura pierrea prérteuaea, et îte leura nertua
rt propriftra*
J&i rn unr pirrrr rat un Jpommr ap ant ttn rruaaon m
son roi on rn aa main, rt ttrnnr m l'autre main unr lanrr,
rt ïtraaoua ara pieîta aott nn aerpent, ttttt pierre a granltea
nrrtua.
JSt rn unr pierre rat un Ijommr qui ait longuea
orrillea, rllr uaut rontrr maunatara betea rt rontrr rruf
qui aont fyora îte arna rt n'ont point tfrntrnftrmwk
45i rn unr pierre il f a un aigle ou un raprtrorne,
rllr uaut à toutra beaognea*
4£t rn unr pierre il f a un îtromeîtatre qui ait ara
dpeneu? épara aur Ira épaulea, rllr fait ronrrnotr rntrr lr
mari rt la femme*
J&i rn unr pierre il f a un {pomme rn un mont tir
pterrea, aaata ou îtebout, trnant rn aa main unr pierre,
r'eat la figure îte notrr Seigneur, qui, arlon Ira pfploao*
ptyra, fut nu rn unr montagne ùe pterreaîte îti amant; rette
pierre uaut contre toutra temprtea et contre îttablea ettoua
ennemia, et renît rfjommr îtéuot et obétaaant ennera Bàteu.
tS^n aagittairr ou aemblanre lté uaaaal, îtonne grâre
et amour à relui qui le porte rt lr renît trèa*agréable à Bàieu
rt au? fyommea*
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123
tBpt beau djef (téte) bien peigne, qui ait délit fart,
tomme lime (pue) rniérenrr (fait rrapertrr) et donneur.
tSin laàt d^rf , fyériaaé, qui ait la farr ire (rolèrr) Intime
à relui qui le portr Itéfenae à ara rontrairea (reu? qui aont
nmtre lui, aîmrraairra) et aurrté en faïaant toutes tfyoara
et mrtoire aur aea ennemia.
G^n djef qui ait lança dpeoeu? entrrmeléa enaemble
et farr ùe meillarît fort barbu, lionne aapirnre (aageaae) et
eatablit (atabilité) en iruurea et fait fcilrrtion lie Itroita et
lté loia (lui lionne ttu goût pour Tétulte Itu lirait etltea loia) ;
elle (la pierre) auprîttt (lionne auprématie aur) lea ennemta,
endpaaae lea Itiablea, rratate au? aerpenta et au oemn,
et itaut rontre ratpétration (artion If obtenir , obtention) lie
aongea*
45i tu trounra un fournie qui tienne en aa lte?tre
main un linre et en la aeneatre une oerçe, rette pierre, miae
en or, a nertu It'apataer lea Itiarorltanta, lionne uirtnirr en
rauaea (prorèa) oaut rontre lea maunataea bêtea et renlt
l'ipomme atable; rru? qui ae mêlent lie nécromancie uaent
(emploient) aouoent rette pierre.
4£i tu trounea en une pierre un fyomme ronronné,
tenant en aa Ite^tre main un areptre, en la aeneatre une
palme, et lieaaoua lea pieîia un earamel (un earabeau,
ptelteatal) rette pierre, miae en or, a granltraltigmtéa, rar,
ai on requiert (Itemanlte) au 4£aunrurltu monlte, aouuent
aa requête lui aefa ortropée, quanlt elle eat juate et raiaon*
nable*
4?>i en une pierre on troune un fyomme qui a en aa
lierre main une lampe et en la aeneatre une tete lie femme,
16*
124
elle naut à arroriter l'homme qui aura rette p terre sur lut,
aner la femme, et s'il fcort, tl ne s'énetllera pas légèrement
4£t tu foutues ni une pierre un tûuttûu et un mouton,
ttttt pierre naut à faire beau parleur et rtmtre fyftroptsir.
<$n fyommr en une pierre qui ait ailes au? ptrits et
un ta ton en sa main, rette pierre lionne grâre et amour.
tS^n fyomme en une pierre qui tienne une nerge en sa
main, nant i ansir Sommation et seigneuries.
të^n fyomme en une pierre qui ait un ror à son rou,
âte rage et fantaisie,
tfyn fournie en une pierre qui suit moitié barof (un
mtnotaurr), rnnsernr les ipmneurs et enferme (raffermit)
le sens en bien*
fëtne pierre où tl j a un nef (un nantit) a tous les
mats, naut à entretenir ses besognes.
<§t en une tfyrtsolttr tl y a une femme qui ait en une lie
ses mains un soleil 9 et Hans l'autre un poisson, elle naut
à ttuf qui nont au gtbter fc'otseau? et lie poissons.
4£t en une pierre il f a une tourterelle aoer un ram
(une brandir) li'olniter, rette pierre fait être aimé lie tous.
J&t en une pierre est moitié figure lie femme et lie
poisson, romme une sirène, et tient en sa main un miroir
et en l'autre un ram Volnner, rette pierre, mise en or et
enrlose en sa main, a nertu lie faire la personne mntsible.
<§i en un fytspe il y a figure lie rroijp, tl a nertu que
relui qui le porte ne peut se nop rr.
4?>i en un nert bastltr (animal fabuleu?, reptile à Ijuit
pattes et à tete rouronnée) il p a une sirène, elle lionne
sûreté li'aller entre les serpents.
125
£>t tu trotrora un fyomme orant sur un Ifoparti, qui
tmtnr m sa mam unt rrfeulr (itu latin oriptoula petit fcillrt)
frritr, rllr oaut nititrr Ira hkt* rt garïir tir prnl rt ti 1 rau*
45i ru mit pirrrr il 7 a un tynmmt qui tttttnr ni *a
mûtn la figurr lia tiiafalr, qui mt rnrora rt mira, rt m
r*ittrr mm» un orrprnt rt ttraoou* ors pitïto ttn lion, rt
sur rt* ftgurra mit la figure ttn oolril 011 tir lu Itmr, rrttr
pirrrr Huit rtrr mur ru plomb rt a orrta tir rontrainttrr
Ira tnablro a répondre à tout rr qu'on leur lirmanlir*
4£i ru mir pirrrr il f a image ïftynmmr qui portr i
mu ron uu fatorrau tt'arbrra, rt aoit assise ru argent,
rllr a orrtu Itr saooir ïnsrrrnrr rutrr Ira malattira; rllr
restreint Ir sang rt touuur grârr rt fyonnrur; un lut qur
l&abrn (rélrbrr mâlmn ni à jBrrgamr Tau 131 après
îf„ IL) portait rrttr pirrrr ru un aunrl (annrau).
4£i on trouur ru notre pierre uu Ijommr portant uu
srrptrr ru uur main rt ru l'auto uu oiseau qui ait Ira
ailra trnîïura, rt au ttrasus uur figure tir rroroînllr, rrttr
pirrrr rot imunr router Ira rmfyantrurs, Ira illuoiono tira
lnaèlra rt rontrr touo Ira ennemis.
tS^n fournir tenant en sa ttr^trr main un Irarr rt m
sa srnratrr uur orrgr, rrttr pierre, mise ru or ou ru
argent, fait obtenir Ira pugrmrnts rt Ira sentenrra rt aittr
ru toutr nrrrssitr, rt ronurrtit Ira ennemis; si rllr rat
portée ru bataille, rllr fait mrtotrr Jpmnftr; Ira nrrro*
manrirns uswt fort tir rrttr pirrrr.
tB^n tyommr fort, robuste, lequel ait farr terrible rt
«oit romme rourrourr, Ira peu? restreignant* en 001 le
front, trnant ru sa mam ttrjrtrr uur lanrr rt ru la main
126
atntatrt un ifytnal, tt qu'il ait au Ofaaoua ara ptrîta un
Jpratmt qui aoit gisant, rrttt mtrrr Hait ttrr miat ttt
urattrr (à la dpaat) tilt aonnt ntrtoirr tn bataillt, tt
ai aurait l'aaoïrD tn matai tt la aortt autour a'un dpaattl
(dfâttau), tantôt rrur qui atront orttana at ramoattront tt
at rrnoront
J&t tn unt pitrrt il p a îqpirt a'un trmnlt ou a'unt
tgltat, tilt garor at lu?urr tt rtna l'tynmmt agrtablt à
toitu, au? fyommta tt auf ttmmta*
îfttw la pitrrt qu'on apatllt lÊtifyt, ytritut au rou
at rtlui qui a It fort mal, It gutrit tt fait atlrartr la ftmmt
qui tat tn mal a'tnfant.
tfttm la pitrrt a'tapitt aonnt aurrtt at taurta nftta
aauuagra, tt ai on la mtt tn tau oouillantt, tilt ttaatraat
bouillir*
Ifttm raaaaomt raptt (graott) tt portée au aoigt,
fait uamrrr Ita juatta rauata tn plaît (plaiaoptr).
Ita noma àta oou^t pttrrra qut natrt 4£ttgntur
nomma à /IHoïar It {trasfyttt 8 ).
la arptttmt jfrdftta.
la Jjuittèrat /flmatiatt.
la ntuoitmt .Criaolitt,
la ai? irmt JDmdpt»
la on^ittnt tfaapt.
la àou^itmt 10rriL.
-B'tnauit la otntotrhon ata nitrrta nrtntuata 4 ).
la btntoirtion ata pitrrra artrituata, pour qut, ai
dira ont ntràu par noa prdjra Ita otrtua qut &itu Itur
ortropa à la création, tllta puissent Ita rtrouortr.
la nrrmttrr tat -Sarat.
la atronar lopaaat,
la troiaitmt i£mtrauar«
la quatrirmt JRubta*
la rtnquitmt <§aatur.
la aiftrmt ligurr*
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fHmm f comme *it le liurr qui contient la relation Hé*
ancien*, que toute rréaturr e*t rorrompur par le premier
pétfyé Ira premier Jpimme, le *nnt att**i le* pierres pré*
rieu*e*> créée* à la rttre et a la jatte île* créature*
Ijumame*, romme le* fyerbe* et autre* dpo*e*; mat* elle*
demeurent aprè* le pédjé îtu premier fyomme, en telle nertu
quelle* anatent aoant le* attentivement* et regarda lie*
tmmonltatne* (impure*) personne* etpét^ettr*; moult lie
fot* le* pierre* prérieu*e* ont été rorromptte* en leur*
nertu** ftoutrfbt*, lie même que la personne e*t réparée
par le baptême et par la pénitente, et peut rrnentr à l'état
lie la première création, en telle manière, par la *anrtt*
ftratton, le* pierre* préneu*e* *ont réparée* en la forrrlte
leur* nertu* en la manière lie la oanttftratton et ron*é*
rration, romme on troune au Imre; pourquoi, quanli nous
nope* que no* pierre* ont perîtu leur* nertu*, nou* îiroe*
le* mettre lian* un Urap lté lin bien net, put* le* mettre
*ur l'autel et que trot* me**e**oient *arrée* lte**u*, et
aprè*, le fermer prêtre qui aura îtit la trot*ième me**e,
renetu lie *e* nftemen* *arré*, îttra la bénéttirtion en telle
manière.
ibominu* nobt*cum~ J£t rum *pintu tuo. iDremu**
ibeu* ommpoten* pater qui ÎJcliam per qua*ltam
tn*en*tbtle* rreatura* nirtutem tuam m omnibus o*ten*
lti*ti, qui ff&nym famulo tuo mter ne*timenta *areritotalia
rationale fuïiirtt Ituolterim lapiltibu* preno*i* altorare pre*
rtpt*tt ner non îfoljanm enangeli*te relebeam rmitatem
ï|ieru*alrm mrtutibu* eotitem lapiltibu* mjttifirantAu*
ronotrurnlium eternali o*tenlti*tt, ut qui potenolie lapillibu*
128
film* abrafyr misntare, mmntûttm tuam Jpttmltttr fctprt*
raraur qui fer tttut* w elrrtuô lapdidbuô ttrntitm mmrotâti
tut tntUm Jpdbttftrttlttm ut fjra laptfet* iirtttîttrrrr tt
ôanrhfirarrïngnrrm, per ôanrtifirahontm tt mrarnatmnem
ttommt* tut, itt ôunt aarçttrfirah, betteïrirtt tt rnuarrrah,
tt renpiat a tt effertum nirttttstm quaa sut* spenefeu* m
rafcem nmsefratronrm ranrran tt quaa tt* tt ïreîuatt
sapientium t^pmtntia nratprobamt ttt quirunque super »
partaoent mrtutrm tttam per tlliift sritt afet&tt *ttttitt
ïumaque gratte tue tt mtrr illam mrtutt* amprrt rarreatur.
fBer îfeaum iftyristum fihum tttum m quo Dmtte* ftftttrtt»
fi ratio, bentïrirtîD tt nroatmitro nmst*ttt» iDttt tttum
omit tt rtjuât ïrtt», per omma serula «rulnruttu /frmttu
ifcto gratis
jfm lit rt présent Intrt, nouorllemeut imprime aparté
Notes.
x ) Lapis demath ; pierre fabuleuse.
9 ) Le livre Teckef, tfelon d'autres le livre Tethel;
c'est sous ce nom que Konrad von Megmberg l'a traduit en
allemand, et sa version presque identique à celle de Mande-
ville, finit par la bénédiction des pierres précieuses, qui
offre quelques légères variantes; voici cette bénédiction:
„Dominus vobiscum, Oremus Collecta. Deus omni-
potens pater, qui eciam per quasdam insensibilis créa-
tures virtutem tuam hominibus estendisti, qui famulo
tuo Moysi inter cetera vestimenta sacerdotalia racionale
indicii duodecim lapidibus preciosis adornare precepisti,
nec non et Johanni evangeliste celestem civitatem
Jérusalem virtutibus eosdem lapides significantibus
construendam essencialiter ostendisti, maiestatem tuam
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129
humiliter deprecamur, ut hos lapides consecrare et sanc-
tificare digneris per sanctificationem et invocationem
sancti nominis tui, ut sint sanctificati et conseerati et
recipiant effectum virtutum quas eis te dédisse sapien-
tum experiencia comprobavit, ut quicunque illos super
se portaverit virtutem tuam per illos sibi adesse sentiat
donaque tue gracie et tutelam virtutis accipere mereatur
per Jesum Christum filium tuum in quo omnis sancti-
ficatio existit. Qui tecum vivit et régnât deus per oninia
saecula seculorum. Amen".
8 ) Les noms des douze pierres formant le „Urim
et Thumin" ou le rational du Grand-Prêtre sont, d'après
une autre version:
1.
2.
3.
4.
La sardoine.
La topaze.
L'émeraude.
Le rubis.
Le saphir.
Le diamant.
7. La ligure.
8. L'agathe.
9. L'améthyste.
10. La turquoise.
11. L'onyx.
12. Le jaspe.
ou bien, d'après une troisième version, les pierres
correspondaient aux douze tribus de la manière suivante :
1.
Hyacinthe pour Dan.
2.
Améthyste
Gad.
3.
Jaspe
Benjamin.
4.
Saphir
Isachar.
5.
Agathe
^
Naphtali.
6.
Emeraude
r>
Lévi.
7.
Onyx
r»
Sébulon.
8.
Carniole
V
Ruben.
9.
Chrysolithe
r>
Acher.
10. Béryl
V
Joseph.
11.
Topaze
1i
Siméon.
12.
Rubis
n
Judas.
17
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130
Le rational était une pièce de broderie carrée
que le grand prêtre des Juifs portait sur la poitrine;
elle était ornée de quatre rangs de pierres précieuses,
et sur chacune était gravé le nom d'une des douze
tribus.
4 ) Nous offrons à nos lecteurs une traduction de la
bénédiction des pierres précieuses, sans doute une des
pièces les plus curieuses de l'ouvrage. Nous avons
reproduit plus haut le texte latin sans le moindre chan-
gement, quoiqu'il soit souvent incompréhensible , et
dans la traduction, que nous devons à l'obligeance d'un
de nos amis, on ne s'est également permis que ceux
qui étaient indispensables pour obtenir un sens, quel-
quefois encore assez obscur.
Que Dieu soit avec vous. Et avec ton esprit.
Dieu, père omnipotent, qui as montré par quelques
créatures insensibles ta puissance en toutes choses à
Elie; qui as ordonné à Moïse, ton serviteur, d'orner
de douze pierres précieuses le rational du jugement sur
ses vêtemens sacerdotaux ; qui as montré également à
l'évangéliste Jean la ville céleste, Jérusalem, construite
pour l'éternité avec des pierres signifiant les mêmes
vertus, et qui as le pouvoir de ressusciter des pierres les
fils d'Abraham, nous implorons humblement ta Majesté,
Dieu unique, choisi pour habitacle éternel des pierres,
dans la majesté de ton cœur, daigne bénir et consacrer
par la sanctification et l'incarnation de ton nom, afin
qu'elles soient sanctifiées, bénies et consacrées, qu'elles
reçoivent de toi l'effet des vertus que tu as accordées à
leurs espèces dans la même consécration, et que l'ex-
périence des savants a prouvé leur venir de tes dons;
que quiconque les portera sur soi sente que par elles ta
Prions.
131
puissance habite en lui, et mérite de recevoir les dons
de ta grâce et parmi ceux-ci la puissance. Par Jésus
Christ, ton fils, en qui toute sanctification, bénédiction
et consécration existent et qui vit et règne avec toi,
comme Dieu, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Grâces à Dieu.
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ïîmtr Ut» $it m & ttlrritra par It Ktytxiûïm
Ht jfRattHeiiitir*
1«iË&rarbourlr~
23. /fRajatt.
46. -@urtmu&»
2.1Rtttoa.
24. l5rattrt*.
47. J&ptrulana.
3. Iflala».
25.£orntlmt.
48. lPraar.
4. ibtamant.
26. Itgitrr.
49. JLautamr.
5. jfrgattr &,
27.£fytta.
50. /macfyanat.
6. -&aptyir&.
28. ^tlttttr.
5 1 . jLaatt roq«.
7. iËmr rattfer.
29. l5agatm»f.
52. Jljanmu
8. lopaasr.
30. Crramotu
53. languf lt <&tr*
9. fUmatatt.
31.4*>apfytr*.
ptnt.
i 0. J5rrtitttr«
32, if mt raitïtr*.
54. /IRitrmita.
1 KjBitrrtïiu J^o-
33.îfaapta.
55. /JHuhL
ItiL
34. Cruanlitr.
56. Jfyttyomaa.
12JaItmr.
35. lopart.
57. lUitirtn.
13.î[afmtt.
36. iDrmrlf*.
58. lDuaniroau
1 4v fmutQUt ntt -
0/. ^aruDint.
oy. lEottatuita.
1 5. ïfaapt.
38. £a**tïmmf.
60. lurqutnar.
1 6* jftltrtmrt.
39. jïlratr.
61. jftrmntaa.
1 7. Caaaiîiomr.
40. Corntlmt.
62. la*itL
1 8. ^arimma.
41. Malawi.
63. Birt-Cottnïrta.
19. Ityrisalitr.
42. JRidbi*.
64. ifcrrapititt.
20. 0m?.
43. jftltrtoirr.
65. iSntmmUr.
21.£m0paa.
44. Cristal»
66. jBitmt?.
22. Crhtmmt.
45. iBaraa.
67. iapia ibrmatfy.
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133
Liste des Pierres précieuses d'après K andeville,
rangées en ordre alphabétique avec leurs équivalents probables.
Agathe.
Pierre inconnue neut-être alla-
chroït.
3. jUrrtoirt.
Pierre inconnue et fabuleuse.
Améthvste.
S ifHrtit rtirtft
Pîpri*p d'aimant on lnTïîs-lafciilî
X ÎV/IIV/ VA CvAAAACwlll' W LA ACAIJlO X.(\i/j LIAI*
Snînpllp
7 (Braar
Bezoard
U \j là\J Cv A VA*
i
Rorax
0 11 rtftftîïuttttf
Calcédoine i
■
i 0 iCrtfttf fUflâr
Pierre inconnue et fabuleuse
1 1* Cautaimv
Pierre inconnue, ou bien une
variété de la calcédoine.
12.£rlitmror.
Calcédoine.
1 3. Crramotu
Aérolithe.
14v iDfyriaolttt.
Chrysolithe.
1 5. Cnrnflmr.
Cornaline.
1 6. Crmopaa,
Chrysoprase.
17; CnstaL
Cristal de roche.
1 8. iktamant
Diamant.
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134
1 9- jbtraiiîhfiL
Pierre inconnue.
.X. X A, X V/ ÂU WX1U 14 Vt
Pierre inconnue et fabuleuse
.A. Ivl X \J XXX\J\S X M. t 1 UV VV lUvUlVUOvi
21- iferf*Cnnnîltô.
Conchvtes.
22 ifthitra.
Pierre inconnue et fabuleuse
23, lEnm-aidit.
Emeraude (?), péridot, obsi-
dienne.
VXX \S XX XX \m* •
24. iffirarbourlr.
Rubis oriental.
25- iSûlîàtlIIttf.
Agathe, ou bien jais ou jayet.
26- lBtnmniUt-
Pierre inconnue et fabuleuse.
27. Érattres.
Pierre inconnue neut-être Crrau-
A 1 v>l X V/ lit VV/11AA IA Va X/ V/ vX U V/ UX V/ X CvlX
stein ou graphite.
28. iBrtnatt.
Grenat.
29. tëttanïin».
Pierre inconnue et fabuleuse.
30. î|anon.
Pierre inconnue et fabuleuse.
3f.1fanntr.
Hyacinthe.
32. Haa$t.
Jaspe.
33. la lut» fl&itrrr ïit)
Argentine ou lunaire
34. ïangut ttt 45rrpntk
Serpentine.
35. iapt* Bitmap
Pierre inconnue et fabuleuse.
36. la^itL
Lapis-lazuli.
37. ligitrt.
Pierre fabuleuse, peut-être une
topaze.
38. /fRajatt.
Aimant. j
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135
39. /fRiirgttrrttr.
Perle.
40. jIHurmtt*.
Pierre inconnue et fabuleuse.
41* JflttttiL
Boord, espèce de diamant.
Albâtre.
43. 0m?.
Onyx.
44. iOrmrlf.
Pierre inconnue.
45. jBtrrrr ïrtt 4àoltiL
Aventurine orientale.
46. jBitmep.
Pierre-ponce.
47. iDutrm.
Pierre inconnue et fabuleuse.
48. JRtAi*.
Rubis oriental et spinelle.
49. 4£aptytr.
Saphir oriental, saphir d'eau.
50. J&arïumt*.
Sardoine ou sardonix.
51.£tlnttr.
Jade oriental.
52. J&ptritlart*.
Pierre spéculaire, mica.
53. 45ttrtimt*.
Succin ou ambre.
54. Iupa&a*.
Topaze orientale, de Saxe etc.
55. lurqumar.
Turquoise.
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APPENDICE.
DES CARACTÈRES PHYSIQUES
DES
PIERRES PRECIEUSES
SERVANT À LEUR DÉTERMINATION,
SUIVI
D'UNE LISTE DESCRIPTIVE DES PIERRES PRÉCIEUSES
ET SEMI-PRÉCIEUSES.
18
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Les caractères physiques des pierres précieuses, qui
servent à les déterminer, sont:
1. La cristallisation.
2. Les accidents de lumière (couleur et éclat).
3. La pesanteur spécifique.
4. La dureté.
5. La réfraction.
6. La durée de l'électricité produite par le frottement.
7. L'électricité produite par la chaleur.
8. L'action sur l'aiguille aimantée.
1. La cristallisation.
Quoique du plus grand intérêt pour la détermina-
tion scientifique, nous passerons la cristallisation sous
silence, puisque les amateurs et les gens du monde, que
nous avons seuls en vue, ne voient presque jamais les
pierres dans leur forme primitive.
2. Les accidents de lumière.
Ceux-ci, autant qu'ils concernent la couleur et
l'éclat, se trouvent mentionnés dans la liste des carac-
tères physiques des pierres précieuses, qui accompagne
cet ouvrage.
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3. La pesanteur spécifique.
Tâchons de donner une courte notion de cette
propriété, qui n'est autre que le principe trouvé par
Archimède, au moyen duquel il découvrit qu'une
couronne, commandée par Hiéron, roi de Syracuse, et
qui devait avoir été exécutée en or pur, contenait une
certaine quantité d'alliage d'argent.
Chaque corps possède une tendance naturelle à
se rapprocher de la terre; retenu dans sa descente, il
exerce une pression sur ce qui lui sert de soutien, c'est
ce que l'on nomme la pesanteur, et le chiffre qui la
détermine, est appelé le poids absolu. Supposons main-
tenant une série de corps différents, mais tous de la
même forme et de la même grandeur; on trouvera que
chacun d'eux exerce une pression différente sur la
matière qui les soutient. La comparaison établie entre
ces différences et exprimée par un chiffre, forme le poids
spécifique.
Appliquons ce système général à un cas spécial.
Dans l'expérience que nous allons décrire, l'eau
distillée soutient le corps dont il s'agit de trouver la
pesanteur spécifique; plongé dans l'eau, il en déplacera
une colonne égale à son poids; en supposant deux corps
différents, mais tellement égaux pour la forme qu'on
puisse les faire entrer dans le même moule, on trouverait,
en les plongeant successivement dans la même quantité
d'eau, que le corps qui serait plus léger, déplacerait un
volume d'eau plus petit que celui que déplacerait le
corps plus lourd. Cette proportion, établie et exprimée
par un chiffre, forme, comme nous l'avons dit, le poids
spécifique. Pour le trouver on se sert d'une balance
construite de la manière suivante: à la branche gauche
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est suspendu un plateau, descendant à une certaine
distance de la branche; à la droite, au contraire, se
trouvent deux plateaux, l'un en haut, beaucoup plus
rapproché de la branche que celui de gauche, ayant un
crochet en bas, auquel sont ajustées les ficelles de soie
qui retiennent le second. Du côté où se trouvent les deux
plateaux, on place un verre avec de l'eau distillée, de
manière à ce que le plateau inférieur et une partie des
ficelles qui l'attachent au plateau supérieur, soient
plongés dans l'eau. Ceci fait, il faut que l'aiguille de la
balance indique que les deux côtés ont un poids égal;
puis on met la pierre que l'on veut peser, sur le plateau
supérieur à droite, et on met le poids sur le plateau de
gauche ; supposons qu'il soit 1 6, (carats, grains, n'importe ;
une unité quelconque) c'est le poids absolu. Puis, sans
déranger la balance, on ôte prudemment, à l'aide d'une
pincette, la pierre du plateau supérieur, et on la place
dans le plateau inférieur qui est sous l'eau; le volume
d'eau que la pierre déplace, aura pour effet de faire
pencher maintenant vers la gauche la balance, qui était
ajustée, on met alors sur le plateau supérieur, où la
pierre se trouvait primitivement, autant de poids qu'il
en faut pour rétablir l'équilibre, supposons que ce
soit 4. On fait alors l'opération suivante : le poids de la
pierre, pesée hors de l'eau, ou le poids absolu est 16,
partagez ce nombre par 4, poids du volume d'eau
déplacé par la pierre, et le résultat 4, sera sa pesanteur
spécifique.
On se sert pour cette opération d'un poids subdivisé
d'après le système décimal. Admettons qu'en cherchant
le poids absolu d'une pierre, et qu'après avoir épuisé les
unités, nous trouvions une fraction, la moitié de l'unité,
p. e. 16 %, nous la désignerons par le chiffre 16-500;
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la perte sous l'eau étant égale à 5 y 5 , nous la noterons
alors par 5*200; divisons 16*500 par 5*200 et le quotient
sera le poids spécifique de 3-019}^ ou 3, la petite frac-
tion étant trop minime pour être mentionnée.
Une balance, telle que nous venons de la décrire
et dont nous joignons un dessin, est indispensable pour
les amateurs qui veulent déterminer leurs pierres pré-
cieuses. Cette expérience, décivise dans presque tous les
cas, offre encore le grand avantage de n'endommager
en aucune manière les pierres qui y sont soumises.
4. La dureté.
La dureté forme une preuve excellente pour la
détermination des pierres précieuses ; le moyen le plus
sûr pour l'essayer, est le disque du lapidaire, mais comme
on ne l'a pas toujours à sa disposition, et que d'ailleurs on
ne peut s'en servir sans détriment pour les pierres déjà
taillées, on a avisé à un autre moyen comme surrogat.
Un corps dûr, le diamant par exemple, raie forte-
ment le cristal; il en est de même de l'hyacinthe, mais
son action est bien plus faible ; la turquoise de vieille
roche, d'une texture beaucoup moins forte, ne raie pas
le cristal, mais le verre blanc, tandis que la turquoise de
nouvelle roche, n'entame pas même celui-ci. Nous nous
bornons donc à dire pour exprimer les différents degrés
de dureté: rayant fortement ou légèrement le cristal ou
le verre, expérience que chacun peut faire facilement.
5. La réfraction.
Nous distinguons la simple et la double réfraction.
Quand on regarde un objet quelconque à travers
un corps transparent, on en voit l'image précise ; ainsi
en tenant un morceau de verre (corps à simple réfraction)
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devant l'oeil tourné vers la lumière, et en présentant
une épingle derrière la surface du verre, on en verrait
à travers l'image distincte; remplaçons le verre par
un zircon, par exemple, alors, au lieu d'une image,
nous en distinguerons deux; c'est que le zircon,
comme diverses autres pierres précieuses, possède
la propriété remarquable de solliciter les rayons qui
lui ont été transmis, à se partager en deux faisceaux,
qui suivent chacun une autre direction. Cette qualité
s'appelle la double réfraction, et il faut y ajouter la plus
grande attention, puisque, en maintes circonstances, elle
nous met en état de déterminer la pierre que nous
soumettons à cette épreuve, facile à faire quand les
cristaux sont dans leur état primitifs et offrent de larges
faces, mais qui devient presque impossible ou du moins
très-difficile, lorsque la pierre est taillée et que les
facettes répètent l'image à l'infini.
En pareil cas, on se sert d'un instrument nommé
dioptre (du grec dia, à travers, et optomai, voir) : sorte de
pince flexible, faite en fil de métal, se terminant, au lieu de
pointes, par deux disques dans lesquels sont enchâssées
deux lames de tourmaline verte, très-minces, taillées et
polies parallèlement à leurs axes primitifs. Ces deux dis-
ques sont mouvants ; quand on les tourne de manière à
ce que les axes des deux tourmalines soient en même
sens, ils présentent une surface transparente, qui de-
viendra obscure, ou à-peine translucide, quand on en
tourne un de manière à ce que les axes des tourmalines
se croisent, l'un descendant perpendiculairement, l'autre
couché horizontalement. En éloignant les deux branches
de la pince et en plaçant entre les deux disques un
morceau de verre dont la réfraction est certainement
simple, la masse de la tourmaline restera opaque, mais en
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substituant au verre un zircon, taillé ou non, cette
masse deviendra aussitôt transparente, puisque le zircon
possède la qualité de la double réfraction; ôtons de-
rechef le zircon, et mettons un rubis oriental à sa place,
la masse des tourmalines s'éclaircira, mais moins qu'avec
le zircon; nous exprimons cette différence en disant que
le rubis ne possède la double réfraction qu'à un simple
degré; de là les expressions que l'on trouve à la table
des caractères distinctifs des pierres précieuses, comme
réfraction double ou simple, double à un faible degré, ou
à un degré moyen. Le dioptre, dont nous joignons aussi
un dessin, est également indispensable aux amateurs,
6. Durée de l'électricité produite par le frottement.
Les anciens avaient déjà observé que le succin
ou ambre jaune, après avoir été réchauffé par la fric-
tion, avait la faculté d'attirer des brins de paille et
d'autres corps légers dont on l'approchait. — Une
multitude d'autres corps, comme la cire d'Espagne, la
résine etc., possèdent la même qualité qui dépend de
l'action d'un fluide particulier, nommé fluide électrique
(d'electrum mot par lequel les anciens désignaient le suc-
cin). La vertu qu'il manifeste dans les effets produits par
cette action, s'appelle électricité. Pour observer ce phé-
nomène, il ne faut d'autre appareil qu'une petite aiguille
mobile, en cuivre ou en argent, avec une chape en agathe
ou en cristal de roche, posée sur un pivot d'un de ces
métaux. — Présentez un morceau de succin, après l'avoir
frotté sur une étoffe de laine, à l'un des globules qui
terminent l'aiguille, et vous la verrez tourner pour s'ap-
procher du succin. Pour exprimer cette tendance, si,
comme dans le cas présent, le mouvement détermine un
rapprochement, on l'appelle attraction; et si au contraire,
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comme dans d'autres cas, il détermine un éloignement, on
l'appelle répulsion. Ces deux mouvements se font avec
plus ou moins de vitesse, selon la distance qui sépare
l'aiguille de l'objet qu'on lui présente. On a conclu de
ce double mouvement, que le fluide électrique se com-
pose de deux fluides réunis, mais qui, dans certains cas,
agissent séparément. Pour reconnaître l'existence de ces
deux fluides on emploie l'appareil suivant:
On prend une tige de métal, maintenue dans une
position droite à l'aide d'une base élargie qui lui sert
de support; puis, on recourbe la tige en forme de
crochet, de manière à pouvoir y suspendre un petit
anneau dans lequel est passé un fil de soie, soutenant
par le milieu, dans une position verticale, un petit tuyau
de plume, dans le bout duquel on a fixé une petite barre,
faite avec une lame du minéral connu sous le nom de
spath d'Islande. Ce spath s'électrise d'une manière si
facile, qu'on n'a pas besoin de le frotter, mais qu'il
suffit de presser une seule fois les faces latérales de la
barre entre les deux doigts. Le levier ainsi électrisé et
abandonné à lui-même , oscillera et l'on attendra avant
de faire l'expérience, qu'il ait repris sa position fixe. On
électrisé ensuite parle frottement une topaze ou quelque
autre pierre transparente, et, en la présentant au bout
du levier en spath, on le verra fuir ; en avançant la
topaze, on déterminera le levier à faire plusieurs tours ;
dans cette expérience il y a donc répulsion. Substituons,
par contre, à la topaze, un morceau de succin ou de
cire d'Espagne, présentons-le, après l'avoir frotté, au
même point du barreau de spath, et nous verrons
qu'au lieu de reculer, comme dans l'expérience précédente,
il avancera vers l'objet présenté et fera quelques tours
en s'en rapprochant; dans ce second cas il y aura donc
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attraction, et la topaze et le succin agissent sur le bar-
reau par des forces contraires.
Continuons nos expériences, présentons au barreau
de spath un autre morceau du même minéral, électrisé
par le frottement : dans ce troisième cas il y aura encore
répulsion, de manière que nous arrivons à la conclusion,
que deux corps étant de la même nature, se repoussent
mutuellement, et qu'ils s'attirent, au contraire, quand ils
sont d'une nature différente; et comme le mouvement
des corps est produit par la tendance du fluide à se rap-
procher ou à s'éloigner, il s'ensuit que les molécules de
chaque fluide se repoussent mutuellement et qu'elles
attirent celles de l'autre fluide.
Quand ces deux fluides sont réunis dans le même
corps, on leur donne le nom de fluide naturel, et alors
ce corps ne peut donner aucun signe d'électricité, parce
que les forces des deux fluides étant égales et contraires,
leur action se détruit mutuellement. Chacun de ces deux
fluides ne peut faire naître la vertu électrique dans le
corps qui le renferme, qu'en agissant séparément et
qu'après avoir été mis en activité à la surface du corps
par le frottement, et comme ce fluide est tantôt celui qui
détermine l'action de la topaze, tantôt celui qui déter-
mine celle du succin, on le partage en deux grandes
classes, et on a nommé fluide vitré, celui qui se développe
par le frottement exercé sur le verre, et fluide résineux
celui que le frottement exercé sur la résine a mis en
activité, et on dit d'un corps qu'il est électrisé vitreuse-
ment ou résineusement, suivant l'espèce de fluide qui
a fait naître son électricité.
La tendance du fluide, soit vitré, soit résineux, à
s'échapper du corps dans lequel ou le met en activité,
est balancée par une résistance que ce corps oppose aux
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molécules électriques, et que l'on nomme force coërcitive;
de son extension dépend la durée plus ou moins longue
de la vertu électrique, excitée par le frottement dans les
pierres précieuses, et c'est la comparaison de cette gra-
duation qui sert à établir différentes classes. Dans la
première se trouve en tête la topaze incolore, qui, selon
Hatty, garda l'électricité pendant 57 heures et dans une
autre expérience pendant 145 heures; dans la dernière
classe sont le cristal de roche et le verre, qui cèdent à
l'instant tout leur fluide aux corps environnants.
L'électricité acquise par le frottement, étant tou-
jours produite dans les pierres.précieuses par le dégage-
ment du fluide vitré (excepté dans les turquoises, dont
les unes, même parmi celles d'une même nature, acquiè-
rent l'électricité vitreuse et les autres l'électricité rési-
neuse) on se sert, pour les expériences, du premier
appareil décrit, en fixant la pierre dans une pince de
métal, à manche de bois, où elle est retenue par une
vis de pression.
Nous ferons observer que ces expériences, très-
curieuses à faire, demandent une grande exactitude et
une longue habitude, puisque le tissu plus ou moins poli
de la pierre qu'on examine et surtout l'état de l'air,
interviennent pour beaucoup dans les résultats qu'on
obtient. Elles réussissent très bien lorsque l'air est sec,
tandis qu'un air humide leur nuit et que la vapeur
acqueuse dont il est chargé, s'empare du fluide
électrique.
7. Electricité produite par la chaleur.
Tandis que le frottement, comme nous venons de
le décrire, ne dégage dans les corps qu'on y soumet
qu'un seul des deux fluides, qui est tantôt le fluide
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vitré et tantôt le fluide résineux, la chaleur produit des
effets bien plus remarquables sur les cristaux de cer-
taines substances, qui, après avoir été exposées à son
action, développent en même temps les deux fluides à
des points opposés du cristal, nommés alors pôles, en
y ajoutant la détermination de vitré ou de résineux.
Pour s'assurer qu'une pierre précieuse jouit de la
propriété dont il s'agit, il faut, après l'avoir chauffée en
l'approchant d'un brasier, la présenter à l'un des globules
qui terminent l'aiguille décrite dans le chapitre précédent;
de quel côté qu'on la présente, il y aura attraction.
Mais si on veut déterminer la nature de l'électricité des
deux pôles, il faut les présenter à un autre corps élec-
trisé. Ainsi, en supposant que l'on fasse l'expérience sur
une tourmaline, il faut, après l'avoir fixée dans une
pince, où elle est retenue par une vis de pression, et
après l'avoir exposée un moment à l'action de la chaleur,
la présenter au petit barreau de spath d' Islande de
l'appareil que nous avons déjà décrit. Ce spath possé-
dant l'électricité vitrée, le côté de la pierre qui l'attirera,
sera le siège du pôle résineux, et celui qui le repoussera,
le siège du pôle vitré, en vertu de l'axiôme que les pôles
de nature égale se repoussent, et ceux de nature diffé-
rente s'attirent. Cette expérience demande encore beau-
coup de patience et une grande habitude, car la pierre
trop chauffée, perd sa propriété, qui ne se manifeste
plus clairement que quand la chaleur diminue, et avant
que la pierre ne soit retournée à son état naturel.
8. Action sur l'aiguille aimantée.
L'attraction que l'aiguille aimantée exerce sur le
fer, et la sympathie qui existe entre ces deux corps, sont
trop connues pour qu'on ait besoin de les décrire. On
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a donné à cette propriété le nom de magnétisme, et au
fluide qui le produit, celui de fluide magnétique.
Les pierres précieuses, qui doivent leur principe
colorant au fer, peuvent donc opérer une action sur
l'aiguille aimantée, action que Ton a observée et que
Ton fait servir comme moyen de distinction. Néanmoins,
comme le fer n'est contenu dans les pierres précieuses
qu'en petites parcelles presque minimes, et qu'alors ce
métal est uni à l'oxygène, qui diminue la vertu magné-
tique que le fer est susceptible d'acquérir, comme en
outre, il faut combattre l'influence que la force magné-
tique du globe terrestre exerce sur l'aiguille aimantée,
en la forçant de fixer sa direction du sud au nord , on
a trouvé le moyen de paralyser cette influence, pour
que l'autre, contenue dans le petit espace de la pierre,
puisse agir.
Voici en quoi consiste le procédé qui a été inventé :
On prend une aiguille en acier fortement aimantée,
ayant la forme d'un losange étroit et garnie d'une chape
d'agathe, et on la pose sur un pivot se terminant en
pointe aiguë pour faciliter les mouvements ; abandonnée
à elle-même, après quelques oscillations, elle restera
fixe sur une ligne, dont un point terminal indiquera le
nord et l'autre le sud. Dans la prolongation de cette
ligne, du côté tourné vers le nord, mettez un barreau
aimanté, à hauteur égale de l'aiguille, mais en direction
opposée, c'est-à-dire que le pôle du barreau indiquant
le nord, repose vers le midi et que celui qui indique le
sud, soit tourné vers le nord. Alors, en vertu de
Taxiôme que les pôles égaux se repoussent, la répulsion
exercée par le pôle boréal du barreau, forcera l'aiguille
à changer la direction qu'elle prenait à la suite de
l'attraction due au globe terrestre, attraction qui est
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paralysée par ce moyen. Quand on aura forcé l'aiguille
à décrire un quart de cercle contraire à son inclination,
il suffit, quand elle s'est arrêtée, d'approcher un corps
contenant du fer, que l'on place à côté du barreau, pour
la faire retourner à sa direction primitive, ou, au moins,
pour déterminer en elle des oscillations approchantes,
que l'on n'aurait pas obtenues sans ce procédé, auquel
l'Abbé Hatty a donné le nom de méthode du double
magnétisme. Pour bien obtenir ces résultats, il faut
soustraire cette opération aux agitations que l'air
exerce sur l'aiguille, et placer l'appareil et les pierres
que l'on veut éprouver, au fond d'une cage de verre
ouverte par en haut. De cette manière on a obtenu des
effets très-marqués avec les grenats, les péridots, et à
un moindre degré avec les hyacinthes et les tourmalines.
Outre les moyens cités jusqu'ici, qui servent à
déterminer les pierres précieuses, on doit encore men-
tionner la polarisation de la lumière, la phosphores-
cence et l'analyse chimique.
Les limites étroites que nous avons assignées à ce
petit traité, qui, nous le répétons, n'a nullement la pré-
tention de s'élever à la hauteur d'un ouvrage scientifique,
et qui doit seulement servir à l'usage des amateurs, ne
nous permettent pas de décrire une longue série d'ex-
périences, très-curieuses à faire, mais demandant des
instruments compliqués et une longue habitude de s'en
servir, comme les effets obtenus par la polarisation de
la lumière, qualité inhérente aux pierres à double réfrac-
tion. Ainsi, pour observer la phosphorescence, il faut
rester au moins une heure, souvent au-delà, dans une
chambre obscure, avant que l'œil acquière la propriété
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d'observer ces accidents de lumière, trop faibles pour
être comptés parmi les caractères distinctifs des pierres
précieuses. H suffit d'expliquer ici qu'on entend par le
mot phosphorescence, la qualité que possèdent certains
minéraux de répandre dans l'obscurité des reflets lumi-
neux, après avoir été soumis soit à l'influence directe et
continue des rayons solaires, ce que l'on nomme insola-
tion, soit à celle de la chaleur ou de la friction, soit à
celle de la machine électrique.
L'analyse chimique des pierres précieuses, quoique
de la plus grande importance pour leur examen et leur
classification minéralogique, ne peut être obtenue que
par la dissolution des corps qu'on y soumet, procédé
que l'on n'emploie pas si facilement, quand il s'agit de
matières aussi précieuses, que celles que nous avons
en vue.
Avec la liste ajoutée à cet ouvrage, contenant les
noms des pierres précieuses et leurs caractères distinctifs,
et avec quelques instruments simples à manier, dont
nous avons fourni la description et dont nous offrons
encore les dessins, chaque amateur sera presque tou-
jours en état de déterminer lui-même les pierres
qu'on lui offre. Dans les cas compliqués, il faudrait
consulter des gens de l'art, ou avoir recours à des
ouvrages scientifiques. Nous mettons au premier rang
celui que nous avons cité souvent, et auquel nous
avons emprunté une grande partie des notions don-
nées, savoir:
Traité des caractères distinctifs des pierres pré-
cieuses, par l'Abbé Haiiy. Paris 1817; puis
Minéralogie des gens du monde, par M. Pujoulx.
Paris 1815.
Lart du lapidaire par H. Lançon. Paris 1830.
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Taschenbuch der Edelsteinkunde von R. Blum.
Stuttgart 1834, et l'excellent Handbiùch der Edelstein-
kunde von K. L. Kluge, Leipzig 1860. .
Bornons-nous à citer quelques cas difficiles, où
souvent un œil exercé peut se tromper. Ainsi le rubis
spinelle, d'une belle couleur, peut être pris pour un
rubis oriental et passe souvent pour tel dans le com-
merce; des topazes du Brésil, rougies au feu, approchent
de très près du rubis balais et sont souvent confondues
avec lui. H y a des tourmalines du Brésil, et d'autres
qu'on a trouvées lors de la prise de Constantine, sans
qu'on ait pu savoir exactement d'où elles venaient, que
les uns ont prises pour des rubis d'Orient, d'autres
pour des spinelles, jusqu'à ce que l'examen de leur
poids spécifique les fit reconnaître pour des tourmalines.
On confond souvent l'aigue-marine jaune de Sibérie avec
la topaze du Brésil; le saphir blanc avec le diamant;
le grenat avec l'hyacinthe. Toutes ces méprises de-
viennent impossibles, en soumettant les pierres aux expé-
riences très-simples, que nous espérons avoir mises, par
ce petit traité, à la portée des amateurs.
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INTRODUCTION
à la liste descriptive des pierres précieuses et
semi-précieuses.
On a essayé différentes méthodes pour la clas-
sification des minéraux que Ton désigne sous le nom
de pierres précieuses et semi-p'récieuses. Cette clas-
sification présente de grandes difficultés, vu la diver-
sité du point de départ du minéralogiste, du mar-
chand et de l'amateur. La méthode employée par
M. Hatty, les range en quatre grandes classes; il
nomme
la première: les acidifères, parce qu'il entre dans
la composition des substances qui forment cette classe,
un acide, uni soit à une terre, comme la chaux, la
baryte ou terre pesante etc., soit à un alcali, comme
la soude ou la potasse, soit à l'un et à l'autre ;
la seconde: les terreuses, puisqu'il n'entre aucun
acide dans la composition des substances qui la forment,
mais seulement des terres auxquelles s'unit quelquefois
un alcali;
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la troisième: les inflammables, parce qu'il n'y entre
que des substances inflammables et
la quatrième : les métalliques, parce qu'elle contient
des substances métalliques.
La topaze est, de toutes les pierres précieuses,
la seule qui entre dans la première classe, la seconde
contient presque toutes les pierres précieuses, ex-
cepté le diamant qui forme la troisième, tandis que
dans la quatrième entre la plus grande partie des
pierres semi-précieuses, dont nous donnons plus tard
la description.
Les pierres étant rangées d'après la cristallisation,
on obtient selon Haiiy les variétés suivantes :
1. La topaze. Cette espèce comprend la topaze
incolore du Brésil, celle de Sibérie, le rubis dit du
Brésil, la topaze jaune du même pays, et celle
de Saxe.
2. Le quarz. La première de ses sous-espèces
qu'on nomme quarz hyalin, fournit le cristal de roche
et l'améthyste, la seconde, qu'on appelle quarz agathe,
donne la chrysoprase, et la troisième ou le quarz
résinite, donne les différentes variétés de l'opale.
3. Le ztrcon. Ce minéral fournit le jargon de
Ceylan et l'hyacinthe zirconnienne.
4. Le corindon. De ce minéral, fécond en pierres
précieuses, nous obtenons le saphir blanc et les pierres
appelées rubis, saphir, saphir indigo, girasol, topaze,
péridot, améthyste, aigue-marine et astérie, en ajou-
tant au nom de chacune d'elles l'épithète orientale.
5. La cymopkane. Elle donne la chrysolithe dite
orientale et le chrysobéryl.
6. Le spinelle. Il se subdivise en rubis spinelle
et balais.
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7. Uémeraude. Elle fournit l'émeraude du Pérou
et le béiyl ou l'aigue-marine.
8. Le dichrozte. A cette espèce appartient le
saphir d'eau.
9. Le grenat. Il fournit le grenat Syrien, le
grenat de Ceylan, le grenat de Bohème et la vermeille.
10. Uessonite. Cette espèce donne l'hyacinthe,
11. Le feldspath Des différentes variétés qu'offre
ce minéral, on range parmi les pierres précieuses, la
pierre de lune, dite argentine ou œil de poisson, et la
pierre de soleil, ou aventurine orientale.
12. La tourmaline. C'est à elle qu'appartiennent:
l'émeraude du Brésil , la tourmaline brune de Ceylan,
la sibérite ou tourmaline d'un rouge violet, le péri-
dot de Ceylan, la tourmaline rouge du Brésil, et les
tourmalines rouges, vertes et bleues du Massachuset
13. Le péridot Cette espèce ne contient que le
péridot proprement dit.
14. Le diamant] fournissant le diamant des Grandes-
Indes, du Brésil, des Monts Ourals.
Un coup d'œil suffit pour s'assurer que cette classi-
fication a peu de valeur pour l'amateur et présente pour
lui de grandes difficultés.
Linnée n'avait adopté que trois classes:
a) Gemmœ preciosœ; dans lesquelles il range le
diamant, l'émeraude et tous les corindons.
b) Gemmœ nobilù; parmi lesquelles il compte la
topaze, l'améthyste, le grenat, l'hyacinthe, la chry-
solithe etc.
c) Gemmœ speciosœ; qui contiennent le jaspe, la
calcédoine, l'agathe et toutes les pierres que l'on
trouve en grande quantité et qui, partant, ont moins
de valeur.
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Blum les range d'après leur degré de dureté en
trois classes:
a) Pierres précieuses plus dures que le quarz,
comme le diamant, le rubis, le saphir, le spinelle, le
zircon, le chrysobéryl, la topaze, le grenat etc.
b) Pierres précieuses moins dures que le quarz,
mais plus dures que le feldspath, comme l'améthyste,
la calcédoine, la cornaline etc.
c) Pierres précieuses moins dures que le feldspath,
comme la malachite, le jais, l'ambre etc.
Dans le commerce on n'admet ordinairement que
deux classes.
La première contient toutes les pierres dures, rares,
d'un grand éclat et d'une grande transparence ; la se-
conde, toutes celles qui sont moins dures, qu'on trouve
plus fréquemment et qui sont inférieures en beauté et
en transparence. On nomme les premières, pierres
orientales et les secondes, pierres occidentales; noms
de convention qui ne doivent pas faire admettre comme
conséquence que les premières viennent de l'Orient et
les secondes, de l'Occident.
Dans la liste qui suit, nous les avons également
rangées en deux classes, que nous nommons:
a) Pierres précieuses, puisque nous y plaçons
toutes les pierres plus rares, plus recherchées et
d'un prix plus élevé, employées seulement comme
objets de parure et appartenant à la sphère de la
joaillerie.
b) Pierres semi-précieicses 7 puisque nous y admet-
tons celles que l'on trouve plus fréquemment, qui
sont d'un moindre prix et qui ne servent plus exclu-
sivement aux objets de parure, mais aussi pour faire
des tabatières, des cachets, enfin tout ce qui con-
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Goo
157
stitue plutôt la bijouterie et qui sont encore employées
pour pièces d'ameublement, comme dessus de tables,
vases etc.
Nous avons consacré aux pierres de la première
classe un examen plus minutieux et nous en dé-
signons :
a) Les accidents de lumière.
b) La pesanteur spécifique.
c) Le degré de dureté.
d) La réfraction.
e) La durée de l'électricité acquise par le frot-
tement.
f) L'électricité produite par la chaleur.
g) L'action sur l'aiguille aimantée; tandis que nous
nous bornons à une description plus concise et générale
de celles de la seconde classe, vu qu'il est moins facile
de se tromper dans la classification des pierres dont
elle se compose.
Pour faciliter les recherches, les pierres de la
première classe sont encore subdivisées, d'après leur
couleur, en onze tableaux; nous avons obtenu de cette
manière les tableaux suivants:
Pierres Précieuses.
Premier Tableau.
Pierres incolores.
1. Le diamant.
2. Le saphir blanc.
3. La topaze du Brésil, dite goutte d'eau.
4. Le cristal de roche.
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158
Second Tableau.
Pierres rouges.
5. Le rubis oriental.
6. Le rubis spinelle.
7. Le rubis balais.
8. Le rubis du Brésil.
9. Le grenat Syrien.
10. Le grenat de Bohème.
11. La tourmaline.
Troisième Tableau.
Pierres bleues.
12. Le saphir oriental.
13. Le saphir indigo.
14. Le béryl ou raigue-marine bleue.
15. La tourmaline des Etats-Unis.
16. La topaze bleue.
17. Le saphir d'eau.
Quatrième Tableau.
Pierres vertes.
18. L'émeraude orientale.
19. L'émeraude du Pérou.
20. L'émeraude du Brésil.
21. L'euclas.
22. La chrysoprase.
23. La topaze verte.
Cinquième Tableau.
Pierres bleu-verdàtres.
24. L'aigue-marine orientale.
25. L'aigue-marine de Sibérie.
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Sixième Tableau.
Pierres jaunes.
26. La topaze orientale.
27. La topaze du Brésil.
28. L'aigue-marine jonquille.
29. La topaze de Bohème.
30. Le jargon de Ceylan.
Septième Tableau.
Pierres jaune-verdâtres ou vert-jaunâtres.
31. Le péridot oriental.
32. Le chrysobéryl, ou la chrysolithe orientale.
33. Le béryl ou l'aigue-marine péridot.
34. Le jargon de Ceylan.
35. Le péridot.
36. Le péridot de Ceylan.
Huitième Tableau.
Pierres violettes.
37. L'améthyste orientale.
38. L'améthyste.
Neuvième Tableau.
Pierres rouges mélangées de brun.
39. L'hyacinthe.
40. La vermeille.
41. L'hyacinthe zirconnienne.
42. La tourmaline de Ceylan.
160
Dixième Tableau.
Pierres à reflets particuliers.
43. L'astérie rubis.
44. L'astérie saphir.
45. L'astérie topaze.
46. L'opale à flammes.
47. L'opale à paillettes.
48. L'opale arlequin.
49. L'opale jaune.
50. Le girasol oriental.
51. La pierre de lune, l'argentine ou l'œil de poisson.
52. La pierre de soleil ou aventurine orientale.
Onzième Tableau.
Pierres opaques dont la couleur varie entre le bleu et le vert,
53. La turquoise de vieille roche.
54. La turquoise de nouvelle roche.
Pierres semi-précieuses.
1. Spath calcaire soyeux.
2. Rubis de Bohème.
3. Cristal girasol.
4. Chatoyante ou œil de chat.
5. Aventurine ordinaire.
6. Cristal renfermant des aiguilles de titane.
7. Améthyste renfermant des aigrettes de fer.
8. Cristal irisé ou pierre d'iris.
9. Cristal renfermant des gouttes d'eau.
10. Calcédoine.
11. Saphirine.
161
12. Plasma.
13. Enhydre.
14. Stigmite, gemme de St. Etienne.
15. Cornaline rouge.
16. Cornaline blanche.
17. Sardoine.
18. Agathe rubannée.
19. Agathe ondulée.
20. Agathe zonaire ou œillée.
21. Onyx.
22. Sardonyx.
23. Jaspe sanguin, Héliotrope.
24. Agathe herborisée ou pierre de Moka.
25. Jaspe.
26. Hydrophane, œil du monde.
27. Gemme du Vésuve, idocrase.
28. Pierre des amazones.
29. Pierre de Labrador.
30. Lapis-lazuli.
31. Lépidolithe, mica.
32. Cyanite ou sappare.
33. Jade oriental, pierre néphrétique.
34. Lumachelle.
35. Agathe d'Islande, obsidienne.
36. Ambre jaune, succin ou karabé.
37. Jais ou jayet.
38. Malachite.
39. Marcassiste.
Pour faciliter les recherches des pierres semi-
précieuses, rangées dans la liste présente d'après l'ordre
minéralogique, nous faisons suivre une autre liste, dans
laquelle elles sont réparties d'après leurs couleurs appro-
ximatives.
21
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162
Pierres blanches, blanchâtres et incolores.
1. Spath calcaire.
3. Cristal girasol.
6. Cristal renfermant des aiguilles de titane.
8. Cristal irisé.
9. Cristal renfermant des gouttes d'eau.
10. Calcédoine.
13. Enhydre.
14. Stigmite, gemme de St. Etienne.
16. Cornaline blanche.
26. Hydrophane.
Pierres roses, rouges et violettes.
2. Rubis de Bohème.
7. Améthyste renfermant des aigrettes de fer.
15. Cornaline rouge.
31. Lépidolithe.
4. Oeil de chat.
5. Aventurine ordinaire.
27. Gemme du Vésuve (aussi verte) idocrase.
29. Pierre* de Labrador.
Pierres bleues et bleuâtres.
11. Saphirine.
30. Lapis-lazuli.
32. Cyanite ou sappare.
Pierres vertes et verdâtres.
12. Plasma.
23. Jaspe sanguin, héliotrope.
25. Jaspe.
28. Pierre des amazones.
38. Malachite.
Pierres brunes et grises.
163
Pierres jaunes ou d'un jaune-brunâtre.
17. Sardoine.
36. Ambre, succin ou karabé.
Pierres à couleurs variées.
18. Agathe rubannée.
19. Agathe ondulée.
20. Agathe zonaire ou œillée.
21. Onyx.
22. Sardonyx.
24. Agathe herborisée ou pierre de Moka.
Pierres noires et noirâtres.
33. Jade oriental.
34. Luniachelle.
35. Agathe d'Islande, obsidienne.
37. Jais ou jayet.
39. Marcassite.
21 *
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164
Tableaux des Pierres Précieuses
Premier Tableau.
M
Noms
el classification roinéralogique.
Accidents de lumière.
Pesanteur
spécifique.
1.
Diamant.
Diamant; méth. minér.
Eclat extrêmement vif, désigné
par le nom d'éclat adamantin.
3,5.
2.
Saphir blanc.
Variété du corindon hya-
lin; méth. minér.
Eclat très-vif.
4,0.
3.
Topaze dn Brésil, appelée
goutte d'eau.
Variété de la topaze ; #
méth. minér.
Eclat très-vif.
3,5
à
3,6.
4.
Cristal de roche.
Variété du quarz hya-
lin; méth. minér.
Eclat vitreux.
2,6
à
2,7.
Second Tableau.
5.
Rubis oriental.
Variété du corindon hya-
lin; méth. minér.
Rouge de cramoisi, de coche-
nille. Reflets laiteux dans
certains morceaux. Placée
près de l'œil, la pierre offre,
quand on regarde à travers,
une teinte de violet.
t 4,0
à
4,2.
6.
Rubis spinelle.
Variété du spinelle ;
méth. minér.
Rouge ponceau, rouge de rose
foncé. Point de reflets lai-
teux. Placé près de l'œil,
il offre, quand on regarde
à travers, une teinte de
rouge rose faible.
3,5
à
3,7.
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165
avec leurs caractères distinctifs.
Pierres incolores.
Dureté.
Réfraction.
Durée
de l'électricité
acquise par
le frottement.
Eloctricité
produite
par
la chaleur.
Action sur
l'aiguille
aimantée.
Rayant tous les au-
tres corps , sans
être rayé par aucun
autre.
Simple.
Une demi-
heure.
Nulle.
Nulle.
Rayant fortement le
cristal.
Double à un faible
degré.
Plusieurs
heures.
Nulle.
Nulle.
Rayant fortement le
cristal.
Double à un degré
moyen.
Quelquefois
24 heures.
Sensible.
Nulle.
Rayant fortement le
verre.
Double à un degré
moyen.
Une demi-
heure ou en-
viron.
Nulle.
Nulle.
Pierres rouges.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Double à un faible
degré.
Plusieurs
heures.
Nulle.
Nulle.
Rayant fortement le
cristal, mais moins
que le corindon.
Simple.
Nulle.
Nulle.
Nulle.
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166
Second Tableau.
M
Noms
el classification minéralogique.
Accidents de lainière.
Pesanteur
spécifique.
7.
Rubis Balais.
Variété du spinelle ;
méth. minér.
Rouge de rose avec une teinte
de violet. Point de reflets
laiteux.
3,5
à
3,7.
8.
Rubis du Brésil, appelé
dans le commerce rubis
balais du Brésil.
Variété de la topaze;
méth. minér.
Rouge de rose, niais ordinaire-
ment plus faible que la cou-
leur du rubis balais.
3,5.
9.
Grenat Syrien.
Variété du grenat; méth.
minér.
Rouge violet velouté. Eclat
très-vif.
4,0.
10.
Grenat de Bohème et gre-
nat de Ceylan.
Variété du grenat; méth.
minér.
Rouge vineux mêlé d'orange.
4,0.
11.
Tourmaline.
Tourmaline; méth. minér.
Rouge pourpre dans les tour-
malines des Etats - Unis ,
rouge de rose dans celles
du Brésil et rouge violet
dans celles de Sibérie.
3,0.
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167
Pierres rouges. (Continuation.)
Dureté.
Réfraction.
Durée
de l'électricité
acquise par
le frottement.
Electricité
produite
par
la chaleur.
Action sur
l'aiguille
aimantée.
Rayant fortement le
cristal, mais moins
que le corindon.
Simple.
Nulle.
Nulle.
Nulle.
Rayant fortement le
cristal, mais moins
que le spinelle.
Double à un degré
moyen.
24 heureé et
au-delà.
Sensible.
Nulle.
Rayant médiocre-
ment le cristal de
roche.
Simple.
Nulle.
Sensible
soit
dans l'ex-
périence
ordinai-
re, soit
par le
double
magné-
tisme.
Rayant médiocre-
ment le cristal de
roche.
Simple.
1
Nulle.
Rayant faiblement le
cristal de roche.
Double à un degré
moyen. Au jour
Tune des deux ima-
ges d'une épingle
ne paraît qu' une
ombre, tandis qu'à
la lumière d' une
bougie, elles sont
toutes deux d'une
égale intensité.
Plusieurs
heures.
Sensible.
Nulle.
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168
Troisième Tableau.
Noms
et classification mioéralogique.
Accidents de lumière)*
Pesanteur
spécifique.
12.
Saphir oriental.
Variât A dn corindon *
méth. minér.
Dieu îuuuc, trtso vciuutc
4,0
&
a
4,2.
13.
Saphir indigo.
Variété du corindon;
méth. minér.
Bleu très-foncé, bleu indigo.
4,0
à
4,2.
14.
Béryl on aigne-marine.
Variété de l'émeraude;
méth. minér.
Bleu de ciel très-clair, tirant
un peu sur le vert.
2,7.
15.
Tourmaline des Etats-Unis.
Variété de la tourma-
line; méth. minér.
Bleu peu intense. Eclat terne.
3,0.
16.
Topaze bleue.
Variété de la topaze;
méth. minér.
Bleu foncé ou clair avec des
lames plus ou moins foncées.
3,5.
17.
Saphir d'eau.
Variété du dichroïte ;
méth. minér.
Bleu violet clair.
Phénomène particulier. Si l'on
regarde à travers cette pierre
en dirigeant le rayon visuel
parallèlement à l'axe de sa
forme primitive, la couleur
est d'un bleu violet; si, au
contraire, le rayon visuel est
dirigé perpendiculairement
à l'axe, la couleur est d'un
jaune-brunâtre.
2,7.
t
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169
Pierres bleues
R £ f PS «flan
Durée
de l'électricité
acquise par
le frottement.
Electricité
produite
par
la chaleur.
Action sur
l'aiguille
aimantée.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Double à un faible
degré.
Plusieurs
heures.
Nulle.
Nulle.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Double à un faible
degré.
Plusieurs
heures.
Nulle.
Nulle.
Rayant faiblement le
cristal de roche.
Double à un faible
degré.
Nulle.
Nulle.
Rayant faiblement le
cristal de roche.
Double à un degré
moyen, même phé-
nomène que pour la
tourmaline rouge.
Sensible.
Nulle.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Double à un degré
moyen.
Longue, plu-
sieurs heures.
Sensible.
Nulle.
Rayant faiblement le
cristal.
Double à un faible
degré.
Un quart
d'heure.
Nulle.
Nulle.
22
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170
Quatrième Tableau.
Noms
el classification nioéralogiqoe.
Accidents de lumière.
Pesanteur
spécifique.
18.
Emeraude orientale.
Variété du corindon ;
méth. minér.
Vert plus ou moins obscur,
tirant sur le noir.
4,0
à
4,2.
19.
Emeraude du Pérou.
Variété de Fémeraude;
méth. minér.
Vert pur velouté foncé.
2,9.
20.
Emeraude du Brésil ou des
Etats-Unis.
Variété de la tourma-
line; méth. minér.
Vert tirant sur l'obscur saturé.
3,0.
3,0.
21.
Euclas; très-rare, trouvée
au Brésil.
Variété de la tourma-
line; méth. minér.
Vert clair; plus de transparence
que chez la tourmaline pro-
prement dite.
22.
Chrysoprase.
Variété du quarz aga-
the; méth. minér.
Vert de pomme ou vert-blan-
châtre. La pierre n'est que
translucide.
2,6.
23.
Topaze verte.
Variété de la topaze;
méth. minér.
Vert clair disposé par lames.
3,5.
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171
Pierres vertes.
Dureté.
Réfrtctitn.
Durée
de l'électricité
acquise par
le frottement.
Electricité
produite
par
la chaleur.
Action sur
l'aiguille
aimantée.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Double à un faible
degré.
Plusieurs
heures.
Nulle.
Nulle.
Rayant faiblement le
cristal de roche.
Double à un faible
degré.
Nulle.
Nulle.
Rayant faiblement le
cristal de roche.
Double; phénomène
comme chez la
tourmaline rouge.
Plusieurs
heures.
Sensible.
Nulle.
Rayant le verre.
Une demi-
heure.
Nulle.
Nulle.
Rayant fortement le
cristal.
Double à un degré
moyen.
Longue,
plusieurs
heures.
Sensible.
Nulle.
22*
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172
Cinquième Tableau.
Vi O III S
et classification minéraiogique.
Accidents de lumière.
Pesanteur
spécifique.
24
Aigue-marine orientale.
Variété du corindon ;
méth. minér.
Eclat très-vif. Couleur peu
foncée.
4,0.
25.
Aigue-marine de Sibérie.
Variété de l'émeraude;
méth. minér.
Couleur peu intense, pure et
égale. Eclat très-vif.
2,6.
Sixième Tableau.
26.
Topaze orientale.
Variété du corindon;
méth. minér.
Jaune jonquille, quelquefois
un peu verdâtre, mais ne
tirant ni sur le roux, ni sur
le noir.
4,0.
27.
Topaze du Brésil.
Variété de la topaze;
méth. minér.
Jaune foncé très-élevé avec un
mélange sensible de rouge
aux bords de la pierre.
3,5.
28.
Aigue-marine Jonquille.
Variété de l'émeraude;
méth. minér.
Jaune peu élevé.
2,6.
29.
Topaze de Bohème ou de
Saxe.
Variété du quarz ; méth.
minér.
Jaune un peu obscur avec un
mélange sensible de noir
aux bords de la pierre.
2,5.
30.
Jargon de Ceylan.
Variété du zircon ; méth.
minér.
Jaune un peu sale, jaune foncé
ou grisâtre. Eclat très-vif,
tirant sur l'adamantin.
4,1.
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173
Pierres bleu-verdâtre.
Dureté.
Réfraction.
de l'électricité
acquise par
le frottement.
Electricité
produite
par
la chaleur.
Action sur
l'aiguille
aimantée.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Double à un faible
degré.
Plusieurs
heures.
Nulle.
Nulle.
Rayant faiblement le
cristal de roche.
Double à un faible
degré.
Nulle.
Nulle.
Pierres jaunes.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Double à un faible
degré.
Plusieurs
heures.
Nulle.
Nulle.
Rayant fortement le
cristal, mais moins
que le corindon.
Double à un faible
degré.
24 heures et
au-delà.
Sensible.
Nulle.
Rayant faiblement le
eristal de roche.
Double à un faible
degré.
Nulle.
Nulle.
Rayant le verre.
Double à un faible
degré.
Très facile à
électriser et
gardant
longtemps
l'électricité.
Nulle.
Nulle.
Rayant médiocre-
ment le cristal de
roche.
Double à un haut de-
gré, montrant les
deux images d'une
manière très - di-
stincte.
Nulle.
Nulle.
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174
Septième Tableau. Pierres jaune
M
Noms
et classification ninéralogique.
Accidents de lumière.
Pesanteur
spécifique.
81.
32.
Péridot oriental.
Variété du corindon;
méth. minér.
Vert-jaunâtre.
4,0.
Chrysobéryl on chryso-
lithe orientale.
Variété de la cymo-
phane; méth. minér.
Jaune-verdâtre, souvent avec
des reflets d'un blanc-laiteux
ou bleuâtre. Eclat très-vif.
3,*.
33.
Béryl on aiguë - marine
péridot.
Variété de Fémeraude;
méth. minér.
Jaune - verdâtre ou vert-
jaunâtre.
2,6.
34.
Jargon de Ceylan.
Variété du zircon ; méth.
minér.
Jaune-verdâtre, éclat tirant
sur l'adamantin.
4,4.
35.
Péridot.
Péridot; méth. minér.
Vert-jaunâtre.
3,4.
36.
Péridot de Ceylan.
Variété de la tourma-
line; méth. minér.
Jaune-verdâtre*
3,0.
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175
verdâtre ou vert-jaunâtre.
Dureté.
Réfraction.
Durée
de l'électricité
acquise par
le frottement.
Electricité
produite
par
la chaleur.
Action sur
l'aiguille
aimantée.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Double à un faible
degré.
Plusieurs
heures.
Nulle.
Nulle.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Double à un degré
moyen.
Nulle.
Nulle.
Rayant faiblement le
cristal de roche.
Double à un faible
degré.
Nulle.
Nulle.
Rayant médiocre-
ment le cristal de
roche.
Double à un haut
degré ; remarque
comme pour le jar-
gon jaune.
Nulle.
Nulle.
Ne rayant pas le
cristal de roche,
rayant faiblement
le verre blanc.
Double à un haut
degré, mais moins
forte que chez le
zircon.
Nulle.
Nulle.
Rayant faiblement le
cristal de roche.
Double. Même remar-
que que pour la
tourmaline rouge.
Sensible.
Nulle.
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176
Huitième Tableau.
M
Noms
et classification minéralogique.
Accidents de lumière.
Pesanteur
spécifique.
37.
Améthyste orientale.
Variété du corindon;
méth. minér.
Violet tantôt faible, tantôt
foncé.
4,u.
38.
Améthyste.
Variété du quarz hyalin;
méth. minér.
Violet très-foncé. Eclat très-
vif à la lumière du jour, et
terne à celle d'une bougie.
2,7.
Neuvième Tableau. Pierres rouges
39.
Hyacinthe.
Variété de Y essonite ;
méth. minér.
Vue par réfraction la pierre
étant éloignée de l'œil, est
d'un rouge ponceau, mais
elle est jaune et presque sans
mélange de rouge, quand
elle est placée près de l'œil.
3,6.
40.
Vermeille.
Variété du grenat ; méth.
minér.
Vue par réfraction la pierre
est d'un rouge ponceau,
placée soit près, soit loin
de l'œil.
4,4.
41.
Hyacinthe zirconnienne.
Variété du zircon ; méth.
minér.
Rouge ponceau, souvent mêlé
de brun. Eclat tirant sur
l'adamantin.
4,4.
42.
Tourmaline de Ceylan.
Variété de la tourma-
line; méth. minér.
Brun mêlé de rouge.
3,0.
Digitized by
177
Pierres violettes.
Dureté
Réfraction.
Durée
de l'électricité
acquise par
le frottement.
Electricité
produite
par
la chaleur.
Action sur
l'aiguille
aimantée.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Double à un degré
moyen.
Plusieurs
heures.
Nulle.
Nulle.
Rayant fortement le
verre.
Double à un degré
moyen.
Une
demi-heure.
Nulle.
Nulle.
mélangées de brun.
Rayant faiblement le
cristal de roche.
Simple.
Nulle.
Sensible.
Rayant médiocre-
ment le cristal de
roche.
Simple.
Nulle.
Sensible.
Rayant médiocre-
ment le cristal de
roche.
Double à un haut
degré, montrant les
deux images d'une
manière distincte.
Nulle.
Nulle.
Rayant faiblement le
cristal de roche.
Double, avec le phé-
nomène particulier
aux tourmalines.
Sensible.
Nulle.
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178
Dixième Tableau. Pierres caractérisées
Noms
et classification aiioéralogique.
Accidents de lumière.
Pesanteur
spécifique.
43.
*
Astérie rubis.
Variété du corindon ;
méth. minér.
Foud rouge ; six rayons blan-
châtres, qui, en partant du
centre, se présentent sous la
forme d'une étoile à six
rayons, régulière ou non
suivant la coupe de la pierre.
4,0.
44.
Astérie saphir.
Variété du corindon ;
méth. minér.
Fondbleu.Reflets comme pour
l'astérie rubis.
4,o.
45.
Astérie topaze.
Variété du corindon;
méth. minér.
Fond jaune. Reflets comme
pour l'astérie rubis.
4,0.
46.
Opale à flammes.
Quarz résinite opalin ;
méth. minér.
Fond laiteux. Couleurs d'iris
47.
Opale à paillettes.
Quarz résinite opalin;
méth. minér.
Fond laiteux. Couleurs d'iris
disposées par petites taches
2,1.
48.
Opale arlequin.
Quarz résinite opalin ;
méth. minér.
Fond laiteux. Couleurs d'iris
disposées par grandes ta-
ches.
2,1.
49.
Opale jaune.
Quarz résinite opalin ;
méth. minér.
Fond jaunâtre, irisant faible-
ment.
2,1.
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179
par des reflets particuliers.
Dureté.
Réfraction.
Durée
de l'électricité
acquise par
le frottement.
Electricité
produite
par
la chaleur.
Action sur
l'aiguille
aimantée.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Plusieurs
heures.
Nulle.
Nulle.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Plusieurs
heures.
nune.
Nulle.
Rayant fortement le
cristal de roche.
Plusieurs
heures.
in une.
XT..11 a
Nulle.
Rayant légèrement le
verre.
Nulle.
Nulle.
Rayant légèrement le
verre.
Nulle.
Nulle.
Rayant légèrement le
verre.
Nulle.
Nulle.
Rayant légèrement le
verre.
Nulle.
Nulle.
23*
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180
Dixième Tableau. Pierres caractérisées
M
Noms
el classification ninéraiogiqae.
Accidents de lumière.
Pesanteur
spécifique.
50.
Oirasol oriental.
Variété du corindon
méth. minér.
Fond savonneux, d'où partent
des reflets jaunâtres ou
bleuâtres.
4,0.
51.
Pierre de lnne, argentine
on œil de poisson.
Feldspath nacré; méth.
minér.
Fond blanchâtre, d'où partent
des reflets d'un blanc nacré
ou d'un beau bleu céleste,
qui semblent flotter à l'inté-
rieur de la pierre.
2,6.
52.
Pierre dn soleil on aven-
tnrine orientale.
Feldspath aventuriné ;
méth. minér.
Fond d'un jaune d'or, parsemé
de points d'un jaune-rou-
geâtre.
2,6.
Onzième Tableau. Pierres opaques, dont
53.
Turquoise de vieille roche.
Turquoise pierreuse ;
méth. minér.
Bleu céleste; vue à la lumière
d'une bougie , eUe conserve
le ton de sa couleur.
2,4.
54.
Turquoise de nouvelle
roche.
Turquoise osseuse ; méth.
minér.
Bleu foncé, savonneux , bleu-
clair et souvent bleu-verdâtre
presque gris, rarement pur;
si on la regarde le soir à la
lumière, en la plaçant près
de la flamme, les couleurs
s'altèrent et prennent une
teine sale-, sa surface est
souvent marquée de veines
d'une couleur plus pâle que
le fond.
3,0.
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181
par des reflets particuliers. (Continuation.)
Dureté.
Réfraction.
Durée
do l'électricité
acquise par
le frottement.
Electricité
produite
par
la chaleur.
Action sur
l'aiguille
aimantée.
Rayant fortement le
cristal.
Double à un degré
moyen.
Plusieurs
heures.
Nulle.
Nulle.
Rayant très-légère-
ment le cristal;
presque pas.
Nulle.
Nulle.
Rayant légèrement le
cristal de roche.
Nulle.
Nulle.
la couleur varie entre le bleu et le vert.
Ne rayant que très-
légèrement le verre
blanc et pas tou-
jours.
Elle ne
s' électrise
pas, à moins
qu'eUe ne
soit isolée.
Nulle.
Nulle.
Ne rayant pas le
verre.
Quelques
unes s'élec-
trisent sans
être isolées,
mais pas
toutes.
Nulle.
Nulle.
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182
LISTE DESCRIPTIVE
des pierres semi-précieuses.
1. Spath calcaire soyeux (chaux carbonatée fibreuse;
méth. minér.); fond satiné, sur lequel la lumière se joue
comme sur les étoffes moirées, mais à la surface et non
à l'intérieur, comme chez la pierre de lune. On le
taille presque toujours en forme arrondie pour faciliter
le développement du chatoiement ; quoique d'une valeur
peu élevée, on l'emploie souvent en forme de perles,
pour faire des colliers, des boucles d'oreilles et autres
objets de parure. On le trouve beaucoup dans le Derby-
shire, le Northumberland, en Hongrie et en d'autres
endroits.
Pesanteur spécifique: 2,7.
2. Bubis de Bohème ou de SUésie (quarz hyalin
rose; méth. minér.); d'une rougeur ordinairement faible.
On le trouve en grandes quantités à Bodenmais et à
Zwiesel en Bavière, à Iglau en Moravie, à Nagyag en
Transylvanie, à Missoin en France, à Chateauneuf en
Auvergne, en Finlande, au Brésil, à Ceylan etc. Vu le
volume de ses masses, on en fait non seulement des
ouvrages de bijouterie, mais aussi de petits meubles,
vases et objets pareils.
Caractères distinctifs de l'améthyste.
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183
3. Cristal girasol (quarz hyalin girasol; méth.
minér.) ; fond légèrement laiteux, d'où partent des reflets
bleuâtres ou rougeâtres dont la teinte est communément
légère.
Caractères de l'améthyste.
4. Chatoyante ou œil de chat (quarz chatoyant,
méth. minér.); fond verdâtre, gris-verdâtre, brun, jaune-
brunâtre, d'où partent des reflets blanchâtres, nuancés
de la couleur du fond. Les pierres à fond brunâtre
et chatoiement blanc-bleuâtre sont les plus estimées et
viennent du Malabar, les autres particulièrement de
Ceylan. C'est un quarz dans lequel se trouvent des filets
d'amiante, dont les surfaces soyeuses reflettent les rayons
lumineux, quand on fait mouvoir la pierre, et produisent
le chatoiement qui lui donne cette ressemblance avec
l'œil du chat, à laquelle elle doit son nom.
Pesanteur spécifique : 2,6.
5. Aventurine ordinaire (quarz hyalin aventuriné,
méth. minér.); fond ordinairement brun ou gris, quel-
quefois rougeâtre, verdâtre, blanchâtre ou noirâtre; la
surface polie est brillantée par des points étincelants,
dont la teinte participe ordinairement de celle du fond.
Dans certains morceaux d'une couleur brunâtre, ces
points sont d'un jaune d'or. L'aventurine se trouve
en Espagne près de Madrid, en Aragon, en France,
aux environs de Naples, à Glen-Fernat en Ecosse, à
Maria-Zell en Styrie, dans les monts Ourals et en d'autres
endroits. Elle doit sa scintillation à sa structure, qui
offre à l'intérieur un assemblage de lames brillantes ou
de fissures, réfléchissant les rayons de la lumière.
On rapporte qu'à Murano, près de Venise, un
ouvrier ayant laissé tomber par hasard, ou comme on
dit, „par aventure", de la limaille de laiton dans une
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184
matière vitreuse fondue, donna à ce mélange le nom
d'aventurine, qui fut appliqué plus tard aux pierres
offrant des effets de lumière analogues. Ces fausses
aventurines se fabriquent encore en grandes quantités
à Murano, et quoiqu'elles surpassent les véritables en
beauté et en éclat, elles sont cependant beaucoup moins
dures et moins estimées.
Pesanteur spécifique: 2,6.
6. Cristal renfermant des aiguilles de titane (quarz
hyalin avec titane oxydé *aciculaire; méth. minér.). On
en trouve au St. Gothard , dont les aiguilles sont
opaques et d'un brun-noirâtre, et en Sibérie, dont les
aiguilles sont translucides et d'un brun-rougeâtre ; ce
dernier est le plus estimé. Quand les aiguilles sont
déliées comme des cheveux, on les nomme cheveux
de Vénus, et flèches d'amour quand elles sont réunies
en faisceaux.
7. Améthyste renfermant des aigrettes de fer (quarz
hyalin violet avec du fer; méth. minér.). Les aiguilles
sont distinctes et semblent voltiger dans la matière de
l'améthyste, quand on place la pierre près de l'œil
tourné vers la lumière.
8. Cristal irisé ou pierre diris (quarz hyalin irisé;
méth. minér.). Les couleurs d'iris proviennent de fissures
à l'intérieur de la pierre, qui réfléchissent la lumière
sous les couleurs de l'arc-en-ciel.
9. Cristal renfermant des gouttes d'eau (quarz
hyalin aérohydre; méth. minér.). Souvent l'eau ne
remplit qu'une partie de la cavité tubulée, et alors elle
monte et descend quand on incline la pierre en divers
sens.
10. Calcédoine (quarz agathe calcédoine; méth.
minér.). Nom donné à une infinité de variétés du quarz
185
poreux, semi-translucide ou opaque, dont la couleur
est tantôt d'un blanc-laiteux, jaune-blanchâtre, jaune-
grisâtre, jaune de cire, jaune de miel, brun-noirâtre,
rarement bleue ou violette, et parfois aussi d'un noir
bitumineux. Cependant on conserve généralement le
nom spéciel de calcédoine, pour la variété d'un blanc-
laiteux et d'une transparence nébuleuse, et on donne
celui de cacholong à celle d'un blanc plus mat et
entièrement opaque que l'on trouve à Féroé.
La calcédoine, venait primitivement de Calcédoine,
en Asie-Mineure, ce qui lui a valu son nom ; maintenant
on en trouve en Saxe, en Bohème, en Silésie, en Moravie,
en Hongrie, en Transylvanie, en Italie, près de Vicence,
en Islande, en Sibérie etc. Dans le commerce on dis-
tingue encore diverses variétés, dont les plus estimées
sont celles désignées sous les numéros qui suivent.
Pesanteur spécifique: 2,6.
11. Saphirine (quarz agathe calcédoine; méth.
minér.). Couleur d'un bleu tendre avec mélange d'un
blanc-laiteux. H ne faut pas confondre cette pierre avec
la cyanite ou sappare décrite sous le Nr. 32.
12. Plasma (quarz agathe calcédoine chloroïde;
méth. minér.). D'un vert d'herbe assez souvent entre-
mêlé de blanc et de jaune-brunâtre, distribués par taches.
Pierre employée beaucoup par les anciens pour des
camées, mais dont on fait maintenant peu d'usage. On
la trouve près de Calcutta.
13. Enhydre (quarz agathe calcédoine enhydre;
méth. minér.). On appelle ainsi des globules creux de
calcédoine dont la croûte translucide permet, quand on
les fait mouvoir, de voir aller et venir l'eau qu'ils ren-
ferment. L'enhydre se trouve à Monte-Berico, près de
Vicence, en Italie.
24
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186
14. Stigmite; gemme de St. Etienne (quarz agathe
calcédoine ponctué; méth. minér.). Fond blanc laiteux
parsemé de taches rouges; on l'emploie pour pierres à
cachets, tabatières et autres objets de ce genre.
1 5. Cornaline (quarz agathe cornaline ; méth. minér.).
D'un rouge de sang, d'un rouge de cerise ou d'un rouge
pâle plus ou moins translucide. Sa dureté est moindre
que celle de la calcédoine et elle est rarement rubannée.
On n'est pas d'accord sur l'origine de son nom, que les
uns font dériver de Carie, contrée de l'Asie-Mineure où
on la trouvait, d'autres du mot caro chair. On appelle
aussi cornaline maie ou de vieille roche, celle dont la
couleur est d'un rouge foncé et cornaline femelle, ou de
nouvelle roche, celle qui est d'un rouge pâle et dont la
couleur se perd dans une nuance jaunâtre. On la trouve
en forme de globules ou en morceaux quinquangulés à
Waldshut dans le duché de Bade, à Oberstein dans la
principauté de Birkenfeld et dans plusieurs rivières de
l'Uruguay en Amérique.
16. Cornaline blanche (quarz agathe calcédoine;
méth. minér); elle a moins de transparence que la corna-
line rouge, et sa couleur est d'un blanc-bleuâtre.
1 7. Sardoine (quarz agathe sardoine ; méth. minér.).
La sardoine est liée à la cornaline par une succession
insensible de nuances, de manière que plusieurs miné-
ralogistes les réunissent. Dans le commerce on distingue
sous ce nom, une pierre d'une couleur orangée, qui d'un
côté passe au jaune-pâle et de l'autre au jaune-brunâtre
et même au brun-noirâtre.
18. Agathe rubannée (quarz agathe; méth. minér.).
L'agathe est une masse composée de différents minéraux
tels que la calcédoine, la cornaline, le quarz, le jaspe,
F améthyste et autres, et qui offre plusieurs teintes.
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187
Quand ces bandes de diverses couleurs sont disposées
en couches égales, les unes à côté des autres, on donne
à la masse le nom d'agathe rubannée. Quand les bandes
forment des inflexions plus ou moins sensibles, on dit :
agathe ondulée; quand elles sont disposées circulaire-
ment autour d'un centre commun, on dit : agathe zonaire,
ou bien agathe œillée, quand ces cercles sont très
rapprochés.
Pour obtenir toutes les variétés ci-dessus men-
tionnées, il faut que la matière, composée de couches
diversement colorées, soit coupée ou sciée dans un sens
perpendiculaire à la direction de ces couches et qu'on
lui donne la forme d'une plaque; mais, si le morceau a
été arrondi en colonne circulaire ou ovale, dont la base
a été prise dans une bande d'une seule couleur, de sorte
que les autres bandes soient superposées dans une suc-
cession de différentes couches, la matière prend alors le
nom d'onyx.
19. Agathe ondulée. Voyez le numéro 18.
20. Agathe zonaire ou œillée. Voyez le numéro 18.
21. Onyx. Voyez le numéro 18.
22. Sardonyx. Variété de l'onyx à deux couches,
Tune blanche, l'autre d'une couleur foncée tirant le plus
souvent sur le jaune. H a été beaucoup employé par
les anciens.
23. Jaspe sanguin; héliotrope (quarz agathe vert
obscur ponctué; méth. minér.). Fond d'un vert plus ou
moins obscur, parsemé de petites taches d'un rouge
foncé. Eclat peu vif. Il n'est translucide que dans les
morceaux très minces; s'ils offrent plus d'épaisseur il ne
l'est qu'aux bords. Le jaspe est inférieur en dureté à
la calcédoine, et l'on croit généralement que sa masse
verte opaque est due à la matière que les minéralogistes
188
désignent sous le nom de chlorite et que ses points
rouges sont dus à la calcédoine. Les jaspes orientaux
et ceux de la Nouvelle-Hollande sont les plus estimés.
On en trouve aussi beaucoup en Ecosse, en Transylvanie
et autres endroits.
Cette pierre s'emploie surtout pour faire des
bagues, des cachets, des tabatières, et objets pareils;
rarement pour colliers, boucles - d'oreilles ou parures
de femme.
Le nom héliotrope vient du grec: helios, soleil
et trépoj tourner, parce que les anciens croyaient que
cette pierre rejetait les rayons du soleil et rendait
invisible.
24. Agathe herborùée, pierre de Moka (quarz agathe
dendritique; méth. minér.). Fond de calcédoine ou de
saphirine ou autre.
Cette pierre doit son second nom à Moka, ville de
l'Arabie, située sur la mer Rouge, d'où on la tirait jadis
et son premier à la présence de particules métalliques,
comme celles du fer ou du métal que l'on nomme man-
ganèse, dites dendrites, imitant quelquefois à s'y mé-
prendre des lichens et autres corps connus aux botanistes,
de manière qu'on a cru qu'elles devaient leur origine
aux végétaux dont elles offrent l'aspect. C'était l'opinion
du célèbre naturaliste L. J. Marie Daubenton (né à
Montbard en 1716, mort à Paris en 1800, collaborateur
de Buffon pour la rédaction de l'histoire naturelle des
animaux) et celle de plusieurs autres, mais des recher-
ches plus récentes ont fait rejeter cette supposition. Les
agathes herborisées les plus estimées sont celles d'un
fond blanc - laiteux (calcédoine) ou d'un bleu tendre
(saphirine) à dendrites noires, et, naturellement, c'est le
fini et la pureté du dessin qui décide de leur prix aux
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189
yeux des amateurs, qui font moins de cas de celles
à dendrites rouges et encore moins de celles à dendrites
brunes.
25. Jaspe (quarz jaspe; méth. minér.). Rouge-bru-
nâtre, gris-verdâtre , jaune, toujours opaque. Dans le
commerce on en distingue plusieurs sortes.
a) Le jaspe égyptien ou caillou d'Egypte. Bandes
d'un brun foncé sur un fond d'un jaune-brunâtre; on le
trouve, comme son nom l'indique, parmi les caillous
du Nil.
b) Jaspe fleuri; qui présente diverses couleurs
disposées par taches parmi lesquelles le vert domine.
c) Jaspe rubanné et jaspe onyx La différence
entre l'un et l'autre dépend, comme pour l'agathe, de la
manière dont la pierre a été taillée. Voyez Nr. 18.
Le jaspe était déjà connu à une époque très-reculée.
Il ,figure parmi les douze pierres qui formaient le rational
du grand prêtre des hébreux. Onomacrite, poète et
devin d'Attènes (en 516 av. J. C), en parle aussi et le
nomme jaspe aux Couleurs du printemps. La variété la
plus estimée de nos jours, celle à bandes vertes sur un
fond d'un rouge-brunâtre, vient de la Sibérie; les autres
se trouvent à Telkobania et près de Tokaï en Hongrie,
en Moravie et ailleurs. Le jaspe n'a qu'une valeur très
médiocre et s'emploie surtout pour cachets, tabatières etc.
26. Hydrophane ou œil du monde (quarz résinite
hydrophane; méth. minér.). Cette pierre doit son nom
à deux mots grecs, hydôr, eau et phainô, briller.
Faiblement translucide dans son état naturel, d'un blanc-
grisâtre, jaunâtre ou brunâtre, avec quelques faibles
nuances irisantes, elle ressemble à une opale terne. Elle
tient en effet de la nature de cette pierre. C'est un corps
spongieux, parsemé d'une quantité infinie de vacuoles
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190
remplis d'air; plongé dans l'eau, on voit une multitude
de globules qui en sortent, monter à la surface de l'eau,
dont les molécules remplacent par l'imbibation, celles de
l'air. Dans cet état, la pierre devient beaucoup plus
translucide et s'irise avec de belles couleurs, comme
celles que l'on remarque sur l'opale ; mais à mesure que
l'eau se dissipe par le dessèchement, la pierre reprend
sa couleur terne. En substituant l'esprit-de-vin à l'eau,
cette expérience réussira plus promptement et le jeu des
couleurs sera plus vif, mais aussi de moindre durée. On
prétend qu'en mettant l'hydrophane dans de l'huile que
l'on réchauffe jusqu'à l'ébullition, la pierre conserve les
couleurs irisées pendant des années. Nous n'avons pas
été à même de vérifier cette expérience, mais nous la
citons sur la foi d'autres auteurs. L'hydrophane se taille
toujours en cabochon, comme l'opale, pour faciliter et
augmenter le jeu de la lumière.
On la trouve à Hubertsbourg en Saxe, à Musinet
en Piémont, à Telkobania en Hongrie, en Frânce, à l'île
de Féroé et ailleurs.
Pesanteur spécifique: 2.
27. Gemme du Vésuve (idocrase; méth. minér.).
Jaune de miel ou jaune pâle, vert-jaunâtre. Eclat faible,
analogue à celui du verre. Pesanteur spécifique: 3,4;
rayant médiocrement le cristal de roche; réfraction
double à un faible degré; électricité acquise par le
frottement durant presque une heure.
Peu de pierres passent dans le commerce sous des
noms si différents. Tantôt on l'appelle idocrase, du grec
eidos, forme et krasis, mélange, forme mélangée, à cause
de sa ressemblance avec l'hyacinthe, quand elle est jaune
et avec la chrysolithe, quand elle est verte; tantôt
gemme du Vésuve, puisque c'est un produit de ce
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191
volcan et grenat pyramidal , quoique les cristaux aient
rarement cette forme. Berzelius la nomme cyprin, puis-
qu'elle doit sa couleur au cuivre (aes cyprium).
On la confond parfois avec la chrysolithe (on la
nomme aussi chrysolithe des volcans), mais elle en
diffère en ce que sa double réfraction est plus faible et
sa dureté moins forte; avec la tourmaline, mais elle ne
présente pas le phénomène particulier à ce minéral
(voyez: tourmaline rouge, second tableau des pierres
précieuses); avec le grenat, mais elle n'arrive jamais à
sa pesanteur spécifique (grenat 4, gemme du Vésuve
3,4); avec l'hyacinthe, mais la réfraction de celle-ci est
simple (celle de la gemme double à un faible degré), et sa
pesanteur spécifique 2,6 (celle de la gemme 3,4).
Au Vésuve on trouve plutôt les pierres d'une nuance
jaune, en Piémont, celles d'un vert de pomme, de
manière qu'elles se vendent souvent pour des chryso-
lithes. Les pierres d'un beau bleu de ciel (les cyprins
cités plus haut), sont assez rares, cependant le prix n'en
est pas très élevé.
28. Pierre des Amazones (feldspath vert; méth.
minér.). Pierre d'une belle couleur verte, translucide
seulement dans les morceaux très-minces. Tantôt elle
offre des reflets satinés, tantôt elle est parsemée de points
blancs argentés; elle tient de la nature de la pierre de
lune, de la pierre de soleil et de la pierre de Labrador.
Sa pesanteur spécifique est de 2,5 à 2,6.
On la trouve, à présent surtout, dans les mines des
monts Ourals, appartenant au gouvernement russe, qui
les fait tailler et les livre au commerce ; cependant son
nom est dû à quelques exemplaires trouvés primitive-
ment parmi les galets du fleuve des Amazones de
l'Amérique méridionale.
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192
29. Pierre de Labrador (feldspath opalin; méth.
minér.). Fond ordinairement d'un gris obscur, d'où par-
tent des reflets bleus, verts, violets, ou d'un jaune d'or
des plus belles couleurs, ressemblant aux effets irisés de
l'opale. Elle doit ses effets en partie aux molécules de
fer qu'elle renferme et exerce de l'influence sur l'aiguille
aimantée, tant par le simple, que par le double
magnétisme.
On la trouve sur les côtes de Labrador (terre de
Labrador, Amérique septentrionale), à Ingermannland,
en Finlande etc.
30. Lapis -lazuli (lazulite des minéralogistes).
D'un bleu d'azur très-élevé, opaque, rayant le verre,
pesanteur spécifique: 2,9. La surface est souvent
parsemée de points d'un jaune métallique, qu'on
a supposé être de l'or, mais qui proviennent d'une
matière ferrugineuse ; parfois, il est entrecoupé de veines
ou de taches blanchâtres qui lui ôtent beaucoup de sa
valeur. On le trouve en Sibérie, dans la Grande-
Boucharie, en Chine ; le dernier est le plus estimé. Cette
pierre, que l'on emploie cependant quelquefois pour en
faire des objets de parure de femme, n'a pas une grande
valeur, elle n'en obtient que quand on la trouve en
masses assez considérables pour en faire des dessus
de table, des vases et autres objets d'ameublement;
elle fournit aussi la matière du bleu d'outremer, employé
en peinture; mais depuis qu'on a trouvé le moyen de
produire cette couleur par un procédé chimique, le
lapis-lazuli, en petits exemplaires est beaucoup moins
estimé.
Autrefois on donnait au lapis - lazuli , lorsqu'il
n'avait pas de points dorés, le nom de pierre d'Arménie
ou d'azur.
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193
31. Lépidolithe (mica lamellaire violet; méth.
minér.). Fond d'un violet lilas, parsemé de points, d'où
partent des reflets d'un blanc nacré; seulement trans-
lucide en lames minces. Malgré son jeu aventuriné, cette
pierre n'a qu'un éclat terne, presque savonneux et on
ne l'emploie que pour des boîtes, des tabatières, de
petits vases et autres objets pareils. Peu dure, sa pesan-
teur spécifique est de 2,6. Elle fournit aussi la matière
qui, mêlée au sable, est connue sous le nom de poudre
d'or et qui sert pour sécher l'écriture.
Mica foliacé etc. Voyez les notes du spécularis ou
pierre spéculaire.
32. Cyanite ou sappare (disthène; méth. minér.,
du grec dis, deux et sthénos, force; substance ainsi
nommée par M. Haiiy, parce qu'elle s'électrise de deux
manières, vitreusement et résineusement). D'un bleu
céleste, d'où lui vient le nom de cyanite, transparente,
à reflets nacrés; elle raie le verre et sa pesanteur spé-
cifique est 3,5. Cette pierre a été souvent prise pour le
saphir, à cause de sa couleur et de la vivacité de son
éclat, mais elle en diffère par la pesanteur spécifique et
par son peu de dureté, car on l'entame facilement
avec un couteau d'acier. Quoique connue et employée
depuis longtemps pour objets de parure, elle vient
rarement dans le commerce, du moins sous son véri
table nom.
On la trouve à Chéronico, au St. Gothard, au
Greiner en Tyrol, au Bâcher en Styrie, à Penig en
Saxe, à Bornstein en Moravie, à Sebes en Transylvanie
et ailleurs.
33. Jade oriental, pierre néphrétique (jade
néphrétique ; méth. minér.). D'un vert-olivâtre plus ou
moins foncé, quelquefois d'un blanc-verdâtre, n'acqué-
25
194
rant qu'un poli imparfait; pesanteur spécifique: 3;
rayant le verre. Cette pierre est nommée pierre néphré-
tique (du grec néphritis, inflammation des reins) ou
pierre divine, parce qu'on lui prêtait autrefois plusieurs
vertus médicales, entr' autres celle d'atténuer la pierre
des reins et la douleur sciatique. De là vient le nom de
pietra ischada, d'où le français, jade, dérive par
dégénération. On en faisait beaucoup d'amulettes de
toutes formes que l'on garde dans les cabinets de
curiosités.
On trouve le jade en Chine, en Perse, à la Nouvelle
Zélande, en Turquie etc.
Les indiens excellent dans l'art de travailler cette
pierre qui est d'une grande dureté, on en fait encore
de nos jours des pierres pour cachets, des manches de
couteaux, des poignées d'épées etc. Très estimée autre-
fois, elle n'a actuellement presque plus de valeur.
34. Lumachelle opaline (variété du marbre luma-
chelle; méth. minér.). Fond d'un gris-noirâtre parsemé
de lignes blanchâtres, la plupart courbées en arc;
dans les intervalles des reflets irisés, vert pur et orange,
qui partent de fragments de coquilles (ayant apparte-
nues à des individus du genre ammonite), liés entr'eux
par un ciment de la nature du marbre. Les marbres
connus sous le nom de lumachclla nera e bianca (fond
noir à coquilles blanches), pietra stellaria, marmo occhio
di pernice, se trouvent en grandes quantités en Italie,
et ont fourni la matière de colonnes d'autels, de monu-
ments funèbres etc., qu'on trouve dans les églises; mais
la variété dont il est question ici, se distinguant par de
superbes nuances irisées, couleurs de l'arc-en-ciel, se
trouve à Bleiberg en Carinthie et est employée pour
boîtes, tabatières etc.
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195
35. Agathe d'Islande ou obsidienne (obsidienne
hyaline; méth. minér.). Ainsi nommée selon les uns
d'Obsidius, qui le premier l'apporta d'Egypte, selon
d'autres du grec opsis, vue, parce que l'on peut s'y voir.
D'une couleur noire ou d'un vert obscur, d'un éclat vitreux,
translucide, rayant le verre, pesanteur spécifique: 2,4.
On en trouve aussi de chatoyantes au Mexique, les
seules qui soient encore employées comme objets de
parure, tandis qu'autrefois les mexicains fabriquaient
avec les autres des armes, des pointes de flèches, des
rasoirs, des couteaux et autres objets pareils. L'obsidienne
était connue des habitants du Pérou avant la découverte de
ce pays ; ils en faisaient des miroirs magnifiques et dans
ces contrées on l'appela jadis miroir des Incas, mainte-
nant on la nomme pierre de gallinace. Elle était égale-
ment connue des romains du temps d'Auguste; peut-
être la tiraient-ils de l'Auvergne, où la variété verte est
très commune; on l'employait pour faire des vases, des
coupes etc., et le fameux miroir d'émeraude de Néron,
dans lequel il voyait le passé, le présent et l'avenir
n'était, selon toute apparence, qu'une plaque d'obsi-
dienne.
36. Ambre jaune, succin, karabé (succin; méth.
minér.). Substance résineuse, du règne minéral; jaune
de miel ou blanc-jaunâtre, le premier transparent, le
second translucide ; acquérant une forte électricité par le
frottement, et exhalant alors une légère odeur aromatique.
Pesanteur spécifique l,i à 1,8.
On trouve l'ambre ou du moins une substance
tellement analogue, que l'on n'a pas encore réussi à en
spécifier scientifiquement toutes les variétés, dans pres-
que toutes les houillères en France, aux Pays-Bas, en
Italie, au Groenland, même en Sibérie; mais la substance
25*
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196
connue sous ce nom dans le commerce des joyaux, — la
seule dont il puisse être question ici, — se trouve en rares,
mais beaux exemplaires près de Léopol, ville de la
Galicie; la récolte principale s'en fait cependant dans
la mer Baltique et sur ses rives, où on trouve l'ambre
soit rejeté par la mer, soit enseveli dans la terre
à une grande distance de la plage.
Ce qui prouve surtout la substance résineuse de
l'ambre, ce sont les insectes, les lichens, les restes de
conifères qu'il renferme. Ces insectes, bien conservés,
de diverses formes, différents de ceux que nous connais-
sons maintenant, appartiennent à une époque antérieure
à la transformation de notre globe et prouvent que la
substance résineuse a dû avoir été très-déliée et coulante,
pour avoir pu envelopper toutes ces formes variées; elle
provient, selon toute apparence d'un conifère qui n'existe
plus et qui fut englouti dans une des fréquentes révo-
lutions que notre globe a subies. Son nom de succinum
lui vient d'après Pline, du mot succus, suc d'un arbre ;
celui de karabé, du persan karuba, qui vole la paille,
tandis que son nom allemand Bernstein dérive du mot
b'ôrnen brûler, vu la facilité de sa combustion.
Le succin était non seulement connu des anciens,
mais ils avaient même observé ses qualités électriques.
On préfère pour colliers et objets de parure, la variété
d'un blanc-jaunâtre.
37. Jais ou jayet (jayet; méth. minér.). Noir,
opaque, susceptible d'un poli vif. On suppose que c'est
un bois passé, à l'état de substance bitumineuse, pendant
qu'il séjournait dans le sein de la terre, et qui se rap-
proche beaucoup de la houille. On trouve le jais en
France dans le Languedoc, en Espagne et en d'autres
pays; sa pesanteur spécifique est de 1,3.
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197
Depuis quelques années on travaille pour objets
de parures de deuil, qui étaient autrefois l'emploi prin-
cipal du jais, un véritable charbon venant des mines
d'Angleterre, connu sous le nom de cannel ou candle-
coal, qui ressemble beaucoup au jais, auquel il est
supérieur en éclat, mais inférieur en intensité, de sorte
qu'il se brise très-facilement.
38. Malachite (cuivre carbonaté vert; méth.
minér.). Substance opaque, acquérant un beau poli,
présentant alors une surface avec des zônes concentri-
ques tantôt d'un vert clair, tantôt d'un vert-noirâtre.
Pesanteur spécifique: 3,8.
On la trouve dans les monts Ourals en grandes
masses, assez considérables pour en faire des dessus de
table, des manteaux de cheminées, de grands vases etc.
Quoique d'un prix peu élevé on l'emploie assez en
bijouterie.
Son nom lui vient d'un mot grec, signifiant mauve,
à cause de sa couleur verte qui ressemble aux feuilles
de cette plante.
39. Marcassite (fer sulfuré; méth. minér.). D'un
jaune de laiton, entre le jaune et le gris, acquérant un
beau poli et un éclat très-vif, simulant de loin le diamant
quand elle est taillée à facettes ; pesanteur spécifique 4,7.
Le nom de marcassite vient d'un mot arabe, signifiant
feu, et en effet elle fait feu au briquet et servait de pierre
à fusil aux anciennes carabines ; on lui donne aussi le
nom de pierre de foudre. On la trouve à l'île d'Elbe, en
Saxe, en Hongrie, dans le Harz et surtout dans le Jura.
Très employée autrefois pour objets de bijouterie,
comme boucles de souliers, boutons, chaînes de montres,
etc., elle était presque tombée en oubli dans le commerce,
lorsqu'on fit il y a quelques années, quand reparut le
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198
goût de la renaissance, des tentatives pour remettre à la
mode des bijoux fabriqués de cette matière; mais vu
son peu de prix et les immenses quantités qu'on en
envoya de la Suisse, le succès n'en fut que momentané
et la mode rejeta la marcassite aussi promptement qu'elle
l'avait adoptée. Il en fut de même de l'acier employé
comme matière de bijouterie.
Outre les pierres ci-dessus nommées, il y en a
encore un nombre indéfini que l'on trouvera dans chaque
livre de minéralogie. Mais leur prix étant trop peu élevé
pour que le joailler ou le bijoutier exercent sur elles
leur industrie, et en fassent l'objet de leur commerce,
nous ne les avons pas mentionnées dans l'appendice.
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199
Table alphabétique des matières.
A* Page
Acate 84
Accidents de lumière 139
Acidifères 153
Action sur l'aiguille aimantée 148
Adamantin (éclat) 15
Adames ' 63
Aérolithe 71
Agathe (le fleuve) 84
Agathe 24, 57
figurée 84
„ herborisée 188
„ d'Islande 77, 194
„ œillée 187
n ondulée 187
„ rubannée 186
„ zonaire 187
Agattes 23
Agricola (Georg) 70
Aigue-marine 1 68
bleue 168
„ „ jonquille 172
„ „ orientale 172
péridot 168, 174
de Sibérie 172
Aimant 163
Alachariste 98
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200
Pag©
Albâtre 105
„ calcaire 105
„ gypseux 105
„ oriental 105
Alectoire 51, 88, 99
Alector 52
Alectors 107
Allachroït 98
Amatiste 36
Ambre 92
* gris • 92
jaune 92, 195
Améthyste 36
„ ordinaire 36, 176
„ orientale 36, 176
n renfermant des aigrettes de fer 184
Analyse chimique des pierres précieuses 150
Anchise 24
Andalousite 94
Anthrax 3
Aquiia alba 103
Aquilens . 103
Argentine 41, 180
Armanière 64
Amenas 111
Armespilles 76
Aronde perlière 46
Arsiile (couleur d') 91
Arsins (bois) 91
Arsis (vin) 91
Art du lapidaire par H. Lançon 151
Astérie rubis 6, 178
„ saphir 6, 178
„ topaze 178
Augny (M. d') 11
Aventurine ordinaire 183
„ orientale 39, 180
Avicula perlière 46
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201
S* Page
Balais (rubis) 9, 86
Bedzahar 95
Bénédiction des pierres précieuses selon Konrad von Mêgenberg 1 28
n Mandeville 126
(traduction) . 130
Bernstein . . 196
Berquem (Louis van) 17
Béryl 168, 174
Berzelius 26
Besar 95
Bézoard 52, 95
Bolide 71
Boord 103
Boras 90
Borax 91
Bornéo 21
Bournon (le comte) 7
Braganza (le) 20
Brise 103
o.
Cacholong 185
Caillou d'Egypte 50, 189
Oalaïte 109
Calcédoine 53, 184
Camée . 58
Candie coal 196
Cannel coal 196
Caractères physiques des pierres précieuses 139
Carbunculus 3
Cassidoine 53, 83
Caste coqs 99
Cautaine 97
Célidoine ^ 61
Céramon 71
Cérite 26
Chalumeau (le) 7
26
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Charles le Téméraire 17
Chatoyante 183
Chélidoine 61
Cheveux de Vénus 184
Chlorite 187
Chrisolite 56
Chrysobéryl 38, 86, 174
Chrysolithe 35, 56
„ orientale 174
„ des volcans 191
Chrysoprase • 59, 170
Citrin de loupe 26
Classification des pierres précieuses d' après Blum .... 1 55
„ n v v admise dans le commerce 156
„ „ „ „ d'après la crystallisation 154
* Hatiy .... 153
» «i r, * n Linnée .... 155
Colophonit 98
Conchytes ' 113
Coque de perle 48
Cordier (Mr.) 75
Corindon 5, 154
Cornaline 66, 186
„ blanche ; . 66, 186
femelle 66, 186
mâle . . . 66, 186
„ de nouvelle roche 66, 186
„ rouge 66, 186
„ de vieille roche 66, 186
Corneline 66, 85
Grisolite 79
Crisopas . . . ,
Cristal
„ renfermant des aiguilles de titane
„ girasol
„ irisé
„ renfermant des gouttes d'eau . .
n de roche
59
89
184
183
184
184
164
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203
Page
Cristallisation (la) 139
Crystal . . • 89
Culasse (la) 14
Cyanite : 75, i93
Cymophane 35, 56, 154
Cyprin 190
D.
Daubenton (L. J. Marie) i88
Decapitis nulli 114
Diamant (le) . ; 12, i 55, 164
„ d' Amsterdam 17
„ de la Czarine 17
„ de Dresde 19
y, du Grand-Duc de Toscane 17
„ du Grand-Mogol 16
„ n „ (autre) . 16, 20
„ de Hope 18
„ de nouvelle roche 21
„ (où il se trouve) 20
d'Orloff 17
„ du Pacha d'Egypte 19
„ du Rajah 16
„ du Roi de Portugal 18
„ Sultan 19
n de vieille roche 21
Diamantino (Ville de) 22
Dichroïte 75, 154, 168
Dodécaèdre 14
Donatides 108
Double magnétisme (méthode du) 150
Dracontides 113
Dragonnier 104
Dre Concides 113
Durée de l'électricité acquise par le frottement 144
Dureté (la) 142
Dutens (Mr.) 7, 11, 13
26 *
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204
XL Page
Echites 68
Ecume de mef 117
Electonny 92
Electricité produite par la chaleur 147
Emeraude 28, 76, 154
bâtarde 31
du Brésil 32, 170
„ de Chypre 31
des Etats-Unis 32, 170
„ des Monts Ourals 31
n orientale 31, 170
du Pérou 31, 32, 170
Enhydre 54, 185
Epiteste 5
Escarboucle 3
Escoffion 114
Escofle 114
Essonite 43, 154
Etoile polaire 19
„ du sud 18
Euclas 170
F.
Feldspath 155, 191
Flèches d'amour 184
Focil 93
Fulgure 71
G.
Gagat 70
Gagates 70
Gagatoine 70
Gemm» nobilis 155
„ precios» 155
„ specios» 155
Gemme des gemmes 73
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205
Page
Gemme de St. Etienne 54, 185
r, du Vésuve i90
Genninille 115, 116
Gioja (Flavia) d'Amalfi 64
Girasol oriental 180
Golconde 20
Goutte d'eau 164
Graphyte 65
Gratices 65
Graustein 65
Grenat 37, 154
„ de Bohème 38, 166
n de Ceylan 38, 166
„ noir 98
„ pyramidal 190
n succin 98
„ syrien 37, 166
Grenate 37
Guan 107
Guandros 107
H.
Handbuch der Edelsteinkunde von K. P. Kluge 152
Hanon 100
Harlay (Nicolas de) 18
Hauy (l'Abbé) . . 6, *5, 31, 43, 44, 150, 151, 153, 154, 193
Héliotrope 49, 187
Henkel (Jean Frédéric de) 7
Hisinger 26
Huppard 106
Huppe 106, 114
Hyacinthe 43, 176
„ bleue 43
la belle 43
„ zirconnienne 43, 176
Hyalin 6
Hydrophane 40, 189
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206
I» Page
Idocrase 190
Inflammables (les) 153
Isidore (TEvêque) 30
Jacinte 42
Jade oriental 69, 193
Jais 70, 196
Jargon de Ceylan 172, 174
Jaspe 49, 78, 189
n égyptien 50, 189
.. fleuri 189
r onyx 50, 189
„ rubanné 50, 189
„ sanguin 49, 187
Jayet 70, 196
Jules II. (le Pape) 17, 29, 30
EL
Kaneelstein 43
Karabé 92, 195
Klaproth 26, 59
Kohinoor 16
Korund 5
L.
Langue de serpent 101
Lapis demath 118
Lapis-lazuli 112, 192
Lazul 112
Lazulite 112, 192
Lépidolithe 192
Ligure 67
Liste des pierres précieuses selon Mandeville 132
* avec leurs équi-
valents probables 133
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207
Page
Lobo (Bernardino Fonseca) 21
Loterie (le diamant nommé) 19
Loupe 20
Loupe de perle 48
Lumachella nera e biancha 194
Lumachelle opaline 194
Lunaire 41
Lychni8 67
Lyncure 67
M.
Madras 20
Madréporite 26
Magnésite 117
Magnet 63
Magnus Villanus VIII
Malachite 197
Mandeville (Jean de) Vin, 7
Marcassite 72, 197
Marguerite 45
Marmo occhio di pernice 194
Marnière 64
Mêgenberg (Konrad von) 113, 114, 128
Melengrina margaritifera 46
Mère-perle 46
Métalliques (les) 153
Meteorstein 71
Mica 93
„ foliacé 93, 193
„ lamelliforme 93, 192
Minas Geraes (mines de) 21
Minéralogie des gens du Monde par M. Pujoulx 151
Miroir des Incas • 195
„ de Néron . . 30, 76, 195
Monte Puellarura (Conrad de) 113
Moro Sforza 17
Mosander (M.) 26
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208
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Mulette margaritifer 46
Murins 102
Murmu8 102
Mutil 103
Mytilus edilus 46
N.
Nassuch (le) 19
Newton 15
Noms des douze pierres formant „le Urim et Thumin u ... 129
n n ti r, n n r> n corres-
pondant aux douze tribus 129
Noms des douze pierres nommées à Moïse, d'après Mandeville 126
Nychoma8 105
o.
Obsidienne 76, 194
Obsidius 76
Octaèdre 14
Oculis mundi 40
Odontolithe 110
Oeil de chat 183
„ du monde 40, 189
„ de poisson 41, 180
Oeufs de coq 52
Onix 57
Onomacrite 67, 70, 189
Onyx 57, 187
Opale 178
„ arlequin 178
„ à flammes 178
„ jaune 178
„ à paillettes . . 178
Ophite 101
Orincle 81
Orthose 81
Ourals (les Monts) 22, 191, 197
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209
Page
Pavillon (le)
A k
Péridot.
w
04 4 h
n
n j à nA
Perle (la)
A M
45
A Q
r>
n
48
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A ry
r>
â /»
n
n
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n
n
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Perna
J A /\
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n
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*
193
A A t%
72, 197
n
77, 195
d'Iris
184
191
41, 180
n
63
n
188
T»
193
68
27
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210
Page
Pierre ponce v 117
n (sainte) 73
„ du soleil 39, 180
„ spéculaire 93
Pierres bleues 158, 168
bleu-verdâtre 158, 172
n entaillées 118
„ erlentées 118
„ d' hirondelles 61
„ incolores 157, 164
n d'Israël 118
„ jaunes 158, 172
„ jaune-verdâtre et vert-jaunâtre 159, 175
„ opaques 160, 180
„ précieuses rangées en tableaux 159
n à reflets particuliers 159, 178
n rouges 157, 164
„ rouges mêlées de brun 159, 176
„ vertes 158, 170
n violettes 159, 176
„ semi-précieuses 160
n „ » blanches et incolores 161
„ „ „ bleues et bleuâtres 162
„ n „ brunes et grises 162
n n n & couleurs variées 162
„ n „ jaunes, jaune-brunâtre 162
n n n noires et noirâtres . 163
„ „ * rangées en tableaux 161
„ „ „ roses, rouges et violettes 161
„ „ „ vertes et verdâtres 162
Pietra ischada 194
n stellaria 194
Piggot (le) 19
Pintadine 46
Pirula 47
Pitt (le) 18
Plasma 53, 185
Pline 30, 47, 57, 76, 109, 196
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211
Page
Plombagine 65
Polarisation de la lumière (la) 150
Poudre d'or 93
Prime d'Emeraude 29
Prudaine (M. de) 14
Pumey 117
Pumîte 117
Q.
Quarz 89, 154
Quatrebras (M. de) 2
Quirin 106
R.
Badianes 108
Rational (le) 3, 56, 67, 130
Réfraction (la) 142
Régent (le) 18
Régnier, roi de Sicile et de Jérusalem 1
Réné d'Anjou, dit le bon roi Réné 1
Roses de Brabant 21
„ de Hollande 21
Roux (M.) 14
Rubis 5, 87
n balais 9, 10, 166
w de Bohème 182
„ du Brésil 10, 166
n oriental 5, 164
„ de Silésie 182
n spinelle 9, 10, 164
S.
Sancy (le) 18
Sang-dragon 103
Saphir 25, 73
„ blanc 164
n d'eau 27, 75, 168
„ indigo 75, 168
27 *
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212
Page
Saphir oriental 74, 168
Saphirine 53, 185
Sappare 75, 193
Sapphir (orientalischer blauer) 7
* gelber 7
n rother) 7
Sardoine 55, 66, 82, 186
Sardonis 55
Sardonix 55, 187
Serpentine ...101
Shah de Russie (le) 19
Silente 69
Smaragdus 39
Spath adamantin 5, 94
„ calcaire soyeux . . . 182
Spécularis 93
Spinelle 154
Stigmite 54, 185
Succin 92, 195
Succinum 196
Suctinus 92
Sumatra 21
Syrices 26
Syrite 26
Syrtes 26
Syrtites 26
T.
Tableaux des pierres précieuses 157, 164
Taschenbuch der Edelsteinkunde von R. Blum 152
Tavernier (J.-B.) 17
Techef (le livre) 122, 128
Tethel („ „ ) 128
Terreuses (les) 153
Topace d'Arabie 80
Topasse 33
Topaze 33, 154
„ bleue 168
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213
Page
Topaze de Bohème 34, 172
n du Brésil 34, 164, 172
„ d'Espagne 34
„ incolore 164
„ des Indes 34
„ orientale 33, 172
de Saxe 34, 172
„ verdâtre 3S
„ verte 170
Tourmaline 185, 166
„ bleue 168
de Ceylan 43, 176
des Etats-Unis 168
„ rouge 166
„ verte 170
Traité des caractères physiques des pierres précieuses par
FAbbe Hatiy 151
Turquoise 109
n de nouvelle roche 109, 180
„ osseuse 110
„ de vieille roche 109, 180
u.
46
106, 114
3, 56, 67
V.
Vermeille
Verre de Moscovie
w.
Wiedehopf 106, 114
Wiedehopfstein 114
z.
Zabohrah (le mont) 29
Zircon 154
fcr faction .<*/✓/• / aiaa/tfe rtiatantce
4. é4ppare/7 poar ta mct/toitc (fa ffaattfc atarfactisme.
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